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Couverture de Un an après, par Marc57000
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Un an après — Chapitre 12 · Quatrième pose

8 minutes
87
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Marc57000
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Ce chapitre tient tout entier dans ce que les personnages ne disent pas — et c'est là que ça devient vraiment fort. La précision des détails, la façon dont chaque regard, chaque geste retenu en dit plus long qu'un paragraphe entier : on sent la salle retenir son souffle, et on retient le nôtre avec elle. L'écriture sait exactement quand s'arrêter.

Un an après

Chapitre 12 · Quatrième pose

Celles qui posent — Chapitre 12 · Les poses
— Quatrième pose, dit Françoise.
Sa voix porte dans le silence. Les trois femmes sont au-dessus d'elle. Nadia en noir. Sophie en gris perle. La femme du préfet en anthracite.
— Nadia, tu t'allonges sur le canapé. Sur le côté. Position langoureuse. Sophie, tu gardes la chaise. À califourchon. Face aux peintres. Madame la préfète, vous vous mettez à quatre pattes. Entre elles. Face au public. Vous gardez votre veste ouverte.
Un frémissement parcourt la salle. Les respirations changent. L'air sent la peinture, le bois chaud des projecteurs, et autre chose. Un mélange de parfums. Le boisé de Nadia. Le floral discret de Sophie. Le musc sévère de la femme du préfet.
Nadia s'allonge sur le canapé de velours. Sur le côté. Un bras sous la tête. Une jambe pliée, l'autre tendue. Le tissu noir glisse sur ses hanches, découvre la courbe de ses cuisses. Les épaules nues. Les bretelles. Elle regarde le public, un peu effrontée, le petit pli au coin de la bouche. Langoureuse.
Sophie place la chaise au centre. Le bois craque sous son poids. Elle s'assoit à califourchon, face aux peintres. La jupe grise remonte. Les bas. Les bottines. Ses mains se posent sur le dossier. Ses joues sont rouges. Sa queue de cheval oscille.
Et quand elle écarte les jambes pour se caler, on la voit. La culotte. Rouge vif. En dentelle. Fine. Échancrée. Elle tranche avec le tailleur gris perle. Avec la jupe sage. Avec les bas chair. Avec l'air de la jeune prof. Le rouge est là, au creux de ses cuisses, entre les bas. Immodeste. Assumé. Presque insolent. La lumière tamisée l'accroche. Le rouge brille. Un peu.
Sophie ne s'en aperçoit pas. Elle est concentrée. Elle regarde devant elle.
Le jeune peintre, lui, la voit. Ses joues se colorent. Son cou. Ses oreilles. Il baisse les yeux. Les relève. Il regarde. Puis il s'arrête. Complètement. Son pinceau reste en l'air. Il ne le pose pas. Il ne le bouge pas. Il regarde la culotte rouge. La dentelle. La peau. Les cuisses écartées. Il ne rougit plus. Il est figé. Fasciné. Ses yeux ne cillent pas. Sa bouche est entrouverte. À peine. Il a oublié où il est. Il a oublié les autres. Il a oublié son chevalet. Il n'y a plus que Sophie. La culotte rouge. La dentelle.
La femme du préfet s'installe à quatre pattes. Lentement. La veste s'entrouvre. Son décolleté. Le chignon strict. Les bas. Les escarpins. Le parquet est froid sous ses genoux. Elle le sent. Elle ne frissonne pas. Elle regarde le public. Elle ne rougit pas. Elle ne tremble pas. Elle attend.
Et dans l'ouverture de la veste, on la voit. La dentelle. De son soutien-gorge. Une dentelle noire. Très fine. De la dentelle de Calais. Presque transparente. Avec des motifs floraux discrets. Le genre de dentelle qu'on ne trouve pas dans les magasins ordinaires. Le genre de dentelle qu'on achète dans une boutique à part. Chère. Très chère. Chic. Sobre. Pas de froufrous. Pas de fanfreluches. Juste la finesse du fil. La précision du motif. La discrétion du noir. Sur la peau claire. Sur la peau de soixante ans. La peau qui a vieilli. Mais qui reste belle. Sévèrement belle. La dentelle épouse la forme. La soutient. La révèle. À peine. Juste assez. Pour qu'on devine. Pour qu'on sache. Pour qu'on n'oublie pas.
---
Le public met du temps à réagir.
Au premier rang, le préfet ne bouge pas. Il regarde sa femme. L'ouverture de la veste. Son décolleté. La dentelle noire. Le chignon strict. Ses mains sont jointes sur ses genoux. Les jointures blanchissent. À peine.
La femme au manteau de laine ne cligne plus. Elle tient son sac contre sa poitrine. Le cuir craque sous ses doigts. Ses yeux vont de Nadia à Sophie. De Sophie à la femme du préfet. Puis à la culotte rouge. Puis à la dentelle noire. Sa bouche est entrouverte. Elle ne la referme pas.
L'homme aux lunettes rondes a posé son stylo. Il ne le reprend pas. Il regarde. C'est tout. Sa respiration est lente. Trop lente. Comme s'il retenait son souffle.
Les deux femmes côte à côte ne se tiennent plus la main. Elles se sont séparées. Elles regardent l'estrade. L'une a la bouche entrouverte. L'autre a les mains sur les genoux. Ses doigts tambourinent. À peine.
Quelque part dans la salle, une chaise craque. Personne ne se retourne.
---
Missa mitraille. Il s'est déplacé. Il tourne autour d'elles. Lentement. Ses pas sont souples. Silencieux. Il cadre Nadia. Puis Sophie. Puis la femme du préfet. Puis les trois ensemble. Puis la culotte rouge. Il s'attarde. Il cadre serré. La dentelle. La peau. Le rouge. Puis il passe à la femme du préfet. La dentelle noire. Le décolleté. Le chignon. Le déclic est rapide. Régulier. Fiévreux. L'appareil chauffe. Il ne s'arrête pas.
Les deux autres photographes travaillent aussi. La femme aux cheveux courts s'est accroupie. Elle vise d'en bas. L'homme chauve a changé d'objectif. Leurs déclics se mêlent. Un crépitement continu. Comme une pluie sur un toit. Eux aussi, ils la voient. Eux aussi, ils la photographient.
Sophie ne s'en aperçoit toujours pas. Elle est concentrée. Elle regarde devant elle. Ses joues sont rouges. Sa queue de cheval oscille. Elle tient la pose.
Le jeune peintre ne peint plus. Il ne bouge plus. Il regarde Sophie. La jupe qui remonte. Les bas. La culotte rouge. Ses joues sont rouges. Il ne s'en cache pas. Il ne peut pas. Il est fasciné.
Le deuxième peintre regarde Nadia. La courbe de ses reins. Le tissu qui glisse. Il a ralenti. Son pinceau reste en l'air. Une goutte de peinture tombe. Sur le parquet. Il ne la voit pas.
Le troisième peint. Mais ses gestes sont plus lents. Plus appuyés. Il regarde la femme du préfet. Puis sa toile. Puis la femme du préfet. Il travaille. La sueur perle à son front. Il ne l'essuie pas.
---
Le temps passe. Le piano continue. Lent. Les notes tombent. Une par une. Elles résonnent dans le silence. Elles emplissent l'air. Elles le rendent plus dense. Plus chaud.
Nadia ne bouge pas. Ses cheveux tombent. Elle regarde le public. Un peu effrontée. Puis elle tourne la tête. Vers Sophie. Elle la regarde. Longuement. Sans ciller. Ses yeux descendent. Vers la culotte rouge. Vers la dentelle. Vers les cuisses écartées. Elle sourit. Un petit sourire. Le même pli.
Sophie la voit. Elle rougit encore. Plus fort. Sa queue de cheval oscille. Elle ne détourne pas les yeux. Elle regarde Nadia. Allongée. Le tissu noir. Les épaules nues. Le regard. Elle ne s'aperçoit toujours pas.
La femme du préfet les regarde. L'une après l'autre. Nadia. Sophie. Nadia. Quelque chose dans son regard a changé. Un pli au coin des lèvres. Presque rien. Presque un sourire. Presque.
Le préfet regarde sa femme. Puis Nadia. Puis Sophie. Puis la culotte rouge. Puis la dentelle noire. Il ne dit rien. Ses mains sont jointes. Les jointures blanchissent. Il serre. Il desserre. Il serre.
L'air est chargé. Épais. Les odeurs. Les parfums. La peinture. Le bois chaud. Les corps. Tout se mêle. Tout pèse. Personne ne parle. Personne ne bouge. Mais tout le monde sent. Tout le monde voit. Tout le monde attend.
---
Je suis derrière les rideaux. Je regarde. Je ne pose pas. Mais je sens quelque chose. Dans la salle. Dans l'air. Une chaleur. Une tension. Quelque chose qui monte. Lentement. Sûrement. Comme une marée. Comme une vague. Qui va finir par tout emporter.
Et moi, derrière les rideaux. À regarder.
---
— Fin de la quatrième pose, dit Françoise.
Sa voix est plus basse que d'habitude. Presque douce. Elle brise l'ambiance. À peine. Juste assez pour que tout le monde reprenne son souffle.
C'est à ce moment-là que Sophie baisse les yeux. Elle regarde ses cuisses. Écartées. Sa jupe remontée. La culotte rouge. En dentelle. Offerte au regard de tous. Elle sursaute. Presque rien. Un frémissement. Mais elle sent tous les regards. Le jeune peintre. Le deuxième. Le troisième. Les photographes. Le public. Le préfet. Tout le monde.
Elle referme les jambes. Vite. Trop vite. Ses genoux se serrent. Sa jupe retombe. Elle hoche la tête. Deux fois. Trois fois. Comme pour dire non. Comme pour dire pardon. Comme pour chasser quelque chose. Ses joues sont rouges. Plus fort. Sa queue de cheval oscille. Elle regarde devant elle. Elle ne regarde plus personne.
Le jeune peintre rougit encore. Il baisse les yeux. Les relève. Il regarde sa toile. Il ne sait plus quoi faire. Il tient son pinceau. Il ne le bouge pas.
Missa baisse son appareil. Il sourit. Un petit sourire. Le même pli que Nadia. Il a eu ce qu'il voulait. Les autres photographes aussi. Ils rangent leur matériel. Sans un mot.
Nadia ne bouge pas tout de suite. Elle reste allongée. Puis elle se redresse. Lentement. Elle remonte son tissu. La femme du préfet ne se relève pas. Elle ne referme pas sa veste. Elle attend.
Françoise s'approche. Elle ne dit rien tout de suite. Elle regarde les trois femmes. Puis le public. Puis les peintres.
— Pause de dix minutes, dit-elle enfin. On reprend
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Chapitre 13 · Les premiers émois
La cinquième pose débute. Trois femmes, trois chaises, trois façons d'occuper l'espace. Nadia allongée, Sophie penchée, et au centre, madame la préfète — droite, chignon serré, tailleur anthracite. La dentelle de Calais affleure à l'ouverture de la veste. Rien ne laisse encore rien deviner. Puis quelque chose se passe. Un mouvement infime. Un silence qui s'épaissit. Et dans cette salle où personne n'ose parler, le public retient son souffle.
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