Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Armelle, une femme libre — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Armelle, une femme libre
Chapitre 15
Résumé
Ghislaine, amie d'Armelle et secrétaire du syndicat, est morte subitement au bureau.
Georges, le patron et sa jeune secrétaire Michelle ont été expulsés du bureau sur l'ordre d'Armande, la DRH.
Armelle, bien que membre du bureau syndical, a entrepris une relation sexuelle avec Armande, la DRH et sa jeune nièce Cindy et elle est également devenue l'amante de Gérard, un jeune ouvrier de l'atelier...
Georges, le patron et sa jeune secrétaire Michelle ont été expulsés du bureau sur l'ordre d'Armande, la DRH.
Armelle, bien que membre du bureau syndical, a entrepris une relation sexuelle avec Armande, la DRH et sa jeune nièce Cindy et elle est également devenue l'amante de Gérard, un jeune ouvrier de l'atelier...
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- Armelle monte dans la hiérarchie syndicale
Cimetière du Raincy, 10 heures du matin
Je viens tout droit de chez mes amantes, le corps encore comblé de volupté et mon corps mendie sa dose de plaisir… J'ai garé ma peu discrète Mini au parking du cimetière à côté de la non moins indiscrète BM d'Armande. Georges est venu également et il reste en retrait. Tout le personnel du bureau est présent ainsi que la plupart des ouvriers de l'atelier et je me joins à eux. Je vérifie la présence de la couronne que j'ai commandée et je souris tristement en pensant que c'est ce qu'aurait fait mon amie.
Je ne connaissais pas la famille de Ghislaine, je n'en ai pas eu le temps : son mari et deux ados, un garçon et une fille. On a droit à la totale : drapeau rouge sur le cercueil, chant de l'Internationale et discours d'un homme d'allure banale. D'après lui, Ghislaine aurait pu faire une carrière politique brillante, devenir députée mais elle a préféré la discrète activité syndicale. Une vraie femme du peuple, insiste ce responsable.
Le cercueil descend, on jette des fleurs et la cérémonie s'achève. J'ai la surprise de voir l'homme du discours se diriger droit vers moi. J'ai le réflexe de regarder derrière moi mais non : c'est à moi qu'il s'adresse et il me tutoie et me donne du « ma jeune camarade ».
— Tu es Armelle Monod, ma jeune camarade ? Je suis Christian Lheureux, de la Fédération et il me serre la main.
Et il me dit que Ghislaine avait une très grande estime pour moi et qu'elle lui avait parlé de moi. Un peu étonnée, je réponds maladroitement :
— C'est vrai que nous avions beaucoup sympathisé, Monsieur et j'ai l'impression que le terme « Monsieur » le fait tiquer.
— Elle avait une très grande estime pour toi, répète-t-il. C'est curieux, c'est comme si elle avait prévu sa mort. Elle m'avait dit qu'elle te verrait bien comme secrétaire de votre syndicat si elle disparaissait.
— Moi ?? Mais je n'ai aucune expérience !!
Je suis sur le point d'ajouter que Ghislaine me traitait, en riant bien sûr, de bourgeoise.
— C'est comme tout, on apprend et tu es une personne intelligente. Tu y réfléchiras mais prends ta décision vite ! Bien sûr, cela doit être décidé démocratiquement entre vous (et je m'aperçois que les militants de l'atelier assistent à la conversation). On a besoin d'une personnalité d'exception comme toi surtout avec la personne qu'ils ont désignée pour liquider la boîte (Armande, si je comprends bien). Vous pourrez tous compter sur l'appui de la Fédération, ajoute-t-il en regardant à la ronde. Attention, c'est quelqu'un de très retors et vicieux : la première chose à savoir, c'est qu'il faut avoir un coup d'avance sur elle. Elle est très dangereuse et elle peut faire fermer l'atelier par surprise. Vous avez vu comment elle a fait avec le PDG ? Je vous laisse. N'hésitez pas à m'appeler. A bientôt, camarades !
Je me retrouve seule avec les ouvriers (et ouvrières) de l'atelier dans l'odeur de végétation et d'air frais matinal du cimetière.
— Ne me regardez pas comme ça ! C'est un malentendu ! Je ne suis pas une personnalité d'exception, il a dû mal comprendre ce que lui a dit Ghislaine ! Sérieusement, vous me voyez avec une responsabilité pareille ? Bon, OK, alors qu'est-ce que vous attendez de moi ?
Et je remarque qu'il y a Gérard. J'ai honte. Que diraient-ils s'ils savaient que je suis l'amante de la DRH et de sa nièce depuis cette nuit ?
Ils me regardent le plus sérieusement du monde et la scène prend même un côté tragique ou tragi-comique.
— On attend surtout que tu ne te défiles pas, me dit l'un d'eux avec un ton de reproche.
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- Le plaisir des amants
Ibis « budget » (version bon marché), Chilly-Mazarin
Je mouille comme une malade et mes cuisses sont toutes collantes.
— On a trois quarts d'heure, chéri…
Oui, car je suis attendue par Fabien auquel je veux faire une surprise et Gérard lui aussi a sa petite famille : une femme charmante qui ne l'excite plus et deux enfants très jeunes, une petite fille et un petit garçon (j'ai vu les photos). Un double adultère...
Gérard et moi nous retrouvons dans une chambre d'hôtel très simple que j'ai réglée moi-même par internet en réservant et notre différence de condition sociale, tout en nous excitant sexuellement tous les deux, me préoccupera sans cesse et empoisonnera notre relation qui sera bientôt brutalement interrompue mais n'anticipons pas…
En attendant, nous nous laissons aller au désir mutuel, si intense, qui caractérise les débuts de relation. Il baisse brutalement ma mini-jupe (je suis nue en-dessous) et je lève les bras pour le laisser me débarrasser du reste de mes vêtements.
Nous roulons nus sur le lit, tout propre et aussi modeste que le reste. Il caresse fébrilement mes cuisses toutes poisseuses et mon sexe épilé et glissant et je masse une verge très dure. Je voudrais prolonger un peu les préliminaires et lui faire une savante fellation mais il est trop impatient et j'ai toutes les peines du monde à imposer la cérémonie du préservatif : renversée en arrière, encadrant son corps de mes longues cuisses épaisses, je suis pénétrée d'une traite par mon vagin trempé et il me pétrit les fesses par en-dessous.
— Je t'aime… Je n'ai jamais fait l'amour avec une femme comme toi...
Je sens sa verge dure ramper et glisser dans l'étroit et humide conduit. Je jouis instantanément et je crie de volupté. Jamais ne n'ai éprouvé autant de plaisir. Plus tard il me confiera que sa femme n'a jamais joui, tout au moins avec lui…
Il me laboure en me secouant comme un prunier et la chair de mes petits seins se déplace en tous sens sur ma poitrine. Il ferme les yeux et gémit de plaisir. Il se retire et envoie promener le préservatif. Il masse vivement sa verge en érection. Une pluie tiède de sperme épais et visqueux asperge le devant de mon corps, mon visage, mes cheveux et je reçois un jet dans un œil que je referme vivement.
Il retombe, haletant et, dégoulinante de son liquide, je me blottis contre lui. Je n'éprouve pas le moindre remords. Zut, il ne nous reste que dix minutes environ. Il faut que je rentre sinon Fabien va se poser des questions… C'est bête, j'aurais aimé être pénétrée à nouveau et mon corps réclame déjà sa dose de plaisir…
Je prends une douche rapide et nous nous rhabillons. Nous nous étreignons pour un interminable baiser. Au rez-de-chaussée, je salue gracieusement et discrètement la réceptionniste. Après un dernier baiser, je reprends ma Mini rouge vif et lui sa Clio deuxième génération hors d'âge.
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- Marianne
Sceaux, rue piétonne, 19h30
— Bonsoir, Madame !
— Bonsoir !
J'avise les poulets qui tournent autour d'une broche dans le four aux parois transparentes.
— Ca sent bon ! Je vais vous prendre un poulet bien chaud. Je voulais faire une surprise à mon mari mais il est un peu tard pour cuisiner…
— Bien sûr !
Il sort l'un des poulets et l'entoure d'un emballage isotherme.
— Voilà. Ce sera à servir tel quel, vous allez vous régaler !
— Merci ! Vous avez un accompagnement ?
— J'ai des pommes de terre sautées, si vous voulez, elles n'ont pas été préparées il y a longtemps. Vous pouvez les faire réchauffer au micro-ondes…
— Super !
— Je vous mets un petit Beaujolais-Villages bien frais ? Je viens de le recevoir de chez le producteur !
— Oh oui, bonne idée ! Mon mari adore !
Je sors ma carte bleue, je règle et je me retrouve dans la rue piétonne chargée de mon petit sac de courses.
En chantonnant, j'entre dans notre immeuble. J'ouvre notre appartement et je manque de pousser un cri et de tout lâcher ! Je viens de me trouver nez-à-nez avec une assez belle femme mûre entièrement nue ! Elle doit avoir une petite cinquantaine, un beau visage, des cheveux châtains sans doute teints, courts, très bien coiffés, un magnifique corps plantureux et un peu fatigué avec des seins lourds, le ventre large, entièrement épilée, de grosses cuisses et des fesses larges et fatiguées avec de la cellulite. Elle a l'air aussi surprise que moi.
Je crois d'abord, mais c'est absurde parce que j'ai ouvert la porte avec ma clef, que je me suis trompée d'appart mais je reconnais le cadre.
Je sens le monde qui s'écroule autour de moi et avec lui, toutes mes certitudes ! La fidélité de Fabien était un véritable dogme comme les aiment nos amis les catholiques… Machinalement, je pose le paquet du charcutier de la rue piétonne sur la table et je range la bouteille au frigidaire.
— Qu'est-ce que vous f...ez chez moi ?!
Elle rit et elle a l'air contente d'elle et très à l'aise dans sa nudité :
— J'allais vous poser la même question ! Vous êtes Armelle ? Je m'appelle Marianne. Je suis l'amie de Fabien… C'est curieux, je ne vous voyais pas comme ça…
Et elle me tend une main que j'ignore.
— Et comment me voyiez-vous ? Et je répète ma question : qu'est-ce que vous f...ez chez moi ? D'ailleurs vous n'allez pas rester longtemps : vous allez prendre vos cliques et vos claques et décamper en vitesse !
— Je ne vous voyais pas aussi belle ! Et vous avez de très belles jambes ! Je vous voyais plutôt oie blanche, vous savez… Je suis désolée, c'est un malentendu, Fabien vous croyait chez votre amie Armande et sa nièce. Mais rassurez-vous, nous nous sommes mis dans la chambre d'amis !
Je ricane :
— Dans ce cas… Fabien !! Qu'est-ce que tu f… ??
Fabien entre, tout nu lui aussi. Il semble très contrarié.
— Fabien, tu peux aller te rhabiller, je ne suis pas d'humeur ! Alors tu as une maîtresse de vingt ans de plus que nous ?!
— Euh, je vois que vous avez fait connaissance…
— Oui, nous avons fait connaissance !! Je rêve !! Nous sommes mariés depuis moins d'un an et tu me trompes déjà ! Tu as déjà pris une maîtresse ! Et vieille en plus !
— Vous devenez blessante, Armelle ! Je suppose que je lui apporte ce que vous ne savez pas lui donner : du plaisir, par exemple ! Vous ne devez sans doute pas être très douée pour qu'il vous préfère une vieille, comme vous dites ! C'est vrai, vous avez d'autres préoccupations : vous faites la révolution, d'après ce que j'ai cru comprendre ! Mais je vais vous laisser passer la soirée en amoureux : vous avez un poulet qui va refroidir, ce serait dommage !
— C'est ça, cassez-vous !
Marianne, rhabillée, fait un sensuel baiser à Fabien puis sort.
— A bientôt. Téléphone-moi… Bon courage, ajoute-t-elle en me jetant un coup d'œil.
— Je suis vraiment désolé...
Quand la porte se referme, il crie :
— Mais tu te crois tout permis !! Tu jettes mes amies à la porte !! De quel droit ?!
— Va te rhabiller, Fabien, tu es ridicule !
— Elle m'apporte tout !! Elle est douce ! Elle est rassurante ! Elle sait se servir de son corps et faire l'amour, elle ! Et elle me fait bander, figure-toi ! Et je ne la partage pas avec un PDG, une DRH lesbienne et je ne sais qui d'autre encore !!
— Mais ça n'a rien à voir !!!
Je m'assieds sur le canapé et, le visage dans les mains, je fonds en larmes :
— Et moi qui croyais que je te donnais beaucoup de plaisir ! C'est parce qu'elle a des seins ? J'avais en toi une confiance absolue !! J'avais rapporté un petit poulet avec des pommes de terre sautées et un vin comme tu aimes !! Et tout ce que tu trouves, dès que j'ai le dos tourné, c'est de me tromper avec la première traînée venue !! Et si je n'avais pas perdu notre bébé ? As-tu as la moindre idée de la catastrophe ? Depuis combien de temps couches-tu avec cette pute ?
— D'abord je t'interdis de l'appeler comme ça ! Elle s'appelle Marianne ! Ça fait... huit mois ! Ça date de notre retour de Capri ! Elle travaille à mon bureau, tout simplement… Elle m'a offert son beau corps et cela s'est passé tout naturellement !
— Mais ce n'est pas vrai !! Non, mais tu t'entends ?! Au retour de notre voyage de noces ?! Dès le début de notre mariage ?! Et moi qui étais tombée amoureuse de toi ! Mais faut-il être conne !!Salaud, ordure !!
Je me lève et je le frappe de mes petits poings à coups redoublés.
— Qu'est-ce que tu vas faire ? On va divorcer et tu vas te remarier avec ta nana de cinquante ans ? C'est cela, le programme ?
— Je ne sais pas…
— Elle sait qu'en fait, tu es un lâche ? Eh bien je vais t'aider !!
Je hurle avec une violence qui me surprend moi-même :
— Va la rejoindre !! Pars de chez moi !! Tu as une demi-heure pour faire tes bagages !!
A suivre
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Commentaires ()
Tu as raison le dernier épisode est franchement hilarant, j'en rigole encore. D'abord il y a un contraste fort amusant entre le langage BCBG d'Armel, et le langage formaté syndical du représentant de la Fédération, j'allais dire de la Fédé, étant habitué moi-même aux associations. Mais ce qui m'a fait pouffer de rire tout seul , c'est la rencontre des plus improbables d'Armel et de la veille amante de son gentil mari. Le dialogue entre l'épouse trompée et son époux confus est digne de Feydeau, et naturellement se termine par la mise à la porte du cocufieur par la digne épouse trompée dans sa confiance irréfléchie. C'est l'hopital qui se fout de la Charité, quelle ironie pour notre baiseuse héroïne!
J'espère que d'autres auront apprécié comme moi
J'en rigole encore!