Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Armelle, une femme libre — Chapitre 10 · La clinique
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Armelle, une femme libre
Chapitre 10 · La clinique
Résumé
Armelle attend un bébé.
Georges annonce à notre héroïne qu'elle est licenciée.
Arnaud, qui a appris que sa femme Michelle couchait avec le patron, débarque au bureau et menace Georges avec un couteau.
Armelle se précipite pour empêcher le drame et reçoit un coup de couteau. Elle est sauvée mais elle a perdu son bébé. Elle est inconsolable...
Georges annonce à notre héroïne qu'elle est licenciée.
Arnaud, qui a appris que sa femme Michelle couchait avec le patron, débarque au bureau et menace Georges avec un couteau.
Armelle se précipite pour empêcher le drame et reçoit un coup de couteau. Elle est sauvée mais elle a perdu son bébé. Elle est inconsolable...
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- Michelle et Ghislaine
Clinique protestante de Sceaux, dans l'après-midi
— La cafétéria n'est pas mauvaise.
Il me tend une petite assiette.
— Je t'ai remonté une petite tarte…
— Oh, c'est une bonne idée… Tu m'aides à me lever ? Ils m'ont dit qu'il ne fallait pas que je reste trop au lit… je vais aller me mettre dans le fauteuil.
Je m'assieds sur le bord du lit.
— Tu m'apportes la robe de chambre ?
Tendrement, précautionneusement, il m'aide à me lever et à m'asseoir dans le fauteuil, encombrée par la perfusion et la perche qu'il faut déplacer sur ses roulettes. Je l'attrape et je l'attire vers moi pour un baiser sensuel, avec la langue.
— J'ai envie de faire l'amour…
Il rit :
— On fera cela à la maison. Ici ce n'est pas très commode…
— J'ai hâte. Je voudrais partir d'ici… Et puis il va falloir que je trouve un nouveau taf…
J'ouvre la braguette et je sens la rigidité de son sexe que, fébrilement, je sors du pantalon. Il continue à sucer ma langue tandis que je prends la verge à pleine main. Je commence à faire coulisser la peau, tirant pour dégager le gland gonflé de désir. Je fais des va-et-vient avec la main, habituée à ses réactions, avec la bonne vitesse et la bonne pression pour lui procurer le maximum de plaisir tout en ne le faisant pas éjaculer trop vite pour faire durer.
Il interrompt le baiser.
— Tu le fais si bien…
Jugeant que la caresse a assez duré, j'accélère pour lui donner l'orgasme souhaité.
— Oui, oui, continue…
C'est alors que j'entends deux petits coups sur la porte restée ouverte sur le couloir.
Je vois un énorme bouquet et deux femmes et j'entends une voix gouailleuse :
— Eh bien, ma bourge préférée, tu ne t'emm… pas ! C'est une clinique de riches, ici ! Tu as une chambre cinq étoiles !
A regret, je lâche la verge de Fabien. Le sperme jaillit violemment et un jet m'atteint en plein dans l'œil, puis un deuxième jaillit sur mon visage. Fabien, rouge comme une tomate, se rajuste. Puis, courtois, il avance une chaise et reste debout.
— Désolées, on vous dérange, peut-être ?
— Non, non, c'est gentil de me rendre visite…
Honteuse, je voudrais attraper la boîte de mouchoirs sur la table de nuit. Ghislaine pose son bouquet sur la table et devance mon geste. Je m'essuie le visage. Ghislaine et Michelle m'embrassent.
— Comment vas-tu ? Tout le bureau te fait ses amitiés !
— J'ai un peu mal mais ça va passer. J'ai surtout perdu mon bébé… Il faudrait que je marche mais j'ai une perfusion et un tuyau dans le nez, je c'est pas très commode… On peut aller se promener à la cafeteria, si vous voulez. Fabien, passe-moi le gâteau, je vais le manger… Comment va ton mari, Michelle ?
— Tu regarderas les actualités Ile-de-France sur la 3. Pour l'instant il a été mis en examen pour tentative de meurtre avec préméditation sur Georges… Je voudrais te demander quelque chose : tu pourrais ne pas l'accabler et dire que le coup que tu as reçu, c'était un accident ? Il va sans doute rester en prison, je me retrouve seule avec mes gamins…
— C'est déjà ce que j'ai dit mais on m'a dit de passer au commissariat pour déposer.
— Il n'était pas comme ça avant, il a été traumatisé au Mali, son meilleur copain a été tué à côté de lui.
— J'ai perdu mon bébé… D'autre part si l'armée lui a appris à se battre, ce n'était pas pour qu'il tue l'amant de sa femme mais pour qu'il défende le pays ! Et toi, Michelle, tu aurais peut-être pu penser avant que ton mari était jaloux et fragile psychologiquement… Mais je verrai ce que je peux faire…
— Merci, Armelle, du fond du cœur !
Ghislaine sourit :
— Je garde le meilleur pour la fin : tu es réintégrée ! Ou plus exactement il nous a expliqué que c'était un malentendu et qu'il n'avait jamais été question de te licencier !
— Pardon ?
J'éclate de rire :
— C'est vrai ?! Je suppose que tu y es pour quelque chose ?
— On est intervenus en tout cas et on a parlé des plans sociaux à venir. La menace d'une bonne grève, surtout dans les ateliers, les patrons adorent !
— Fabien, tu me passes mon sac ?… On est obligé d'avoir les mêmes idées que vous si on adhère ?
— C'est très gentil et j'apprécie… Non, bien sûr, la CGT est un syndicat, pas un parti politique !
Je sors mon carnet de chèques et mon stylo.
— Combien ?
— 1 % de ton salaire net…
— Parce que tu vas adhérer à la CGT, demande Fabien avec désapprobation.
— Elle a fait quelque chose pour moi, c'est mérité…
Je griffonne un chèque et je le lui tends.
— Merci ! Je te donnerai ta carte quand tu reviendras… On peut faire des prélèvements automatiques pour après…
— Oh, je vois que vous avez déjà de la visite…
Jeanine vient d'apparaître dans l'encadrement de la large porte.
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- Armelle et Georges
Une semaine plus tard, au bureau
Je suis arrivée très tôt. Penchée sur mon bureau, je mets de l'ordre. J'allume l'ordi. J'entends des pas derrière moi. Je tourne la tête, le temps d'entrevoir Georges. Je veux me retourner mais je n'en ai pas le temps : il me plaque sur le bureau. Je suis nue sous ma mini-jupe très courte et je sens ses mains sur mes cuisses et sa verge - très dure – sur mes grosses fesses que j'écarte de mes mains.
— Bonjour quand même, Georges… C'est gentil de me demander comment je vais… Tu mets un préservatif, n'est-ce pas… Tu entends ce que je te dis ? Merci de m'avoir reprise, en tout cas…
Je n'ai pas le temps de continuer : il me lubrifie sommairement l'anus avec de la salive, je suppose et me pénètre brutalement, d'une poussée rectiligne, jusqu'au fond. Il me fait très mal et jamais son sexe n'a été aussi dur. Très excité, me tenant fermement par mes hanches grasses, il entreprend des coups de boutoirs.
— Aïe ! Tu me fais mal, Fabien m'a déjà pénétrée toute la nuit, il n'y a pas moyen de l'arrêter… Attention, j'ai une cicatrice qui est encore douloureuse.
— Je t'aime…
— Je sais… Moi aussi je t'aime et je me demande bien pourquoi...
Et j'ajoute :
— Tu me fais horreur…
Il éjacule longuement dans le préservatif en rugissant de plaisir et ressort. Il jette la capote dans la corbeille à papiers et se rajuste. Je me retourne et il m'embrasse en me caressant les cuisses. Il m'assied sur mon bureau.
— J'avais très envie de toi…
— J'ai remarqué… C'est pour cela que tu m'avais virée ?
— Tu m'as sauvé la vie…
— Je sais. Je ne sais pas ce qui m'a pris... A cause de toi, j'ai perdu mon bébé. Tu n'en valais pas la peine, c'est surtout pour le mari de Michelle que je l'ai fait. Au fait, où est-elle ? Tu aurais pu essayer de me faire jouir…
Joignant le geste à la parole, j'écarte mes longues cuisses nues, j'humecte mes doigts de salive et j'entreprends de me masturber tout en le regardant dans les yeux.
— Tu n'as pas eu l'idée de venir me voir à la clinique avec un bouquet ? Ni de me filer un petit coup de téléphone ? Et après tu me dis que tu m'aimes ?
— Je n'ai pas osé…
— Ah bon, parce que m'enculer après ce qui s'est passé, tu oses ? Tu me dégoûtes...
J'envoie promener mes chaussures, ma mini-jupe et le reste de mes vêtements et je continue ma masturbation toute nue. Le plaisir monte et de voluptueux spasmes montent de mon ventre et de mon anus à mon cerveau en passant par mon ventre meurtri par le couteau d'Arnaud. Je ferme les yeux et je gémis.
— Quand j'irai mieux physiquement et moralement, Fabien me fera un nouveau bébé et tu n'as pas intérêt à t'y opposer !
Ce que je ne savais pas encore, c'est que l'épidémie et le confinement étaient en train d'arriver à grands pas...
— Je te demande pardon…
Je me lève et je me rhabille.
— Jeanine m'a dit que je n'étais pas obligé de te pardonner… Plus tard, peut-être, quand j'en aurai assez de t'en vouloir et que j'aurai autre chose à f…
A ce moment-là, la ligne de Georges sonne. Je décroche.
— Ateliers Schneider, j'écoute…
— C'est toi, Armelle ? Tu as repris ? Georges est là ? Je ne viendrai pas aujourd'hui : Arnaud s'est suicidé en prison ! La police est venue me prévenir.
— Oh, mon Dieu !!!
— Je reviendrai dans quelques jours.
— Comment vont les enfants ?
— Ils ne savent pas encore…
— Courage, ma poupée ! Je te passe Georges… Son mari s'est suicidé en prison…
FIN de la première partie
Très bientôt et ici même, de nouvelles aventures (sexuelles !) de votre héroïne préférée...
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Commentaires ()
Merci de tes compliments et de tes encouragements !
Pierre tu vas toujours plus loin dans la qualité de tes textes!
Je ne parlerai pas de nouveau de la qualité de la langue, du contexte historico social, afin de ne pas me répéter.
Mais du sens de l'humour; je rigolais tout seul en lisant plusieurs excellentes punch lines, et des coups de théâtre. D'abord la remarque de Ghislaine sur la clinique de bourges, puis le sperme qui part dans l'œil d'Armelle, sa réintégration dans le personnel de la boite, alors que je regrettais que le personnage de Georges disparaisse ,le suicide d'Arnaud, et les réponses cinglantes d'Armele à Georges, du vrai Audiard!
j A me connaissance ,tu es le seul auteur qui manie l'humour come une arme de précision ...Mais je ne lis pas toutes les publications des nombreux excellents auteurs/ autrices du site