Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma vie amoureuse — Chapitre 14
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma vie amoureuse
Chapitre 14
Isabelle avait apporté un appareil photo dernier cri.
‒ Parce que c'est aujourd'hui que t'y attrapes.
Avec zoom et filtres noir et blanc.
‒ Carrément le grand jeu, dis donc !
‒ Ben tiens, tant qu'à faire !
‒ Parce que c'est aujourd'hui que t'y attrapes.
Avec zoom et filtres noir et blanc.
‒ Carrément le grand jeu, dis donc !
‒ Ben tiens, tant qu'à faire !
Elle a tout déposé sur mon bureau. Je l'ai prise dans mes bras. Elle s'y est blottie.
‒ Si j'avais imaginé qu'un jour j'en arriverais à te photographier la queue ! Coincé comme t'étais !
‒ Comme quoi tout arrive.
‒ Ah, ça !
‒ Et même… Je peux te demander un truc ?
‒ Tout ce que tu veux.
‒ Si j'avais imaginé qu'un jour j'en arriverais à te photographier la queue ! Coincé comme t'étais !
‒ Comme quoi tout arrive.
‒ Ah, ça !
‒ Et même… Je peux te demander un truc ?
‒ Tout ce que tu veux.
On s'est assis côte à côte sur le lit. Flanc contre flanc.
‒ Pour ce que tu m'as dit l'autre jour… Florian… Margaux… Tout ça, là…
‒ Oui. Eh bien ?
‒ Si j'ai bien compris, vous lui faites des trucs ensemble, Florian et toi, à cette Margaux.
‒ T'as parfaitement compris.
‒ Et vous deux ? Tous les deux ? Toi et lui ? Devant elle ? Vous en faites ?
‒ Aussi, oui.
‒ Je m'en doutais. J'en étais sûre.
‒ Pour ce que tu m'as dit l'autre jour… Florian… Margaux… Tout ça, là…
‒ Oui. Eh bien ?
‒ Si j'ai bien compris, vous lui faites des trucs ensemble, Florian et toi, à cette Margaux.
‒ T'as parfaitement compris.
‒ Et vous deux ? Tous les deux ? Toi et lui ? Devant elle ? Vous en faites ?
‒ Aussi, oui.
‒ Je m'en doutais. J'en étais sûre.
Elle s'est serrée plus fort contre moi.
‒ Je… Je peux être tout à fait franche ?
‒ Tu sais bien que oui.
‒ C'est l'un de mes fantasmes, ça, de voir deux types ensemble.
‒ C'est le fantasme de beaucoup de nanas, j'ai l'impression.
‒ Souvent j'en imagine.
‒ Et, depuis ce que je t'ai dit l'autre jour, c'est souvent que tu nous imagines, Florian et moi. Non ?
‒ Ça m'arrive, oui.
‒ Tu te prends même parfois à rêver qu'un jour tu pourras nous regarder faire pour de vrai. Pour de bon.
‒ J'y ai pensé.
‒ Je… Je peux être tout à fait franche ?
‒ Tu sais bien que oui.
‒ C'est l'un de mes fantasmes, ça, de voir deux types ensemble.
‒ C'est le fantasme de beaucoup de nanas, j'ai l'impression.
‒ Souvent j'en imagine.
‒ Et, depuis ce que je t'ai dit l'autre jour, c'est souvent que tu nous imagines, Florian et moi. Non ?
‒ Ça m'arrive, oui.
‒ Tu te prends même parfois à rêver qu'un jour tu pourras nous regarder faire pour de vrai. Pour de bon.
‒ J'y ai pensé.
J'ai posé ma main sur sa cuisse
‒ Florian ne devrait pas être bien difficile à convaincre.
‒ Florian ne devrait pas être bien difficile à convaincre.
Ses yeux se sont mis à briller. Intensément.
‒ Alors…
‒ Alors, oui. Par contre, pas question que ça se fasse ici. C'est complètement exclu.
‒ J'me doute. Ta mère… Chez moi non plus c'est pas possible. Du moins pour le moment. Parce qu'après… Comme ils sont en train de divorcer, mes parents, ils vendent la maison. J'en profite pour essayer de les convaincre de me laisser prendre un petit studio à moi. Et c'est en bonne voie. En très bonne voie. Je devrais pas tarder à avoir gain de cause. Pourquoi tu ris ?
‒ Parce que moi aussi, je déménage. Elle me fout dehors, ma logeuse. Ce qui tombe bien parce que j'étais de toute façon bien décidé à foutre le camp. Invivable, c'était devenu. Elle me fliquait. Elle me fliquait en permanence. C'est Élodie qui a fait crever l'abcès samedi. Sans le vouloir. Mais ça m'arrange. Comment ça m'arrange !
‒ Alors…
‒ Alors, oui. Par contre, pas question que ça se fasse ici. C'est complètement exclu.
‒ J'me doute. Ta mère… Chez moi non plus c'est pas possible. Du moins pour le moment. Parce qu'après… Comme ils sont en train de divorcer, mes parents, ils vendent la maison. J'en profite pour essayer de les convaincre de me laisser prendre un petit studio à moi. Et c'est en bonne voie. En très bonne voie. Je devrais pas tarder à avoir gain de cause. Pourquoi tu ris ?
‒ Parce que moi aussi, je déménage. Elle me fout dehors, ma logeuse. Ce qui tombe bien parce que j'étais de toute façon bien décidé à foutre le camp. Invivable, c'était devenu. Elle me fliquait. Elle me fliquait en permanence. C'est Élodie qui a fait crever l'abcès samedi. Sans le vouloir. Mais ça m'arrange. Comment ça m'arrange !
On s'est regardés. Elle a esquissé un sourire.
‒ On pense à la même chose, non ?
‒ Je crois bien, oui.
‒ Comment ce serait génial ! On se verrait tous les jours. On ferait des tas de trucs. On parlerait. Ah, ça, pour parler, on parlerait ! J'aime trop ça parler avec toi. Pouvoir te faire mes confidences. Il y a que toi qui me comprends vraiment. Et pas seulement ça ! Ah, on va s'en payer du bon temps !
‒ On pense à la même chose, non ?
‒ Je crois bien, oui.
‒ Comment ce serait génial ! On se verrait tous les jours. On ferait des tas de trucs. On parlerait. Ah, ça, pour parler, on parlerait ! J'aime trop ça parler avec toi. Pouvoir te faire mes confidences. Il y a que toi qui me comprends vraiment. Et pas seulement ça ! Ah, on va s'en payer du bon temps !
Elle a froncé les sourcils.
‒ La seule chose… Ce qu'il faudrait pas…
‒ C'est qu'on se rogne les ailes. Que ça tourne au petit couple plan plan. Avec jalousie et mesquineries à la clef. Ça, c'est sûr. Tu as Baptiste. Tu as Stephen. Tu en auras sans doute d'autres. J'ai Margaux. J'ai Élodie. J'en aurai sûrement d'autres. Suffit qu'on soit au clair là-dessus. Chacun fait ce qu'il veut. Avec qui il veut. On n'a pas de comptes à se rendre.
‒ Voilà, oui.
‒ La seule chose… Ce qu'il faudrait pas…
‒ C'est qu'on se rogne les ailes. Que ça tourne au petit couple plan plan. Avec jalousie et mesquineries à la clef. Ça, c'est sûr. Tu as Baptiste. Tu as Stephen. Tu en auras sans doute d'autres. J'ai Margaux. J'ai Élodie. J'en aurai sûrement d'autres. Suffit qu'on soit au clair là-dessus. Chacun fait ce qu'il veut. Avec qui il veut. On n'a pas de comptes à se rendre.
‒ Voilà, oui.
Elle m'a pris la main.
‒ Oh, ce serait trop bien…
‒ On va faire ce qu'il faut pour…
‒ Et y arriver.
‒ Et y arriver.
‒ Oh, ce serait trop bien…
‒ On va faire ce qu'il faut pour…
‒ Et y arriver.
‒ Et y arriver.
Elle s'est levée.
‒ Bon, mais c'est pas tout ça ! Les photos…
‒ T'en as plus besoin maintenant qu'on va habiter ensemble.
‒ Quoi ? Ah, si, si, si ! Que je t'aie sous la main quand j'en ai envie. Quand je serai ailleurs. Ou toi. Ou bien quand t'en seras pas de la comédie. Allez ! Tu te déshabilles ?
‒ Bon, mais c'est pas tout ça ! Les photos…
‒ T'en as plus besoin maintenant qu'on va habiter ensemble.
‒ Quoi ? Ah, si, si, si ! Que je t'aie sous la main quand j'en ai envie. Quand je serai ailleurs. Ou toi. Ou bien quand t'en seras pas de la comédie. Allez ! Tu te déshabilles ?
Elle m'a regardé faire.
‒ Mouais ! Encore faudrait-il qu'elle y mette du sien, elle, là !
Elle m'a lancé une petite pichenette sur la queue.
‒ Allez, debout, toi ! Allez ! Mouais ! C'est pas encore trop ça qu'est ça. Je sens qu'il va falloir que je paye de ma personne.
‒ Mouais ! Encore faudrait-il qu'elle y mette du sien, elle, là !
Elle m'a lancé une petite pichenette sur la queue.
‒ Allez, debout, toi ! Allez ! Mouais ! C'est pas encore trop ça qu'est ça. Je sens qu'il va falloir que je paye de ma personne.
Elle m'a pris en mains, décalotté.
‒ Ah, ben ça y est ! Ça commence. Ça vient.
Elle a un peu branlé.
‒ Là ! Là ! Super. Elle est toute belle. Reste comme ça !
‒ Ah, ben ça y est ! Ça commence. Ça vient.
Elle a un peu branlé.
‒ Là ! Là ! Super. Elle est toute belle. Reste comme ça !
Et elle a mitraillé tant et plus. De près. De loin. Encore de près.
‒ On verra ce que ça donne, mais ça devrait être pas mal.
Elle a ri.
‒ De toute façon, s'il faut en refaire, je sais où te trouver.
‒ On verra ce que ça donne, mais ça devrait être pas mal.
Elle a ri.
‒ De toute façon, s'il faut en refaire, je sais où te trouver.
Et elle m'a poussé vers le lit.
‒ T'aurais pas dû…
‒ Quoi donc ?
‒ Me balancer ton truc sous le nez comme ça ! Parce que maintenant…
‒ T'aurais pas dû…
‒ Quoi donc ?
‒ Me balancer ton truc sous le nez comme ça ! Parce que maintenant…
Elle s'est penchée dessus. M'a agacé le gland du bout des dents.
‒ Il te l'a fait ça, Florian ? Il t'a sucé ?
‒ T'es bien curieuse.
‒ Oui, il te l'a fait. Je suis sûr qu'il te l'a fait. Et toi, tu lui as fait ?
‒ Moi aussi.
‒ T'as avalé ? Oui, t'as avalé. Je le vois bien à ton air. T'as aimé ? Quoi surtout ? L'idée que t'étais en train de lui faire une pipe ? De la lui avoir dans la bouche ? Le goût de sa jute ?
‒ J'étais trop occupé pour me poser la question. Mais sûrement un peu tout ça en fait.
‒ Et quoi d'autre vous avez fait ?
‒ Margaux nous a les mises bout à bout. Et nous les a agacées l'une avec l'autre.
‒ Oh, comment ça doit être trop à regarder, ça ! Et vous vous êtes giclé dessus. Oui ?
‒ Oui.
‒ Hou la la !
‒ Il te l'a fait ça, Florian ? Il t'a sucé ?
‒ T'es bien curieuse.
‒ Oui, il te l'a fait. Je suis sûr qu'il te l'a fait. Et toi, tu lui as fait ?
‒ Moi aussi.
‒ T'as avalé ? Oui, t'as avalé. Je le vois bien à ton air. T'as aimé ? Quoi surtout ? L'idée que t'étais en train de lui faire une pipe ? De la lui avoir dans la bouche ? Le goût de sa jute ?
‒ J'étais trop occupé pour me poser la question. Mais sûrement un peu tout ça en fait.
‒ Et quoi d'autre vous avez fait ?
‒ Margaux nous a les mises bout à bout. Et nous les a agacées l'une avec l'autre.
‒ Oh, comment ça doit être trop à regarder, ça ! Et vous vous êtes giclé dessus. Oui ?
‒ Oui.
‒ Hou la la !
Elle m'a englouti d'un coup. Cerné avec sa langue. Mes doigts sont allés la chercher sous la culotte. Elle s'est ruée dessus. A gémi. M'a malaxé furieusement les couilles. M'a fait jaillir. Et a eu presque aussitôt son plaisir. Un plaisir qu'elle a chanté à gorge déployée.
Elle a laissé sa tête sur mon ventre. A négligemment joué avec ma queue.
‒ Comment ça a été vite, moi ! Jamais ça avait été aussi vite. C'est la première fois. Mais c'est ta faute aussi ! À me raconter toutes les cochonneries que tu fais avec Florian.
‒ Comment ça a été vite, moi ! Jamais ça avait été aussi vite. C'est la première fois. Mais c'est ta faute aussi ! À me raconter toutes les cochonneries que tu fais avec Florian.
Elle a ri.
‒ Si bien qu'on va être bons pour recommencer. Surtout qu'elle en est encore, elle, on dirait…
Sa main est descendue le long de ma cuisse, l'a contournée. A suivi le sillon entre les fesses. Elle a posé son index à l'entrée de mon petit trou froncé.
‒ Et là ? Vous l'avez fait par là ?
‒ Pas encore, non.
‒ Pas encore. Ça veut dire que vous le ferez ?
‒ Oh, sûrement, oui !
‒ Tu devrais pas me dire des choses pareilles…
‒ Si bien qu'on va être bons pour recommencer. Surtout qu'elle en est encore, elle, on dirait…
Sa main est descendue le long de ma cuisse, l'a contournée. A suivi le sillon entre les fesses. Elle a posé son index à l'entrée de mon petit trou froncé.
‒ Et là ? Vous l'avez fait par là ?
‒ Pas encore, non.
‒ Pas encore. Ça veut dire que vous le ferez ?
‒ Oh, sûrement, oui !
‒ Tu devrais pas me dire des choses pareilles…
Et elle s'est allongée contre moi. Sur moi.
‒ Viens ! Viens !
Elle ne m'en a pas laissé le temps. Elle s'est emparée de ma queue. Elle l'a engouffrée en elle. Et elle s'est ardemment élancée à la conquête de son plaisir. Qu'elle a eu. Une première fois. Une seconde. Avant qu'à mon tour…
‒ Viens ! Viens !
Elle ne m'en a pas laissé le temps. Elle s'est emparée de ma queue. Elle l'a engouffrée en elle. Et elle s'est ardemment élancée à la conquête de son plaisir. Qu'elle a eu. Une première fois. Une seconde. Avant qu'à mon tour…
Elle m'a embrassé. Passionnément.
‒ Hou la la ! Cette chevauchée ! Ben, ça promet ! Ce feu d'artifice que ça va être quand on habitera ensemble. Bon, mais en attendant, faut que j'y aille, moi ! Ne serait-ce que pour ne pas t'épuiser complètement. Parce que si je reste ! Mais avant… Tu voudrais pas te retourner ? Te mettre sur le ventre ? Comme ça, oui ! Parce que je l'ai pas eu ce côté-là.
‒ Hou la la ! Cette chevauchée ! Ben, ça promet ! Ce feu d'artifice que ça va être quand on habitera ensemble. Bon, mais en attendant, faut que j'y aille, moi ! Ne serait-ce que pour ne pas t'épuiser complètement. Parce que si je reste ! Mais avant… Tu voudrais pas te retourner ? Te mettre sur le ventre ? Comme ça, oui ! Parce que je l'ai pas eu ce côté-là.
Il y a eu, à quatre reprises, le déclic de l'appareil photographique.
‒ Ce qui serait bien… c'est que t'écartes les jambes. Encore ! Encore un peu plus… Oui, voilà, parfait. J'ai une vue imprenable, là.
Quinze déclics. Vingt.
‒ Ce qui serait bien… c'est que t'écartes les jambes. Encore ! Encore un peu plus… Oui, voilà, parfait. J'ai une vue imprenable, là.
Quinze déclics. Vingt.
Elle est venue se pencher sur moi. M'a embrassé dans le cou.
‒ Et celles-là, je peux te dire que je vais en faire bon usage. Très bon usage.
‒ Et celles-là, je peux te dire que je vais en faire bon usage. Très bon usage.
On s'est rhabillés. Tous les deux. On est descendus. Je l'ai raccompagnée jusqu'au portail et, au retour, je suis allé trouver maman dans la cuisine.
‒ Je peux te parler ?
‒ Bien sûr, mon grand ! Bien sûr !
‒ Je peux te parler ?
‒ Bien sûr, mon grand ! Bien sûr !
* * *
Quand j'ai entendu la voiture de mon père, je suis sorti sans bruit sur le palier. Je me suis penché par-dessus la rampe.
Maman lui a à peine laissé le temps d'arriver.
‒ J'ai eu une longue conversation avec Alexandre cet après-midi.
‒ Ah…
‒ Oui. Au sujet de son déménagement, là.
‒ Il a trouvé quelque chose ?
‒ Ce qu'il envisagerait, c'est de s'installer avec sa petite copine Isabelle. C'est pas une mauvaise idée, moi, j'trouve !
‒ Mouais…
‒ Non ? Tu crois pas, toi ?
‒ Si c'est pour qu'ils passent leurs soirées à s'envoyer en l'air au lieu d'étudier…
‒ Oui, oh ! Qu'ils habitent ensemble ou pas, s'ils ont envie de le faire… Et il vaut mieux que ce soit avec elle qu'avec n'importe qui. Parce qu'elle est bien, cette petite. Elle est très bien. Elle a une excellente influence sur lui. Elle le stabilise. Sans compter que… je veux pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais elle fait des études de droit. Elle sera peut-être avocate. Ou juge. En tout cas elle aura un bon métier. Et avoue que, pour Alexandre, si ça doit durer entre eux…
‒ On n'en est pas là.
‒ Non. Bien sûr que non. Mais si on pouvait donner un petit coup de pouce…
‒ Concrètement alors, tu proposes quoi ?
‒ Que financièrement on fasse un effort. Qu'ils puissent disposer, sans que ce soit le grand luxe, d'un logement convenable.
Maman lui a à peine laissé le temps d'arriver.
‒ J'ai eu une longue conversation avec Alexandre cet après-midi.
‒ Ah…
‒ Oui. Au sujet de son déménagement, là.
‒ Il a trouvé quelque chose ?
‒ Ce qu'il envisagerait, c'est de s'installer avec sa petite copine Isabelle. C'est pas une mauvaise idée, moi, j'trouve !
‒ Mouais…
‒ Non ? Tu crois pas, toi ?
‒ Si c'est pour qu'ils passent leurs soirées à s'envoyer en l'air au lieu d'étudier…
‒ Oui, oh ! Qu'ils habitent ensemble ou pas, s'ils ont envie de le faire… Et il vaut mieux que ce soit avec elle qu'avec n'importe qui. Parce qu'elle est bien, cette petite. Elle est très bien. Elle a une excellente influence sur lui. Elle le stabilise. Sans compter que… je veux pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais elle fait des études de droit. Elle sera peut-être avocate. Ou juge. En tout cas elle aura un bon métier. Et avoue que, pour Alexandre, si ça doit durer entre eux…
‒ On n'en est pas là.
‒ Non. Bien sûr que non. Mais si on pouvait donner un petit coup de pouce…
‒ Concrètement alors, tu proposes quoi ?
‒ Que financièrement on fasse un effort. Qu'ils puissent disposer, sans que ce soit le grand luxe, d'un logement convenable.
Il a donné son accord.
* * *
Et on a prospecté, Isabelle et moi. On a écumé les agences immobilières. On a visité. Encore et encore. Des trois-pièces.
‒ Ben, oui ! Qu'on soit autonomes. Qu'on ait chacun notre chambre.
‒ Ben, oui ! Qu'on soit autonomes. Qu'on ait chacun notre chambre.
C'était hors de prix.
‒ Oui, bon. Pas la peine d'insister.
‒ Oui, bon. Pas la peine d'insister.
Et on s'est rabattus sur les deux-pièces.
J'ai haussé les épaules.
‒ De toute façon, les trois quarts du temps on dormira ensemble.
‒ Ah, ça, c'est sûr.
‒ Alors ! Non. Suffira d'installer un lit d'appoint repliable dans le séjour. Pour les jours où, toi ou moi, on aura envie de batifoler avec quelqu'un d'autre.
J'ai haussé les épaules.
‒ De toute façon, les trois quarts du temps on dormira ensemble.
‒ Ah, ça, c'est sûr.
‒ Alors ! Non. Suffira d'installer un lit d'appoint repliable dans le séjour. Pour les jours où, toi ou moi, on aura envie de batifoler avec quelqu'un d'autre.
Ça n'a pas été simple pour autant. On en a vu beaucoup. Des dizaines. Mais c'était ou trop loin. Ou vétuste. Ou mal desservi. Ou bruyant. Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas.
‒ C'est pas possible, ça ! On n'y arrivera jamais.
‒ C'est pas possible, ça ! On n'y arrivera jamais.
On était sur le point de se décourager quand enfin… le truc de rêve. Au deuxième étage d'une résidence entourée d'arbres. C'était clair. Spacieux. Fonctionnel. Et d'un prix tout à fait raisonnable.
‒ On va se plaire, là ! Non, mais comment on va se plaire !
‒ On va se plaire, là ! Non, mais comment on va se plaire !
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