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✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie amoureuse — Chapitre 19

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 19

Dans cet épisode, on verra d'abord Catherine s'agréger de plus en plus au couple amis/amants/colocataires que forment Isabelle et Alexandre.
On apercevra ensuite Élodie sur un nouveau terrain de jeu, la piscine, où donner libre cours à sa passion de l'exhibition.
La plupart du temps, on était tout seuls « chez nous », Isabelle et moi.
Elle s'extasiait.
‒ Comment c'est harmonieux, n'empêche, nous deux ! On se prend pas la tête. Jamais un mot plus haut que l'autre. Et le « pire », c'est que plus ça va, et mieux c'est.
C'était vrai. On avait trouvé notre rythme de croisière. On partageait à peu près tout. Et on parlait. On parlait énormément. Ce qui la ravissait.
‒ T'es quelqu'un à qui je peux vraiment tout dire. Tout ce que je ressens. Tout ce que j'ai fait. Même les trucs dont je suis pas fière. Et ça n'a pas de prix, ça !
Évidemment, on faisait l'amour. Souvent. Tous les jours. Ou presque. Dans notre lit, bien sûr, mais aussi n'importe où. Partout. Là où on se trouvait. Là où ça nous prenait.
‒ Ce truc-là, s'il fallait que je m'en passe…
‒ Personne te le demande.
‒ Oui, ben, encore heureux !
Au début Baptiste était venu. Assez souvent. Et puis de moins en moins. Presque plus. Plus du tout.
‒ Je crois bien qu'il a quelqu'un d'autre. Mais bon, il fait ce qu'il veut. J'm'en fiche ! Complètement. J'attends pas après lui, n'importe comment.
Elle n'attendait pas après lui, non. Elle plaisait. Et si le type lui plaisait en retour, elle donnait suite. Elle me racontait. En détail. Et elle haussait les épaules.
‒ N'empêche que, la plupart du temps, c'est décevant. Tu flashes sur un mec. Tu le trouves beau. Plein de charme. Tu te dis que ça va être fabuleux. Que tu vas te prendre un pied comme c'est pas possible. Et, à l'arrivée, tu tombes de haut. De très très haut. J'ai plus qu'à me consoler en lui reluquant la queue. Dans la mesure du possible. Que j'aie au moins ça. Parce que tu me connais. Tu sais que ce truc-là…
Ces coups d'un soir, elle ne les ramenait jamais à la maison.
‒ Oh, ben non, attends ! D'abord je les connais pas plus que ça. Et j'ai pas envie qu'ils aient mon adresse. On sait jamais. Sans compter que je tiens pas du tout à les voir mettre le nez dans notre univers à nous.
Catherine, elle, elle venait souvent. Une à deux fois par semaine. On passait la soirée à discuter. Et puis Isabelle nous expédiait dans la chambre.
‒ Allez, filez ! Vous en crevez d'envie.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, elle commentait.
‒ Eh, ben dites donc ! Vous en étiez de la comédie, vous deux, cette nuit ! Fallait pas vous en promettre. Qu'est-ce tu lui faisais, Catherine, pour qu'il glapisse comme ça ?
‒ Mais rien ! Rien de spécial.
‒ Oui, oh, ben alors ça, à d'autres ! Faudra que j'aille jeter un coup d'œil là-dessus un jour. Histoire que ça me donne des idées.
Et elle l'a fait. Elle l'a vraiment fait. Elle me l'a avoué, un matin, tout à trac.
‒ Tu sais que je vous ai matés, hier soir ?
Elle arborait un petit sourire ravi.
‒ Oui. J'ai tout doucement entrebâillé la porte. Et je vous ai regardés faire. 
‒ Tu n'as pas honte ? Faire des coups pareils à ta copine. Derrière son dos. Ben, c'est du propre !
‒ Pas derrière son dos, non ! On parle entre filles, figure-toi ! Et je regrette pas. Ah, non, alors ! Vous étiez mignons comme tout tous les deux. À croquer. Qu'est-ce que tu la lui as léchée longtemps, la craquette, n'empêche ! Elle a bon goût ? Oui. Sûrement. Vu la façon dont tu t'acharnais dessus. Ça lui plaisait, ce qu'il y a de sûr. Parce qu'à l'entendre couiner et à voir comment elle te serrait la tête avec ses jambes…
Le lendemain soir, dans la chambre, elle m'a doucement repoussé.
‒ Non ! Attends !
‒ Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? T'as pas envie ?
‒ Si ! C'est pas ça ! Attends quand même !
‒ Mais attendre quoi ?
‒ Catherine. Qu'elle nous voie à l'œuvre ! Je lui ai promis. Chacune son tour. Normal, non ?
Elle est arrivée sans bruit. Sur le coup de onze heures.
‒ La v'là ! On y va. Et t'assures, hein !
Elle a pris les choses en mains. Elle m'a voulu sur le dos et m'a piqueté le torse de tout un tas de petits baisers. Elle m'a mordillé un téton. L'autre.
Elle a relevé la tête. Et chuchoté.
‒ Tu sais ce qu'elle attend ? Que je te suce. Elle adore.
Elle a pris tout son temps. Elle est descendue. Remontée. Redescendue. Elle m'a cerné la queue. A fait mine de l'engloutir entre ses lèvres. S'en est éloignée. Y est revenue. Elle l'a sollicitée. Décalottée. Agacée du bout du pouce, tout en me malaxant ardemment les coucougnettes. Elle l'a enfin glissée dans sa bouche. Délicatement savourée. Et relâchée, contrairement à son habitude, quand j'ai jailli.
Elle est remontée. Sa tête dans mon cou. Et a murmuré.
‒ Elle t'a vu couler comme ça ! Et elle s'est branlée. J'ai entendu son minou chuinter.
On est restés allongés, immobiles, un long moment l'un contre l'autre.
‒ Tu sais ce qu'elle est en train de se demander, là ? Si c'est vraiment fini. Ou si on va en rajouter une couche.
Elle a tendu la main.
‒ Et comme elle est en train de ressusciter, l'autre, là, en bas… Laisse-toi faire ! Je m'occupe de tout. J'adore…
Elle m'a glissé en elle et elle s'est furieusement élancée à la conquête de son plaisir. Un plaisir qu'elle a clamé haut et fort. À gorge déployée.
Le lendemain matin, quand on s'est levés, Catherine était partie.
‒ Faut dire qu'il est déjà tard ! Oh, mais elle perd rien pour attendre ! Je sais où la coincer. Alors à midi, au rapport ! Elle y coupera pas.
Elle s'est servi un grand bol de café noir.
‒ C'est super, hein, quand tu sais qu'on te regarde. Et c'est tout le monde qui réagit comme ça. Faut pas être hypocrite. Tout le monde. À quoi tu penses ?
‒ À rien.
‒ Menteur ! Je le vois bien à ton air.
‒ Non. Ce que j'étais en train de me dire, c'est que c'est pas mal, oui. C'est même très bien. Très très bien. Mais qu'au point où on est maintenant…
‒ On pourrait s'envoyer en l'air tous les trois ensemble. Je l'attendais, celle-là. Le fantasme du mec dans toute sa splendeur : deux petites nanas pour lui tout seul. Oh, mais fais pas cette tête-là ! Peut-être que ça se fera. Un jour. Quand tu auras tenu ta promesse. T'as pas oublié, j'espère. T'as pas oublié que vous devez m'assurer le spectacle, Florian et toi. NOUS l'assurer. Parce que Catherine. aussi est partante. Au moins autant que moi.
‒ Oh, mais c'est quand vous voulez, hein !
‒ Le plus tôt possible alors…
* * *
Élodie n'avait pas revu son papy fesseur.
‒ Oh, ben non. Non. Pas sans toi. Je crois pas qu'il y ait vraiment des risques, mais bon, on ne sait jamais.
Par contre, il lui téléphonait.
‒ Souvent. Presque tous les jours. Il veut savoir si je suis sage.
‒ Et tu l'es ?
‒ Oui, oh, ben alors ça, c'est pas demain la veille. Tu me connais. Mais il est pas obligé de le savoir. Du moins pas tout de suite. Chaque chose en son temps. Je verrai. D'autant que j'en ai ferré un autre. Encore plus vieux. On s'écrit. Ça le rend complètement fou l'idée de me tambouriner le popotin. T'as un maillot ?
‒ Un maillot ? Un maillot de bain ? Chez moi, oui.
‒ Eh bien, on passe le chercher. Je t'emmène à la piscine.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Et on a pris la route.
J'ai froncé les sourcils.
‒ C'est pas par là, la piscine.
‒ Si ! Parce qu'il y en a une autre. Que j'ai découverte avant-hier. Elle est un peu loin, mais elle en vaut la peine, vu qu'elle jouxte la maison de retraite et que, du coup, il y a plein de petits vieux qui la fréquentent. Qui, pour la plupart, viennent là pour mater. Pas la peine que je te fasse un dessin, j'imagine !
‒ Pas la peine, non !
‒ J'y ai fait un long séjour hier. Dans mon vieux maillot bleu. Et je regrette pas. Ah non, alors ! Parce que ce maillot, il est fatigué. Vraiment très très fatigué. Il bâille de partout si je prends pas la peine de le réajuster dès que je bouge un peu. Ce qui est lassant à la longue. Si bien que j'ai fini par prendre le parti de lui laisser faire ce qu'il voulait.
‒ Ben, voyons ! Et ce qu'il a voulu, c'est offrir un aperçu saisissant, en bas, sur ce qu'il était supposé cacher. Ils ont dû sacrément se régaler, les petits vieux.
‒ Ah, ben ça ! C'est là. On y est.
Elle s'est engagée sur le parking. Et a continué à raconter.
‒ Il y en avait un surtout. Soixante-dix balais. Au moins. Pas très loin de moi. Deux mètres, pas plus. Il arrêtait pas de me jeter des coups d'œil en douce. Et il bandait, ce salaud ! Il avait une de ces triques ! Sauf qu'il pouvait pas profiter de moi tout son saoul, vu qu'il y avait sa bobonne à côté, qu'elle avait parfaitement perçu son petit manège et qu'elle le rappelait sans arrêt à l'ordre. Mais c'était plus fort que lui : il revenait constamment et furtivement à moi. Je l'aimantais. Ce qu'elle appréciait pas, sa bonne femme, mais alors là, pas du tout. Elle me jetait des regards furibonds et elle l'engueulait. De plus en plus. Et de plus en plus fort. Pour finir, elle lui a flanqué une grande beigne et elle l'a ramassé. « Allez, viens ! On y va, espèce de sale dégoûtant ! » Elle s'est retournée juste au moment de sortir et je peux te dire que, si ses yeux avaient été des pistolets, je serais morte sur le coup.
Elle a coupé le moteur.
‒ Et j'imagine qu'après, à la maison, elle a dû lui en rajouter une bonne couche. Et qu'il a pas fini d'en entendre parler. Il en a pour des semaines. Ce que je crois aussi, c'est que, très vite, il est allé chercher refuge dans la salle de bains pour se palucher énergiquement en pensant à moi. J'adore. Oh, non, c'est trop le pied d'allumer des types, surtout s'ils sont âgés, devant leur légitime. Je crois que maintenant que j'y ai mis le nez…
Elle est restée la main posée sur la poignée de la porte.
‒ Je crois que le mieux, ce serait qu'on se mette pas ensemble, là. Qu'on n'ait pas l'air de se connaître. Tu pourras bien regarder comment ils réagissent comme ça. Tous. Et me raconter après.
J'ai attendu. Dix bonnes minutes. Le temps qu'elle s'installe. Et puis j'y suis allé. Il y en avait une bonne vingtaine. Tous âgés. J'ai pris place aux côtés d'un couple dont la femme était plongée dans la lecture d'un magazine et le mari dans la contemplation d'Élodie. Il faut dire qu'elle faisait fort. Ah, pour bâiller, il bâillait, le maillot ! Et laissait gentiment entrapercevoir son petit fendu d'amour. Il en profitait tant et plus, mon voisin, un petit bonhomme d'un âge avancé, à la peau parcheminée, au crâne dégarni, dont la glotte ne cessait pas de tressauter.
Et il n'était pas le seul. Il y en avait trois qui faisaient bon nombre d'allers et retours pour lui jeter, au passage, de longs regards faussement indifférents.
On est venu s'installer derrière moi. Deux petits vieux. Deux hommes.
‒ On sera bien là. Vue imprenable.
‒ Je t'avais dit qu'elle reviendrait. Je te l'avais pas dit ?
Ils se sont absorbés un long moment dans leur contemplation.
‒ Putain ! Ça vaut le coup d'œil. Ça vaut vraiment le coup d'œil.
‒ Encore plus qu'hier ça laisse voir…
‒ Un minou comme ça, moi, j'irais bien le forer.
C'est ce qui a attiré l'attention de la femme, à côté. Elle a laissé tomber sa revue sur ses genoux, cherché du regard autour d'elle et très vite trouvé.
‒ Ah, ben, elle manque pas d'air, celle-là ! Si c'était que de moi…
Ses yeux se sont portés sur son mari. Le maillot de son mari.
‒ Et toi, ça te fait bander !
‒ Mais non, Hélène, non !
Elle a élevé la voix.
‒ Ah, si, ça te fait bander, si ! Arrête de mentir, tu sais bien que j'ai horreur de ça !
Tous les regards ont convergé vers eux.
‒ Vous êtes trop, vous, hein, les bonshommes ! Il suffit que n'importe quelle petite aguicheuse se débrouille pour qu'on voie son cul et vous êtes tous là, la langue pendante, à faire grimpette dans vos caleçons.
Derrière, il y en a un qui a ri.
‒ Ben tiens, faut qu'on en profite tant que c'est encore à peu près en état de marche. Ça durera pas toujours.
Et l'autre a surenchéri.
‒ Surtout qu'elle est pas mal foutue du tout, la petite ! Tout le monde peut pas en dire autant.
Elle leur a jeté un regard noir, s'est levée, a rassemblé ses affaires, s'est tournée vers son mari.
‒ Bon, alors tu viens, toi !
Et il l'a suivie, tout penaud.
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Ced67220
16 avril 2023 à 08:27
Très très beau bravo
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Photo de profil de Franz-38-2
Franz-38-2
10 avril 2023 à 16:54
Ah le coup des petits vieux! Sympa très sympa.
Soyez respectueux
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Gubbe
10 avril 2023 à 11:23
Cher Exorium
Je suis toujours fidele au poste et J’aime vos histoires.
Je reve d’etre parti les spectateurs de la piscine
Cordialement
Gubbe
Soyez respectueux
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