Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Armelle, une femme libre — Chapitre 5 · Le poulet du Bugey
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Armelle, une femme libre
Chapitre 5 · Le poulet du Bugey
Résumé
La jeune et belle Armelle, récemment mariée à Fabien, est restée la maîtresse de son patron Georges
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Chez Armelle et Fabien, un grand appartement dans un quartier résidentiel de Sceaux, 19h30
Dans la cuisine flambant neuve, toute nue sous mon tablier, chaussée de pantoufles, je regarde le four : mon poulet est à point, tout doré, les pommes dauphines aussi (maison, s'il vous plaît !). Les haricots verts sont à feu doux dans une casserole. La couvert a été mis avec le service de notre mariage et il y a même de petits chandeliers et des bougies : les petits plats dans les grands ! La bouteille de Brouilly, toute fraîche, est prête à être débouchée.
J'entends les clefs dans la serrure. Je me débarrasse du tablier que je jette n'importe où et je troque les pantoufles contre de fines chaussures noires à talons… et je me jette dans ses bras !
Vêtu de son costume de bureau, maladroitement, il m'enlace. Je suis légèrement moins grande que lui et je lève la tête pour offrir ma bouche.
— J'adore quand tu es nue…
— Je sais. C'est exprès...
Il caresse le creux de mes reins.
— Arrête, tu vas me faire mouiller…
— Ça sent bon. En quel honneur ?
— Eh bien disons que c'est ma promotion…
— Parce que tu as eu une promotion ?
— Oui, je suis cadre, Monsieur, figure-toi ! Je suis la première assistante de la boîte à devenir cadre !
— Mais c'est génial !!
Il me soulève en riant et en me faisant tournoyer. Je veux l'entraîner.
— Viens, on passe à table, c'est prêt !
— J'ai envie de toi…
Il veut m'entraîner vers le canapé. Je résiste.
— Chéri, le dîner est prêt… Tu verras, c'est très bon… C'est une recette du Bugey, le pays d'origine de ma famille…
— J'ai envie de toi, répète-t-il.
— Bon, OK mais très rapidement, alors ! Tu te fais plaisir et on passe à table… Tu veux faire cela sur le canapé ou dans la chambre ? C'est l'anus qui t'intéresse, je suppose ? Il faudrait du lubrifiant…
Je m'installe sur les coudes, les fesses surélevées sur l'accoudoir. Fabien revient de notre chambre avec le tube et j'écarte mes fesses avec mes mains.
— Dépêche-toi, tu te fais plaisir, OK, après on va dîner…
Je sens le froid du lubrifiant sur mon petit trou puis il enfonce ses doigts. Le gland gonflé franchit le sphincter sans la moindre difficulté, ce qu'il me fait remarquer :
— Il est grand ouvert, je suis rentré aussi facilement que dans un vagin…
— Oui, cela, c'est normal ! Chez moi il reste ouvert très longtemps après une pénétration, deux ou trois heures. Cela dépend des femmes…
Ces paroles ont un effet auquel je ne m'attendais pas : l'érection diminue et il se retire.
— Tu n'as plus envie ? Tu n'éjacules pas ?
Il se rajuste.
— Parce que tu as été pénétrée il y a deux ou trois heures ?!
Merde, je réalise que je viens de gaffer. La règle d'or serait de mentir mais je n'ai pas le temps d'inventer quelque chose et puis tant pis !
Je me retourne et je me relève et, pendant que mon cerveau tourne à toute allure, je suis mon idée de départ : je remets mes fines chaussures et, toute nue, je vais éteindre le four et les autres feux.
— On va passer à table.
Je lui tends la jolie bouteille et le tire-bouchon.
— Tu la débouches ? C'est ce que le marchand de vin m'a conseillé comme le plus proche du gamay du Bugey qui ne se trouve pas à Paris. Tout a été acheté dans la belle rue commerçante…
— Tu entends quand je te pose une question ?!
Je repose la bouteille et le tire-bouchon et je m'enferre :
— Ah, mais tu es chiant !! Je te prépare un super bon dîner aux chandelles et je suis nue comme tu aimes et tout ce que tu trouves à faire, c'est une crise de jalousie !
— Parce qu'il y a matière à crise de jalousie ?
Ah, il me saoule...
— Eh bien puisque tu veux savoir, oui, c'est mon patron qui m'a enculée deux fois cet après-midi !
Il fait un geste du bras :
— Ah OK, tu me trompes avec ton patron et tout va bien !! Depuis combien de temps ?
Je me prends le visage dans les mains. Je lui explique comme à un enfant un peu limité, qu'il est, d'ailleurs :
— Alors là, je t'arrête tout de suite, chéri, je ne t'ai pas « trompé », il utilise toujours des préservatifs ! Tu vois, il n'y a pas de quoi en faire un plat !!
— Depuis combien de temps ? Combien de temps ?!
— Bien avant notre relation, chéri, en fait depuis que je suis dans la boîte puisqu'il m'a fait l'amour à mon entretien d'embauche ! C'est d'ailleurs grâce à cela que j'ai été prise, sinon je chercherais encore ! Tu sais, ce n'est pas compliqué : je suis arrivée avec la mini-jupe et j'ai croisé et recroisé les cuisses… Mais qu'est-ce que tu croyais ? Que j'étais vierge et martyre (c'est mon expression favorite) ? Que nous vivions dans un monde de bisounours ?
Il a pris une expression étonnée. Il hausse les épaules :
— Désolé mais les femmes de mes amis ne couchent pas avec leur patron…
— Ah oui ? Et qu'en sais-tu ? C'est normal pour une femme de faire l'amour avec son patron, c'est même une simple question de savoir-vivre ! A un patron auquel ton corps plaît, c'est assez difficile de te refuser ou alors il faut vraiment avoir une bonne raison, une raison de santé, par exemple. C'était déjà le cas au Danemark dans les années 70 : il était d'usage qu'une secrétaire prenne une douche avec son patron tous les matins...
— Navré mais dans notre entreprise familiale, je n'en ai jamais entendu parler...
— Eh bien tu devrais te renseigner...
Sentant que je reprends l'avantage, je lui tends la bouteille.
— Tu la débouches ou je le fais moi-même ?
Il s'exécute.
— Tu es amoureuse de lui ?
Je pouffe de rire :
— Pas de danger !
Et j'ajoute et je me croyais incapable de dire une chose pareille :
— Pauvre idiot, c'est toi que j'aime !
— Ah ?
Il poursuit son idée :
— Et tu jouis avec lui ?
— Oui, cela m'arrive mais tu sais, c'est mon corps qui jouit, c'est normal, ce n'est pas dirigé contre toi… C'est une simple question de santé, d'hygiène, à la limite...
Il nous sert et je goûte le vin.
— C'est vrai qu'il n'est pas mauvais… Que sais-tu des besoins du corps d'une femme ? Tu crois qu'une ou deux fois par jour avec toi, c'est suffisant ? Tu sais qu'il y a des femmes qui ont jusqu'à vingt-cinq rapports par jour ? Qu'est-ce que je fais si j'ai envie au milieu d'une matinée ou d'un après-midi ? Tu es prêt à venir à mon bureau pour me satisfaire ?
— Non, évidemment...
— Tu vois bien… Tiens, rends-toi utile et coupe le poulet !
— OK… J'ai besoin de digérer l'info… Et vous faites cela dans son bureau ?
— Oui mais je suis déjà venue chez eux. J'ai aussi une relation avec Maîtresse. Enfin avec sa femme, Elizabeth. En fait je suis l'amante du couple. C'est courant aujourd'hui qu'un couple mûr aisé prenne une jeune femme comme amante...
— De mieux en mieux ! Je m'endormirai moins idiot ce soir, je vois… Tu l'appelles Maîtresse ?
— Oui. Elle sait me donner les sensations dont mon corps a besoin à un moment donné. Elle me fait beaucoup souffrir. Bon, ce n'est pas tout : tu pourrais me complimenter sur le dîner, non ? C'est pas mal de boulot ! Si tu veux, ils nous inviteront ensemble, je demanderai à Maîtresse, elle sera certainement d'accord ! Maintenant si tu veux que j'arrête, tu n'as qu'un mot à dire et je romps avec eux ! Seulement il faudrait y réfléchir à deux fois parce que ce ne serait pas très convenable : je dois à cette situation la promotion que je viens d'avoir et énormément de liberté : j'ai des horaires très souples ! Avec le style « vierge et martyre », je serais bonne à être au chômage les deux tiers du temps, à travailler comme une bagnarde si par hasard je décrochais un emploi et quand à une promotion comme celle-là, je pourrais toujours attendre !
— La boîte de mes parents pourrait te prendre… Ou même tu pourrais arrêter de bosser...
— Tu trouves que ce serait sain ? Tu veux que je m'épuise à élever quatre gamins ? C'est tout ce que tu as trouvé ? On finit de dîner et après on s'envoie en l'air au lit, d'accord ?
— Tu n'aurais pas pu me mettre au parfum au moment où nous nous sommes rencontrés ou au moins quand je t'ai demandée en mariage ?
— Désolée, mais on ne pense pas à tout et pour moi c'était un détail… Et qu'aurais-tu fait ? Tu m'aurais quittée ? Et alors ?
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- Le bleu de Bresse
Pfouou... J'aime autant ça. Je suis soulagée. J'ai eu peur qu'il le prenne mal et j'ai senti le vent du boulet… Par contrecoup, mes nerfs se détendent. Ce n'est pas une raison pour dire encore des bêtises : il faut que je me surveille…
Il me regarde avec de grand yeux étonnés et j'ai un peu honte.
— En tout cas le... poulet du Bugey était super et le vin va bien avec !
— Contente que ma cuisine te plaise, chéri… J'en referai puisque tu aimes…
— La salade est délicieuse et le fromage aussi.
— C'est du bleu de Bresse, bien sûr, le grand fromage de ma région. L'autre, c'est de la tomme de Savoie. C'est ce que le fromager avait de plus proche de la tomme d'Ambérieu qui est moins connue et qu'on du mal à trouver ici. Mais tout cela est encore meilleur dans le pays… La tarte vient du bon boulanger et le pain aussi…
Il regarde comme un mort de faim mes seins plats marqués de deux petites aréoles brunes et ma poitrine osseuse…
— Je te plais ?
Je lui prends la main.
— Ça va, tu n'es pas trop chiant comme garçon, c'est agréable…
Il sourit :
— Je pensais que tu le savais déjà et que c'était l'une des raisons pour lesquelles tu m'avais épousé…
J'en ai les larmes aux yeux et je me dégoûte un peu... Il faut dire que je commence à être saoule. Je considère avec surprise la bouteille de Brouilly, brune avec sa jolie étiquette et son élégant col blanc. Ce n'est pas vrai, il n'en reste qu'un fond ! Oh et puis zut, je me sers le reste, petit dépôt compris et je vide mon verre pour accompagner la dernière bouchée de tartes aux pommes.
— Tu ne bois pas un peu trop, chérie ?
— Il restera de la tarte pour le petit déjeuner… Tu es mignon… Je saurai te récompenser. Tu verras, je te ferai hurler de plaisir et tu ne pourras plus te passer de moi !
— Mais je ne peux déjà plus me passer de toi !… Le café est bon…
— Il a intérêt, il coûte une blinde, ce n'est pas du café de grande surface, il vient de l'épicerie fine, la nana me l'a conseillé, il vient de Colombie… Tu m'aides à débarrasser, on peaufinera demain matin, on a le temps, c'est samedi… Tu viens, tu n'avais pas fini tout à l'heure… J'ai envie d'être pénétrée…
A suivre
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Commentaires ()
J'ai voulu le personnage complexe (voir la suite mais ce récit n'a pas énormément de succès ici)
Voissa me l'a censuré vraisemblablement à cause de la relation lesbienne entre la DRH (voir la suite) et sa nièce.
Ce qui m'a laissé la liberté de le faire reparaître ici
Naturellement!
Quelle garce, j'ai envie de dire, "garce" et "salope" , pour moi, ce sont des compliments
lol
J'étais sûr que tu aimerais !
Merci du com !
La réponse sur le café fait partie des bavardages-diversions après la fameuse gaffe
La grosse gaffe d'Armelle qui explique que son anus reste ouvert longtemps, c'est une bonne trouvaille, qui relance immédiatement l'intérêt comique de l'épisode, alors qu'on se s'y attend pas, puisqu'il commence de façon presque traditionnelle, avec une bonne épouse qui cuisine de délicieux petits plats en attendant son mari, sauf qu'habituellement, les épouses ne sont pas seulement vêtues d'un tablier!
La suite est très drôle aussi, quand Armelle réfléchit à toute vitesse, en commençant par prétendre qu'elle n'a rien révélé de choquant pour son chéri et en lui passant la bouteille d'excellent vin, notre auteur est oenophile, nous le savons., puis en lui reprochant de faire une crise de jalousie.et en achevant, avec un summum de mauvaise foi, utilisée souvent par les hommes, "je ne t'ai pas trompé car mon patron utilise un préservatif, et ce n'est que mon corps qui jouit". J'étais éclaté de rire à cause de ce retournement des arguments traditionnels.
Naturellement elle n'a pas prévenu son fiancé de ce détail de sa vie professionnelle!
Elle a eu raison, le plus gros scandale pour son mari étant digéré, de préciser ses relations avec sa Maitresse. Et elle a eu même un trait de génie ,qui l'a surprise elle-même, en disant à Fabien "c'est toi que j'aime".
Ce garçon si immature ne manque quand même pas de réparties ironiques, dont "je pensais que c'est parce que je ne suis pas trop chiant que tu m'as épousé", là il remonte dans mon estime.
Armelle n'est vraiment pas romantique de mentionner le prix du café de Colombie, quand Fabien vient de lui dire qu'il ne peut plus se passer d'elle, moi je n'aurais pas aimé, comme je n'aime pas que ma chérie me raconte le dernier épisode d'une série qui m'ennuie alors que je veux lui faire un câlin, mai personne n'est parfait.
Moi non plus, aime28 ne manquera pas d'expliquer ,je suppose!
Elle risque d’être surprise par son mari qui risque d’être un amant de plus en plus performant
Par contre je n'ai pas bien compris ta réponse