Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Armelle, une femme libre — Chapitre 12 · Armelle devient militante syndicale
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Armelle, une femme libre
Chapitre 12 · Armelle devient militante syndicale
Résumé
La jeune et belle Armelle est la maîtresse de son patron Georges.
Elle s'est liée d'amitié avec Ghislaine, une femme d'un milieu social différent du sien, militante syndicale
Comme Armelle est devenue cadre, la nouvelle DRH la charge de noter défavorablement sa collègue Michelle en vue d'un licenciement.
Or Michelle a des enfants jeunes et vient de perdre son mari...
Elle s'est liée d'amitié avec Ghislaine, une femme d'un milieu social différent du sien, militante syndicale
Comme Armelle est devenue cadre, la nouvelle DRH la charge de noter défavorablement sa collègue Michelle en vue d'un licenciement.
Or Michelle a des enfants jeunes et vient de perdre son mari...
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— Armelle gravit les échelons syndicaux
A la machine à café
Ghislaine me tend un gobelet de café.
— Il est dégueulasse, ce café, dit-elle en accompagnant cette appréciation d'une grimace. J'ai demandé une analyse dans le cadre du CHSCT…
Je ris :
— Super. Du coup, je le bois ou je le jette ?
— Je ne t'ai pas fait venir pour cela. Ici nous sommes tranquilles. Je voulais que tu y réfléchisses avant l'assemblée générale des adhérents. Je voudrais que tu fasses partie du bureau syndical.
— Moi ??
— Ben oui, pas le Pape !
Je ris :
— Je suis protestante ! Sans rire : pourquoi moi ?? Et d'abord en quoi cela consiste-t-il ?
— Nous sommes quatre. Avec toi nous serons cinq. Cela consiste à t'occuper du syndicat d'une manière active, à devenir une militante, à assister aux réunions du bureau, à participer aux décisions dans la vie de tous les jours. Et aussi à venir avec nous quand nous rencontrons les patrons, enfin tu vois l'idée…
— Chérie, je suis très flattée, c'est une preuve d'estime mais je ne sais pas si je suis la bonne personne ! Toi-même tu me traites de bourgeoise !
Elle sourit.
— C'est un nom affectueux… D'abord c'est très intéressant pour nous, pour l'image : tu es cadre et tu es une femme ! Ensuite tu as plein de qualités et nous avons besoin d'une personne comme toi, justement !
— OK. Tu me laisses y réfléchir ?
— Oui mais prends vite ta décision. Je voudrais ta réponse avant l'assemblée, demain, aux ateliers à Évry.
Je jette le gobelet, je fais un sourire à Ghislaine et, préoccupée, je réintègre mon bureau. Michelle n'est pas là. J'entends des gémissements qui viennent du bureau de Georges. J'en profite et j'appelle Fabien.
— Fabien ? Qu'est-ce que tu fabriques ? Je voulais te demander quelque chose : Ghislaine, que tu connais, me propose de faire partie du bureau syndical…
Il rit :
— Voilà autre chose ! Je ne pensais pas avoir épousé une pétroleuse !
— Tu es bête… Sérieusement, qu'est-ce que tu en penses ?
— Tu connais mes idées : je ne suis pas de gauche. Maintenant tu fais comme tu le sens : quoi que tu décides, je te soutiendrai !
— Tu es un amour ! Je t'adore !
Je fais un baiser sur le téléphone. J'entends des cris dans le bureau de Georges. Je frappe et j'entre. Michelle, entièrement nue, ses beaux seins posés sur la table, subit les assauts de Georges, le pantalon baissé, qui s'arrête brusquement et jouit en elle. Il se retire, toujours en érection et envoie promener le préservatif. Il se rajuste. Michelle commence à se rhabiller.
— Michelle chérie, on peut se voir maintenant ? On m'a demandé de te noter…
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- La notation
— On va se mettre dans la petite salle de réunion, on sera tranquilles…
— Qu'est-ce que c'est que cette histoire de notation ? Tu n'as que ça à f… ? C'est vrai que j'oubliais que tu étais cheftaine...
Je ferme la porte de la salle et nous nous installons face à face.
J'ouvre mon dossier.
— A ta place, chérie, je ne serais pas désagréable. On m'a chargé de te noter et tu risques de faire partie de la première charrette de licenciements.
Elle hausse les épaules.
— Ce n'est pas possible. Je viens de perdre Arnaud, tu le sais bien et j'ai deux gamins !
— Et tu crois que ça les gêne ?
— Je suis protégée par Georges. Je ne risque rien tant que je baise avec lui !
— Je te trouve bien naïve… On y va, on ne va pas y passer toute la matinée !… J'ai différentes rubriques à noter de A à E. Compétence technique, elles sont bonnes mais tu pourrais t'améliorer. Tu accepterais de suivre une session de formation ?
— Oui…
— Je mets B… Esprit d'initiative, allez, on va mettre A… Ponctualité, je mets A… Est-ce que tu as atteint tes objectifs ?
Elle hausse les épaules :
— On ne m'a pas donné d'objectifs…
— On met A. Comportement, on va mettre B… Tu vois, ce n'était pas la mort… Alors je mets : assistante compétente, bon comportement, personne sur laquelle on peut compter. Objectifs atteints. Formation technique complémentaire à prévoir.
Je pousse le papier devant elle.
— Tu peux y ajouter quelque chose si tu veux. Tu peux signer. Ou refuser de signer mais ce n'est pas recommandé…
Elle signe.
— Merci, Armelle…
— Oui, je crois que tu peux me remercier… On va retourner bosser. Tu peux retourner te faire sauter par Georges si ça te chante…
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- La réunion
Zone d'activités d'Evry, ateliers, 9h du matin
Nous sommes dans une petite salle de réunion donnant sur l'immense atelier.
Ghislaine donne deux petits coups sur le bois de la table avec son crayon. Elle m'a fait asseoir à sa droite. Il y a une quinzaine d'hommes et de femmes en bleu de travail. Je me sens très cruche au milieu d'eux et j'ai l'impression que je suis jugée. En réalité on me regarde plutôt avec bienveillance et avec une sorte de curiosité. J'ai abandonné ma micro-jupe pour la circonstance, la remplaçant par un pantalon noir.
— Bonjour, camarades. C'est une petite réunion entre nous. Si les menaces se précisent, nous ferons une assemblée de tout le personnel avec nos camarades de la CFDT. Mais d'abord je vous présente Armelle Monod. Elle dirige le secrétariat du patron à Antony, si, si… Vous vous souvenez d'elle : on a parlé d'elle dans les journaux… Je lui ai proposé de rejoindre le bureau, je ne sais pas s'il y a d'autres candidats…
Elle se tourne vers moi et me sourit. Je suis rouge comme une pivoine.
— Tu peux dire quelques mots, Armelle…
— Bonjour, mes amis, je suis contente d'être parmi vous. Ghislaine me fait l'honneur de me suggérer d'être candidate à votre bureau. J'ai 23 ans, je suis mariée, sans enfant. J'ai perdu mon bébé le jour de l'agression. Je suis assistante de direction et, comme vous l'a dit Ghislaine, je travaille dans le secrétariat de M. Schneider. Je n'ai pas d'expérience syndicale mais j'essaierai d'être à la hauteur. Voilà…
Des applaudissements saluent mon intervention. Ghislaine sourit.
— Armelle est très modeste... J'ajouterai qu'elle est cadre, qu'elle a un bac scientifique, qu'elle a un BTS assistante de direction et qu'elle parle plusieurs langues, c'est bien cela, Armelle ? On passe au vote rapidement ?… OK, Armelle, tu es élue à l'unanimité !
On m'applaudit à nouveau.
— On va passer à des choses moins drôles. Les patrons vont licencier au moins la moitié d'entre nous. Ils vont commencer par des départs volontaires, comme ils disent, puis il vont dégoûter les salariés un par un et les pousser à partir. Armelle pourrait vous en parler : on lui a demandé de saquer une personne qui est sous sa responsabilité. Mais ce pourrait être beaucoup plus grave. Il s'agirait de liquider les ateliers d'Évry, de les vendre à un repreneur et de délocaliser la production en Slovaquie où les frais de personnel seraient diminués de moitié par rapport à la France.
— Et nous, qu'est-ce qu'on va devenir, demande une femme.
— Eh bien il va falloir se battre ! Pour l'instant, ils ont embauché une DRH, Mme Tellier, une tueuse réputée. Nous avons été reçus par elle. Elle est redoutable.
La petite réunion s'achève. Très prosaïquement, j'ai une forte envie d'aller aux toilettes. En ressortant dans le couloir, je me trouve nez à nez avec un jeune homme en bleu de travail, très sympa. Il me barre le passage.
— Tu es très belle. On n'est pas habitués à voir des femmes comme toi, ici… Je m'appelle Gérard.
— C'est gentil… Enchantée, Gérard. Tu me laisses passer ?
— J'ai envie de toi.
Un peu inquiète, me démanchant de cou pour essayer d'apercevoir le groupe dont j'entends les conversations, j'essaie de sourire.
— Écoute, Gérard, je suis ici pour le syndicat et parce que nous sommes tous solidaires. Je ne suis pas venue pour m'amuser ! Je suis venue parce que Ghislaine a confiance en moi !
— Dis tout de suite que je ne suis pas assez bien pour toi ! Tu me méprises parce que je suis un ouvrier ?
— Comment peux-tu oser dire une chose pareille ? Si je vous méprisais, je ne serais pas ici ! Tu as envie de moi, c'est mignon, mais cela ne te donne pas de droits sur moi ! Et d'abord je suis mariée, j'aime mon mari et je suis fidèle ! Je te répète que je suis ici parce que nous sommes tous solidaires, rien d'autre !
En colère, il crie :
— Qu'est-ce que tu sais des besoins des hommes ? C'est bien joli tout ça ! Tu crois que parce que je suis un ouvrier, je vis de conscience de classe ?
Il me prend dans ses bras et essaie de m'embrasser.
« Lâche-moi ou j'appelle !!
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- Armelle pénétrée nue par Gérard
Le souvenir de cet amant restera lié à cette odeur de produit de nettoyage.
Je regarde désespérément vers la petite salle d'où parviennent des bruits de conversation dominés par la voix à l'accent parisien de Ghislaine.
— Gérard, que vont dire les autres ? Ce n'est pas bien, ce que nous faisons !
Il me traîne par la main dans ce couloir sombre, ouvre une porte et allume la lumière. Il referme d'un coup de pied. La pièce, sans fenêtres, est bordée d'étagères chargées d'énormes bidons. Il me plaque contre le mur et je laisse tomber mon sac.
— Non, ne fais pas cela…
Il plaque sa bouche sur la mienne. Je rends le baiser avec ardeur et nos langues luttent l'une contre l'autre. Il a bon goût… Fébrilement, je retire ma veste, mon chemisier. Il m'aide à dégrafer le soutien-gorge qui ne soutient pas grand-chose mais qui masque mes aréoles. Il baisse mon pantalon et mon string. Je me retrouve toute nue et je le déshabille tout en continuant le baiser.
Il caresse tout mon corps, s'attardant sur ma poitrine plate, mes fesses rebondies parcourues d'un début de cellulite et mes cuisses galbées.
Je mouille comme une dingue. Je n'ai jamais rien éprouvé de semblable ni avec Olivier, ni avec Fabien, ni avec Georges. Je m'empare du sexe en érection et je le masturbe. Je m'agenouille devant lui et je prends son sexe dans ma bouche pour de sensuelles caresses avec ma langue et mes lèvres.
Dans un dernier éclair de lucidité, je prends mon sac et j'en extrais un préservatif que je place moi-même. Il y a une petite table dans un coin. Je le traîne rapidement au milieu de la petite pièce sombre et je pose ma poitrine. J'écarte les cuisses, mes pieds nus touchant le sol froid en béton puis, par derrière, je prends mes fesses.
— Vas-y, qu'est que tu attends ?
— Armelle et Gérard, qu'est-ce que vous fabriquez, demande une voix familière et reconnaissable entre mille, Armelle, il faut retourner à Antony !
Me tenant fermement les hanches, il me pénètre d'une traite par le vagin et commence à me labourer. Chauffée à blanc, je jouis, parcourue de puissants et voluptueux spasmes. Je rugis de plaisir. Il se retire et me lubrifie sommairement l'anus avec les sécrétions de mon vagin. La verge dure, après plusieurs tentatives, rentre dans l'orifice bien entraîné mais insuffisamment préparé. Je me mords les lèvres de douleur et le sexe parcourt toute la longueur de mon rectum puis les coups de boutoirs recommencent. Je sens à nouveau le plaisir monter mais à mon grand regret, il se retire à nouveau et crie de plaisir. Une pluie tiède asperge mes fesses et mon dos.
Je me retourne et je m'assieds sur la table. Tout en me caressant les cuisses, il s'empare de ma bouche.
— Je n'ai jamais eu autant de plaisir avec une femme…
— Oui, c'était bien… Tu prends des mouchoirs dans mon sac et tu m'essuies, s'il te plaît...
Nous réapparaissons au milieu du groupe qui est en train de se séparer. Un silence se fait. Encore envahie de plaisir, j'ai mes cheveux courts ébouriffés. Ghislaine me foudroie du regard et les autres, hommes et femmes, me considèrent avec désapprobation.
— Armelle et moi rentrons à Antony. Je vous tiens au courant. Salut, camarades…
Nous sortons du hangar-atelier et nous récupérons ma Mini au parking.
— Tu ne peux pas t'empêcher de te faire sauter par tout le monde, commente Ghislaine irritée tout en bouclant sa ceinture. Après le patron, mes adhérents !
— J'ai voulu me refuser mais il est mignon on en avait envie tous les deux…
— Tu sais qu'il a une femme et des enfants ?
Je manœuvre et nous débouchons dans l'une des avenues qui parcourent la zone d'activités. Nous nous retrouvons bientôt sur l'A6.
— Je suis désolée mais il ne faut rien exagérer, on n'a rien fait de mal : je lui a fait mettre un préservatif ! Et puis c'est lui qui a fait les avances !
— Non mais pincez-moi, je rêve, répond-elle en levant les yeux au ciel et en secouant la tête. Tu ne recommences pas, n'est-ce pas ? Ce n'est pas le rôle que je voulais te confier !
Comment pouvais-je savoir que ce serait ma dernière conversation avec elle…
A suivre
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Commentaires ()
Ah, c'est toujours aussi délicieux!
J'ai adoré ce savant mélange de situations malheureusement si fréquentes de licenciements abusifs, de désindustrialisation pour déplacer les usines dans les pays où la main d'oeuvre est moins chère, de notation d'une salariée par sa supérieure, de réunion syndicale, utilisant toujours le lexique approprié, avec une séance de sexe torride dans un lieu des plus sinistres.
Notre déléguée syndicale ne perd pas son expression si .directe et ironique, et notre Armel est fidèle à son grand cœur, et à sa sincérité, faisant un pas remarquable vers la lutte syndicale, sans oublier de céder ses envies de se faire baiser par les hommes ardents.