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Couverture de Antimatière contre prosexe, par ErosSexe
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Antimatière contre prosexe — Chapitre 9 · Genève

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ErosSexe
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Antimatière contre prosexe

Chapitre 9 · Genève

Épisode 9 – Genève
Résumé des épisodes précédents : i Julie, jeune étudiante qui vit seule dans un petit village avec sa maman Ludivine, connaît son premier chagrin d'amour. Rapportant un trousseau de clés à Fabienne, une femme extravertie qui tient un magasin de sport dans le même village, Julie se confie à elle. La patronne du magasin lui propose alors un petit job d'étudiante, en lien avec le vélo, sport que pratique régulièrement Julie. Lors d'une séance d'essayages de tenues cyclistes, Julie ne peut pas résister au charme et aux caresses de Fabienne, elle devient son amante. La jeune étudiante découvre son corps et le plaisir dans les bras et le lit de sa maîtresse, une révélation. La collaboration au magasin est un succès, leur relation atteint des sommets de sensualité, jusqu'à ce que la maman de Julie mette sa fille en garde contre cette relation, lui avouant qu'elle aussi a eu une aventure avec Fabienne il y a quinze ans. La jeune fille doit quitter la France pour Genève afin d'y poursuivre ses études, « abandonnant » sa maman et sa maîtresse. Lors d'une visite à Fabienne avant son départ, Julie, contre toute attente, se retrouve à lui faire l'amour en compagnie de son mari. Julie a quitté sa maman et Fabienne, elle s'est installée près de Genève et découvre son nouveau lieu d'études, ainsi que sa collègue Svetlana envers qui elle a un geste déplacé./i
NDLR : afin de restituer le parler de Svetlana, dont la maîtrise du français est bonne mais demeure largement perfectible, ses prises de parole font l'objet d'une autre police de caractères que celle commune à tout le reste du texte.
Ce mercredi de début septembre, c'est Fabienne qui a pris sa voiture pour nous accompagner à la gare, ma maman ne se sentant pas en état de conduire, en proie à trop d'émotions. Il y avait de quoi, puisque je quittais la maison pour la première fois, et que sur le quai de gare allaient se retrouver Ludivine, ma maman, Fabienne, mon amante, qui avait aussi été celle de ma maman quinze ans auparavant, et moi. Je n'en menais pas large, j'avais le cœur serré à plusieurs titres, je savais qu'il y aurait un moment où mes larmes seraient mon seul moyen d'expression.
Nous étions sur le quai toutes les trois, un peu perdues, les mots avaient de la peine à sortir sauf pour formuler des banalités. Les haut-parleurs ont annoncé l'entrée en gare du train, et ses trois minutes d'arrêt. Trois minutes pour quitter l'amour et le bonheur. Ma maman m'a serrée dans ses bras, en larmes, me donnant encore ses derniers conseils de mère. Je l'ai embrassée très fort, et les yeux pleins de larmes elle a pu bredouiller :
— Je t'attends au bout du quai, Fabienne, vous avez certainement à vous dire des choses qui ne me regardent pas. A tout à l'heure.
Quelle classe ma maman, cela a dû lui déchirer le cœur, mais elle l'a fait. Quand le train s'est immobilisé, je me suis jetée dans les bras de Fabienne et ai caché mon visage dans son cou, incapable de parler. Ses bras m'ont entourée, sa main caressait mes cheveux, doucement.
— Allez ma beauté, pars vivre ta vraie vie de femme, croque-là à belles dents et ne te refuse rien, la vie est trop courte. Et puis tu sais que je serai toujours là pour toi, alors…si…si…enfin…tiens, ne l'ouvre pas dans le train, attends d'être chez toi. Bon voyage mon amour !
Elle m'a tendu un petit paquet, sous mon regard étonné, avant de me faire un court baiser sur la bouche, n'ayant guère envie de se donner en spectacle sur ce quai de gare. Je suis montée dans le train, comme un zombie, l'âme chamboulée, le cœur gros. Grincements, fermeture des portes, petit signe de la main et mon amour a disparu. Une autre vie commençait.
Le voyage a été pénible entre trains bondés et retards, je suis arrivée à Genève à la nuit tombée. Tram, bus, passer chez le proprio (il habitait juste au-dessous de mon appartement) chercher les clés en m'excusant de l'heure tardive (je l'avais déjà prévenu par texto), j'ai posé mes valises et me suis laissé tomber dans le canapé-lit du salon. Voilà, j'avais quitté la sécurité du nid maternel en abandonnant ma maman dans une grande baraque décrépie, sinistre, et quitté la plus merveilleuse des amantes puisqu'elle avait fait de moi une vraie femme.
Fabienne…Ma Fabienne…Son corps voluptueux, sa bouche gourmande…Oh, mais je n'ai pas encore ouvert son cadeau !
Fébrile, j'ai arraché le papier et découvert une boîte noire, sobre, sans aucune inscription, scellée par une sorte de ruban. Je l'ai coupé pour ouvrir l'écrin. Mon cœur s'est emballé à la vue du contenu : deux petits vibromasseurs, les mêmes que ceux employés par Fabienne sur sa table de massage pour me propulser vers un orgasme cosmique, et l'espèce de gant à deux doigts aux bourrelets progressifs dont mon fondement se souvenait encore. La face interne du couvercle portait en lettres dorées l'inscription « Plaisirs sans tabous ». Une petite enveloppe complétait le tout, enveloppe manuscrite où j'ai immédiatement reconnu l'écriture de Fabienne.
i Mon amour de Julie, /i
i Je sais, ce n'est pas un cadeau très romantique, mais au vu du plaisir que ces jouets m'ont permis de t'apporter, je serais fière que tu les utilises quand l'envie t'en prendra et que tu hurleras mon prénom au moment d'atteindre les étoiles ! Rien ni personne ne pourra jamais me faire oublier tout ce que tu m'as apporté, ma physicienne chérie, qu'il s'agisse de ton intelligence hors du commun, de ta vivacité d'esprit, de ta sensualité unique, de ton altruisme, de tes caresses irrésistibles et du goût de ta mouille généreuse sur ma langue. Tu me manques déjà, mais je sais que tu vas désormais t'épanouir pleinement dans ta vraie vie de femme, tu seras la meilleure partout, au travail, au lit, au point que toutes les autres en seront malades de jalousie ! Bravo mon amour, et surtout reste toi-même !/i
             i Ta boutiquière préférée/i
Les larmes me sont montées aux yeux, mais je n'ai pas cherché à les retenir. Fabienne me manquait déjà, mais j'étais crevée, le lendemain je débutais mon parcours de doctorante en physique, j'ai donc reporté à plus tard l'utilisation du coffret offert par mon adorable amante.
La semaine a été intense, entre visite des lieux (un site immense de plusieurs bâtiments), présentation de mes collègues et du projet auquel on m'intégrait, des formalités administratives et de mille autres choses encore. Le rythme était soutenu, mais les défis étaient tels qu'on ne voyait pas le temps passer, la recherche stimulait tout le monde et la faible moyenne d'âge engendrait une énergie qui semblait inépuisable. Je n'étais pas directement rattachée au LHC (Large Hadron Collider) que redoutait ma maman mais travaillais sur une machine annexe, le décélérateur d'antiprotons, puisque mon travail de master portait sur l'antimatière. Mon chef de groupe, Ramon, était Espagnol, son assistante et aussi ma cheffe de projet, Svetlana, venait de Bulgarie, Brian avait quitté l'Australie pour s'établir à Genève…notre groupe de recherche comptait douze nationalités, je n'avais jamais connu pareille cohabitation des langues et des cultures, et même si l'anglais demeurait la langue de travail usuelle, c'est au moment des repas que les différences de cultures s'affirmaient face aux mets – parfois peu séduisants - disponibles dans les diverses cantines.
On m'a demandé de former un binôme avec Svetlana, trente ans, docteure en physique formée à Sofia puis à Berlin et Paris avant d'accomplir deux ans de post-doc au MIT de Boston. Une pointure, parlant quasiment quatre langues (l'anglais dominait quand même très largement, le français n'étant de loin pas la langue la plus utilisée en physique), la physique des particules semblait ne plus avoir aucun secret pour elle. Célibataire, passionnée de recherche, elle passait sa vie au labo, y dormait parfois lorsqu'une expérience en cours nécessitait une surveillance constante et il n'était pas rare qu'elle y passe également une partie de son weekend, dormant sur un lit de camp. Je ne savais pas si je devais m'adapter à son rythme, alors au début j'ai calqué mes horaires sur les siens, sauf les week-end. Nous ne parlions que de physique, à croire que rien d'autre dans sa vie n'avait le moindre intérêt. Je la trouvais pourtant bien mignonne, ma binôme, assez fine (pas comme moi…), sa peau mate et sa tignasse blonde ébouriffée au-dessus de ses grandes lunettes lui conféraient beaucoup de charme, mais elle n'avait pas l'air d'en être consciente, toujours vêtue un peu n'importe comment. Un soir, il était déjà dix-neuf heures passées, je lui ai quand même timidement demandé si je devais rester avec elle au labo vu que de toute évidence elle allait encore y travailler un moment. Elle a eu l'air surprise, a regardé sa montre puis tout d'un coup a semblé réaliser le sens de ma question.
— Oh Julie…je comprends maintenant…tu restes toujours parce que tu oses pas partir avant moi ? Oh là là …I'm deeply sorry! (je suis profondément désolée) Tu peux partir quand tu veux, tu sais ici c'est pas l'usine, on travaille sur des projets alors chacun il a son rythme, tu as pas besoin de mon autorisation ! Par contre si une fois j'ai besoin que tu restes, je te dis. Ça va comme ça ? Tu es pas fâchée ?
— Pas du tout Svetlana, c'est juste que je ne veux pas avoir l'air d'une fonctionnaire qui regarde sa montre !
— Ah oui, les Français ils aiment pas beaucoup les fonctionnaires, j'ai appris ça à Paris à cause des grèves qu'il y a tout le temps. Tu verras, ici à Genève, les grèves ça existe pas, tout le monde il bosse et se sent responsable de ce qu'il fait. J'aime bien, moi !
— Ça je l'ai remarqué, ton boulot occupe toute ta vie ! Tu n'as pas de loisirs, tu ne sors pas ?
— Pas beaucoup en effet, je viens d'un pays pas très riche et quand je vois comment les gens ils vivent ici je voudrais faire comme eux. Ils ont tout! Mon idée c'est devenir cheffe de recherche à deux ans, diriger une équipe, de publier davantage, être connue en physique. Tu vois, je suis un peu « carriériste » comme vous dites, mais je l'assume. Le boulot d'abord, le fun on verra plus tard. Allez, salut Julie, et bonne soirée.
Curieuse femme, à un peu plus de trente ans renoncer aux plaisirs de la vie pour privilégier les antiprotons, j'avais de la peine à comprendre une telle ambition et, surtout, les sacrifices consentis. J'adorais ce que je faisais, mais pas au point de ne plus vivre, surtout que Fabienne me manquait, j'étais en manque de sexe, plusieurs fois je me suis caressée, les yeux fermés, j'aurais voulu sentir sa langue entre mes cuisses ou mes fesses offertes, jouir avec elle… Un soir, après hésitation, je me suis masturbée avec ses deux sextoys, en me filmant jusqu'à l'orgasme et je lui ai envoyé la vidéo, un jouet fiché profondément dans l'anus et l'autre déformant ma vulve brillante de jus intime. Sa réponse ne s'est pas fait attendre.
— Oh Julie, comme tu es belle dans le plaisir ! Je me suis masturbée comme une folle en regardant ta vidéo et j'ai joui deux fois, le drap était trempé, tu me manques mon amour, mais dis-moi que tu es heureuse là-bas !
Je lui ai résumé ma situation, plutôt confortable, avec un salaire de doctorante qui me permettait de vivre décemment, un petit appartement meublé confortable, une ambiance de boulot très stimulante, des collègues très patients qui m'expliquaient toutes les subtilités d'une organisation aussi grande et de ses 2500 employés. Par contre, j'ai précisé que mes samedis étaient désormais sinistres parce que je manquais d'amour.
Fabienne m'a répondu qu'à mon âge c'était facile à combler, que mon charme ne tarderait pas à susciter des envies chez mes collègues, masculins ou féminins. Elle était vraiment délurée, ma plantureuse ex-patronne, mais je l'adorais. A distance hélas...
Un samedi matin d'octobre, réveillée de bonne heure car j'avais un souci sur un projet, j'ai regardé par la fenêtre. Il flottait, le ciel était bas, une journée de misère s'annonçait. Nous avions tous et toutes les clés et badges d'accès de nos labos, alors j'ai brusquement décidé d'aller bosser un moment sur ce qui coinçait dans le projet en cours. Il était à peine 7 heures quand je suis arrivée, tout était calme. Notre labo comportait quatre salles, la dernière servait un peu de cafétéria (il y avait un micro-ondes, une machine à café et un peu de vaisselle, ainsi qu'un frigo), de salle de repos, de vestiaire et même de dortoir. J'ai allumé mon ordinateur et commencé à travailler, avant d'avoir envie d'un café.
Je suis restée pétrifiée sur le seuil de la porte de la cafétéria, mon cœur en émoi devant le merveilleux tableau qui s'offrait à mes yeux incrédules. Dans un angle de la pièce, étendue sur son lit de camp, Svetlana dormait à poings fermés. Allongée sur le ventre, une de ses jambes légèrement repliée, un bras pendant, elle posait alanguie, sereine. Ses lunettes au pied du lit, ma jolie Bulgare ne portait qu'un petit débardeur blanc à fines bretelles qui avait un peu remonté dans son sommeil et dévoilait la peau bronzée de sa chute de reins, un adorable shorty de dentelle tout aussi blanc habillait ses menues rondeurs. Une vision à la fois virginale, poétique, érotique et touchante.
Mon cœur s'est emballé, mes mains sont devenues moites, je ne savais pas quoi faire. La réveiller ? Retourner bosser en attendant qu'elle émerge ? En plein doute, j'ai pris quelques photos de cette belle alanguie tellement je la trouvais sexy, et mes sens se sont éveillés. Si j'avais été un tant soit peu raisonnable, j'aurais refermé la porte discrètement et serais repartie travailler. Au lieu de cela, je me suis approchée tout près d'elle pour la contempler. Elle était presque maigre, les hanches saillantes, des petites fesses pommées remplissant à peine son shorty, et par l'échancrure du débardeur j'ai vu un petit sein bien modeste en regard des miens. Pourtant, elle m'attitrait irrésistiblement, j'étais tout humide.
Dans un moment d'égarement complet je me suis agenouillée au pied du lit, et de mes doigts j'ai effleuré le contour de son shorty le plus loin possible. Svetlana s'est un peu agitée, j'ai stoppé ma caresse pour la reprendre quelques secondes plus tard, mes doigts presque entre ses adorables petites fesses. Sa main est venue à la rencontre de cette chatouille bizarre, et a rencontré ma chevelure.
Elle s'est redressée d'un coup, ses petits tétons pointant sous son débardeur, à croquer !
— Mais, Julie, qu'est-ce que tu fais là ? Tu es folle ? Tu as pas le droit de me…de…toucher mon cul comme ça ! Tu sais que je peux dénoncer toi à la police ? Tu as bu l'alcool? Did you smoke a joint? (Tu as fumé un joint?)
Prise au dépourvu, j'ai improvisé un semblant d'explication, bafouillant, transpirant abondamment.
— Oh Svetlana, tu crois vraiment que…que…je veux te violer ? Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris, tu es si…si belle, si gracieuse que j'ai eu un moment de…d'égarement. J'aime les femmes, Svetlana, et tu es…tu es…terriblement séduisante mais comme tu ne fais que bosser, que tu es célibataire j'ai cru que toi aussi tu aimais les femmes…j'ai voulu t'apporter…disons… un peu de douceur, même si je reconnais que ce n'est pas adapté comme manière de faire. J'ai profité de ton sommeil, c'est vrai, mais tu étais si désirable, étendue comme une jeune vierge toute de blanc vêtue que j'ai craqué. Bon, je vais te laisser, Svetlana, et accepte encore toutes mes excuses pour ce qui vient de se passer.
— Attends ! Je te connais presque pas, et toi tu caresse mes …les buttocks (fesses)en me disant je suis désirable ? C'est quoi ce bloody shambles (ce bordel)? Tu fais ça à toutes nos collègues ?
— On oublie Svetlana, c'est trop compliqué à expliquer, je suis sans doute un peu différente de toi, alors pardonne-moi mon écart. Tu veux que je demande un changement d'affectation ?
Svetlana a passé ses longs doigts fins dans sa tignasse en désordre, puis a mis ses lunettes et a soupiré longuement avant de me dévisager. Elle était magnifique de simplicité, son débardeur de gamine me faisait terriblement fantasmer sur sa petite poitrine et son corps longiligne, moi la dodue incapable de porter un tel vêtement.
— Un peu différente ? Tu veux dire quoi ? Je suis pas normale ? Que les autres tu peux toucher à leur cul quand elles dorment et elles disent rien ?
— Mais non Svetlana, pas du tout, c'est moi qui suis un peu…en dehors des clous.
- « En dehors des clous » ? C'est du français ça ? Ça veut dire quoi ? Tu marches sur des clous, comme un fakir ? Explique-moi !
Même si elle parlait assez bien français, mon binôme ignorait certaines tournures idiomatiques. Elle s'exprimait avec un accent indéfinissable mais charmant, construisant parfois des phrases curieuses voire ambiguës, mélange de français et d'anglais quand le mot ne lui venait pas, c'est à dire souvent.
— Ça veut dire que je ne respecte pas toutes les normes, que ma vie est un peu décalée par rapport à celle de la moyenne des gens.
— Ah Ok, je comprends, c'est sûr parce que personne des autres fellow-workers (collègues) il m'a jamais caressé les fesses pour me réveiller, tu es vraiment très à côté des clous. Tu as fait quoi d'autre encore pour être si différente ?
— Svetlana, on se connaît peu, je viens de te choquer, on est samedi et il est tôt, je ne crois pas que ce soit l'endroit et le moment pour te raconter ma vie. En plus tu as d'autres choses à faire.
— C'est vrai, mais en physique des particules on a aucune explication pour une collègue qui paws your butt-cheeks (pelote ton cul) un samedi matin. Il y a que toi qui peut expliquer ça, et comme toute scientifique je suis curieuse de comprendre rapidement les réactions imprévues. Tu veux un café ?
Dans quelle merde venais-je de me mettre, tout ça pour avoir été incapable de résister à une jolie paire de fesses ? Qu'est-ce qu'il fallait que je lui raconte ?
— Oui, je veux bien, mais après je te laisse travailler.
— Non, d'abord tu dois m'expliquer où tu marches, si c'est pas « dans les clous ». Tu sais, je crois que moi aussi je suis un peu « décalée », comme tu dis. Du sucre ? de la crème ?
— Non rien, merci.
Elle s'est levée pour aller à la machine à café, j'essayais de ne pas reluquer son ravissant petit cul qui ondulait gracieusement dans son shorty, ses longues jambes bronzées, ses pieds nus…elle était l'inverse absolue de Fabienne, et pourtant…je sentais couler entre mes cuisses la liqueur de l'envie, je devais être rouge à la fois de désir et de honte.
— En fait, tu es lesbienne, c'est ça ? De nos jours, c'est plus tellement à côté des clous, je crois tu peux même marier une autre femme.
— Pas tout à fait, parce que moi j'aime aussi les hommes.
— Wouaouh… ! Ah ouais ? Alors je comprends mieux que ta vie ça doit pas être facile ! Mais ça me dit pas pourquoi tu m'as réveillée avec ta main à mon cul. Je suis pas ta girlfriend, et tu sais même pas si moi aussi j'aime les femmes. C'est risqué ta vie, j'aurais pu te frapper ou me mettre à hurler.
— Bon, puisque tu veux tout savoir…L'année passée, à vingt-cinq ans, j'ai été dépucelée par un étudiant dont je suis tombée amoureuse. J'étais sur un nuage, parce-que avec mon physique pas très fin les mecs ils ne s'intéressaient pas à moi ou alors juste pour essayer de me baiser, pour essayer avec une grosse et raconter à leurs copains. Ça a duré six mois, et il m'a trompée avec une autre, une grande mince comme toi, aussi jolie que toi, j'ai cru que ma vie s'arrêtait. J'ai été consolée par une amie de ma mère, une très belle femme de quarante-huit ans, qui est tombée amoureuse de moi et avec qui j'ai entretenu une relation très forte jusqu'à mon arrivée ici. Son amour me manque. Et puis toi tu apparais soudainement, gracieuse, fine, j'ai craqué, je n'aurais pas dû. Voilà.
— Tu es un peu sex addict alors ?
— On peut dire que tu exprimes les choses directement, toi…
— La physique c'est comme ça, il y a un nom précis pour une chose précise. Tes yeux ils ont vu mon cul mais ton cerveau il en a vu un autre, il y a une connexion qui a buggé dedans ta tête mais toi tu as pas remarqué. Tant pis pour moi. Tu vas la revoir ?
— Je ne crois pas. Vu la différence d'âge, notre aventure est vouée à l'échec. En plus c'est une amie de ma mère, qui n'est pas enchantée de voir sa fille coucher avec une femme qui pourrait être sa mère vu qu'elles ont presque le même âge.
— Oh Julie, mais tu m'impressionnes là…Tu as déjà vécu des trucs incroyables ! Non je vais pas demander ta mutation ailleurs, c'est trop cool d'avoir une collègue avec une vie aussi « à côté des clous » ! On croirait pas quand on te voit, tu as presque l'air timide.
— Je le suis, des fois.
— Ah ouais ? Mais ce matin tu étais pas ! Quel réveil !
— Tu m'excuses, Svetlana ? Tu me pardonnes mon écart ? J'ai dérapé, je te promets que maintenant tu peux dormir tranquille au bureau, je vais surveiller les connexions de mon cerveau !
— Ok. Merci de ton honnêteté, c'est correct et je veux encore travailler avec toi. Tu comprends vite et tu as des bonnes idées. On se revoit lundi ?
— D'accord. Merci de ta confiance, et bon weekend.
Un peu secouée par mon dérapage stupide, je suis rentrée directement chez moi, penaude, me traitant de pauvre conne qui avait risqué de se faire virer pour n'avoir pas su résister à un joli fessier. Il fallait que je me rende à l'évidence, toutes les femmes n'étaient pas aussi ouvertes et délurées que Fabienne !
Ce même samedi en début d'après-midi, je somnolais sur mon lit quand mon téléphone a sonné. Un peu hagarde je l'ai saisi, sans même regarder qui appelait.
— Oh, on dirait que je te réveille… ! Tu es seule ? Tu veux que je te rappelle plus tard ?
— Fabienne ! Oh comme je suis contente d'entendre ta voix, bien sûr que je suis seule, j'ai bossé ce matin et là je somnolais un peu.
— C'est comme mon magasin ton temple de la physique, il faut travailler le samedi ?
— Non non, mais je suis sur un projet compliqué, alors quand on a une idée il faut vite aller l'essayer. Et toi ma beauté, comment tu vas ?
— Plutôt bien quand je ne pense pas à toi, et moins bien quand je regarde nos photos, le banc au magasin sur lequel je t'ai fait l'amour la première fois, ou que je mets mon kimono bleu en rêvant que tu vas glisser tes doigts dessous et me conduire à l'orgasme…
— Fabienne…arrête, je vais devoir changer de culotte…Sois raisonnable…
— Raisonnable…tu en as de belles toi…Tu sais, Éric est frustré depuis ton départ car je le néglige toujours un peu, si je le laissais faire il me ferait l'amour tous les jours !
— Et pourquoi tu refuses ? Moi j'accepterais, il m'a bien fait jouir ton mari, il est doux et attentionné.
— C'est vrai, mais c'est de toi dont j'ai envie, ma dévergondée, pas de son gros mandrin entre mes cuisses. C'est ta langue, tes doigts que je veux sentir en moi, puisque comme je te l'ai déjà dit personne ne m'a encore fait jouir aussi fort que toi, ni mouiller mes dessous simplement en y pensant. Bientôt je vais devoir mettre des Pampers pour éponger mon jus de chatte !
— Pauvre Éric, il doit m'en vouloir…
— Non, pas vraiment, parce que tu lui as laissé un petit souvenir que j'ai utilisé, et il a adoré ! Je t'envoie la vidéo. Mais ne la regarde pas n'importe où, c'est plutôt « privé » comme images ! En fait, je t'appelle rapidement – je profite d'une pause au magasin - pour te dire que Ludivine a accepté ma proposition de m'accompagner trois jours à Grenoble chez un fabricant de skis. Elle m'a appelée ce matin pour me le confirmer, elle peut prendre congé le lundi. Tu comprends que cela me trouble un peu, non ?
— Oh Fabienne, tu es merveilleuse ! Tu as réussi à convaincre maman de sortir un peu de sa solitude entretenue ?
— Oui, elle dit que ce long weekend lui fera du bien. J'appréhende un peu, espérant qu'elle ne parlera pas trop de sa fille chérie, je n'ai pas envie d'avoir sans cesse ton ombre au-dessus de nous. Cohabiter trois jours avec une ancienne amante dont la fille est aussi mon amante, avoue que je prends tous les risques !
— Oh Fabienne, c'est quoi, le risque ?
— Tu le sais très bien, espèce de punaise perverse, puisque c'est toi qui as tout manigancé !
— N'exagère pas Fabienne…Ma maman ne m'a même pas encore appelée pour m'en parler, je pense qu'elle va le faire sous peu.
Nous avons encore discuté quelques brèves minutes, puis Fabienne a dû raccrocher car il y avait des clients au magasin.
N'ayant rien d'autre à faire, j'ai téléchargé la vidéo envoyée par Fabienne, et je n'ai pas été déçue. Sur la première image, on voyait Éric en sous-vêtement, debout au pied du lit dans lequel Fabienne était encore allongée. De toute évidence, mon amante avait installé une caméra puisque l'image était stable et de très bonne qualité, elle n'arrêtait pas de me surprendre, mon ex-patronne…
- iRegarde mon amour dans quel état je suis…Tu ne veux pas me soulager ? Je n'en peux plus moi, Julie par ci, Julie par-là…elle est partie maintenant, mais moi je suis toujours là !/i
- iOui oui, je sais, mais elle me hante toujours…Tu ne peux pas comprendre. Viens, approche ! /i
Fabienne a baissé le boxer de son mari, découvrant son membre viril tendu à l'extrême. Elle l'a pris entre ses doigts avec délicatesse et a commencé à le masturber lentement, lui donnant de petits coups de langue sur le gland pour bien l'exciter, caressant ses testicules gonflés.
- iJ'ai envie de toi ma chérie, agenouille-toi que je te prenne ! J'ai envie de jouir en toi ! /i
- iPas maintenant Éric, je n'ai pas envie d'être pénétrée. Mais j'ai une idée : va chercher le petit souvenir que ma Julie t'a laissé en partant. Tu te souviens ?/i
Hors caméra j'ai entendu des bruits de tiroir et Éric est réapparu, tenant à la main ma culotte de soie rouge, son sexe dressé comme un glaive prêt au combat.
- iC'est à Julie, cette jolie petite chose en soie, et tu vas la crépir de foutre mon beau mâle, comme cela je peux envoyer la vidéo de ton orgasme à Julie puisque tu le lui avais proposé. Tu es d'accord ? /i
- iBon ok…Tu es vraiment une perverse, toi…!/i
Après une courte fellation, ma Fabienne a lentement enveloppé la queue maritale dans mes dessous puis, s'agenouillant dans le lit, a glissé entre ses seins orgueilleux l'organe habillé de soie rouge et l'a emprisonné en resserrant ses volumineuses mamelles. Sa langue s'amusait à lécher le tissu, laissant sa salive dégouliner sur le gland emballé et entre ses seins, le titillant du bout d'un doigt comme le ferait une langue gourmande.
- iTu sens comme c'est doux ? Ferme les yeux et imagine que cette douceur, c'est la bouche de ma Julie qui te suce, lentement…tu sens sa langue qui tourne autour de ton gland ? Oh tu es dur comme du bois mon cochon…Bouge bien, oui, plus loin…Tu n'en peux plus ? Alors tu vas la prendre entre les fesses maintenant…Attends, j'enlève mon doigt de son joli cul…vas-y…écarte lui bien les pétales de sa rose, force un peu…Oh oui…tu as franchi la couronne étroite …enfonce-toi doucement maintenant…!/i
Fabienne a pressé ses seins encore plus fortement, obligeant Éric à s'arc bouter pour coulisser dans le sillon mammaire. On entendait sa respiration devenir saccadée.
- iTu sens comme il est serré son large cul ? C'est comme un boyau de soie, délicat et fragile, qui te caresse la queue pendant que tu t'y enfonces… ! Oh…Je vois ta tige qui coulisse dans son petit cratère, c'est beau mon chéri, continue…!/i
Mon amante a serré ses coudes pour rapprocher encore ses deux merveilleux globes, et une de ses mains s'est glissée entre les jambes de son mari.
- iTu as les couilles gonflées comme des outres, Je sens que tu vas bientôt gicler, que tu vas tapisser de sperme l'étroit conduit de ma Julie…Tu sens mon doigt sur ton petit trou ? Ça t'excite que je te doigte le cul quand tu vas te vider dans celui de Julie ? Allez vas-y…inonde-lui le boyau de ton jus ! Plus fort.. ! !/i
Éric s'est soudain crispé, ses mains agrippées aux cheveux de Fabienne il a poussé un hurlement animal, son bassin agité de soubresauts collé contre la gorge de sa femme.
- iQuelle fougue ! Regarde, cochon, tu m'en as mis partout, tu as réussi à gicler au travers du tissu de la culotte de Julie ! C'est de penser à elle que tu as joui aussi fort ? Tu avais des réserves dis-donc, je ne me souviens pas que tu aies déjà éjaculé autant dans ma bouche ou sur mes nichons! Tu vois ça Julie ? Tu lui fais de l'effet à mon Éric, sois certaine que je ne vais jamais te laisser seule avec lui !/i
Fabienne a libéré son mari du préservatif de soie, et l'a saisi entre son pouce et son index. On voyait nettement les grosses coulures blanchâtres sur la soie rouge, particulièrement sur le gousset de la culotte que Fabienne avait juste rabattu sur le gland de son homme. Elle a étalé la guenille poisseuse sur sa gorge opulente, s'amusant à se masser avec le trop-plein de liqueur séminale que dégorgeait mon sous-vêtement martyre. Se tournant vers la caméra, Fabienne s'est adressée à moi.
- iTu vois ma chérie, nous avons tenu notre promesse de t'associer à notre intimité. Tu as aimé ? Tu es excitée j'espère, alors on te laisse pour que tu te fasses du bien !/i
Juste avant de couper l'image, ma sulfureuse patronne a porté à sa bouche le shorty saturé de sperme et, d'un coup de langue théâtral, en a léché une coulure qui allait s'échapper.
- iSanté mon amour ! !/i
Quelle cochonne, quelle fieffée salope ! Évidemment que j'étais excitée, mon bourgeon d'amour était dressé hors de sa cachette, et une grosse tache ornait l'entrejambe de mon pantalon de training. Je l'ai presque arraché, idem avec mon panty avant de me masturber frénétiquement en rediffusant la vidéo. En fait Éric ne m'avait jamais sodomisée, mais là, en écoutant Fabienne fantasmer que son mari me prenait le cul, j'ai eu soudain l'envie d'avoir l'anus forcé et le rectum rempli alors je me suis ruée sur le petit vibromasseur offert par mon amante perverse.
Sans beaucoup de préliminaire j'ai fait de l'objet l'usage pour lequel il avait été conçu, réglant les vibrations sur le maximum, écartant mes fesses comme une vulgaire traînée avant de hurler ma jouissance comme une démente et de perdre le contrôle de mon corps, urinant sur moi, puis de retomber pantelant sur ma couche souillée de mes fluides, incapable de bouger.
Quand je me suis réveillée, j'ai eu honte de moi. Je puais la pisse, j'avais encore le jouet enfoncé en moi, et ma literie faisait pitié. Je me suis ressaisie, ai changé mes draps et fait une lessive aussitôt, incluant les vêtements pollués de mes sécrétions. Mon anus était douloureux, mes grandes lèvres aussi et mon clitoris me brûlait encore d'avoir été autant malmené. Mais pourquoi avais-je été si violente avec moi-même ? Je n'avais aucun penchant sado-maso, Fabienne non plus, était-ce simplement la frustration sexuelle amenée à son paroxysme ?
Je me suis couchée de bonne heure, résistant à mon envie de regarder encore une fois Éric se répandre dans mes dessous, sa femme le stimulant en lui demandant d'imaginer qu'il me sodomisait. J'ai failli effacer la vidéo, mais je ne l'ai pas fait.
Le lundi matin, quand je suis arrivée au labo, Svetlana était déjà au labeur, à se demander si elle avait passé le samedi et le dimanche collée à son écran. C'est elle qui m'a saluée, l'air d'avoir déjà oublié mon inconduite à son égard.
— Salut Julie, tu as passé un bon week-end ? Viens, sit down (assieds-toi ) et regarde ce que j'ai trouvé pour le projet, je crois que j'ai une piste intéressante !
En effet, elle avait résolu une partie de l'obstacle sur lequel nous butions, de toute évidence elle y avait travaillé non-stop puisqu'elle portait encore sa blouse et ses lunettes de protection sur le front, ses gants étaient posés à côté de son clavier. Nous avions souvent recours à des gaz sous forte pression, dont de l'hydrogène, nous provoquions des chocs électriques et de brutaux dégagements de chaleur, l'équipement de sécurité était indispensable.
Cependant, assise tout près d'elle, mes yeux ont vite été attirés par d'autres découvertes que celles exposées sur l'écran. Le haut de sa blouse, mal boutonnée, m'a révélé qu'elle portait encore son mignon débardeur blanc à même la peau. Je n'ai rien pu faire contre la bouffée de chaleur née au creux de mes reins et qui s'est propagée jusqu'à mon visage, j'espérais seulement ne pas rougir comme une pivoine. J'ai félicité Svetlana pour ce travail de haut niveau, mais j'étais troublée par son érotisme discret, ses deux petits seins me fascinaient…même après la vidéo cochonne de Fabienne mettant en scène sa formidable poitrine.
— Mais, Svetlana, tu as passé tout le week-end ici ? Tu as dormi deux nuits ici ?
— Oh oui, bien sûr. Je voulais trouver une solution pour cette réaction pas normale sinon on peut plus avancer et ça je peux pas supporter.
Et puis, en éclatant de rire et en me regardant par-dessus ses lunettes, elle a ajouté :
— Par contre dimanche matin je me suis réveillée tard parce que personne il m'a aidée, c'était très triste !
Là, je suis devenue écarlate, honteuse autant que gênée, pensant que l'on ne reparlerait plus de cet incident.
— Oh Svetlana, s'il te plait, c'est peut-être mieux de ne plus aborder ce sujet, tu ne crois pas ?
— Hey l'aventurière de l'amour, tu es de nouveau timide ? Je te fais peur, moi la débutante, après tout ce que tu m'as raconté de ta vie d'amour ? Tu sais, comme tu m'as réveillée je connaissais pas, alors j'ai été surprise, mais j'ai pas dit que c'était désagréable, d'ailleurs je t'ai pas frappée de colère.
A quoi jouait-elle ? Qu'entendait-elle par « moi la débutante » ? Cette fois, c'est moi qui nécessitais que l'on m'explique.
— Svetlana, je te l'ai dit, en venant ici j'ai mis fin à une relation amoureuse très forte avec une femme de l'âge de ma mère, parce que le premier garçon que j'ai connu et que j'aimais follement m'a rapidement trompée et je suis encore très perturbée. Tu comprends ? Mes sentiments évoluent un peu en désordre…alors des fois je m'égare un peu…
Svetlana a pris la parole, d'un ton peu assuré, mélangeant encore un peu plus les langues que d'habitude quand les mots ne lui venaient pas. Ses sentiments et émotions ont envahi la pièce, on s'éloignait de la recherche fondamentale !
— Euh…non, je comprends pas bien parce que moi j'ai pas été amoureuse d'un boy et qu'il y a pas non plus une femme qui m'a aimée. Ma vie d'amour à moi c'est pas comme toi, il y a pas beaucoup des gens. Je crois que mon amour c'est la physique mais des fois je sens que c'est pas assez. Et samedi matin ce que j'ai senti, c'était amazing (étonnant, incroyable) et je peux pas fabriquer ça dans le laboratoire, mais toi, tu peux !
— Cette fois c'est moi qui comprends mal…Tu n'as jamais été amoureuse ? C'est cela ?
— Yes, you're right (Oui, c'est juste). En physique je peux maîtriser pas mal des choses, interpréter des réactions, les…anticipate, mais pour les gens c'est plus compliqué. Avec les mecs - on dit comme ça ? - j'ai jamais eu le right use (bon mode d'emploi) parce que c'est rarement pareil au début mais à la fin ils ont tous un objectif commun : mettre leurs doigts dans ma pussy (chatte) ou sur mes seins, comme ça, sans m'expliquer pourquoi. Alors j'ai laissé tomber et eux aussi, certains m'appelaient Ice Cube (le glaçon), d'autres Einstein, racontant à leurs copains de pas perdre du temps avec une frigid slut(une salope frigide). Moi je peux t'aider pour les antiprotons, ici, peut-être tu peux m'aider avec les gens pour la vie dehors du boulot?
Si je n'avais pas été assise, je serais tombée sur le cul ! Comment une aussi jolie fille, pleine de charme, gaie, en plus d'être un cerveau pouvait-elle négliger sa vie privée ? La physique d'accord, mais l'amour, le sexe, la tendresse, ignorait-elle vraiment leurs bienfaits ? Comble de l'ironie, moi qui avant Fabienne passait encore pour une grosse pucelle sans intérêt, on me demandait presque de « coacher » une femme que normalement les hommes devraient s'arracher.
— Mais Svetlana, tu as bien des amis ? Tu sors parfois en ville, manger au restaurant, voir des spectacles ? Te promener au bord du lac ?
— Des amis ? Oh non, j'ai des collègues, des autres passionnés de la physique mais je ne vais pas aller manger avec eux quand je les vois ici tous les jours ! Des fois le français me perturbe par les mots. Quand tu dis « des amis », c'est ceux qui veulent aller dans mon lit ?
— Oh Svetlana…Non, non ! Bon, écoute-moi. Ce weekend, je t'interdis de venir au labo. iStrictly forbidden !/i (strictement interdit). Vendredi soir, on quitte le laboratoire ensemble et tu viens chez moi deux jours, Genève est une très belle ville et je vais te la faire visiter, te montrer qu'il y a autre chose que la physique. Et même si tu manges avec moi tous les jours, on ira au restaurant ! Tu es d'accord ?
— Oh Julie, on dirait que tu es fâchée, j'ai dit des choses pas bien ?
— Mais non, « chère collègue », au contraire. Alors, tu es d'accord ou pas ?
— Oh…Why not ? Il faut que je prends une valise ?
— Je pense, oui. J'ai un petit appartement mais il y a deux lits, tu dormiras dans ma chambre et moi dans le salon. On ira en bus et en tram car je n'ai pas de voiture. Tu en as une, toi ?
— Non, ici c'est trop cher. A Sofia oui, j'avais une. Et à ta maison, le matin, c'est toi qui me réveilles ?
Je n'ai pas répondu, de peur d'être à nouveau en proie à une forte excitation sexuelle peu compatible avec le travail qui m'attendait au labo.
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Photo de profil de Frodon
Frodon
7 décembre 2025 à 09:10
Ho la la, Svetlana a envie d’être déniaisée ? Julie va lui apprendre la base des relations humaines… intimes ?
C’est tendre, erotique, je suis accro.
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Moutcho
25 février 2025 à 17:53
Toujours aussi excitant à lire et passionnant j'ai vraiment hâte de lire la suite le 27 février
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Gubbe
25 février 2025 à 12:33
Je ne sais pas si c’est une bonne expression, mais apres avoir lu ce chapitre, la premiere reaction fut tres mignon comme chapitre, plein de tendresse et d’erotisme
Soyez respectueux
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