Magali, la jolie tarnaise
Chapitre 58 · Homme dessus, femme dessous
Couverture de Magali, la jolie tarnaise, par Docile20A Magali, la jolie tarnaise Chapitre 1 · La lettre Chapitre 2 · La rencontre Chapitre 3 · L'offrande Chapitre 4 · Notre première nuit Chapitre 5 · La soubrette Chapitre 6 · La soubrette (suite) Chapitre 7 · Deuxième nuit Chapitre 8 · Un jeu : l'inspecteur et l'élève indisciplinée Chapitre 9 · La confession Chapitre 10 · L'inspecteur (suite) Chapitre 11 · L'inspecteur et la première sodomie Chapitre 12 · Premier weekend Chapitre 13 · Magali, femme fontaine Chapitre 14 · la culotte au petit canard Chapitre 15 · Culotte et gel lubrifiant Chapitre 16 · Shopping à Albi Chapitre 17 · Le club libertin Chapitre 18 · Le club libertin (suite) Chapitre 19 · Le club libertin (fin) Chapitre 20 · Le dimanche matin Chapitre 21 · Shooting photo Chapitre 22 · Cocu imaginaire Chapitre 23 · Le maître et sa soumise Chapitre 24 · Le maître et sa soumise (suite) Chapitre 25 · Rêve ou réalité ? Chapitre 26 · Ma petite pute Chapitre 27 · Ma petite pute (suite) Chapitre 28 · Ma petite pute (suite et fin) Chapitre 29 · La visite au restaurant Chapitre 30 · Le jeu avec la petite culotte blanche Chapitre 31 · La soirée privée à Carcassonne Chapitre 32 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 33 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 34 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 35 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 36 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 37 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 38 · La soirée privée à Carcassonne (suite) Chapitre 39 · La soirée privée à Carcassonne (la fuite) Chapitre 40 · La panne Chapitre 41 · La panne (suite) Chapitre 42 · La petite culotte sale oubliée Chapitre 43 · changement de paradigme Chapitre 44 · changement de paradigme (suite) Chapitre 45 · Le piège Chapitre 46 · Le piège (suite) Chapitre 47 · Ma transformation Chapitre 48 · Ma métamorphose Chapitre 49 · Déconstruire pour mieux reconstruire Chapitre 50 · Déconstruire pour mieux reconstruire (suite) Chapitre 51 · La construction commence Chapitre 52 · Le string sur la table Chapitre 53 · Le port du string Chapitre 54 · Du string à la lingerie féminine Chapitre 55 · La féminisation acceptée Chapitre 56 · Possession volontaire Chapitre 57 · Homme ou femme... je ne le sais plus Chapitre 58 · Homme dessus, femme dessous
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Magali, la jolie tarnaise — Chapitre 58 · Homme dessus, femme dessous

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Magali, la jolie tarnaise

Chapitre 58 · Homme dessus, femme dessous

Nous restons unis un long moment. La latence s’installe, douce, lourde. Nos souffles se calment. Ses parois se relâchent autour de moi. Je sens ma verge qui se ramollit lentement en elle, encore chaude, encore enveloppée. Elle ne bouge pas tout de suite. Elle reste assise sur moi, les yeux mi-clos, les mains posées sur ma poitrine.
Puis elle relève le bassin. Lentement. Mon sexe mou retombe contre mon ventre. Son sexe, ouvert, laisse échapper ma dernière éjaculation. Moins abondante que les premières. Un filet blanc, épais, qui coule de son entrée et vient se déposer sur mon pubis, se mêle à l’huile et à la sueur. Elle le regarde un instant. Puis elle se penche.
Sa langue sort. Elle lèche mon sperme sur mon pubis avec le même plaisir qu’avant. Longuement. Méthodiquement. Elle le ramasse, le recueille, le fait glisser jusqu’à sa bouche. Elle relève la tête. Ses yeux bleus me regardent. Elle avale. Avec délectation. Un petit frisson la traverse. Elle sourit.
— On est deux bonnes salopes, dit-elle, la voix basse, un peu rauque. Et j’adore ça.
Elle vient dans mes bras. Elle se love contre moi, son corps chaud, encore un peu tremblant. Son visage se pose près du mien. Elle attend. Je la prends. Je l’embrasse. Avec le plus grand des plaisirs.
Le baiser est intense. Profond. Ma bouche s’ouvre sur la sienne. Sa langue vient chercher la mienne immédiatement. Je sens sa salive, chaude, abondante, et dans cette salive, le goût de moi. Encore là. Salé, intime, mêlé au sien. Je l’apprécie. Je la savoure. Ma langue caresse la sienne, la lèche, la reprend. Le baiser s’approfondit. Nos bouches se pressent, se séparent juste assez pour respirer, se retrouvent. Je sens le goût de mon sperme sur sa langue, dans sa bouche, et je l’embrasse plus fort, plus longtemps. Elle répond. Ses mains viennent se poser sur mon visage. Elle m’attire plus près. Le baiser devient presque liquide. Nos salives se mêlent. Le goût de moi reste là, présent, partagé. Je ne veux pas m’arrêter. Je la bois. Je l’embrasse. Et dans cette bouche qui porte encore mon goût, dans ce baiser profond et intense, je me sens entièrement à elle, entièrement reçu, entièrement heureux.
Nous nous endormons enlacés. Tendrement. Son corps contre le mien, sa tête sur mon épaule, nos jambes mêlées. La chaleur de sa peau, le poids léger de son bras sur ma poitrine, le souffle régulier contre mon cou. Je m’endors comme ça, ouvert, encore habillé de dentelle et de bas, le corps lourd de plaisir.
Au petit matin, je me réveille. Bien sûr seul. Le lit est vide à côté de moi. Les draps sont froissés, encore un peu chauds de son côté. Je me découvre. Imberbe. Encore en lingerie féminine. Le soutien-gorge ouvert, la culotte de dentelle, le porte-jarretelles, les bas noirs. La sensation est agréable. Presque douce. Les draps frottent contre mon corps habillé. Contre la dentelle qui encadre mes pectoraux. Contre les bas qui tendent mes cuisses. Contre la culotte qui serre un peu mon sexe encore mou. Chaque mouvement fait glisser le tissu contre la peau lisse. L’effet de l’huile a disparu. Il ne reste plus cette chaleur brûlante. Mais en bougeant, en m’étirant, cela m’attire un frisson de plaisir. Léger. Précis. Mon sexe se redresse un peu sous la dentelle. Pas complètement. Juste assez pour que je le sente.
Je ne sais pas si j’enlève ce qu’elle m’a fait porter ou si je le garde. Ma curiosité m’invite à les garder sur moi. J’habite seul. Personne pour me voir. Personne pour me juger. Je me lève. Je passe vite mon peignoir blanc. Il se ferme sur la lingerie. Dans le miroir de la chambre, je m’aperçois. Enveloppé dans le peignoir, avec mes jambes recouvertes de bas noirs qui dépassent en bas. La vision est étrange. Nouvelle. Pas désagréable.
Je vais dans la cuisine. Chacun de mes pas me provoque de petits frissons. Mes jambes imberbes se touchent à travers les bas. La soie fine glisse contre la peau lisse des cuisses. À chaque pas, le frottement est doux, continu, presque intime. Le plaisir est léger mais prégnant. Il monte dans les cuisses, reste là, discret, présent. Je sens le porte-jarretelles qui ceinture ma taille sous le peignoir. La dentelle de la culotte qui bouge un peu. Tout est nouveau. Tout est sensible.
Sur la table de la cuisine trône une culotte noire. Posée dessus, une feuille blanche. Je m’approche. Je déplie la culotte. C’est en fait un shorty en dentelle noire. Sexy. Très sexy même. Il ne semble pas avoir été porté. Mais une traînée blanche est au fond, au centre, là où le tissu est le plus fin. Je prends la feuille. De son écriture souple, il est écrit :
Bonjour ma salope
J’espère que tu as bien dormi. Retire la culotte que tu as sur toi et mets celle-ci. Je me suis frottée dessus avant de partir. Tu me garderas donc toute la journée avec toi. N’enlève rien. Garde tout aujourd’hui.
Je t’aime ma salope
Je reste là, le shorty dans une main, la feuille dans l’autre. Le frisson dans les cuisses continue. Et sous le peignoir, mon sexe se tend un peu plus contre la dentelle que je porte encore.
Mon café pris, je ne peux me résoudre à ne pas me doucher. Ça m’est impossible. Je vais dans la salle de bains. Je retire l’ensemble avec précaution. Le soutien-gorge d’abord, puis le porte-jarretelles, les bas, enfin la culotte. Je suis surpris de me voir le faire avec des gestes plus féminins que masculins. Les doigts qui détachent les jarretelles un par un. Les mains qui font glisser les bas le long des cuisses, lentement, en les roulant. La façon dont je plie la dentelle avant de la poser. Ce n’est plus le geste rapide d’avant. C’est plus attentif. Plus délicat.
Sous la douche, l’eau chaude coule sur ma peau. En me savonnant, je prends réellement conscience de ne plus avoir aucun poil. Le savon glisse sans accrocher. Sur les cuisses. Sur le pubis. Sur les pectoraux. Sur les fesses. Mon corps réagit différemment maintenant. La peau est plus lisse, plus sensible. L’effet de l’huile a disparu. Il ne reste plus cette chaleur brûlante. Mais les sensations restent agréables. Très agréables même. Mes mains glissent sur mon corps. Je les laisse faire. Comme le ferait Magali. Je caresse ma poitrine. Lentement. En imaginant que j’ai des seins. Les paumes qui englobent, qui pressent doucement, qui font bouger la chair sous les doigts. Les pouces qui frôlent les tétons. Ils se dressent. Un frisson me traverse. Je continue un moment. Les mains descendent sur le ventre, remontent, reviennent sur la poitrine. Je me savonne comme elle me masserait. Avec la même attention. La même lenteur.
Je me reprends. Je coupe l’eau. Je sors de la baignoire. En évidence sur le bord du lavabo, un flacon de crème pour le corps. Elle l’a laissé là volontairement. Comme une invitation à ce que je m’en serve. Et je m’en sers. J’en prends une noisette. Je m’en passe partout. Sur les cuisses. Sur les jambes. Sur les fesses. Sur le ventre. Sur la poitrine. La crème est douce, fluide. Elle pénètre vite. L’odeur est subtile. Féminine, mais subtile. Un parfum léger, floral, qui reste sur la peau sans s’imposer. Je m’en mets encore. Sur les bras. Sur le cou. Sur les épaules. Mes mains glissent, étalent, massent un peu. La peau devient plus souple. Plus douce. Plus réceptive. Et sous cette crème, sous cette odeur discrète, je sens encore le frisson de tout à l’heure. Léger. Présent. Agréable.
Je m’habille mentalement en sortant de la salle de bains. Aujourd’hui, j’ai trois rendez-vous chez des clients et une réunion à la chambre de commerce. Tenue correcte. Pantalon. Chemise. Veste. Rien qui puisse laisser deviner quoi que ce soit. Je me dis que je ne peux pas porter de la lingerie. Et encore moins un ensemble complet sous cette tenue. Le shorty en dentelle. Le soutien-gorge. Le porte-jarretelles. Les bas. C’est impossible. Trop risqué. Trop visible. Trop… féminin.
L’envie de me dérober me prend. De tout ranger. De remettre un caleçon. De faire comme si la nuit n’avait pas eu lieu. Je me fais violence. L’ambivalence est là, nette, presque douloureuse. Je ne veux pas. Je ne veux pas sentir la dentelle sous la chemise pendant que je serre des mains. Je ne veux pas sentir les bas qui glissent l’un contre l’autre sous le pantalon pendant que je parle chiffres et contrats. Je ne veux pas risquer qu’un mouvement de veste révèle la bretelle. Je ne veux pas.
Et en même temps, je veux. Je veux sentir le shorty contre ma peau. Je veux garder le goût d’elle, cette traînée blanche qu’elle a laissée, toute la journée contre moi. Je veux que la dentelle me rappelle, à chaque pas, à chaque fois que je m’assois, ce que nous avons fait. Je veux obéir. Parce que je l’aime. Parce que je ne veux pas la perdre. Et parce que je la sais suffisamment maligne pour vérifier. Un message. Un regard. Une question anodine. Elle saura. Elle saura si j’ai enlevé quelque chose.
Je reste un moment immobile, la serviette autour de la taille, le shorty noir encore dans la main. Le frisson de tout à l’heure est encore là, dans les cuisses. L’odeur de la crème, subtile, féminine, flotte autour de moi. Je me dis que c’est une expérience à vivre. Rien de plus. Une journée. Une seule. Et que si je ne le fais pas, je le regretterai.
Je me décide. Je remets l’ensemble. Le shorty d’abord. La dentelle noire se pose contre la peau lisse, encore un peu humide de la crème. Je sens la traînée blanche, sèche maintenant, au fond. Puis le porte-jarretelles. Les bas. Je les enfile lentement, en les faisant rouler le long des jambes. Le soutien-gorge enfin. Je l’ajuste. La dentelle frôle les pectoraux. Tout est en place. Sous la serviette, je suis entièrement habillé comme elle me l’a demandé. Et déjà, en bougeant pour prendre la chemise, je sens le frottement. Léger. Présent. Irréversible.
Je boutonne la chemise. Le tissu est froid d’abord, puis se réchauffe contre la dentelle du soutien-gorge. Chaque mouvement des bras fait glisser les bretelles sur les épaules. La dentelle frôle les pectoraux, les tétons encore un peu sensibles. Ce n’est pas douloureux. C’est présent. Constant. Sous le coton de la chemise, je sens le relief de la lingerie. Léger, mais indéniable. Quand je rentre la chemise dans le pantalon, le porte-jarretelles se tend un peu. Les jarretelles tirent doucement sur les bas. La sensation descend le long des cuisses.
Le pantalon se ferme. Le shorty en dentelle se presse contre mon sexe. La traînée blanche, sèche maintenant, est là, contre la peau. À chaque pas que je fais dans la chambre pour prendre la veste, les bas glissent l’un contre l’autre. La soie fine frotte la peau lisse des cuisses. Le frottement est doux, continu, presque intime. Il remonte. Il reste. Mon sexe réagit. Pas complètement. Juste assez pour que je le sente se tendre un peu contre la dentelle. La pression est agréable. Trop agréable. Je m’arrête un instant. Je respire. Je sens tout : la dentelle sur la poitrine, les jarretelles qui ceinturent la taille, les bas qui enveloppent les jambes, le shorty qui serre. Et sous tout ça, l’odeur subtile de la crème. Féminine. Discrète. Présente.
Psychologiquement, l’ambivalence ne disparaît pas. Elle se transforme. Je ne veux pas. Je ne veux pas entrer dans la salle de réunion avec ça sous les vêtements. Je ne veux pas serrer des mains en sentant la dentelle bouger. Je ne veux pas m’asseoir et sentir les bas se tendre. Une partie de moi a honte. Une partie de moi a peur. Peur que ça se voie. Peur que ça se sache. Peur de ce que ça dit de moi.
Et en même temps, je veux. Je veux cette présence constante. Je veux que chaque pas me rappelle qu’elle m’a demandé de garder tout. Je veux sentir son shorty contre moi, avec ce qu’elle y a laissé. Je veux obéir. Parce que je l’aime. Parce que je ne veux pas la perdre. Parce que, quelque part, cette contrainte me fait du bien. Elle me tient. Elle me rappelle que je suis à elle. Que je suis sa salope. Même habillé en costume. Même en route pour des rendez-vous. La honte et le désir se mêlent. L’un nourrit l’autre. Je me sens exposé et protégé à la fois. Féminin sous le masculin. Ouvert sous le fermé.
Je prends la veste. Je l’enfile. Le poids du tissu sur les épaules presse un peu les bretelles. Je me regarde dans le miroir. Rien ne se voit. Pantalon. Chemise. Veste. Tenue correcte. Mais en dessous, tout est là. Et en bougeant pour ajuster le col, je sens à nouveau le frottement des bas, la dentelle qui bouge, le shorty qui serre. Un frisson me traverse. Léger. Prégnant. Je sors. Et à chaque pas, la sensation continue. Physique. Psychologique. Impossible à ignorer.
Dans la voiture, chaque geste devient une décharge. Chaque fois que je touche les pédales, que mon pied appuie, que ma cuisse se tend, le bas glisse contre la peau lisse. La soie fine frotte. Un frisson remonte. Quand je change de vitesse, le mouvement du bras tire un peu sur la chemise. La dentelle du soutien-gorge bouge. Les tétons, en contact direct avec le coton et avec l’ouverture bordée de dentelle, se dressent. Ils pointent. La friction est légère, constante, presque trop vive. À chaque passage de vitesse, une petite onde part de la poitrine et descend.
C’est chimique. Je le sens. Comme de l’adrénaline, mais plus douce. Plus continue. Une dopamine naturelle qui se libère à chaque frottement. Le cerveau enregistre le contact de la dentelle, des bas, du shorty, et il récompense. Il envoie une vague légère, chaude, qui me fait apprécier ça. Qui me fait vouloir le prochain geste. Le prochain frottement. Ce n’est plus seulement physique. C’est une boucle. Plus je sens, plus j’aime sentir. Plus j’aime, plus le corps répond.
Le premier rendez-vous se passe dans un état presque euphorique que je contiens tant bien que mal. Je souris. Je parle. Je serre des mains. En dessous, je réprime les érections. Elles montent, discrètes, puis je les force à redescendre en contractant les cuisses, en respirant plus lentement. Mais mon sexe coule. Je le sens. Dans le shorty. Une humidité qui se répand, qui imbibe la dentelle. Je me sens humide. Je mouille. Comme une femme. La sensation est étrange, nouvelle, presque honteuse, et en même temps elle nourrit l’euphorie. Chaque fois que je bouge sur la chaise, le shorty colle un peu. Je le sens. Je continue de parler.
J’enchaîne les deux rendez-vous de la matinée dans le même état. L’adrénaline douce ne retombe pas. Les bas frottent sous le pantalon. Les tétons restent dressés contre la chemise. Le shorty est de plus en plus humide. Et le dernier rendez-vous, c’est avec Martine. Une femme d’une soixantaine d’années, voluptueuse, qui me trouve guilleret aujourd’hui. Elle sourit. Elle me fait des allusions presque grivoises. Sur mon énergie. Sur mon regard. Sur le fait que je semble « en forme ». Je sais qu’elle ne sait rien de ce qui se cache sous la tenue. Rien de la dentelle. Rien de l’humidité. Mais les mots me traversent quand même. Je réponds. Je souris. Je tiens. Puis j’écourte. Sous prétexte d’un autre rendez-vous à suivre.
Dans la voiture, je souffle. J’inspire. J’expire. Tous mes sens sont mis à contribution. Les bas qui collent un peu aux cuisses. La dentelle qui frotte les tétons à chaque respiration. Le shorty trempé contre mon sexe. Putain. Je coule. Je n’en reviens pas. L’humidité est là, chaude, abondante, comme si mon corps avait décidé de répondre autrement. Comme une femme. Et dans cette voiture, entre deux rendez-vous, avec l’odeur subtile de la crème encore sur ma peau et la dopamine qui continue de circuler, je reste assis un moment, les mains sur le volant, à sentir tout ça. À ne plus savoir si je veux que ça s’arrête ou que ça continue.
La dopamine continue de faire son effet. Dans la voiture, sur le trajet vers le centre-ville, chaque changement de vitesse, chaque pression sur la pédale envoie encore cette petite vague chaude. Les bas frottent. La dentelle bouge. Le shorty, humide, colle un peu. Le cerveau enregistre. Il récompense. Une légèreté euphorique reste là, discrète, présente, qui me fait presque sourire en conduisant.
Je me gare près de la place Jean Jaurès. Je vais dans la brasserie où j’ai mes habitudes. L’air est frais dehors. Sous le pantalon, les cuisses se touchent à travers les bas. Le frottement est doux. Constant. Je m’installe à une table. Je commande le plat du jour : un confit de canard avec ses pommes de terre sarladaises, et un verre de vin. Je suis femme sous ma carapace. La dentelle, les bas, le shorty trempé, les tétons qui pointent contre la chemise. Mais je reste homme dans mes envies culinaires. Et dans ce qui les accompagne. Le vin arrive. Je le goûte. Le canard aussi. L’odeur est riche. Réconfortante.
On vient de me servir lorsque mon téléphone vibre.
Magali.
J’ouvre le message.
Coucou ma p’tite salope…
ou ma grosse ?
Un frisson me traverse. La dopamine répond. Je tape.
Tu es en fille ?
Oui.
Tu es où ?
Je lui indique la brasserie.
Super. Tu me montres.
Te montre quoi ?
Si tu es bien en fille. Va aux toilettes et envoie-moi les photos.
Je savais qu’elle était maline. Et vicieuse. Je pose la fourchette. Je me lève. Je vais aux toilettes. Porte fermée. Je baisse le pantalon. Le shorty apparaît. La dentelle noire, un peu humide. Les jarretelles. Le haut des cuisses, blanches, rasées. Les bas agrafés. Je me prends en photo. La prise de vue est presque belle. On voit le bas de la chemise reposer sur la dentelle du shorty. Les jarretelles. La peau lisse. Je mets un filtre. Je la passe en noir et blanc. Je l’envoie.
Je remonte le pantalon. Je reviens m’asseoir. Le canard est encore chaud. Je commence à manger. Le vin est bon. Sous la table, les bas se touchent. La dopamine circule encore, légère, continue.
Un nouveau SMS.
Jolie la photo. Hummm. Envie de te manger, cochonne.
Je reste un instant le téléphone à la main. Le cœur bat un peu plus fort. Le shorty colle. Les tétons pointent. Et dans la brasserie, avec le confit devant moi et le vin dans le verre, je sens tout. La faim. Le désir. L’obéissance. La dopamine qui continue de faire son effet, douce, chimique, impossible à ignorer.
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