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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie amoureuse — Chapitre 22

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 22

Dans cet épisode, on retrouvera Alexandre d'abord avec Élodie, sa complice exhibitionniste, puis en compagnie d'Isabelle son ami-amante-complice-colocataire, amoureuse de quantité de plaisirs.
Élodie n'a pas démarré tout de suite.
‒ Attends ! Attends ! Avant faut que je te montre quelque chose…
Elle a sorti une grande enveloppe de son sac, l'a posée sur ses genoux, en a extirpé une vingtaine de photos qu'elle m'a tendues.
Elle. Uniquement elle. Son visage. Mine rêveuse. Désabusée. Boudeuse. Rieuse.
Et puis en pied. Pantalon de cuir noir serré, épousant ses formes au plus près. Jupette dessus du genou. Largement dessus du genou. Robe rouge affriolante décolletée au large.
‒ Alors ? T'en penses quoi ?
‒ Que tu es très sexy. Mais ça, c'est pas un scoop.
Je les lui ai rendues.
‒ Et ça sort d'où, tout ça ?
‒ Je les ai fait faire. Par un photographe professionnel. À qui j'ai raconté que je voulais être mannequin et qu'il me fallait donc me constituer un book avec lequel aller écumer les agences.
‒ Je vois.
‒ C'est un petit vieux qui devrait être à la retraite depuis belle lurette, mais qui continue. Pour l'amour de l'art.
‒ Et pour l'amour de toi ?
‒ Oh, ça, quand même pas, non ! Ou du moins pas encore.
‒ Mais tu fais ce qu'il faut pour…
Elle a esquissé un petit sourire intérieur.
‒ Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est qu'il bande. Tout vieux qu'il soit. Que je le fais bander.
‒ Ce à quoi tu dois généreusement t'employer.
‒ Ah, ben ça ! Avec les tenues que j'ai choisies, je peux la faire monter comme je veux, la pression. Mais c'est quand j'en change surtout que ça l'excite. Quand il peut m'imaginer en sous-tif et petite culotte derrière le paravent. Je le vois bien quand j'en sors. Comment il a les yeux qui brillent et les mains qui tremblent ! Oh, mais je sais être bonne fille quand je veux !
‒ C'est-à-dire ?
‒ Attrape le sac derrière.
Je me suis retourné, contorsionné.
‒ Et maintenant ? J'en fais quoi ?
‒ Ben, tu l'ouvres, tiens, pardi !
Il était plein de sous-vêtements. Petites culottes vaporeuses. Strings minimalistes. Soutiens-gorge suggestifs.
‒ Ah, carrément !
‒ Ben oui, pour mon book, il me faut aussi des clichés en tenue plus légère. Ça ferait la fille coincée sinon. Ce serait contre-productif. 
‒ Je comprends bien.
‒ Et là, c'est toute nue qu'il va pouvoir m'imaginer derrière le paravent.
‒ Le pauvre ! Tu vas le rendre fou.
‒ C'est bien un peu le but !
Elle s'est garée le long du trottoir.
‒ On y est. Tu m'attends dans la voiture ? Je préfère. Je sais pas trop comment il prendrait ça, qu'il y ait quelqu'un avec moi.
J'ai attendu. Deux heures. En allant siroter des cafés dans un bar un peu plus loin. Trois heures. En arpentant le trottoir.
Elle a enfin fait sa réapparition. A couru à ma rencontre.
‒ J'ai pas été trop longue ?
Elle n'a pas attendu la réponse. Elle est montée dans la voiture, a claqué la portière.
‒ Non, parce qu'il a pris tout son temps, ce vieux cochon. Histoire d'en profiter un max. Faut dire aussi que j'ai fait fort. Il y en a notamment une, de mes culottes, qui cache pas grand-chose. Qui souligne, même, plutôt qu'elle ne dissimule. Comment il s'est attardé avec celle-là ! Il y avait toujours quelque chose qu'allait pas. Ma position. Ou l'éclairage. Ou l'angle de vue qu'il avait choisi. Fallait qu'il recommence. Ça m'amusait trop de le voir faire. Et ça faisait pas que m'amuser. Parce qu'à force, mes tétons se sont mis à pointer.
‒ Il s'en est aperçu ?
‒ Ah, ben ça ! Tu parles que oui ! Il est pas aveugle.
Elle a mis le moteur en marche.
‒ Et là, maintenant, je te parie ce que tu veux qu'il est en train de se branler comme un fou furieux en pensant à moi.
‒ Comment elle te plaît, cette idée, hein !
J'ai glissé une main sous sa robe.
‒ T'es trempée !
‒ Chut ! Arrête ! Attends ! Pas tout de suite. Je conduis.
J'ai sagement battu en retraite.
‒ Et après ? La prochaine étape, c'est quoi ? Poser complètement à poil ?
‒ Oui, oh, ça, peut-être ! Sûrement même ! Mais avant, va falloir que j'aille les chercher, les photos. Jeudi, elles seront prêtes. Et là, ça risque d'être un grand moment.
‒ Parce que ?
‒ Parce que l'après-midi je vais y aller. Le matin, c'est l'assistant qui le tient, le magasin, pendant que son patron est occupé dans l'arrière-boutique. Ou le studio. Mais l'après-midi, c'est sa femme à lui. Et elle les vérifie, les photos, avant de te les donner. Pour être sûre que ce soient bien les tiennes.
Elle s'est engagée sur la nationale.
‒ Déjà que l'autre fois, avec les premières, elle me tirait une tronche de douze kilomètres et elle me fusillait du regard, mais alors là, avec celles-là, je te dis même pas… Comment ça va être jouissif !
A accéléré.
‒ Je me le tape quand je veux son mari, si j'ai envie, et elle pourra strictement rien y faire.
* * *
Isabelle jouait avec ma queue.
‒ Montez ! Descendez ! Montez ! Descendez ! Elle aime drôlement ça, on dirait, ta queue que je lui fasse faire l'ascenseur.
‒ Oui, mais si tu continues…
‒ Elle va cracher. Ben oui, ça, je sais. Je suis au courant, merci. Et c'est un spectacle qui n'est pas pour me déplaire. À condition, bien évidemment, que tu puisses reprendre rapidement du poil de la bête après. C'est frustrant sinon. Mais là-dessus je te fais confiance. Tu m'as encore jamais déçue.
Elle a changé de position.
‒ Que j'aille contempler tout ça de plus près quand même ! De tout tout près.
M'a jeté un petit baiser sur le bout du gland. Un autre.
‒ Bon, mais enfin, il y a pas que le sexe dans la vie, hein, il y a aussi le cul.
Et, avec l'autre main, elle s'est aventurée plus bas, s'est approchée de mon petit trou plissé, l'a doucement sollicité, du bout du pouce.
‒ De ce côté-là au moins, on est tous pareils, les hommes comme les femmes. On ressent la même chose. Et c'est un truc, ça, moi, plus ça va et plus ça me branche.
Elle s'est faite plus précise. A insisté. M'a entrouvert.
‒ C'est bon, hein ? Tu aimes ? Oh, oui, que tu aimes !
Elle a introduit son pouce. Respiré plus vite.
‒ Toi aussi ! Occupe-toi de moi ! De mon petit cul.
Tête-bêche tous les deux.
‒ Avec ta langue ! J'aime trop ça avec la langue.
Avec ma langue, oui. Qui s'est doucement insinuée entre ses fesses. Qui s'est efforcée de s'y ouvrir un passage.
‒ Oh, c'est trop bon !
Et elle s'est énergiquement branlée. Elle m'a pris dans sa bouche. Elle m'a fini. Elle m'a bu. Et elle a clamé son plaisir à gorge déployée.
On a repris notre souffle. Et nos esprits. Elle m'a caressé le torse du bout des doigts.
‒ Tu sais ce que je me demande ? Ben, c'est si, finalement, on sera pas que nous trois à l'Ascension, Florian, toi et moi.
‒ Elle nous fait faux bond, Catherine ?
‒ Je sais pas. Peut-être. Elle a rencontré un mec. Et ça a l'air de le faire. Alors…
Elle s'est redressée.
‒ Oh, mais c'est pas grave. Au contraire, même, dans un sens. Je vous aurai pour moi toute seule comme ça, si elle vient pas. Vous me ferez le spectacle tous les deux, Florian et toi. À longueur de journée. Parce que ça, comment tu veux t'en lasser ? Et tu sais ce que j'aimerais ? C'est que, pendant qu'il te serait dedans, qu'il te bougerait dedans, toi, en même temps, tu me lèches mon petit trou de derrière. Comme là, tout à l'heure. Hou ! Rien que d'y penser…
Elle a poussé un profond soupir.
‒ N'importe comment, on sait pas. On peut pas savoir. Parce que, si ça tombe, dans trois jours, elle en aura fait le tour de ce type, Catherine. Quoiqu'avec elle… Elle s'obstine. Elle peut pas s'empêcher de s'obstiner. Quand bien même tous les voyants sont au rouge.
Et haussé les épaules.
‒ Je la comprends pas toujours. Parce que bien sûr qu'un mec, au début, t'es tout feu tout flamme. C'est nouveau. Tu prends un pied comme c'est pas possible. T'en redemandes. Encore et encore. Sauf que le soufflé retombe vite. T'as moins envie au fil du temps. De moins en moins. Et lui pareil. C'est là qu'il faut savoir jeter l'éponge. Et passer à autre chose. Sans états d'âme. Seulement ça, elle, elle sait pas faire. Elle attend je sais pas trop quel miracle. Que ça redevienne comme au tout début. Que ça reste toujours comme au tout début. Seulement ça, c'est pas possible. Pour personne.
Elle s'est absorbée un long moment dans ses pensées. A encore soupiré.
‒ Je crois pas que je me mettrai en couple un jour, finalement. Je veux dire : vraiment en couple. Ou bien alors il faudrait vraiment que je tombe sur la perle rare.
‒ Et c'est quoi pour toi, la perle rare ?
‒ Un type qui comprendrait que je puisse aller m'éclater ailleurs. Aussi souvent que j'en aurais envie. Il serait ma base. Mon point d'ancrage. Là où je reviendrais toujours. Même qu'en rentrant, je pourrais lui raconter, bien en détail, comment ça s'est passé. Comment je me suis fait baiser. Tout. Complètement.
‒ Ah, ça t'exciterait, ça, hein ?
‒ Non. Enfin, si ! Peut-être. Sûrement, même. Mais c'est pas ça, l'essentiel. L'essentiel, c'est qu'on serait complices. Qu'on pourrait tout partager. Qu'on n'aurait pas vraiment de secrets l'un pour l'autre.
‒ Et lui ?
Elle a froncé les sourcils.
‒ Quoi, lui ?
‒ Lui aussi, il aurait les coudées franches ?
‒ Ben oui, ça, évidemment ! Et même, le fin du fin, ce serait qu'il soit aussi attiré par les mecs. Comme ça, il me raconterait. Et pas seulement. Je pourrais assister des fois. Le regarder s'envoyer en l'air avec.
Elle a fait claquer sa langue.
‒ Ce pied que je me prendrais !
Et elle a constaté.
‒ Ce serait quelqu'un comme toi finalement qu'il me faudrait ! Copie conforme. Ou quasiment.
Elle s'est aussitôt reprise.
‒ Bon, mais on n'en est pas là. Allez, on fait quelque chose ? On bouge ?
‒ Tu veux aller où ?
‒ Et si tu m'emmenais à ce machin, là, « L'orifice ». Que je voie un peu de quoi il retourne. Depuis le temps que tu m'en parles…
‒ Ça peut se faire, oui.
‒ Eh, ben allez, alors !
Le vigile, à l'entrée, m'a reconnu. A jeté, en connaisseur, un long regard à Isabelle. Nous a entraînés à travers un dédale de couloirs.
‒ Il y a beaucoup de monde aujourd'hui. Beaucoup d'hommes. La petite demoiselle va pouvoir bien s'amuser.
Il a ouvert une porte.
‒ Profitez-en bien !
Et il nous a laissés.
Un petit coup, du bout du doigt, contre la cloison et une queue s'est aussitôt glissée dans le trou ménagé à cet effet. Une queue énorme, épaisse, toute veinée de bleu. Isabelle a écarquillé les yeux. Et chuchoté.
‒ Wouah ! Ce morceau !
Elle s'est agenouillée, s'en est approchée. Tout près. L'a longuement contemplée.
‒ Non, mais comment il est monté, ce type !
Elle l'a prise en mains.
‒ Non, mais regarde-moi ça ! C'est tout juste si j'arrive à en faire le tour.
Est partie à la recherche des couilles.
‒ Et elles aussi ! Elles aussi, elles font la maille. Ah, il y a du matériau, là.
Elle a décalotté. Un peu branlé. Deux ou trois allers et retours et le type a giclé. Elle s'est offerte à sa jute qui lui a dégouliné sur le front, sur les joues, sur les lèvres. Elle y a passé sa langue.
Il s'est retiré.
Une autre queue a fait son apparition.
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Franz-38-2
14 mai 2023 à 22:37
J'aime bien ce je ne sais quoi dans la narration. Je ne sais pas toujours on en sont les protagonistes, mais ce n'est pas grave il y a une légèreté qui me fait aller de l'avant dans la lecture.
Soyez respectueux
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