Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Chroniques de l'Ether — Chapitre 1 · L'Ange de Feu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les Chroniques de l'Ether
Chapitre 1 · L'Ange de Feu
Venez... Venez à la rencontre de cet univers un peu particulier, vestige d'une civilisation détruite, legs des erreurs passées. Le sont-elles vraiment d'ailleurs ? Ouvrons le voile sur cet avenir terrible et magique en apparence. Oubliez vos idées préconçues et embarquons !
Êtes-vous prêts ? Parce que, moi, non...
Êtes-vous prêts ? Parce que, moi, non...
Chapitre 1 - L'Ange de Feu
Le tintement du marteau en acier joliment travaillé sonnait avec allégresse contre le métal chauffé à blanc dans cette forêt silencieuse. Celle-ci retint son souffle, témoin de l'ouvrage en devenir. Pris dans sa pince, entre le marteau au manche finement ciselé de multiples motifs rougeoyants sous la chaleur qui émanait de la main, l'enclume blanchie par les sels d'alliages, la pièce de métal s'affinait, s'élargissait, s'allongeait. S'ensuivit alors une première trempe dans un liquide bleuté, contenu dans une grande jarre de verre poli, qui s'enflamma une seconde. Le métal fut ressorti, refroidi, teinté et animé par une lueur tremblante, puis replongé dans le four brûlant. Un peu de combustible fut rajouté, recouvrant et confinant le foyer ardent. Puis, de nouveau, le métal chauffé fut pris entre le marteau et l'enclume et battu. S'affinait encore, s'élargissait encore, s'allongeait encore. La lueur vacillante gagna en intensité.
Le marteau maintenant incandescent laissait une flamme sur la lame en devenir à chaque coup asséné. La main inébranlable battait la mesure inlassablement et sans douleur. Au contraire même, le plaisir était là et la musique s'intensifia ! La lueur bleue s'accentua et se veina de vermeil. Et la seconde trempe.
Le liquide bleuté s'enflamma aussitôt, pendant plusieurs secondes. La forgeuse sortit sa lame encore brute et désormais refroidie et l'inspecta : les couleurs imprimées semblaient danser, se mêlant puis se séparant dans une valse lente de chaleur iridescente. S'en suivirent bien sûr une nouvelle chauffe et un nouveau martèlement de la lame. De la lumière émanait de partout dans l'atelier en plein air. Le chêne antique semblait se repaître de cette chaleur, ses racines accueillaient cette créature douée et son lieu de labeur. L'enclume gisait au centre de cet anneau racinaire, aussi le chêne était témoin de la puissance à l'œuvre : le marteau blanchi par la chaleur, le chatoiement de la lame qui prenait vie sous ses coups, le tintement aigu et régulier qui ferait chanter un rossignol joyeux.
Une branche fatiguée tomba et atterrit aux pieds nus de l'Hylédiptère
du grec 'Hyle' : forêt, 'di' : deux et 'Ptera' : aile, littéralement 'Doubles ailes de la forêt', une fée
à la chaleur de braise, à côté d'une fiole d'eau pure.Le marteau s'immobilisa alors en l'air, le regard doré de cette créature féminine s'abaissa doucement vers l'objet de son interruption et son visage d'une douceur angélique s'éclaira sous l'impulsion d'une idée qui lui traversa l'esprit. Après avoir fignolé sa troisième phase de forge, elle posa son marteau sur l'enclume qui sonna doucement, plongea la lame dans la solution bleutée et suspendit sa pince métallique rougeoyante sur la queue de l'enclume. Elle réajusta sa chevelure rousse et soyeuse à l'aide d'une broche en platine qui scintillait sous les rayons du jour couchant. Se faisant, ses bras nus et brûlants faisaient doucement remonter sa poitrine lourde, à peine masquée par les soieries pourpres qui supportaient tant bien que mal ce feu invisible qui émanait d'elle.
Elle se baissa ensuite pour ramasser cette branche de joli calibre, l'inspecta attentivement entre ses deux mains graciles et à peine rougies par la chaleur. Elle l'approcha de sa bouche veloutée et murmura quelques paroles incompréhensibles. Ses veines issues du cou jusqu'à ses lèvres et des bras jusqu'aux mains prirent une teinte pourpre qui les parcourait. Cette vague se communiqua au bois qui s'entoura d'un léger halo indigo et le veinage en ressortit d'une couleur inattendue.
Le chêne, témoin de cette scène béate, frémit de plaisir alors même que le vent se glissa dans ses branches jusqu'à venir caresser la peau de l'Hylédiptère, faisant bouger les quelques tissus qui la couvraient à peine. Dansant avec le vent, sa tunique de soie passait sur ses seins lourds et fermes, les frottements faisant ériger ses tétons durcis, et descendait jusqu'aux genoux. Ajustée au-dessus de la taille, elle était fendue sur le devant des deux cuisses jusqu'au bassin, apportant une sensualité à peine déguisée à la scène qui se déroulait là. Dans le dos, elle se structurait en lacets simples qui laissaient un espace confortable pour le mouvement de ses deux paires d'ailes nervurées aux écailles alaires. Aussi, la lumière du Jour couchant irisait son ombre d'une lueur d'un doux flamboiement alors que leurs ailes se dressaient.
La fée reprit son labeur, le sourire léger, la détermination dans son regard d'or et l'énergie véhiculant dans ses bras agiles. Le métal une fois chauffé fut de nouveau martelé pour finaliser la forme voulue : une lame à tranchant unique, légèrement courbée. Elle puisa à nouveau et en accentua la coloration. L'ultime trempe acheva son œuvre et sa satisfaction en fut telle qu'elle posa ses outils dans le rangement sous l'enclume. L'envie la gagnait, ce besoin irrépréhensible la vainquit. Alors elle s'installa sur le bloc de métal, à moitié allongée et les pieds reposant au plus proche de ses cuisses fuselées. Elle écarta sa tunique pour offrir aux derniers rayons du jour la vue de son intimité florissante de rosée brillante.
Ses doigts parcoururent ses cuisses avec faim avant de plonger, lui arrachant un cri de plaisir non simulé. Son autre main s'activait sur la poitrine dont elle tirait sur les tétons, les faisant rouler sous ses doigts agiles. Le plaisir grimpa. Les gémissements qui rompaient le silence solennel de la forêt s'intensifièrent tandis que sa voix devint saccadée. Ses ailes se déployèrent complètement sous l'effet du plaisir qui lui montait du bas-ventre, tel un ange, tel un papillon envoûtant. Elle ajouta un doigt supplémentaire à cette danse : sa respiration hoqueta de surcroît. Le pouce sur son petit bouton pour le stimuler, par des va-et-vient experts, elle massait les parois internes de sa source de plaisir, qui se contractaient par vague et réflexe sous l'assaut croissant de ses doigts. Son autre main continuait à masser et malaxer sa poitrine voluptueuse mise à nue par les mouvements erratiques qui traversaient la belle fée.
Alors qu'elle s'approchait du point de non-retour, elle se saisit de la branche qu'elle a augmentée et l'enfonça au plus profond de son intimité. S'activant avec vigueur, son humeur intime coula à gouttes sur l'enclume qui bouillonnait sous les affres du plaisir de l'Hylédiptère. Et dans une finale ruade extatique, les ailes vibrant avec force, générant des ondes légères, elle exulta tout son plaisir avec fulgurance sur le morceau de bois encore fiché dans ses chairs, qui vibra d'une énergie nouvelle.
Reprenant son souffle, elle se remit sur son séant puis se glissa, debout, au sol. Elle saisit ensuite le morceau de bois, qui avait glissé à côté de la fiole d'eau devenue bleue électrique. A l'aide d'outils spécifiques, elle le sculpta de motifs arcaniques, ajustant son geste constamment afin de parfaire cette poignée. Elle l'assembla avec la lame récemment forgée, provoquant une petite gerbe de flammes blanches sur le métal ouvragé. Immédiatement éteintes, l'artisane fut ravie du résultat, en même temps qu'elle se congratulait de son travail. Elle sertit ensuite d'un joyau de couleur prune le pommeau de cette épée. Elle y incrusta enfin deux petites ailes de platine, sa signature.
Le Jour
Soleil
était désormais couché et la NuitLune
, de son fin croissant, éclairait le grand lac en contrebas d'une lumière blafarde. Ce dernier reflétait les premières lueurs qui s'allumèrent dans les arbres aux alentours. Il aurait fallu à un humain un bon quart de cycle Nocturne pour en faire le tour, mais pour une Hylédiptère, volant selon son bon vouloir, à peine quelques degrés suffisaient. En effet, ce peuple mesurait le temps à l'aide d'une vieille invention humaine datant de l'époque de la Grande Confiance : le Chronastrès, un appareil qui mesurait le temps en fonction de l'évolution de la trajectoire des astres (la Nuit, les étoiles, le Jour) dans le ciel. Les fées l'avaient ensuite adapté à leur usage pour certaines étoiles non visibles des humains, pour améliorer la vision au loin en y intégrant une petite capsule d'énergie.Cette grande vallée isolée parmi les montagnes en plein cœur du Métatlas, une immense chaîne de montagnes traversant l'Euprotochore
du grec, signifiant littéralement 'Beau Vieux Continent'
du Levant au Couchant, était un véritable havre de paix. La végétation y florissant allègrement, les animaux et les espèces en tout genre pullulaient. Cette symbiose était somme toute assez commune en fin de compte : dans une autre vallée, une autre contrée, l'équilibre persistait plus ou moins. La forgeuse rousse se complaisait chaque soir à observer le jour se coucher, les étoiles piqueter la nue s'assombrissant ; le paysage formé par le grand lac et la forêt l'encadrant apportait une sensation de réconfort et de sérénité, qui lui lavait toutes les peines physiques et mentales de la journée. Son corps s'apaisa enfin : sa chaleur n'en devint plus que résiduelle bien qu'elle restât hors de contact de la plupart de ses congénères. C'était une chose, un phénomène qu'elle ne parvenait pas à comprendre : elle était si différente, elle manipulait la chaleur et le feu avec une aisance qui faisait frémir ses pairs et sa maîtrise de l'Éther
énergie résiduelle d'un évènement passé, à laquelle certains sont plus sensibles que d'autres
les dépassait pour beaucoup d'entre eux.Après avoir réajusté sa tenue, à savoir repositionné sa tunique par-dessus sa poitrine et les lacets dans le dos, elle décida de se rendre au Grand Cèdre, lieu de retrouvailles et d'échanges des quelques fées qui demeuraient autour du lac. C'était un petit groupe d'individus, vivant simplement et plutôt proches les uns des autres, bien que leurs lieux de repos soient assez disparates autour de l'étendue d'eau. L'arbre géant y trônait en bordure, sa cime dépassant tous les autres. Le tronc en lui-même nécessiterait au moins cent cinquante fées qui se tiennent la main pour en faire le tour. Complété par des structures de métal et de la technologie du passé, le Grand Cèdre faisait la fierté du peuple Hylédiptère, et avait abrité à l'époque de la Grande Confiance des milliers d'individus : des fées, des changeurs de peaux, des dryades, des humains, des animaux, etc. C'était une véritable ville, carrefour d'échanges culturels et d'avancées technologiques.
Aujourd'hui en friche, l'arbre continuait de prospérer, mais les peuples étaient disséminés partout sur le continent.
Ainsi, lorsqu'elle arriva aux abords de l'arbre gigantesque, la fée rousse, les ailes battantes, était émerveillée du spectacle qui la ravissait chaque soir. Bien qu'il tint plus de la cité fantôme que de la ville riche et abondante d'antan, un certain prestige s'en dégageait avec une vivacité tenace : les colonnes de métal finement ouvragées offraient un support stable aux étages du Cèdre, ses ramures du bois denses étaient serties de centaines de milliers de lampes dont les ampoules diffusaient une lueur bleuâtre. Il était l'archétype de la combinaison équilibrée entre le bois et les métaux, de l'échange entre les peuples. Et imaginez un peu, ce n'était même pas la plus grande ville !
Atterrissant à la base des ramifications des charpentières de l'arbre, la place centrale du lieu, les occupants du secteur s'affairaient autour de la fontaine de jade : d'aucuns rassemblaient des victuailles (baies, herbes, eau, petits gibiers), d'autres présentaient leurs récoltes minières ou leurs ouvrages. En effet, la plupart des fées sont d'excellents mineurs, adorant la recherche et le travail des minerais métalliques. Enfin, des derniers s'adonnaient à des plaisirs charnels en public dans des entrelacements de bras et de jambes, et des bruissements d'ailes vigoureux.
Seule une quinzaine subsistait désormais dans la région. Alors que la fée s'approcha, l'épée dans la main, la démarche féline, ses soieries virevoltant doucement autour d'elle, un jeune Hylédiptère, aux ailes encore très claires, s'approcha avec une corbeille de fruits finement ouvragée et pleine. Il avait une démarche qui trahissait un manque de confiance en lui, malgré sa carrure plutôt athlétique, ses cheveux bruns encadraient un visage sur lequel peu de saisons avaient passé. Même sa tenue sentait le neuf : sa tunique courte de tissu blanc, encore immaculé, et son capri de cuir brun étaient couverts d'une redingote munie d'une ouverture pour les ailes.
— Bonsoir Thermoptès ! La lumière de ta forge brille encore sur toi, à ce que je vois, déclara-t-il avec une solennité maladroite en faisant un bref signe de tête vers l'épée que l'intéressée tenait.
— Bonsoir Oméga, garde tes compliments derrière ta langue ! lui rétorqua-t-elle.
— Bonsoir Oméga, garde tes compliments derrière ta langue ! lui rétorqua-t-elle.
Surpris par sa réponse, il l'observa se saisir d'un fruit à la peau rouge et le croqua à pleine dent. Juteux, ses yeux pétillaient de plaisir. Avant de reprendre avec une attitude altière, sous le regard interrogatif de son interlocuteur :
— Vois-tu, ceci est une commande que m'a faite une connaissance, Protherius, un changeur de peau ! Il voulait qu'elle brille, qu'elle flamboie et qu'elle le protège.
— Eh bien, cela me semble bien réussi, a priori...
— C'est que tu n'y connais rien, pour dire cela... La poignée doit être encore travaillée avec des inserts d'or et de cuivre pour améliorer le lien.
— Eh bien, cela me semble bien réussi, a priori...
— C'est que tu n'y connais rien, pour dire cela... La poignée doit être encore travaillée avec des inserts d'or et de cuivre pour améliorer le lien.
Sa réponse acerbe laissa le jeune Hylédiptère interdit. Aussi se risqua-t-il une remarque :
— Tu sais, j'en saurais plus si tu m'avais enseigné la forge comme tu étais censée le faire.
Le silence était retombé, alors tous s'interrompaient pour observer l'issue de la dispute. La forgeuse rousse était plutôt réputée pour son humeur hautaine, mais c'était une première que d'entendre quelqu'un oser répliquer. Et effectivement, elle le fusilla du regard, avant de s'approcher de lui, la pointe de ses seins lui effleurant presque son poitrail, ses ailes iridescentes projetant sur lui une ombre de chaleur, et de lui murmurer dans l'oreille :
— Cela ne te dérange pas trop, mes enseignements, il me semble...
Leurs yeux se croisèrent : l'or et le saphir brillaient intensément. Les autres retournèrent à leurs occupations. La bataille était finie et la tension redescendait. Alors qu'elle rejoignait Oméga sur ses talons, la fontaine pour y boire une eau claire, pure et incolore, qui la désaltéra, un fouilleur aux ailes noircies, une bandoulière de cuir en travers du buste habillé d'une chemise couverte d'une pèlerine de cuir élimé, s'approcha d'elle et lui présenta ses quelques dernières trouvailles dans un gisement assez enfoui. Des échantillons en tout genre remplissaient sa besace de cuir : certains calcinés, d'autres brillaient de cuivre, de métal gris s'apparentant à de l'étain, de l'aluminium, voire de l'argent à en juger par la pellicule noire qui la recouvrait.
— J'ai trouvé tout un gisement assez localisé avec de nombreuses pièces comme ceci. Il y avait aussi beaucoup de matériaux non métalliques, mais ils paraissaient fondus, brûlés. Tu crois ce que je crois ?
— Des vestiges du passé... Avant le Grand Flash ?
— Possible. C'est une chance que nous l'ayons trouvé !
— Qu'est-ce que le Grand Flash ? interrompit Oméga.
— Extrais tout ce que tu peux, Cymerion, et si tu peux m'apporter quelques échantillons supplémentaires, tu seras parfait ! ordonna-t-elle au mineur. Le Grand Flash, selon la légende, serait le nom qu'auraient donné nos aïeux à un cataclysme, ajouta-t-elle à l'adresse du novice.
— Tu sais que ce n'est pas gratuit, Thermoptès ? négocia le fouilleur, une lueur lascive dans le regard.
— Fournis-moi et tu ne seras pas déçu ! Enfin si tu es capable d'encaisser bien sûr !! Mais en attendant, pas touche ! s’exclama-t-elle en claquant la main qui s'avançait vers son sein.
— Alors prépare-toi !! s’esclaffa-t-il un peu déçu.
— Allez va-t’en ! le congédia-t-elle.
— Des vestiges du passé... Avant le Grand Flash ?
— Possible. C'est une chance que nous l'ayons trouvé !
— Qu'est-ce que le Grand Flash ? interrompit Oméga.
— Extrais tout ce que tu peux, Cymerion, et si tu peux m'apporter quelques échantillons supplémentaires, tu seras parfait ! ordonna-t-elle au mineur. Le Grand Flash, selon la légende, serait le nom qu'auraient donné nos aïeux à un cataclysme, ajouta-t-elle à l'adresse du novice.
— Tu sais que ce n'est pas gratuit, Thermoptès ? négocia le fouilleur, une lueur lascive dans le regard.
— Fournis-moi et tu ne seras pas déçu ! Enfin si tu es capable d'encaisser bien sûr !! Mais en attendant, pas touche ! s’exclama-t-elle en claquant la main qui s'avançait vers son sein.
— Alors prépare-toi !! s’esclaffa-t-il un peu déçu.
— Allez va-t’en ! le congédia-t-elle.
Une fois seuls, Oméga prit la parole :
— Et toi, que gagnes-tu sur ta commande ?
— Des informations, du matériel, des services en général. En l'occurrence, sa compagne est une des nôtres, donc je lui demande juste de bien s'en occuper. Je lui ai dit que je le tuerais avec sa propre épée, s'il en était autrement...
— Des informations, du matériel, des services en général. En l'occurrence, sa compagne est une des nôtres, donc je lui demande juste de bien s'en occuper. Je lui ai dit que je le tuerais avec sa propre épée, s'il en était autrement...
Les deux compagnons pesaient les paroles prononcées en silence, tantôt buvant, tantôt mangeant un morceau de fruit. Oméga observait intensément la fée rousse, détaillant ses courbes généreuses avec une certaine envie. Celle-ci voyait bien les yeux de son élève se perdre, elle en jouait et décida même de pousser le vice en écartant légèrement les pans supérieurs de sa tunique pourpre jusqu'à révéler presque les mamelons.
Elle vit les yeux d'Omega s'écarquiller de plaisir avant de rabattre sèchement sa tunique :
— Viens.
Les deux fées s'envolèrent, abandonnant le reste du groupe à leurs activités nocturnes. Oméga suivait Thermoptès, les yeux sur son fessier ferme qui se découvrait de temps à autre, selon les courants d'air. A peine arrivés au vieux chêne, où elle avait élu domicile, la fée rousse observa le novice atterrir en douceur avant de lui ordonner de la déshabiller.
— Tout de suite, Belle Lumière !
Et de se mettre à l'œuvre. Si Thermoptès ne le formait pas à la forge, elle l'avait tout de même initié avec la plus grande rigueur aux arts érotiques. Grande friande, elle faisait de lui un amant obligeant de qualité et une source intarissable de plaisirs maîtrisés. Celui-ci défit les lacets de sa compagne rousse, lui libérant petit à petit la poitrine massive. Ses aréoles d'un rose pâle apparurent doucement, surmontées par des tétons érigés par l'excitation qui l'enivrait. Il fit ensuite tomber les bretelles de ses épaules et la nudité de la rousse lui fut révélée au clair de la Nuit dans un bruissement d'étoffes pourpres.
Anticipant ses envies, il commença à masser sa poitrine avec des mouvements lents et profonds, tortillant au passage ses tétons. Chaque geste était doux, mesuré, mais non sans objet. Et Thermoptès s'étendit sur sa couche faite de bois, de feuillage frais et de mousse verte. Une fois l'excitation bien acquise, ses mains étreignirent avec une passion dévorante les courbes de la fée : ses flancs d'albâtre, doux, mais ardents, ses hanches fermes, ses cuisses fuselées. Elles remontèrent ensuite par l'intérieur en les écartant selon le bon vouloir de sa maîtresse. En arrivant à l'orée de son intimité brûlante et suintante, il en écarta les chairs de ses doigts, lui arrachant un gémissement étouffé, et plongea, la langue sortie, vers cet antre de plaisir.
— Oh, c'est excellent !! Fais-moi jouir !!
En guise de réponse, Oméga redoubla d'ardeur, sa langue jouant tantôt avec le clitoris découvert, tantôt se glissant au plus profond pour se délecter du nectar coulant. Le plaisir grimpait, la température s'élevait, et les ailes de Thermoptès commencèrent alors à briller. Celle-ci, d'ailleurs, ne restait pas si inactive : malgré le plaisir dont elle se délectait, elle ne put se retenir de faire courir son pied nu le long de la cuisse de son amant pour stimuler ses attributs emplis de vigueur. Réprimant un grognement, il fit alors glisser deux doigts pour accompagner son appendice lingual. Se tordant de plaisir, accentuant sa masturbation, elle jouit à gorge déployée, dans un éclat de lumière fugace émanant de ses ailes. Les jarres pleines d'eau claire sous sa couche prirent la couleur bleue caractéristique. Elle repoussa ensuite fiévreusement du pied le novice et se redressa pour le déshabiller prestement, encore hagard par l'orgasme de la rousse.
— Je te veux en moi ! Vite !!
— Mais prenons notre temps... tenta-t-il de la calmer.
— Non !
— Mais prenons notre temps... tenta-t-il de la calmer.
— Non !
Complètement droguée par l'orgasme, elle l'allongea avec énergie à sa place, ouvrit son capri en deux et s'empala dessus, dans un concert de râles sonores. Rebondissant avec vigueur, Oméga la contemplait sous les rayons de plus en plus brillants du clair de la Nuit, ses seins nacrés se balançant joyeusement au gré du rythme de la rousse déchaînée.
— Tu jouis en même temps que moi, OK ? ordonna-t-elle, entre deux halètements.
Les mains du novice, complètement à la merci de cette fée possédée par le plaisir, se saisirent de la poitrine pour l'empoigner avec vigueur. Thermoptès accompagna ce mouvement des siennes, son bassin besognant avec force et ferveur le membre bien fiché en elle. La scène était d'une intensité animale, leurs ailes commencèrent à briller, elle d'or cuprique, lui de bleu cobalt. Les deux amants se donnèrent de tout leur cœur dans cette union bestiale. Le sexe du novice coulissait sans relâche dans celui, trempé et bouillant, de sa partenaire. Il continuait à malmener ses seins, les tirant, les comprimant, laissant complètement ses instincts prévaloir sur le reste, tout en se contenant autant que possible. La tâche nécessitait beaucoup de maîtrise et la forgeuse rousse qui gémissait tout son saoul en redoublant d'ardeur dans cette chevauchée nocturne ne l'aidait en aucune façon.
— MAINTENANT !!
Enfin libéré, il se répandit en elle, en même temps qu'elle jouissait dans un torrent de lumière bleu et or, et un flux plus puissant les frappa d'une blancheur aveuglante et ardente. Ce dernier réagit violemment avec Thermoptès, qui s'embrasa sous les hurlements d'Oméga. Des langues de flammes sortaient de ses yeux, sa bouche, se déversaient de ses tétons, coulaient de son sexe ; ses ailes brûlaient et irradiaient d'une énergie telle que le chêne ancestral flamboya, ainsi que tous les arbres aux alentours. Enfin elle s'effondra.
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Commentaires ()
Finalement, j'aime bien ce type d'univers dans les histoires, ce qui sort un peu du réel.
Merci
Ce recit fait se rejoindre deux univers qui me tiennent à cœur
Bravo!
J’espère que la suite te plaira :)
C'est vraiment très original comme histoire et prometteur pour la suite. Parfois un peu lourd en description je trouve mais bon j'ai un peu le même problème des fois ;)
En tout cas, le côté original de l'histoire et différent de ce qu'on peut lire ici me pousse vraiment à m'intéresser davantage à ton histoire. Merci :)
C’est ma problématique : j’adore la description afin de faire visualiser à mon lecture ce que j’imagine :)
Déjà, j'ai trouvé ton texte très bien écrit et très agréable à lire (parfois, les deux ne vont pas forcément de pair).
Ensuite, j'ai vraiment bien apprécié ta manière de décrire les choses... l'atmosphère... La première scène était magique. J'ai eu l'impression de sentir les vibrations et entendre la musique du métal qui se faisait forger.
Comme tu l'as compris, ton premier chapitre m'a donné envie de connaitre la suite... que j'ai hâte d'attaquer :).
Bravo, Pulsar, pour ce début d'histoire qui laisse entrevoir bien des promesses ^^.
Et j’espère que la suite, décousue au début, te plaira et te tiendra en haleine.
Pour ce qui est des fées, j’avais envie d’originalité ! Et tu découvriras par la suite d’autres choses qui pourront te plaire.
Après je tire mes inspirations de plusieurs univers de l’Heroic Fantasy donc certaines choses existent déjà dans le folklore, mais lesquelles ?
J’attends toujours la validation (assez longue) du deuxième chapitre.
J’espère qu’elle va vite arriver afin de ne pas vous faire trop patienter !