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Couverture de Un an après, par Marc57000
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Un an après — Chapitre 10 · Les regards

7 minutes
99
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Marc57000
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Un an après

Chapitre 10 · Les regards

— Fin de la deuxième pose, dit Françoise.
Nadia remonte la soie sur son épaule. Sans se presser. Sophie referme son chemisier. Bouton par bouton. Ses doigts tremblent un peu. Sa queue de cheval oscille. Elle rougit encore.
Françoise s'approche de l'estrade. Elle parle à Nadia. Puis à Sophie. Elle leur explique la troisième pose. Je n'entends pas. Mais je vois Nadia hocher la tête. Elle ne sourit pas. Elle écoute. Sophie rougit encore. Plus fort.
Françoise se retourne vers les peintres. Vers les photographes. Vers le public.
— Troisième pose. Nadia, tu descends l'autre bretelle. Juste l'autre bretelle. La robe reste. Sophie, tu gardes ton chemisier ouvert. Tu ne touches à rien. Vous restez debout. Vous vous tenez droites. Vous regardez devant vous. C'est parti pour six minutes.
---
Nadia ne défait pas sa robe. Elle ne la retire pas. Elle descend l'autre bretelle. Du bout des doigts. La soie noire glisse. Elle découvre l'autre épaule. La clavicule. La naissance du cou. Les deux bretelles du soutien-gorge. Noires. Fines. La robe tient. À peine. Sur la poitrine. Sur les hanches. Mais on devine. La ligne de ses seins. La courbe de son ventre. Le creux de sa taille.
La lumière tamisée glisse sur sa peau. Sur les épaules. Sur les clavicules. Sur le creux de son cou. La soie noire contraste. Elle ne bouge pas. Elle ne tremble pas. Elle regarde devant elle.
Le préfet la regarde.
Je le vois. Au premier rang. Il ne détourne pas les yeux. Pas cette fois. Ses mains sont posées à plat sur ses cuisses. Ses doigts se crispent. Il regarde la bretelle qui descend. La peau qui apparaît. La ligne des seins. Il déglutit. Sa pomme d'Adam monte et descend. Il rougit. À peine. Juste les pommettes. Il ne détourne pas les yeux.
Sa femme tourne la tête vers lui. Elle le voit. Elle voit son regard. Elle voit sa pomme d'Adam. Elle ne dit rien. Elle regarde Nadia. Puis son mari. Puis Nadia. Elle ne sourit pas. Elle ne fronce pas les sourcils. Elle observe.
---
Sophie ne touche à rien. Son chemisier est ouvert. Le col. La naissance de sa gorge. La peau. Le soutien-gorge. Clair. Discret. Elle reste là. Elle rougit. Sa queue de cheval oscille. Ses mains sont le long de son corps. Ses doigts se serrent. Se desserrent. Se serrent encore.
Le plus jeune peintre — vingt-trois ans — la regarde. Il ne peut pas s'en empêcher. Ses yeux vont de la queue de cheval aux joues rouges. Des joues rouges au col ouvert. Du col ouvert à la peau. Il rougit. Ses joues se colorent. Son cou. Ses oreilles. Il baisse les yeux. Il les relève. Il regarde Sophie. Il rougit encore. Plus fort. Il essaie de se cacher derrière son chevalet. Mais je le vois. Tout le monde le voit.
Sophie le voit.
Elle tourne la tête. Sa queue de cheval oscille. Elle le regarde. Il rougit encore. Il ne sait pas où se mettre. Elle sourit. Un petit sourire. Pas le sourire de Nadia. Un sourire plus doux. Plus fragile. Mais un sourire quand même.
— Vous rougissez, dit-elle.
Sa voix est basse. Presque un murmure. Mais je l'entends. Le jeune peintre l'entend. Il rougit encore. Il ne sait pas quoi dire.
— Je… je suis désolé.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas. Je…
Il s'arrête. Il ne sait pas quoi dire. Sophie sourit encore. Le même pli.
— Ce n'est pas grave, dit-elle. C'est gentil.
Il la regarde. Il ne comprend pas. Gentil ? Il rougit encore. Mais il sourit. Un petit sourire. Timide. Maladroit. Il se remet à peindre. Ses mains tremblent un peu. Mais il peint.
---
Le temps passe. Les pinceaux. Les respirations. Le piano. Les déclics. Missa mitraille. Les deux autres photographes aussi. Leurs déclics se mêlent. Un crépitement discret. Continu.
Le préfet ne détourne pas les yeux. Il regarde Nadia. Nadia ne le regarde pas. Elle regarde devant elle. Un peu au-dessus des chevalets. Elle est calme. Sûre d'elle. La soie noire. Les bretelles. La peau. La lumière.
Sa femme se penche vers lui. Elle lui murmure quelque chose. Je ne l'entends pas. Il hoche la tête. Il ne détourne pas les yeux. Elle se penche encore. Elle murmure encore. Il rougit. À peine. Juste les pommettes. Il détourne les yeux. Une seconde. Deux. Puis il les relève. Il regarde Nadia. Encore.
Sa femme se redresse. Elle ne dit rien. Elle regarde Nadia. Puis son mari. Puis Nadia. Elle ne sourit pas. Elle ne fronce pas les sourcils. Elle observe. Mais quelque chose dans son regard a changé. Je ne sais pas quoi. Quelque chose.
---
— Fin de la troisième pose, dit Françoise.
Nadia remonte ses bretelles. Sans se presser. Sophie ne referme pas son chemisier. Pas tout de suite. Elle regarde le jeune peintre. Il la regarde. Il rougit encore. Elle sourit. Puis elle referme son chemisier. Bouton par bouton. Ses doigts tremblent un peu. Sa queue de cheval oscille.
Françoise s'approche de l'estrade. Elle parle à Nadia. Puis à Sophie. Puis elle se retourne vers le public.
— Pause de dix minutes. On reprend ensuite.
---
Les invités se lèvent. Les chaises raclent le parquet. Les voix montent. À voix basse. Des murmures. Des commentaires. Des rires. Des silences.
Nadia descend de l'estrade. Elle passe devant moi. Elle ne s'arrête pas. Elle me glisse à l'oreille :
— Le préfet n'a pas arrêté de me regarder.
— Je sais.
— Sa femme aussi.
— Je sais.
Elle sourit. Le même pli. Elle continue. Elle va vers le fond de la salle. Vers les photographes. Vers Missa.
Sophie descend de l'estrade. Elle s'arrête à côté de moi. Elle ne me regarde pas. Elle regarde le jeune peintre. Il est derrière son chevalet. Il range ses pinceaux. Il rougit encore. Elle sourit.
— Il est mignon, dit-elle.
— Qui ?
— Le jeune. Le peintre. Il rougit tout le temps.
— Il a vingt-trois ans.
— Je sais.
Un silence. Elle le regarde. Il la regarde. Il rougit. Elle sourit. Puis elle se tourne vers moi.
— Tu as vu la femme du préfet ?
— Oui.
— Elle n'a pas arrêté de regarder son mari. Et Nadia. Et toi.
— Et toi.
— Oui. Et moi.
Un silence.
— Elle va faire quelque chose, dit Sophie.
— Quoi ?
— Je ne sais pas. Mais elle va faire quelque chose.
---
La femme du préfet se lève.
Elle ne va pas vers son mari. Elle ne va pas vers la sortie. Elle va vers Françoise. Lentement. Ses talons claquent sur le parquet. Son tailleur. Son chignon. Elle ne rougit pas. Elle est calme. Sûre d'elle.
Le préfet la regarde. Il ne dit rien. Il ne bouge pas. Mais je vois sa pomme d'Adam qui monte et qui descend. Il ne sait pas ce qu'elle fait. Il ne sait pas ce qu'elle va dire. Il ne sait pas ce qu'elle va faire.
Elle s'arrête devant Françoise. Elle lui parle. À voix basse. Personne n'entend. Mais tout le monde voit. Françoise hoche la tête. La femme du préfet continue. Françoise hoche la tête encore. Elle ne sourit pas. Elle ne fronce pas les sourcils. Elle écoute.
Le préfet les regarde. Il ne bouge pas. Il ne dit rien. Mais ses mains sont posées à plat sur ses cuisses. Ses doigts se crispent. Se desserrent. Se crispent encore.
La femme du préfet se retourne. Elle regarde son mari. Elle ne sourit pas. Elle ne fronce pas les sourcils. Elle hoche la tête. Lentement. Juste une fois. Puis elle retourne s'asseoir. À côté de lui. Elle ne dit rien. Elle regarde l'estrade. Elle attend.
Le préfet la regarde. Il ne dit rien. Il ne bouge pas. Mais sa pomme d'Adam monte et descend. Il déglutit. Lentement.
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Chapitre 11 · L'annonce
La pause touche à sa fin. Dans la salle, les murmures se taisent. Françoise prend la parole : madame la préfète — assise au premier rang depuis le début, droite, silencieuse, dans son tailleur strict — a demandé à poser. Avec Nadia. Avec Sophie. Devant son mari. Devant tout le monde. Une femme au regard calme, qui n'a pas bougé de sa chaise depuis le début de la séance. Et dans la salle, personne ne sait encore quoi dire.
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