Un an après — Chapitre 17 · Sophie... enfin
Auteur
Coup de cœur
Notre équipe a apprécié ce chapitre. Cliquez pour découvrir pourquoi.
L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.
Ce qui retient, c'est la précision presque cruelle avec laquelle est rendu le duel intérieur de Sophie — cette guerre silencieuse entre la honte et le désir qui la paralyse dès qu'elle pose le pied sur l'estrade. On sent chaque seconde de ce silence pesant, chaque regard posé sur elle comme une brûlure. La construction du chapitre est un ressort tendu à l'extrême, et l'écriture sait exactement doser la retenue pour rendre la tension insoutenable.
Un an après
Chapitre 17 · Sophie... enfin
Un silence. Puis le grincement discret d'une chaise. Sophie se lève.
La honte la submerge instantanément, une vague brûlante qui lui paralyse la nuque. Ses prunelles restent clouées sur ses propres ballerines et sur le plancher ciré. Une rougeur violente, écarlate, empourpre ses joues et ses oreilles. Sa queue de cheval oscille mollement dans son dos tandis qu'elle gravit l'estrade à petits pas pesants, terrifiée à l'idée de lever les yeux. Elle se place au centre, frêle, au milieu de la pièce.
Sophie se fige. Le rouge de son visage vire au pourpre. Ses yeux s'écarquillent d'effroi, se tournent vers Françoise avec une supplication muette, puis balayent l'assemblée avant de s'accrocher, malgré elle, au jeune peintre.
Françoise fronce un sourcil.
Françoise l'observe longuement, perçoit le désespoir de la jeune femme, puis hoche la tête.
Sophie s'exécute, le cœur cognant si fort contre ses côtes qu'elle a l'impression qu'on l'entend. Ses genoux tremblants se posent sur le bois. Elle s'installe face à la salle. Sa jupe grise retombe sur ses cuisses, ses bas et ses ballerines.
Les pinceaux se lèvent. Les premiers déclics crépitent.
Et alors, le temps s'étire. Les secondes se font lourdes, poisseuses, interminables.
Sophie ne bouge pas. Elle reste là, figée dans sa pose, tandis que les minutes s'égrènent dans un silence de cathédrale. Cette immobilité devient une torture. Être exposée ainsi, sous les regards de tous ces hommes, la pousse dans un vertige d'excitation qu'elle n'a jamais connu. C'est beaucoup plus fort qu'elle, un appel physique irrésistible... mais la honte qui l'accompagne est immense, dévorante.
Sous sa jupe, elle est déjà complètement trempée. La mouille est abondante, chaude, trahissant sa fébrilité intime, collant à sa peau et alourdissant son linge. Elle sent cette moiteur intime diffuser une chaleur indécente à travers l'étoffe.
Le jeune peintre la dévore des yeux, cherchant à percer le mystère de la silhouette sous le tissu. Autour de lui, la foule retient son souffle.
Sophie lutte contre elle-même. Sa respiration est courte, saccadée. Elle ferme les yeux, les rouvre, prise au piège de ses propres sensations. Chaque seconde qui passe l'enfonce un peu plus dans le tourment. Elle voudrait fuir, se cacher, mais son corps en feu réclame exactement le contraire. La tension monte, minute après minute, insoutenable, lourde d'un érotisme étouffant...
Puis, soudain, la digue cède.
Dans un sursaut brusque, irréfléchi, guidée par une pulsion violente qui balaie ses dernières défenses, Sophie craque.
D'un mouvement vif, elle empoigne le bas de sa jupe et la remonte d'un coup sec jusqu'à sa taille.
La vision éclate au grand jour.
La culotte rouge vif en dentelle fine apparaît, cruellement échancrée. Et surtout, l'évidence s'étale sous les yeux de tous : le tissu est sombre, gorgé d'une mouille brillante et épaisse qui expose sans la moindre pudeur la réalité de son excitation. Sa chair est là, offerte, baignée par cette moiteur intime.
Sophie se cambre alors au maximum, mortifiée d'avoir cédé, les joues d'un rouge cramoisi absolu, le visage tourné vers le sol de honte mais offrant sa chute de reins à la salle entière.
Un hoquet collectif secoue la pièce. Une onde de stupeur brute.
Personne n'avait anticipé une telle audace chez la sage Sophie. Au premier rang, des bouches s'entrouvrent, incrédules. Le silence qui suit est lourd, épais, saturé de choc et d'un désir foudroyant. Le bruit frénétique des appareils photo — clic, clic, clic — résonne comme un couperet.
Le jeune peintre encaisse la vision de plein fouet, totalement désarçonné par cette dentelle écarlate et cette mouille étalée à la vue de tous. Ses joues s'embrasent, mais il ne peut plus détacher ses prunelles d'elle.
Le préfet, au fond de son siège, serre les poings à s'en blanchir les os.
Nadia, assise près de moi, écarquille les yeux, saisie par la métamorphose de la jeune femme. Elle se penche vers mon oreille, la voix voilée par le trouble :
Sa main vient se presser contre ma nuque, brûlante de la même fièvre.
Le temps suspend de nouveau son vol. Sophie reste figée, la jupe retroussée, exposant le secret de sa chair et sa vulnérabilité incandescente, offerte au regard de la salle entière.
Comme arrachée à un cauchemar éveillé, Sophie rabat précipitamment le tissu sur ses hanches. Le rouge ne quitte pas ses joues en feu, mais un sourire tremblant, libérateur et infiniment soulagé, esquisse le coin de ses lèvres. Elle se redresse, descend de l'estrade en tâchant de ne pas trébucher, et regagne sa place sous les regards suspendus de tous.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Commentaires ()