Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Armelle, une femme libre — Chapitre 13 · Armande
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Armelle, une femme libre
Chapitre 13 · Armande
Résumé
Ghislaine, la nouvelle amie d'Armelle, convainc notre héroïne de devenir membre du bureau syndical.
Armande, la DRH, a demandé à la jeune femme de noter défavorablement sa collègue Michelle...
Armande, la DRH, a demandé à la jeune femme de noter défavorablement sa collègue Michelle...
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— Armande
— Asseyez-vous, Madame Monod…
La DRH regarde son écran puis enlève ses lunettes de près. C'est une femme mûre, dans les 50 ans peut-être. Elle a dû être belle, elle l'est toujours d'ailleurs. Elle est coiffée soigneusement, en tailleur, chemisier blanc.
L'anti-Ghislaine ! Le son de sa voix m'est infiniment désagréable.
— Madame Monod, la notation de Madame Lepelletier, ce n'est pas du tout ce que je vous avais demandé !
Je prends un air innocent.
— J'ai fait ce que vous m'avez dit, Madame. Je l'ai notée de la manière la plus juste possible. Comme nous travaillons ensemble, je crois pouvoir évaluer ses qualités professionnelles…
Elle sourit :
— Je jouez pas à la plus maligne avec moi. Je vous avais demandé une chose précise.
— Je ne vois pas ce que vous voulez dire, Madame.
— Vous vous croyez intelligente depuis que vous avez des activités syndicales ?
J'accuse le coup. Cette peste est au courant de tout… Je suis sur le point de lui répondre que c'est un droit constitutionnel d'adhérer à un syndicat mais je me tais. Surtout ne pas avoir l'air de me justifier…
— La petite bourgeoise qui fait sa crise, commente-t-elle avec une moue ironique.
Elle se lève et fait le tour de son bureau. Elle s'assied sur une table tout près de moi et regarde avec insistance mes longues cuisses nues.
— Quel gâchis…
Elle s'accroupit tout près de moi et caresse mes jambes croisées et ce contact me brûle comme un fer rouge. Elle écarte mes genoux et ses mains caressent la peau si sensible de la face interne de mes cuisses.
— Que faites-vous, Madame...
— Pas de culotte : bien !!
Je défaille de dégoût quand ses doigts écartent mon sexe et s'immiscent dans mon vagin. Ce contact m'est insupportable et je serre les bords de ma chaise. Non, pas si insupportable, finalement… La répugnance que m'inspire cette femme et tout ce qu'elle représente me procure une sorte de plaisir.
Deux doigts s'enfoncent au plus profond de moi. Jamais les quelques femmes que j'ai connues sexuellement ne m'ont caressée avec autant de compétence. Ne pas jouir, surtout ne pas jouir… Je devrais interrompre tout cela, me lever et sortir de ce bureau mais ce n'est pas ce que je fais : paralysée, à ma grande honte, je sens la jouissance qui monte à toute vitesse et j'explose ! Rugissant de volupté, je profite de tous les instants de cette caresse inattendue. Je l'attire contre moi. De sa main libre, elle défait mon chemisier, écarte le soutien-gorge et caresse mes seins plats.
Ce n'est pas tout : elle pose ses lèvres contre les miennes et une langue grosse, dure, douce, prend possession de ma bouche, ce qui redouble ma jouissance. Reprenant l'initiative, j'entreprends de la déshabiller.
— Je voudrais que vous soyez nue…
Nous roulons ensemble sur la moquette et je m'empare de ses seins ronds. Je serre l'une de ses cuisses très fort contre les miennes tandis que j'entends du bruit à l'extérieur du bureau. On dirait… Mais oui, on dirait la police ou les pompiers… Je suis prise d'angoisse.
Mon plaisir coupé net, j'abandonne ma DRH préférée et je rajuste mes vêtements. Je sors. Tout le monde est sens dessus dessous. Tout vient du bureau de Ghislaine. Elle est sans connaissance. Les pompiers ont placé mon amie sur un brancard et, avec leur compétence habituelle, tentent de la ranimer.
Je hurle :
— Ghislaine !!!
Un jeune pompier me retient :
— Calmez-vous, Madame, calmez-vous ! C'est fini. Il n'y a plus rien à faire.
— Ghislaine !! Reviens !! Ne m'abandonne pas, je t'en supplie !!
Et je fonds en larmes.
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- Une mort subite
Tout le service administratif se presse dans le couloir bordé de baies vitrées aux abords du bureau de la pauvre Ghislaine. y compris Georges et Armande.
La police vient de débarquer. Un gradé, aidé d'une jeune femme, canalise la petite foule.
— Retournez dans vos bureaux, Mesdames et Messieurs, laissez les pompiers faire leur travail, il n'y a rien à voir !
On m'a laissé m'agenouiller près de mon amie et les policiers ont fait sortir les autres personnes. On me laisse lui fermer les yeux. Je serre une main qui commence à se refroidir. Une jeune femme médecin des Pompiers de Paris vient d'arriver. Elle examine le corps.
— Date du décès : 15h47, déclare-t-elle.
— De quoi est-elle morte, docteur ?
Comme elle hésite à me répondre, je précise :
— Je suis sa collègue et c'était ma meilleure amie… C'était ma seule amie ici...
— A priori mais il faudrait faire une autopsie pour en être totalement sûrs, il s'agit d'un anévrisme de l'aorte. C'est dû à une malformation et la survenue de cet accident est totalement aléatoire. Le décès est provoqué par une importante hémorragie interne. C'est en tout cas une mort naturelle. Désolée, Madame. Mes condoléances.
— Merci...
Comme dans un mauvais rêve, je vois arriver le mari de Ghislaine que je ne connaissais pas et je m'écarte. Les pompiers emportent le corps désormais recouvert d'un drap, visage compris, les pieds devant conformément à l'usage. Je veux retourner dans mon bureau et je me trouve nez-à-nez avec Armande.
— Désolée, petite Armelle, je sais que vous étiez très liées…
— Oui… Merci…
— Tu veux venir dans mon bureau pour qu'on parle ?
— Une autre fois, ce n'est vraiment pas le moment… Il faudra que je fasse une collecte pour les obsèques, cela m'empêchera de penser… Pour commander une couronne, c'est certainement ce qu'elle aurait fait à ma place...
Je rentre dans mon bureau, suivie par Armande qui me tend un billet de vingt euros.
— Tiens, c'est pour Ghislaine.
— C'est gentil, merci…
Je prends une grande enveloppe, j'y glisse le billet d'Armande et je marque au feutre « obsèques de Ghislaine ».
— Tu me laisses pleurer tranquillement. On verra après…
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- L'expulsion
Le lendemain matin, 9h30
Mon bureau est traversé par une armada de vigiles, enfin certains de ces hommes sont en uniforme de la société privée de gardiennage, d'autres sont en civil. Ils entrent sans frapper dans le bureau de Georges, se saisissent de lui et le traînent littéralement dehors. Il crie et proteste. L'un de ces hommes s'empare de l'ordinateur du PDG. Michelle subit le même sort et hurle et l'un de ses beaux seins jaillit du décolleté. Je me lève et tente de m'interposer. Michelle, en pleurant, réclame son sac et je le lui donne.
— Armelle, ne les laisse pas faire !!
La DRH, en retrait, assiste à la scène qui a duré moins d'une minute. Contrairement à ce qui s'était passé pour Ghislaine, personne n'a eu le temps de sortir. Le groupe parcourt le couloir et les vigiles, se heurtant à la résistance de Georges, le transportent par les bras et les jambes. L'un d'eux gifle violemment Michelle qui tente de se dégager.
Tout le monde disparaît et le silence revient. Je suis seule dans le bureau comme une conne. Dommage, je n'ai pas eu le temps de sortir mon smartphone pour filmer la scène. Par la porte grande ouverte du bureau de Georges, j'aperçois des meubles renversés.
Je me retrouve nez-à-nez avec Armande. Elle a l'air très contente d'elle. Je me demande si elle aurait osé si Ghislaine était encore là...
— C'est toi qui a ordonné cela ?!
Et elle répond de sa voix rauque :
— Oui. Ton nouveau patron arrive demain matin. Il n'a pas intérêt à te toucher, celui-là, s'il veut rester plus de cinq minutes !
Elle me regarde ironiquement.
— Tu vois ? Inutile de s'embarrasser de formalités ! Le PDG était le plus facile à virer ! Estime-toi heureuse de ne pas subir le même sort !
— Tu ne leur a même pas donné une demi-heure pour emporter leurs affaires personnelles ? Et Michelle ? C'est dégueulasse ! Qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Ce n'est qu'une petite secrétaire !
Elle sourit :
— Oui, doublée d'une pute ! Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ? Attendre que tu te décides à lui faire une notation comme je te l'avais demandé ?
— Et tu crois que Georges va se laisser faire ?
— Avec tous ses détournements de fonds depuis des années et dont j'ai la preuve, il a intérêt à accepter nos conditions ! Et que veux-tu qu'il fasse ? Un procès ? Nous avons tous les avocats qu'il faut et il y en aurait pour des années !
Quelle ordure… J'en tremble d'indignation. La DRH, je devrais dire l'exécutrice des basses œuvres, se rapproche de moi et passe la main sur la face interne de mes cuisses nues, remontant jusqu'à mon sexe et, inexplicablement, je coule comme une fontaine et je dégouline.
— Ose dire que tu n'aimes pas ! Ose dire que tu n'as pas ressenti de plaisir en voyant virer Georges ! Tu n'as pas oublié qu'il avait essayé de te licencier quand tu étais enceinte, tout de même ?
— Georges se débrouillera mais Michelle, c'est moi qui la défendrai maintenant que Ghislaine n'est plus là !! Tu ne l'emporteras pas au paradis !!
Elle éclate de rire tout en rentrant ses doigts dans mon sexe.
— Et que fera mon petit chaton ? Sortir ses griffes, miauler et cracher ? C'est vrai que j'oubliais que ma petite bourgeoise appartenait à une puissante organisation révolutionnaire ! Je suis morte de peur !
Elle m'entraîne dans son bureau et referme la porte. Elle m'arrache brutalement mes vêtements et je me laisse faire.
— Quel gâchis, une aussi belle fille qui se laisse enrôler par la CGT et qui se fait tripoter par des mecs ! Qu'est-ce que tu leur trouves ? Qu'est-ce que vous avez toutes avec vos jules ? Je t'apprendrai à faire l'amour avec une femme, une vraie !
La femme mûre plaque sa bouche contre la mienne, rentrant sa langue, elle sent bon et elle a bon goût. Elle me fait horreur et je suis malade de désir. Deux doigts rentrent, l'un dans mon vagin, l'autre dans mon anus. La jouissance monte et un puissant orgasme secoue tout mon corps. Nous sommes debout, je suis entièrement nue et elle est restée habillée. Me procurant un plaisir incroyable, mon sphincter se contracte rythmiquement, de plus en plus fort, tentant d'écraser le doigt intrus. En vain.
En tâtonnant, j'essaie d'atteindre ses magnifiques seins et je me heurte au soutien-gorge. J'implore :
— Je voudrais que tu sois nue…
— Tu vois que tu en as envie ! Tu verras, dans un lit, c'est encore mieux !
A suivre
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Suite à partir du 4 décembre
Je viens de lire le chapitre 13, tu as fait encore plus fort, cher Pierre!
D'abrd c'est une suite de coups de théâtre des plus inattendus : le décès de cette chère syndicaliste, puis la ruée des vigiles qui emmènent Georges avec violence.
C'est encore plus glauque la façon dont la nouvelle DRH séduit notre belle Armel, qui cède au plaisir saphique malgré sa répugnance pour l'ignoble liquidatrice. C'est glauque, mais fort jouissif pour un vieux cochon comme moi, j'assume ma perversité dans mes fantasmes!
Et tu vas volir...
Suite à partir du 4 décembre