Magali, la jolie tarnaise
Chapitre 59 · Le colis surprise
Couverture de Magali, la jolie tarnaise, par Docile20A Magali, la jolie tarnaise Chapitre 1 · La lettre Chapitre 2 · La rencontre Chapitre 3 · L'offrande Chapitre 4 · Notre première nuit Chapitre 5 · La soubrette Chapitre 6 · La soubrette (suite) Chapitre 7 · Deuxième nuit Chapitre 8 · Un jeu : l'inspecteur et l'élève indisciplinée Chapitre 9 · La confession Chapitre 10 · L'inspecteur (suite) Chapitre 11 · L'inspecteur et la première sodomie Chapitre 12 · Premier weekend Chapitre 13 · Magali, femme fontaine Chapitre 14 · la culotte au petit canard Chapitre 15 · Culotte et gel lubrifiant Chapitre 16 · Shopping à Albi Chapitre 17 · Le club libertin Chapitre 18 · Le club libertin (suite) Chapitre 19 · Le club libertin (fin) Chapitre 20 · Le dimanche matin Chapitre 21 · Shooting photo Chapitre 22 · Cocu imaginaire Chapitre 23 · Le maître et sa soumise Chapitre 24 · Le maître et sa soumise (suite) Chapitre 25 · Rêve ou réalité ? Chapitre 26 · Ma petite pute Chapitre 27 · Ma petite pute (suite) Chapitre 28 · Ma petite pute (suite et fin) Chapitre 29 · La visite au restaurant Chapitre 30 · Le jeu avec la petite culotte blanche Chapitre 31 · La soirée privée à Carcassonne Chapitre 32 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 33 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 34 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 35 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 36 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 37 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 38 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 39 · La soirée privée à Carcassonne (la fuite) Chapitre 40 · La panne Chapitre 41 · La panne (suite) Chapitre 42 · La petite culotte sale oubliée Chapitre 43 · changement de paradigme Chapitre 44 · changement de paradigme (suite) Chapitre 45 · Le piège Chapitre 46 · Le piège (suite) Chapitre 47 · Ma transformation Chapitre 48 · Ma métamorphose Chapitre 49 · Déconstruire pour mieux reconstruire Chapitre 50 · Déconstruire pour mieux reconstruire (suite) Chapitre 51 · La construction commence Chapitre 52 · Le string sur la table Chapitre 53 · Le port du string Chapitre 54 · Du string à la lingerie féminine Chapitre 55 · La féminisation acceptée Chapitre 56 · Possession volontaire Chapitre 57 · Homme ou femme... je ne le sais plus Chapitre 58 · Homme dessus, femme dessous Chapitre 59 · Le colis surprise
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• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Magali, la jolie tarnaise — Chapitre 59 · Le colis surprise

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Magali, la jolie tarnaise

Chapitre 59 · Le colis surprise

Je me gare devant la chambre de commerce. 13 h 20. La réunion des entrepreneurs du Tarn commence à 13 h 30. Leviers de développement économique du sud du département. Je sors de la voiture. Sous le pantalon, les bas glissent l’un contre l’autre. La dopamine est encore là, légère, continue. Chaque pas envoie une petite vague. Je me dirige vers la salle.
Le téléphone vibre dans ma poche. Je le sors. C’est elle.
Tu es où ?
Je vais à une réunion à la chambre de commerce.
Cool… tu me fais d’autres photos. Tu es sexy comme ça.
Cinq petits smileys de baisers avec des cœurs.
Je m’arrête un instant dans le hall. Le cœur bat un peu plus fort. Je sais ce qu’elle veut. Je sais aussi que je vais le faire. Je m’éclipse. Les toilettes de la CCI sont au fond du couloir. Je pousse la porte. Vide. Je m’enferme dans une cabine. Le pantalon baisse. La chemise se soulève un peu. La dentelle apparaît.
Je prends la première photo. De face. Le bas de la chemise ouverte juste assez pour montrer le soutien-gorge en dentelle noire, les pectoraux lisses, les tétons qui pointent sous le tissu. Le shorty est visible, un peu humide au centre. On ne sait pas si c’est un homme ou une femme. Juste un torse en lingerie, la peau douce, la dentelle qui encadre.
Deuxième photo. De profil. Une jambe légèrement avancée. Le bas noir tendu sur la cuisse rasée, la jarretelle qui tire doucement. La main se pose sur la hanche. La courbe est féminine. Le shorty moule. L’ambiguïté est totale.
Troisième photo. De dos. Le pantalon baissé aux chevilles. Les fesses nues au-dessus du shorty en dentelle, la peau lisse, le porte-jarretelles qui ceinture la taille. Les bas montent haut. La chemise retombe un peu. On voit le dos, les épaules, la lingerie. Rien ne trahit le sexe.
Quatrième photo. Plus serrée. La main écarte un peu le shorty. On voit la dentelle noire, la traînée blanche encore visible au fond, la peau du pubis entièrement rasée. Le gland pointe légèrement sous le tissu. Mais le cadre est si proche, si féminin, qu’on pourrait croire à une femme.
Cinquième photo. Assis sur la cuvette, jambes écartées juste assez. La chemise ouverte, les deux mains qui pincent les tétons à travers la dentelle. La tête baissée, le menton, la bouche. Les bas, les jarretelles, le shorty humide. Le corps est offert. Androgyne. Sexy. On ne sait plus.
J’envoie les cinq. Le cœur bat fort. La dopamine répond. Je remonte le pantalon. J’ajuste la chemise. Je sors des toilettes. Dans le couloir, personne. Je rejoins la salle. La réunion commence. Sous la veste, sous le pantalon, tout est là. Et dans la poche, le téléphone vibre déjà.
Je m’assois dans la salle. La réunion commence. Autour de moi, des voix parlent de leviers, de zones d’activité, de financements. Je hoche la tête. Je prends des notes. Sous la table, mes cuisses se touchent à travers les bas. La dentelle du shorty colle un peu, encore humide. Les tétons restent dressés contre la chemise. La dopamine circule, douce, continue. Et dans cette salle, habillé en homme, je sens autre chose monter. Plus profond. Plus trouble.
La psychologie du genre fluide s’installe là, sans que je l’aie vraiment choisi. Ce n’est plus seulement de l’obéissance. Ce n’est plus seulement le désir de Magali. C’est une oscillation interne. À certains moments, je me sens entièrement homme. Celui qui conduit. Celui qui serre des mains. Celui qui commande un confit de canard et un verre de vin. Celui qui parle chiffres. Le corps sous les vêtements reste le même. La verge est là, dure par moments, qui coule dans le shorty. Rien n’a disparu.
À d’autres moments, je me sens femme. Pas complètement. Pas définitivement. Mais suffisamment pour que la dentelle ait un sens. Pour que le frottement des bas contre les cuisses rasées me procure un plaisir qui n’est pas seulement sexuel. Pour que l’humidité dans le shorty me fasse penser « je mouille » plutôt que « je coule ». Pour que les photos envoyées à Magali me donnent l’impression d’être regardé comme une salope, et que cette impression me plaise. Le genre ne se fixe pas. Il glisse. Il répond au contexte. Au regard qu’elle porte sur moi. À la contrainte qu’elle m’impose. À la dopamine qui récompense chaque frottement.
L’ambivalence n’est plus douloureuse. Elle est devenue le terrain lui-même. Je ne veux pas être une femme. Je ne veux pas non plus redevenir uniquement un homme. Je veux pouvoir être les deux en même temps, ou l’un puis l’autre, selon ce qui se présente.
Dans la salle, quelqu’un me pose une question. Je réponds. Ma voix est la même. Mon corps, sous la table, continue de sentir les bas, la dentelle, l’humidité. Et dans cette double présence, je comprends que le genre fluide, pour moi, n’est pas une identité fixe. C’est une capacité. Une permission. Celle de laisser le corps et l’esprit répondre à ce qui les traverse, sans avoir à choisir une fois pour toutes. Magali le sait. Elle joue avec. Elle me pousse dedans. Et moi, assis là, entre deux phrases sur le développement économique, je laisse faire. Parce que ça me tient. Parce que ça me plaît. Parce que, pour l’instant, je n’ai plus envie de trancher.
Le téléphone vibre dans la poche de poitrine de ma veste. Malgré la doublure, malgré le coton de la chemise, la vibration se répercute sur mon téton gauche. Un frémissement me parcourt l’échine. Net. Immédiat. Je reste immobile. J’essaie de ne rien laisser paraître. Autour de moi, la réunion continue. Des voix parlent. Je hoche la tête. Ma main monte, discrète. Je prends le téléphone.
Nouveau SMS de Magali.
Wouah, tu es à croquer. Je vais te dévorer ce soir ma p’tite salope.
Je lis. Et quelque chose se déplace. Je réalise, à la lecture de ce SMS, qu’elle a totalement réussi cette construction du nouveau moi. Je ne suis plus seulement en train d’obéir. Je ne suis plus seulement en train de porter ce qu’elle m’a demandé. Je me sens heureux de cette nouvelle identité. Heureux d’être sa p’tite salope. Heureux d’être à croquer. Heureux qu’elle veuille me dévorer ce soir.
Les sensations arrivent ensemble. Neurologiques. Chimiques. Physiques. Le cerveau lit les mots comme le ferait une femme qui reçoit un SMS de son homme. Qui la flatte. Qui lui dit qu’elle est désirable. Qu’il va la prendre. La dopamine répond immédiatement. Une vague chaude, douce, qui se répand dans la poitrine et descend dans le ventre. Ce n’est plus seulement le frottement des bas ou de la dentelle. C’est le texte lui-même qui déclenche. Les mots « à croquer », « dévorer », « ma p’tite salope » activent quelque chose de plus profond. Une reconnaissance. Une validation. Le système de récompense s’allume. Je me sens vu. Désiré. Femme sous le costume. Et ça me plaît.
Physiquement, le corps s’enflamme. Les tétons se dressent plus fort contre la chemise. Celui de gauche, encore vibrant du téléphone, picote. Le shorty, déjà humide, se fait plus collant. Une nouvelle vague d’humidité monte. Je mouille. Encore. Les cuisses se serrent sous la table. Les bas frottent. Une chaleur dense s’installe dans le bas-ventre, large, féminine, qui ne cherche pas à sortir mais à rester, à être reçue. Le cœur bat un peu plus vite. La respiration se fait plus courte. Je reste assis. Droit. Invisible. Mais en dessous, tout répond.
La réunion se termine. Tout le monde se lève. Les chaises raclent. Les voix s’élèvent. Je reste assis un peu plus longtemps. Le téléphone encore dans la main. Les mots encore dans la tête. J’intègre. La dopamine continue de circuler. Le frémissement dans l’échine n’est pas retombé. Sous la veste, sous la chemise, sous le pantalon, le corps garde la trace. Heureux. Ouvert. À elle. Et dans cette salle qui se vide, je laisse les sensations s’installer. Neurologiques. Chimiques. Physiques. Entièrement.
Une nouvelle vibration me sort de ma torpeur. Le téléphone dans la poche de poitrine. Encore elle.
Ma chérie, tu peux me rendre un service ? En rentrant tu peux passer par le locker de la jardinerie tarnaise. Un colis nous y attend.
Un QR code est joint.
Je réponds simplement.
Oui bien sûr.
Je quitte la CCI. Je serre des mains. Je souris. Je rejoins la voiture. Sous le pantalon, les bas frottent à chaque pas. La dopamine est toujours là, douce, continue. Je prends la direction de la jardinerie. Lui rendre service ne me dérange pas. Bien au contraire. Mais le « nous y attend » trotte dans mon cerveau. Qu’a-t-elle commandé pour nous ? Pour elle et moi. Pour ce que nous sommes devenus.
L’arrêt est rapide. Je me gare. Je sors. Le locker est au fond du parking. Je scanne le QR code. La porte s’ouvre. Le colis est là. Moyen. Léger. Je le prends. Les sensations sont maintenant prégnantes. Et je prends de plus en plus de plaisir à les sentir. Le shorty qui colle. Les jarretelles qui tirent. Les tétons qui pointent contre la chemise. Chaque geste, même anodin, est accompagné. Et ça me plaît.
En roulant jusqu’à chez moi, le colis posé sur le siège passager, je sens tout. Les bas qui glissent. L’humidité qui reste. La chaleur douce qui ne retombe pas. J’arrive. Je monte. Je dépose le colis sur la table du salon. Je retire la veste. Je m’assois dans le fauteuil en cuir. Le cuir est frais. Sous le pantalon, la dentelle bouge. Je reste là. Le colis devant moi. Les sensations autour de moi. Et le « nous » qui continue de tourner dans ma tête.
Le téléphone vibre à nouveau. Magali. Toujours.
Ma p’tite salope. Il est 17 h. Tu as deux heures pour être chaude bouillante. Tes photos m’ont excitée. Ce soir je te croque par tous les bouts.
Je lis. Le cœur accélère. Une appréhension monte, nette. Le lavement. L’huile dans la chatte. Le tablier. Attendre comme ça. Une partie de moi hésite. Se demande jusqu’où ça va. Mais l’excitation de la journée est plus forte. Les photos. Les SMS. La dopamine qui n’a pas cessé. Les bas. Le shorty humide. Tout ça me pousse. Me fait entrer dans le jeu qu’elle met en place. Je ne résiste pas. Je veux.
Je te veux bouillante. Et je veux que ta chatte soit prête pour me recevoir.
Les consignes suivent. Claires. Précises. Je les lis deux fois. L’appréhension est là, dans le ventre. Mais elle se mêle déjà au désir. À l’envie d’obéir. D’être prête. D’être sa p’tite salope.
Va te faire un lavement avec le tuyau de la douche. Fais-le tant que l’eau qui sort de ton ventre n’est pas limpide. Ensuite ouvre le tiroir sous le lavabo. J’y ai laissé le flacon d’huile de Sonia. Passe-t’en partout. Et injecte-en même dans ta chatte avec la seringue déposée à côté. Quand tu seras prête, mets le petit tablier blanc, lui aussi dans le tiroir. Passe-le autour de la taille. Et attends-moi.
Elle termine par un laconique :
Surprise !
Je reste un instant le téléphone à la main. Les mots tournent. Chaude bouillante. Ta chatte. Prête. Le corps répond déjà. Les tétons pointent. Le shorty colle. L’appréhension est réelle. Mais l’excitation de la journée la recouvre. Me fait avancer. Me fait accepter.
Je me lève. Je vais dans la salle de bains. Je retire le pantalon. La chemise. Je garde la lingerie. Les sensations sont prégnantes. Les bas sur les cuisses. La dentelle sur la poitrine. Je prends le tuyau de la douche. L’eau est tiède. Je commence. Lentement. L’appréhension est là, au début. Puis elle s’efface. Le corps se vide. S’ouvre. Se prépare. Et à chaque instant, l’excitation revient. Plus forte. Plus claire.
Je sors. J’ouvre le tiroir. Le flacon. La seringue. Le tablier. Je prends l’huile. J’en verse. Je m’en passe partout. Sur les cuisses. Sur les fesses. Sur la poitrine. La chaleur revient. Douce. Familière. Les sensations sont agréables. Très agréables. Puis je remplis la seringue. Je m’allonge. J’injecte. Lentement. L’huile entre. Chaude. Glissante. Elle reste. Elle prépare. Ma chatte. Ouverte. Prête. L’appréhension a presque disparu. Il ne reste que l’envie. Le jeu. Elle.
Je me redresse. Je prends le tablier. Je le passe autour de la taille. Le tissu blanc se pose sur le shorty, sur les jarretelles, sur les bas. Rien d’autre. Je reste comme ça. Puis je retourne dans le salon. Je m’assois dans le fauteuil. Le tablier sur les cuisses. L’huile partout. Le corps ouvert. Chaud. Bouillant déjà. Les sensations sont partout. Physiques. Psychologiques. Et j’attends. La surprise. Elle. Ce soir. Entré dans le jeu. Entièrement.
Je reste assis dans le fauteuil. Le tablier blanc sur les cuisses. La lingerie en dessous. L’huile partout. Et l’attente commence. Une excitation nouvelle monte. Différente de celle de la journée. Plus vive. Plus intérieure. C’est l’excitation qu’elle a sûrement connue lorsque c’était moi le maître des horloges. Lorsqu’elle ne savait pas à quelle sauce elle allait être mangée. Maintenant, c’est moi qui la reçois. Vive. Intense. Je ne sais pas ce qu’elle a prévu. Je ne sais pas ce que cache la surprise. Et cette ignorance me traverse. Me tient. Me fait attendre.
Mon sexe se redresse dans le shorty. Lentement. Il se tend contre la dentelle. Il coule un peu plus. Une humidité chaude qui se mêle à l’huile. L’huile commence son effet. Même immobile, elle réchauffe. Elle rend la peau plus sensible. Plus réceptive. La dentelle qui touche mes tétons me fait frissonner. À chaque respiration, le tissu frôle les pointes. Elles se dressent. Elles picotent. Une onde légère descend dans la poitrine et reste là.
La soie des bas frotte sur mes jambes. Même assis. Même sans bouger vraiment. Le contact est doux. Continu. Il provoque des vagues de plaisir latent. Elles montent dans les cuisses. Elles restent. Elles reviennent. Les jarretelles aussi. Elles tirent un peu. Elles ceinturent. Elles rappellent leur présence à chaque micro-mouvement. Tout est là. Tout répond.
Et plus bas, je sens mon anus se réveiller. L’huile injectée est encore là. Chaude. Glissante. Elle a ouvert. Elle a préparé. Maintenant, l’orifice pulse. Doucement. Il se contracte. Il se relâche. Il a besoin. Je ne sais pas de quoi. Mais il a besoin de quelque chose. D’être touché. D’être rempli. D’être pris. La sensation est précise. Intérieure. Une chaleur qui s’installe autour. Une sensibilité qui augmente. Chaque fois que je bouge un peu sur le fauteuil, je le sens. Ouvert. Attentif. En attente. L’huile le rend plus vif. Plus demandeur. Il pulse au rythme de mon cœur. Il veut. Sans que je le décide.
L’excitation monte. Elle monte inexorablement. Elle part du shorty humide. Elle passe par les tétons qui frissonnent sous la dentelle. Elle descend dans les cuisses où la soie frotte. Elle revient dans l’anus qui s’éveille. Tout se mêle. Tout s’amplifie. Je me sens chaude. Et bouillante à la fois. Chaude de cette attente. Bouillante de ce besoin. Le corps est prêt. Ouvert. Offert. Et dans le fauteuil, le tablier sur les cuisses, j’attends. Vive. Intense. Entièrement entrée dans le jeu.
Un coup sec sur la porte d’entrée me fait sursauter. Mon corps s’enflamme d’un seul coup. Les tétons se dressent sous la dentelle. Le shorty se tend. L’anus pulse. Je me redresse rapidement dans le fauteuil. Le tablier glisse un peu sur mes cuisses. J’entends la clé. La porte s’ouvre. Son pas est franc. Assuré. Elle apparaît.
Métamorphosée. Pas de jupe. Pas de robe. Pas sa tenue de service. Elle porte un pantalon noir, droit, qui tombe parfaitement. Une chemise blanche, col ouvert juste assez. Une veste sombre, ajustée. Une cravate fine, noire, bien nouée. Les cheveux tirés en arrière. Le visage net. Elle avance vers moi. Chaque pas est décidé. Elle occupe l’espace autrement. Plus large. Plus présent.
Je me lève. Le tablier blanc autour de la taille. La lingerie en dessous. Les bas. Les jarretelles. Rien d’autre. Elle s’arrête devant moi. Nos regards se croisent. Elle ne sourit pas vraiment. Elle est dans son rôle. Et moi, je le suis aussi. Complètement.
Elle dénoue le nœud de la cravate. Lentement. Les doigts précis. Elle la retire. La pose sur le dossier du fauteuil. Puis elle ouvre le premier bouton de la chemise. Le geste est masculin. Contrôlé. En face, je reste immobile. Le tablier. La dentelle. Les cuisses nues au-dessus des bas. Les rôles sont totalement inversés. Elle est habillée en homme. Moi en femme. Ou en ce qu’elle a fait de moi. La veste, le pantalon, la chemise lui donnent une présence différente. Plus dure. Plus dominante. Moi, le tissu blanc autour de la taille, la lingerie visible, je suis offert. Ouvert. En attente.
Elle s’avance encore. Sa main se pose sur ma taille, juste au-dessus du tablier. Le contact est ferme. Elle me regarde. Et dans ce regard, dans ces vêtements, dans cette inversion complète, je sens tout basculer. Elle est l’homme. Je suis la femme. Et nous le savons tous les deux.
Elle s’assoit à table. Le geste est naturel. Elle pose les avant-bras sur le bois. Elle me regarde.
— Bon, qu’est-ce qu’on mange ?
Mince. Je n’ai rien préparé. Je tremble un peu à l’annonce de cet oubli. Une chaleur monte dans le cou.
— Une omelette. Salade. Ça te va ?
Elle hoche la tête.
— Ça ira pour cette fois. Mais avant, sers-moi un whisky.
Je me retourne. Je prends le verre. La bouteille. Je verse. Je reviens vers elle. Je suis à côté d’elle, le verre à la main. Elle ne le prend pas tout de suite. Sa main se lève. Elle me claque les fesses. Nette. Appuyée. Le bruit claque dans la cuisine. La dentelle du shorty, la peau, tout reçoit.
— Tu sais que t’es bonne, toi.
Je frémis. Le compliment et la claque arrivent ensemble. Chauds. Directs. Je pose le verre devant elle. Je reste là, un instant, à côté d’elle. Le tablier. Les bas. Les fesses encore chaudes de sa main. Elle esquisse un sourire. Elle sait. Maintenant, tout est en place. Je suis elle. Elle est moi. Et dans la cuisine, avec le whisky servi et la claque encore présente, nous le savons tous les deux.
Je retourne à la préparation. Je casse les œufs dans le bol. Je bats. Le fouet tourne. Je sens son regard sur moi. Sur mon dos. Sur mes fesses. Sur les bas qui montent sous le tablier. Sur la façon dont je me tiens.
— Tu sais que tu as un beau cul, ma salope.
Je frémis. Je continue de battre. Les œufs moussent. Son regard reste là, dans mon dos. Je le sens. Chaud. Présent. Je verse le mélange dans la poêle. Le beurre grésille. Je remue. Je prépare la salade à côté. Je lave. Je coupe. Toujours de dos. Toujours sous ses yeux.
Elle parle à nouveau. La voix calme.
— Tu as fait ce que je t’ai dit ? Tu as récupéré le colis ?
Je réponds sans me retourner.
— Oui, mon chéri.
Elle esquisse un sourire. Je l’entends dans sa voix. Elle sait que tout est en place pour la suite.
— Il est où ?
— Dans le salon, mon amour.
Elle se lève. Elle disparaît. J’entends ses pas. Je continue. L’omelette cuit. La salade est prête. Je dresse les assiettes. Je coupe le pain. Quand elle revient, elle se rassoit. Je nous sers. Nous mangeons.
La conversation est un peu plus normale. Bien que le changement de nos rôles soit là. Présent. Sous les mots. C’est elle qui pose les questions. Elle mange. Elle boit son whisky. Elle me regarde.
— Ta journée s’est bien passée ?
— Oui. Correcte.
— Ta réunion à la CCI ? C’était intéressant ?
— Assez. On a parlé des leviers pour le sud du département.
Elle hoche la tête. Un petit sourire.
— Il y avait de beaux mecs ?
La question arrive. Simple. Directe. Je sens le tablier contre mes cuisses. Les bas. Le shorty. Je réponds. Et dans cette cuisine, avec l’omelette dans les assiettes et les rôles inversés, tout continue. Naturellement. Sans forcer. Elle est l’homme. Je suis la femme. Et nous mangeons.
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