Magali, la jolie Tarnaise
Chapitre 44 · changement de paradigme (suite)
Couverture de Magali, la jolie Tarnaise, par Docile20A Magali, la jolie Tarnaise Chapitre 1 · La lettre Chapitre 2 · La rencontre Chapitre 3 · L'offrande Chapitre 4 · Notre première nuit Chapitre 5 · La soubrette Chapitre 6 · La soubrette (suite) Chapitre 7 · Deuxième nuit Chapitre 8 · Un jeu : l'inspecteur et l'élève indisciplinée Chapitre 9 · La confession Chapitre 10 · L'inspecteur (suite) Chapitre 11 · L'inspecteur et la première sodomie Chapitre 12 · Premier weekend Chapitre 13 · Magali, femme fontaine Chapitre 14 · la culotte au petit canard Chapitre 15 · Culotte et gel lubrifiant Chapitre 16 · Shopping à Albi Chapitre 17 · Le club libertin Chapitre 18 · Le club libertin (suite) Chapitre 19 · Le club libertin (fin) Chapitre 20 · Le dimanche matin Chapitre 21 · Shooting photo Chapitre 22 · Cocu imaginaire Chapitre 23 · Le maître et sa soumise Chapitre 24 · Le maître et sa soumise (suite) Chapitre 25 · Rêve ou réalité ? Chapitre 26 · Ma petite pute Chapitre 27 · Ma petite pute (suite) Chapitre 28 · Ma petite pute (suite et fin) Chapitre 29 · La visite au restaurant Chapitre 30 · Le jeu avec la petite culotte blanche Chapitre 31 · La soirée privée à Carcassonne Chapitre 32 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 33 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 34 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 35 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 36 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 37 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 38 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 39 · La soirée privée à Carcassonne (la fuite) Chapitre 40 · La panne Chapitre 41 · La panne (suite) Chapitre 42 · La petite culotte sale oubliée Chapitre 43 · changement de paradigme Chapitre 44 · changement de paradigme (suite) Chapitre 45 · Le piège Chapitre 46 · Le piège (suite) Chapitre 47 · Ma transformation Chapitre 48 · Ma métamorphose
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Magali, la jolie Tarnaise — Chapitre 44 · changement de paradigme (suite)

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Magali, la jolie Tarnaise

Chapitre 44 · changement de paradigme (suite)

Elle s’immobilise d’un coup. Plus un mouvement. Ses hanches restent suspendues au-dessus de moi, mon sexe enfoui jusqu’à la garde dans sa chaleur trempée, et le silence tombe, seulement troublé par nos souffles. Elle me regarde de haut.
Son regard est là, planté dans le mien. Mi-ange, mi-démon. Je reconnais encore, quelque part au fond de ses yeux, cette lueur tendre, presque amoureuse, celle qui me regarde parfois comme si j’étais encore à elle, entièrement. Mais elle est recouverte, presque noyée, par autre chose : une lubricité froide, précise, qui calcule chaque seconde où elle me tient en elle sans bouger. Ses lèvres sont entrouvertes, son visage encore rouge, et ce mélange me traverse. Je le vois. Elle sait que je le vois.
— Dis-moi, ma chérie, murmure-t-elle, la voix basse, presque douce.
— Tu as envie de jouir ?
Je n’entends presque pas le « ma chérie ». Mes couilles me tirent, lourdes, douloureuses. Chaque contraction involontaire de son sexe autour de moi m’envoie une décharge, et je suis convaincu qu’elle déborde, qu’elle sécrète une quantité astronomique de fluide qui coule le long de ma queue, qui mouille mes bourses, qui imbibe les draps sous nous. Je le sens. C’est partout. Chaud. Glissant.
— Oui, Magali… oui s’il te plaît, putain… fais-moi jouir, fais-moi cracher.
Elle pose un doigt sur mes lèvres. Un seul. Léger. Mais il ferme ma bouche.
— Chut, ma chérie. Je ne vais pas te faire cracher. Je vais te faire mouiller comme jamais.
Je suis au bord. Au bord du gouffre. Elle veut me faire « mouiller ». Moi je veux jouir. Je veux jouir en elle, profond, sentir mes couilles se vider, sentir mon sperme la remplir. Mais elle est immobile, et mon sexe pulse en elle, et je n’ai plus de force pour négocier.
— Oui… je souffle contre son doigt.
— Fais-moi mouiller, s’il te plaît.
Elle ne retire pas son doigt tout de suite. Elle me regarde encore, ce même regard, ange et démon mêlés, et un très léger sourire passe sur ses lèvres. Puis elle commence à bouger de nouveau. Lentement. Juste assez pour que le glissement me fasse perdre le peu de contrôle qui me restait.
Elle se remet à bouger, très lentement, les hanches qui ondulent à peine. Son regard reste fixé sur moi, plus sombre, plus lubrique. La tendresse a presque disparu. Il ne reste que cette lueur calculatrice, avide.
— Tu veux mouiller, ma petite salope ? murmure-t-elle. Tu veux mouiller comme une petite chienne, hein… comme tu m’as fait mouiller toutes les fois où c’était moi, la salope.
En parlant, elle relève le bassin. Pas d’un coup. Millimètre par millimètre. Je sens mon sexe glisser vers l’extérieur, lentement, trop lentement. La chaleur de ses parois me quitte par vagues. Le gland, encore profond, frotte contre elle, puis contre l’entrée, puis sort. Chaque centimètre qui s’échappe me tire un frisson. L’air froid frappe la peau mouillée. Je la sens se décoller de mon pubis, le contact qui se rompt, le vide qui s’installe déjà.
— Non… je souffle.
— Reste… garde-moi en toi. S’il te plaît.
Elle ne s’arrête pas. Son regard ne quitte pas le mien pendant que mon sexe continue de glisser dehors, entièrement cette fois. Le gland franchit ses lèvres. Un filet de cyprine s’étire entre nous, se brise. Puis plus rien. Juste le vide. Mon sexe, dur, dressé, luisant, se retrouve dans l’air. L’humidité refroidit vite. La sensation de vide est brutale. Là où elle était serrée, chaude, il n’y a plus que le froid et le poids de mon érection qui pulse toute seule.
Elle se recule, s’assoit plus loin sur mes cuisses. Mon sexe, toujours dressé droit, vient se poser contre son entrejambe, le long de sa fente encore ouverte, encore trempée. La vision est terrible. Il a l’air de lui appartenir. Posé là, contre elle, comme si c’était le sien, comme si elle l’avait simplement posé sur elle pour le regarder.
Elle baisse les yeux vers lui, puis les relève vers moi. Un petit sourire.
— Regarde. C’est moi qui ai une bite. Et c’est toi qui vas me supplier de te baiser.
Elle ne bouge pas. Son regard descend une seconde vers mon sexe posé contre elle, puis remonte, plus lent, plus amusé.
— Tu veux que je te baise ? murmure-t-elle. Tu veux que je rentre ma bite en toi ?
Sa main se referme autour de moi. Les doigts s’enroulent, fermes, encore un peu collants de sa mouille. Elle commence à caresser, lentement, du gland jusqu’à la base. Le contact est immédiat, chaud, glissant. Je sens chaque passage de sa paume, chaque petit resserrement.
Putain. Elle me branle. Comme un mec qui se fait du bien sur sa nana. Sauf que c’est elle. Et que mon sexe est là, contre son entrejambe, comme s’il lui appartenait déjà.
Elle serre un peu plus. La pression augmente. Sa main monte et descend plus franchement, le poignet qui tourne légèrement au sommet. Le plaisir monte trop vite. Trop net. Mes hanches veulent bouger malgré moi. Je me tends.
— Arrête… je souffle.
— Viens… reprends-moi… s’il te plaît.
Elle ne répond pas. Elle regarde ma queue dans sa main, puis mon visage. Elle accélère un peu. Le gland glisse dans son poing, luisant, et chaque coup me rapproche. Je sens les bourses qui se remontent, la tension qui grimpe dans le bas-ventre.
— Putain non… s’il te plaît… pas comme ça… pitié.
Le mot est sorti. Pitié. Elle l’entend. Un petit sourire passe sur ses lèvres. Elle continue. Elle regarde tout. Le tremblement dans mes cuisses. La façon dont mon ventre se contracte. Les pulsations plus fortes sous ses doigts. Elle voit que ça arrive. Elle le sait.
Je ne peux rien faire. Elle me branle, et ça y est. Mes bourses se contractent d’un coup, dures, remontées. Le plaisir bascule. Elle donne encore deux coups de poignet, fermes, précis.
Elle retire sa main et mon corps bascule malgré moi.
La première contraction arrive trop tôt, trop forte, sans rien autour de mon sexe. Mes bourses se remontent d’un coup, dures, serrées contre le bas de la hampe. Un spasme brutal traverse le bas-ventre. Le sperme monte, poussé par des contractions que je ne contrôle pas, et la première giclée sort, épaisse, blanche, projetée vers le haut avant de retomber lourdement sur mon ventre. Chaude. Elle s’étale, colle à la peau.
Une deuxième contraction suit presque aussitôt. Plus courte. Le jet est moins puissant. Il monte à peine, puis retombe le long de la hampe, glisse sur le gland encore gonflé, dégouline sur les bourses qui continuent de se contracter. Chaque spasme me traverse sans rien pour le retenir. Mon sexe pulse dans le vide, dressé, abandonné, et chaque pulsation expulse un peu plus de sperme qui n’a nulle part où aller. Une troisième giclée, plus fine, s’étire en un fil blanc qui se brise et tombe sur ma cuisse. Puis plus rien de fort. Juste des contractions qui se succèdent, de plus en plus faibles, de plus en plus vides.
Le plaisir est là, mais il se casse. Il monte, il explose à moitié, puis il se disperse. Il n’y a pas de main, pas de chaleur, pas de pression pour le tenir. Chaque spasme me laisse un peu plus frustré. Mon ventre se contracte encore, mes cuisses tremblent, mais l’orgasme ne tient pas. Il s’échappe. Il me laisse avec cette sensation d’inachevé, de plaisir qui s’est vidé trop vite, trop mal, dans l’air.
Mon sexe reste dur. Il pulse encore, tout seul, le gland luisant de sperme et de sa mouille à elle. Des filets blancs coulent lentement le long de la hampe, se mélangent à ce qui a déjà coulé sur mes bourses, sur mon ventre. L’air refroidit tout. La peau devient collante. Les contractions continuent, plus espacées, plus faibles, comme si mon corps essayait encore de jouir sans y arriver vraiment. Chaque fois que ça pulse, un peu de sperme sort encore, puis s’arrête. Puis pulse de nouveau. C’est long. Trop long. Et ça ne suffit pas.
Elle ne bouge pas. Elle regarde. Son regard suit chaque giclée, chaque contraction, chaque filet qui coule. Elle voit mon ventre se tendre, mes hanches qui veulent pousser dans le vide, mon sexe qui continue de cracher sans rien autour. Elle voit que ça ne tient pas. Que c’est ruiné. Que je jouis, mais pas vraiment. Que le plaisir me traverse et me laisse tremblant, le souffle coupé, le corps encore tendu, avec cette impression que quelque chose manque, que ça n’a pas été complet, que ça n’a pas été assez.
Je reste là, allongé, le sperme qui refroidit sur ma peau, le sexe encore dressé mais déjà un peu moins dur, les bourses encore serrées, et cette sensation d’orgasme qui s’est brisé en plein milieu, qui continue de me traverser par à-coups inutiles, pendant qu’elle me regarde, immobile, à savourer ce qu’elle vient de me faire.
Le sperme continue de couler, lentement, par à-coups faibles. Mon sexe pulse encore, mais c’est déjà moins fort. Chaque contraction me traverse sans rien me donner. Le plaisir s’est cassé. Il est parti trop vite, trop mal, et il me laisse avec ce vide dans le bas-ventre, cette tension qui n’a pas trouvé où se poser.
Je ne bouge pas. Je reste allongé, le souffle court, le ventre collant. Et quelque chose monte. Pas de la colère. Pas même de la frustration nette. Juste une vague, lourde, qui me serre la gorge. Mes yeux piquent. Je sens les larmes arriver sans que je les appelle. Elles ne coulent pas encore, mais elles sont là, derrière, et je ne comprends pas pourquoi. Je ne comprends rien.
Elle est toujours au-dessus de moi. Elle me regarde. Elle a vu. Elle a tout vu. Mon sexe qui a craché dans le vide, mon corps qui a essayé de jouir sans y arriver vraiment, les spasmes qui se sont perdus. Et moi, je n’ai même pas envie de lui en vouloir. Je n’ai pas envie de la repousser, de me lever, de dire stop. Il n’y a que cette incompréhension, totale, qui me traverse. Pourquoi. Pourquoi elle a fait ça. Pourquoi elle a retiré sa main au dernier moment. Pourquoi elle m’a laissé comme ça, tremblant, inachevé, avec ce sperme qui refroidit sur ma peau.
Les mots montent tout seuls. Ils sont faibles. Presque rien.
— Pourquoi…
Ma voix est basse. Elle tremble un peu. Je la regarde, et je sens que je pourrais pleurer. Pas de rage. Juste parce que je ne comprends pas. Parce que mon corps a joui et que ça n’a servi à rien. Parce qu’elle est là, immobile, et que je n’ai même pas la force de lui demander autre chose que ça.
— Pourquoi tu as fait ça…
Je ne crie pas. Je ne me mets pas en colère. Je reste là, le sexe encore un peu dur, le ventre taché, les yeux qui brûlent, et je la supplie presque avec le regard. Juste pour qu’elle me dise. Juste pour comprendre. Parce que dans l’instant, c’est la seule chose que j’ai encore envie de faire. Lui demander pourquoi.
Elle me regarde. Un sourire passe, léger, presque tendre, au coin de ses lèvres. Elle baisse les yeux vers mon ventre. Du bout du doigt, elle ramasse une giclée de sperme encore tiède, la fait glisser sur ma peau, puis remonte. Elle pose le doigt sur mes lèvres. Le goût est là, immédiat, salé, un peu amer. Elle ne force pas. Elle attend juste que je le sente.
— Pourquoi ? répète-t-elle, la voix basse. Parce que maintenant tu es à moi. Tu es ma salope. Ma salope avec qui je décide si elle peut jouir ou ne pas jouir. Si tu as le droit de prendre ton pied ou pas.
Le doigt reste un instant sur ma bouche. Puis elle le retire. Son regard ne quitte pas le mien.
— Tu m’aimes ?
La question tombe, simple. Et quelque chose se mélange en moi. Un reste de colère, faible, presque éteint, et tout le reste. Ce que je ressens pour elle. Ce qui n’a pas bougé, même là, même avec le sperme qui refroidit sur mon ventre, même avec cet orgasme qui s’est cassé. Les mots sortent avant que je puisse les retenir.
— Putain oui je t’aime. Je t’aime.
Elle sourit un peu plus. Pas moqueur. Juste sûr. Elle se penche, pose une main à plat sur mon torse, juste au-dessus du sperme.
— Eh bien voilà. Alors maintenant c’est moi qui décide. Comment. Quand. Et avec qui. Tu as compris ?
Je la regarde. Mon sexe est encore un peu dur contre elle. Le goût de mon sperme est sur mes lèvres. Et je hoche la tête. Faible. Presque rien. Mais je hoche. Parce que dans l’instant, je n’ai rien d’autre. Juste ça. Elle. Et ce qu’elle vient de dire.
Je reste là, le souffle encore un peu court, le ventre collant de mon propre sperme qui refroidit déjà. Elle ne se lève pas tout de suite. Sa main se pose de nouveau sur moi, plus bas. Ses doigts se referment autour de mon sexe, pas fort, juste assez pour le saisir. Elle tire doucement, vers le haut, comme pour le redresser, pour voir s’il répond encore.
— Tu crois que tu peux faire mieux… ou même aussi bien que Jean, et bander à la demande ?
Sa voix est calme. Presque amusée. Elle commence à me masturber, lentement, le poignet qui tourne un peu au sommet. Le contact est chaud, glissant de tout ce qui a déjà coulé. Je sens le mouvement, le frottement, mais mon corps ne suit pas. Après ce qui vient de se passer, après ces contractions dans le vide, mon sexe reste à moitié dur, lourd, mais il ne se gonfle pas vraiment. Il pulse faiblement sous ses doigts, sans force. La sensation est là, mais elle ne grimpe pas. Elle reste plate.
Elle continue un moment, sans forcer. Puis elle s’arrête. Sa main reste posée sur moi, immobile.
— Bon. Ce n’est pas grave, mon chéri.
Elle me relâche. Je sens l’air frais sur la peau mouillée. Elle se redresse un peu, assise sur mes cuisses, et me regarde. Il n’y a plus vraiment de défi dans ses yeux. Juste quelque chose de tranquille, presque détaché.
— Je vais te laisser. J’ai des choses à faire. Je reviendrai peut-être demain soir, après le service. Laisse la porte ouverte.
Elle se penche. Ses lèvres se posent sur mon front, légères, un baiser bref, presque tendre. Puis elle se lève. Je la regarde remonter sa robe, l’ajuster sur ses hanches, passer une main dans ses cheveux. Elle ne se dépêche pas. Quand elle est prête, elle jette un dernier regard vers moi, allongé là, nu, le ventre taché, le sexe encore un peu dressé mais déjà en train de retomber. Elle ne dit rien de plus. Elle tourne les talons et quitte la pièce. J’entends ses pas dans le couloir, puis la porte d’entrée qui s’ouvre, se referme. Le silence retombe.
Je ne bouge pas. L’air de la pièce me semble plus froid maintenant. Le sperme sur ma peau a pris une consistance collante. Mon sexe repose contre mon bas-ventre, semi-dur, sensible, inutile. Je reste allongé, les yeux au plafond, et quelque chose tourne dans ma tête sans trouver de place. Le goût de mon sperme est encore sur mes lèvres. Son baiser sur mon front aussi. Et cette phrase, simple, qu’elle a dite avant de partir : demain soir, peut-être. Laisse la porte ouverte.
Je ne sais pas si je vais me lever. Je ne sais pas si je vais me nettoyer. Je ne sais même pas si j’ai envie qu’elle revienne. Tout ce que je sais, c’est que je suis nu, dans le silence de la maison, et que mon corps n’a pas encore compris ce qui vient de se passer. Mon ventre se contracte encore une fois, tout seul, sans raison. Un frisson me traverse. Puis plus rien. Juste le vide, et l’attente qui s’installe déjà.
Je reste allongé longtemps après qu’elle est partie. Le silence de la maison me tombe dessus d’un coup, trop grand, trop vide. Mon ventre est collant. Le sperme a commencé à sécher, à tirer sur la peau par endroits, et chaque fois que je respire un peu trop fort, je sens les croûtes qui se forment. Je baisse les yeux. C’est partout. Sur le bas du ventre, un peu sur les hanches, des traînées blanches qui ont coulé jusqu’à la base de mon sexe encore à moitié levé. Et je suis seul avec ça.
Terriblement seul.
Je me dis que ça doit cesser. Que ce retournement n’a pas de sens. Que ce n’est pas moi, ça. Pas ça. C’est elle qui s’est jetée dans mes bras la première fois. C’est elle qui est venue, qui a cherché, qui a écrit. Je revois la lettre. Les phrases que j’ai lues et relues, celles qui m’ont fait la revoir, qui m’ont fait croire que je pouvais encore quelque chose avec elle. « Je suis ta poupée sexuelle. » « J’aime avoir mal. » Elle a dit ça. Elle avait décrit l’ouvrier de son père, la façon dont ça avait commencé, le premier qui lui avait fait comprendre qu’elle pouvait aimer ça, être prise, être utilisée, être la chose qu’on tient et qu’on dirige. Et moi, j’avais écouté, et j’avais voulu être celui-là. Celui qui la tenait. Celui qui décidait.
Et maintenant c’est elle.
Elle qui me laisse cracher dans le vide. Elle qui me regarde jouir à moitié, le sperme qui retombe sur mon ventre, et qui part après m’avoir dit qu’elle reviendra peut-être demain. Elle qui m’a appelé « ma salope ». Elle qui a posé son doigt sur mes lèvres avec mon propre goût dessus. Et moi, je n’ai même pas bougé. J’ai hoché la tête. J’ai dit que je l’aimais. Je suis resté nu pendant qu’elle se rhabillait, et je suis encore là, le bas-ventre recouvert de ce qui est sorti de moi sans que personne ne le retienne.
Je me redresse un peu sur les coudes. La peau tire. Je passe une main sur mon ventre, sans vraiment nettoyer, juste pour sentir. C’est froid maintenant. Et pendant que je le fais, je me répète que ça doit s’arrêter. Que je ne peux pas devenir ça. Sa poupée. Celle qu’on laisse en plan. Celle qui attend, la porte ouverte, en espérant qu’elle revienne après le service pour décider encore une fois si j’ai le droit de jouir ou non.
Mais la phrase tourne dans ma tête sans trouver de force. Parce que je sais déjà que si elle revient demain, je serai là. Et que même maintenant, seul, collant, avec cette impression d’avoir été vidé pour rien, une partie de moi attend déjà qu’elle pousse la porte.
Je ne sais plus depuis combien de temps je suis allongé là. Depuis qu’on est revenus de Carcassonne, le temps ne tient plus droit. Il se plie, il accélère, il s’étire jusqu’à ce que je ne sache plus si une heure vient de passer ou si ce n’est qu’une poignée de minutes. Tout défile et tout ralentit en même temps. Les journées s’écrasent les unes sur les autres, puis d’un coup une seule heure s’ouvre comme une salle vide dans laquelle je tourne sans trouver la sortie.
Je regarde le plafond. La lumière a un peu changé sur le mur, mais je ne saurais pas dire si c’est le soir qui avance ou juste un nuage. Mon téléphone est quelque part, hors de portée. Je n’ai pas envie de le chercher. À quoi bon. Les heures ne m’appartiennent plus. C’est elle qui les tient. Elle qui décide quand elle arrive, quand elle part, quand elle me laisse avec le sperme qui sèche sur la peau et quand elle reviendra peut-être. Elle est devenue la maîtresse des horloges. Moi je ne suis plus qu’un corps posé là, qui attend que le temps qu’elle a choisi reprenne.
Et pourtant, putain, elle me manque déjà.
Le silence pèse plus lourd que le collant sur mon ventre. Je sens encore l’empreinte de son baiser sur mon front, trop léger, trop court. Je revois sa main qui se refermait autour de moi sans que mon sexe réponde vraiment. Je revois son regard, calme, pendant qu’elle me disait qu’elle avait des choses à faire. Et déjà, dans ce vide, quelque chose se serre. Pas seulement la frustration. Pas seulement l’humiliation qui continue de me coller à la peau avec le sperme froid. Juste elle. Son absence qui s’installe trop vite, trop fort. Comme si le temps, en ralentissant, avait décidé de me laisser seul avec ça plus longtemps que je ne peux le supporter.
Je ferme les yeux. Je me dis que je vais me lever, me laver, reprendre quelque chose. Mais je ne bouge pas. Le temps continue de jouer au yoyo, et moi je reste là, nu, à attendre qu’elle décide de la prochaine heure.
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Chapitre 45 · Le piège
Guillaume n'a plus que l'attente pour tenir. Quand le téléphone vibre et que Magali lui envoie un message, quelque chose se ranime en lui. Le manque était là, lourd, et il reprend vie en un instant. Il se prépare à la retrouver, le cœur battant, sans savoir encore ce que la soirée lui réserve. Jusqu'où va le désir de Magali, et que cache le silence qui précède son retour ?
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Commentaires ()

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Photo de profil de Frodon
Frodon
28 octobre 2026 à 07:33
J’ai l’espoir que leur prochaine rencontre sera plus tendre et équilibrée.
Photo de profil de Voodoo
Voodoo
26 octobre 2026 à 18:36
Il etait attentif a lui donner ce qu elle voulait et depuis cette soirée, la maniere dont elle le traite m est desagreable. Plus de respect, plus de partage au moment il tombait amoureux.. Cruelle, egoiste..
Photo de profil de La Chipie
La Chipie
26 octobre 2026 à 17:48
Pourquoi ne part t'il pas se mettre au vert comme 1 camé qui essaye de se sevrer ? En plus apparemment il a été drogué donc ça serait bien de remettre les pendules à l'heure !!! Ce n'est pas normal que la gonzesse le traite comme 1 merde , lui dise "je t'aime" et le laisse se faire droguer.

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