Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Antimatière contre prosexe — Chapitre 13 · Séduction masculine
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Antimatière contre prosexe
Chapitre 13 · Séduction masculine
Épisode 13– Stéphane
Résumé des épisodes précédents : Julie, jeune étudiante qui vit seule avec sa maman Ludivine dans un petit village, connaît son premier chagrin d'amour. Rapportant un trousseau de clés à Fabienne, une femme extravertie qui tient un magasin de sport dans le même village, Julie se confie à elle. La patronne du magasin lui propose alors un petit job d'étudiante, en lien avec le vélo que pratique régulièrement Julie. Lors d'une séance d'essayages de tenues cyclistes, Julie ne peut pas résister au charme et aux caresses de Fabienne, elle devient son amante. La jeune étudiante découvre son corps et le plaisir dans les bras et le lit de sa maîtresse, une révélation. La collaboration au magasin est un succès, leur relation atteint des sommets de sensualité, jusqu'à ce que la maman de Julie mette sa fille en garde contre cette relation, lui avouant qu'elle aussi a eu une aventure avec Fabienne il y a quinze ans. La jeune fille doit quitter la France pour Genève afin d'y poursuivre ses études, « abandonnant » sa maman et sa maîtresse. Lors d'une visite à Fabienne avant son départ, Julie, contre toute attente, se retrouve à lui faire l'amour en compagnie de son mari. Julie a quitté sa maman et Fabienne, elle s'est installée près de Genève et découvre l'univers de la physique fondamentale, ainsi que sa collègue Svetlana envers qui elle a un geste déplacé. Contre toute attente, la jeune bulgare a aimé susciter le désir chez Julie, et lors d'un weekend les deux jeunes femmes font l'amour. Fortement éprises l'une de l'autre, les deux collègues décident de prendre un appartement en commun.
Notre déménagement a été vite réglé, nous n'avions pas grand-chose à emporter puisque je vivais dans un meublé et Svetlana aussi. Les semaines précédentes, nous étions allées acheter quelques meubles pour notre nouveau nid, le choix du lit étant essentiel pour ma gracieuse chef de projet. Au magasin, elle en a « essayé » je ne sais combien, testant leur fermeté, la composition du matelas etc.
- Tu sais Julie, le lit c'est là que j'ai découvert l'amour avec toi, alors il faut un que on a envie de tout le temps rester dedans et de faire l'amour !
- Oui, tu as raison, mais tu sais très bien que moi je peux te donner du plaisir n'importe où et toi aussi, au travail tu me l'as prouvé ma coquine, tu as déjà oublié tes cochonneries dans les sous-sols et même au labo ?
Svetlana a rougi, mais ses yeux parlaient pour elle et j'y lisais le désir, mais je me suis contenté d'un rapide baiser en lui glissant à l'oreille :
- Tu es une adorable salope déguisée en femme honnête, mais il n'y a que moi qui le sait !
Les premiers jours dans notre appartement ont été un peu stressants, entre les livraisons de meubles hors délais (sauf le lit !), les exigences de notre projet au laboratoire qui nous faisaient rentrer tard et les tracasseries administratives, nous étions fatiguées, au point même de ne presque plus avoir de relations sexuelles. Et puis Noël approchait, j'étais un peu perdue. Devais-je laisser Svetlana toute seule et aller chez ma mère, ou rester avec ma gracieuse physicienne ?
Heureusement les choses se sont mises en place et notre vie de couple l'a emporté, c'était merveilleux. Svetlana m'a demandé de lui apprendre à cuisiner, faisant exprès de le faire en sous-vêtements ou à demi nue sous son tablier, ce qui invariablement se terminait par de délicieux moments de sexe et de rires partagés.
- Oh Julie, si tu as tout le temps ta bouche et tes doigts à mon cul, alors jamais je peux apprendre la cuisine… ! Tu exagères…mais lèche-moi encore s'il te plait, oui, là…Mmm…Oh Julie….
Nous n'avions pas dit à nos collègues que nous vivions ensemble, jusqu'au jour ou Svetlana s'est fait draguer de manière insistante par un jeune physicien français un peu timide, lui aussi récemment engagé, que j'avais rencontré une ou deux fois dans l'immensité du centre de recherches.
- Eh bien ma chérie, tu lui plais à Stéphane, à midi, à la cafeteria, il te mangeait des yeux, mais tu es tellement craquante que je ne peux pas lui en vouloir ! En plus il est assez beau gosse, je suis un peu jalouse…
Depuis que nous avions emménagé, j'insistais pour que Svetlana ne me parle qu'en français, réservant l'anglais pour le business. Elle progressait assez vite, même si parfois elle employait des mots pas franchement adaptés à la situation.
- Mais…Julie ! Tu peux pas être jalouse, moi j'ai pas envie il met sa bite à ma chatte, c'est que toi qui peut faire. Je dois lui dire quoi ? Tu le sais, avec les mecs c'est pas easy pour moi…Tu veux pas m'aider ?
- Svetlana, ce n'est pas toujours qu'une histoire de bite et de chatte ! Stéphane il te trouve très jolie, il a envie de te prendre dans ses bras, de t'embrasser dans le cou, de t'inviter au restaurant, de te dire que tu es belle…tu comprends ?
- Comme toi tu as fait alors ? Il y a pas de la différence entre les mecs et les femmes ?
- Oh moi je ne suis pas du tout un bon exemple Svetlana, parce que je t'ai peloté les fesses pendant que tu dormais, personne ne doit jamais faire cela ! Tu sais ma chérie, les hommes ils savent aussi être tendres, doux, amoureux, ce ne sont pas des brutes !
Svetlana a semblé un peu secouée par mes propos et me regardait d'un air dubitatif. Nous avons terminé notre repas et sommes retournées travailler. Le lendemain, comme par hasard, Stéphane s'est retrouvé à notre table. Il a d'abord parlé physique avec ma bulgare adorée, je me tenais en retrait, discutant avec mes voisins de table, sensible toutefois au charme de ce collègue qui, par certains côtés, me rappelait Éric, le mari de Fabienne. C'est dire s'il émanait de sa personne un charisme évident. Contre toute attente, il m'a semblé que Svetlana l'appréciait quand même un peu, au point de lui dire qu'il pouvait lui parler en français, comme à moi. Mais, à aucun moment, elle ne lui a dit que nous étions en couple, il est vrai que nous demeurions très discrètes. Le soir, à la maison, je n'ai pas pu m'empêcher de taquiner ma compagne. M'approchant derrière elle pendant qu'elle préparait le souper, j'ai mis mes bras autour de sa taille et lui ai parlé à l'oreille.
- Dis-donc Madame ma cheffe, on dirait qu'il ne te laisse pas indifférent, le beau Stéphane…
- Pourquoi tu dis du bull shit ? On a parlé de la physique, c'est tout, et là il est très fort, ça je sens tout de suite.
- En français, bullshit ça se dit « conneries », mon amour…Et c'est tout ce que tu as senti ? Moi je regardais ses yeux, et ils parlaient très fort…de toi !
Svetlana s'est un peu énervée, j'adorais la voir ainsi, sans filtre, ne comprenant pas toujours la part de provocation et celle de jeu.
- Julie, mais tu racontes quoi comme « conneries » ? Tu veux que je lui dis de venir à notre lit ? Que…que… il prend ta place ?
- Oh là-là, ce que tu es susceptible ma chérie, je n'ai jamais dit des horreurs pareilles…Mais je connais les hommes un tout petit peu mieux que toi, et celui-là il est très attiré par toi.
- Oui, tu as déjà dit deux fois, j'ai compris ! Et alors ? Demain je lui dis « Toi tu parles plus avec moi, je suis lesbienne et jamais tu viens à mon lit parce que c'est Julie qui dort avec moi » ?
- Ah, parce que tu sais déjà que demain il mangera encore avec nous ? Enfin…avec toi !
- Oui, parce que on a discuté des choses techniques que je veux il m'explique, et même je peux aller visiter son labo. Voilà. Maintenant laisse-moi préparer si tu veux manger.
Là j'ai éclaté de rire, à la fois jalouse que le beau Stéphane ne m'ait même pas regardée mais, surtout, ravie que Svetlana puisse discuter avec un homme sans être sur ses gardes. Elle progressait ma belle physicienne, à grands pas. Enfin, presque…
- C'est magnifique ! J'espère que tu vas y aller ?
- Seulement si tu viens avec moi. Je veux pas être toute seule avec un homme je connais pas…et…
- Svetlana, je ne suis pas ton garde du corps ! C'est un gentleman Stéphane, je t'assure. Il est un peu timide, il n'ose pas vraiment te draguer, tu ne risques rien avec lui, surtout pas dans son labo où vous ne serez sûrement pas seuls. Vas-y s'il t'invite, et s'il se montre un peu trop…un peu trop…entreprenant, tu peux lui dire que tu es en couple avec moi.
- C'est quoi euh…« en-tre-pre-nant » ? Tu as encore jamais dit ça.
- Ça veut dire par exemple qu'il te caresse les cheveux, qu'il prend ta main, qu'il est toujours trop près de toi…Tu comprends ?
- Je crois, oui. Alors toi tu as été beaucoup« en-tre-pre-nant » quand tu as touché mon cul que je dormais ?
- Exactement ! J'ai même été TRÈS entreprenante ce jour-là, parce que tu étais d'une beauté irrésistible pour moi, comme une apparition, une fée…
Comme convenu, Stéphane nous attendait – ou plutôt attendait Svetlana – à la cafeteria. J'ai fait exprès de ne pas m'asseoir tout de suite, papotant avec quelques collègues, et me suis installée à l'autre bout de la table. Je ne sais même pas si Svetlana l'a remarqué, lancée dans je ne sais quelle discussion avec mon charmant compatriote. A un moment, il a même sorti un papier et un stylo, traçant des schémas que complétait mon amante avec enthousiasme.
En retournant au labo avec Svetlana, je n'ai pas pu m'empêcher de la provoquer encore une fois.
- Alors, ça y est ? Tu es invitée chez le beau Stéphane pour une soirée à deux sur l'antimatière ? Tu veux que je vienne avec toi ?
Svetlana s'est arrêtée net au milieu du corridor, les yeux en mode Kalachnikov, puisant dans ses toutes nouvelles ressources du lexique français et me laissant bouche-bée.
- Julie, tu vas faire chier moi encore longtemps avec le French guy ? C'est quoi ton problème ? Moi je crois tu es jalouse parce que tu voudrais aller au lit avec lui, mais lui il te voit pas. Ok, tu peux, mais pas à notre maison alors, et tu laves ton cul avant de rentrer, je veux pas du cum (foutre) sur ma bouche.
Là-dessus elle est partie d'un pas rapide, me laissant plantée comme une conne. J'ai couru après elle.
- Svetlana ! Attends-moi !
- Pourquoi je fais ça ? Pour écouter encore tes conneries avec Stéphane ? J'ai du travail maintenant.
- Svetlana, excuse-moi, j'ai voulu te faire marche un peu et…
- …raconte pas des conneries, je sais marcher toute seule…
Dépitée, je l'ai laissée avancer, et je me suis noyée dans le boulot tout l'après-midi, jetant de temps à autre un coup d'œil à ma fière bulgare, elle aussi concentrée sur son travail. Il était dix-neuf heures passées quand je suis allée vers elle, affichant un air contrit. Elle était en train de taper un rapport d'expérience à l'ordinateur et ne m'avait pas vu ni entendu arriver, sa beauté éclatait malgré son air sérieux, et j'ai eu très envie d'elle, de sa bouche gourmande…Mon entrejambe me trahissait, le coton de mon shorty frôlait la noyade.
Craignant une rebuffade de sa part, j'ai joué gros. Discrètement (même s'il n'y avait plus que nous au labo) j'ai enlevé mon sous-vêtement et déboutonné un peu ma jupe avant de m'approcher derrière Svetlana. Profitant d'une légère pause de sa part, j'ai attrapé sa main et l'ai emprisonnée entre mes cuisses poisseuses.
- Le « cum » que tu sens sur tes doigts ma chérie, c'est le mien, et c'est pour toi qu'il coule, parce que je t'aime tu sais…
Elle a fait pivoter sa chaise, sans retirer sa main, et j'ai vu deux petites perles s'échapper de ses yeux puis rouler sur ses joues. Elle a retiré sa main et m'a enlacé la taille de ses deux bras, me serrant très fort et cachant son visage contre mon ventre.
- Viens, je veux aller chez nous.
Le trajet s'est déroulé en silence, Svetlana serrant ma main dans la sienne comme pour m'empêcher de partir. Arrivées à la maison, j'ai juste eu le temps d'enlever mon manteau avant que ma douce bulgare ne me colle contre la porte du frigo, glisse une main sous ma jupe et enfonce profondément ses doigts en moi, presque brutalement, heureusement que j'étais excitée et déjà humide.
- Maintenant tu expliques à moi pourquoi tu parles tout le temps de Stéphane ! Tu veux quoi ? C'est pas gentil comme tu as moqué de moi, et moi je suis sûre avec ta jalousie parce que tu veux baiser avec lui, que le sexe avec moi c'est pas aussi bien que avec les mecs. Dis-le, you fat slut (espèce de grosse salope)! Dis-le !
Ses yeux lançaient des éclairs, ses doigts ravageaient tellement mon intimité que j'ai cru qu'elle voulait me fister, pratique qui me faisait peur.
- Arrête Svetlana, tu me fais mal, arrête ! S'il te plait…
- Non, moi je sais pas faire mal comme toi avec les mots alors je fais avec ma main. Parle maintenant !
Sa main me torturait, jamais je n'aurais imaginé que mes petites insinuations déclencheraient un tel émoi chez ma si douce amante.
- Mais je plaisantais Svetlana ! je plaisantais ! J'étais contente que tu parles à un homme en souriant, et que lui il ne te quitte pas des yeux ! Comme tu n'as jamais eu de relation avec un homme tu ne peux pas tout voir, mais moi je t'assure qu'il est très sensible à ton charme, Stéphane, et ça me réjouit. Tu plais aux hommes Svetlana, que tu le veuilles ou non, et il va falloir t'habituer à ce qu'ils essaient de te draguer. Ton collègue physicien s'y prend très délicatement, et il me semble que tu apprécies, alors si tu veux aller plus loin fais-le, mon amour pour toi va rester le même, je te le jure ! Enlève ta main maintenant, tu es plus douce quand tu me fais l'amour !
- Ouais…Je te crois…Mais tu as pas dit si tu as envie de baiser avec Stéphane.
- Pour être honnête avec toi, oui. C'est un très bel homme, distingué, délicat, mais tu sais très bien qu'il ne m'a même pas regardée, c'est toi qui prends toute la lumière mon amour, toi qui es belle, toi qui fait craquer les hommes avec tes grands yeux, ta tignasse coiffée avec les pieds du réveil, tes petits seins de gamine, tes superbes fesses et ton accent quand tu parles français. Voilà, tu es contente ?
- Non, je suis pas contente quand même que j'ai pas vu tout ce que tu dis. Moi j'ai parlé que de la physique avec lui et…
- …Svetlana, tu as trente ans passés, réveille-toi ! La prochaine fois regarde ses yeux au lieu de regarder les schémas qu'il te dessine, et tu comprendras ce que je dis ! Et je répète que si une fois tu veux une « expérience » avec un homme, celui-là fera tout ce que tu lui demandes. Crois-moi Svetlana.
Lentement elle a libéré mes muqueuses sensibles qu'elle avait écartelées sans ménagement, son regard s'est adouci quand elle a porté ses doigts gluants de moi à sa bouche et les a léchés un par un, en me fixant intensément.
- Parler avec toi c'est pas facile, je crois que tu caches des choses derrière tes jolis mots mais je sais pas les trouver, et je peux pas dire non plus si ta chatte elle coule pour Stéphane ou pour moi mais je veux que tu me fais l'amour. Viens !
Ne prenant le temps que de la déshabiller partiellement, j'ai poussé mon irrésistible collègue dans notre chambre.
- Je vais te montrer pour qui elle coule ma chatte, pretty little slut (jolie petite salope), tu ne vas jamais oublier !
Notre grand lit tout neuf a été le témoin de mon insatiable désir pour ma délicieuse bulgare, que j'ai contrainte à enchainer les orgasmes jusqu'à épuisement. J'ai dévoré ses seins, sa bouche, visité tous ses orifices, de mes doigts, de ma langue, et avec les sextoys de Fabienne généreusement lubrifiés, l'apothéose. Quand simultanément j'ai pénétré Svetlana par l'anus et le vagin de mes deux doigts gantés et rugueux offerts par mon initiatrice aux amours saphiques, Svetlana a hurlé, labouré la literie de ses mains, incapable de se contrôler, urinant même sans s'en rendre compte alors que son corps gracile était encore agité de spasmes incoercibles, et que sa gorge émettait des sons étranges, hachés par sa respiration anarchique.
Ne voulant pas la laisser s'endormir dans la souillure du lit dévasté, j'ai porté mon amour jusqu'au canapé où je l'ai étendue, toujours à demi dévêtue, les yeux hagards, muette, et l'ai enveloppée d'une couverture. Elle s'est endormie, ce qui m'a permis de changer la literie.
- Je préparais de quoi nous restaurer quand elle a fait surface.
- Julie, what has happened ?
- Tu as tellement joui que tu as oublié ton français ?
- Oh…J'ai mal à mon cul et à ma pussy…Tu as fait quoi ? Je me souviens pas de tout…Tu as mis de la drogue ?
- Non Svetlana, je n'ai pas eu besoin, j'ai seulement essayé de te montrer que tu m'excites bien plus que Stéphane, et que je veux rester ta « fat slut » (grosse salope) !
Svetlana a rougi à ces mots, apparemment la mémoire lui revenait…
- Je suis dans la honte ma Julie, je voulais pas te dire des mots pas jolis, I'm deeply sorry for…for…
- …Il ne faut pas être désolée, tu as dit la vérité ! Je suis grosse, tout le monde le voit bien, mais je n'y peux rien. Par contre, je suis très fière d'être une salope pour toi ma chérie, parce que plus je t'aime et plus j'ai envie d'être salope avec toi, de te faire jouir comme tout à l'heure, de jouer avec tout ton corps, de te faire crier, et même de te laisser me pisser dessus !
L'image était merveilleuse. Svetlana, assise sur le canapé de notre salon, avait lâché la couverture pour mettre ses mains devant sa bouche, horrifiée. Moi, conquise, je voyais ses deux petits seins dressés, son ventre plat, sa chute de reins si élégante…la beauté à l'état pur, la féminité sublime. Les yeux écarquillés, le visage écarlate, elle a bafouillé.
- Tu dis quoi ? J'ai…j'ai pissé sur toi ? Oh my God…Julie…Mais j'ai pas senti…Comment….Oh là-là…je crois j'étais comme folle à cause de tes doigts dans mes fesses et devant… jamais c'était aussi fort…presque de la douleur…mais…Peeing on my love, I can't believe it (pisser sur mon amour, je ne peux pas le croire)…Tu es dégoûtée que j'ai fait ça ?
- Pas du tout ma beauté, au contraire, je suis fière de te faire jouir si fort que ton corps ne t'obéit plus, que c'est ta grosse salope qui le contrôle ! Moi aussi, une fois, j'ai pissé sur Fabienne tellement elle m'avait fait jouir comme une « grosse salope » que je suis !
- Julie, il faut plus dire « grosse salope », c'est pas bien, jamais je te dis ça encore. Je peux aller à tribunal avec des mots comme ça, tu sais !
- Moi j'aime bien, je te l'ai dit, mais tu fais comme tu penses ma chérie. Tu viens manger ?
Ella vite enfilé un débardeur, vêtement que j'adorais lui voir porter au point de lui en avoir offerte plusieurs, et nous avons partagé le repas en discutant, de nous, de Stéphane, un moment de félicité absolue, de découverte mutuelle. Le soir, dans notre lit, j'ai serré ma cheffe de projet contre moi et lui ai demandé si elle m'aimait encore.
Sa réponse, assez longue, m'a laissée échevelée, transpirante, les seins douloureux et l'entrecuisse poisseux, un jouet encore inconnu fiché profondément entre mes fesses écartées dans une position des plus osées. Mon amante m'a caressée sensuellement en attendant que je récupère, le sommeil a eu raison de nous très rapidement.
Stéphane et Svetlana se sont revus, et ma collègue adorée est allée un après-midi visiter son laboratoire. Je n'ai rien dit, n'ai fait aucune allusion qui puisse ma valoir le déchaînement déjà subi, attendant que ma belle me raconte si, toutefois, elle le jugeait utile. Le soir, notre repas presque terminé, c'est elle qui a abordé le sujet.
- Tu sais Julie, j'ai été visiter le labo de Stéphane, il est le head of a fifty persons team.
- Ah oui, une équipe de cinquante personnes ?
- Oh ok, je dois parler en français…C'est un physicien important, et il a un gros budget. Il a montré les machines, les software, c'était impressionnant. Après on a bu un café, il a parlé tout des jolis mots comme toi, et…et…tu connais bien les hommes toi, parce que j'ai vu ses yeux et c'est vrai que ils regardent tout le temps chez moi, mais pas comme le seasonal worker qui a voulu me violer. Je peux pas dire comment il regarde, c'est un peu comme toi…enfin…il sourit aussi…mais il a pas été « entre… » oh je sais plus commet tu as dit…
- Entreprenant
- Oui, eh bien il a pas été comme ça. Je sais pas ce que je faisais s'il met sa main sur la mienne et qu'il dit des mots avec de la douceur…
- Tu lui donnes une gifle et tu cries !
- Oh Julie, non ! Je fais pas la violence, parce que lui il sait pas que j'aime que les femmes et que je vis avec toi.
- Et toi, tu ne peux pas vraiment savoir si tu aimes les hommes…tant que tu n'as pas eu une vraie relation avec un d'entre eux.
- J'ai pas besoin, tu es là et tu sais comment ils font.
- Svetlana, même avec un pénis en silicone et tout l'amour que j'ai pour toi, jamais je ne serai un homme, comme Stéphane. Tu dois le revoir ?
- Oui, mais peut-être je vais pas.
- Oh non ! S'il t'a invitée, tu dois y aller, ou alors lui dire pourquoi. Il t'a déjà invitée chez lui ?
- Mais non, don't be so jealous my love (ne sois pas si jalouse mon amour), il a demandé que je viens voir deux expériences avec son équipe et qu'on discute après.
Les deux expériences terminées, j'ai bien vu que quelque chose n'allait pas.
- C'était intéressant ? Tu sais comment devenir cheffe de groupe, maintenant ?
- Oui, techniquement ils sont au top, même si je trouve il prend des risques.
- Avec toi ?
- Mais non, avec la physique…et oui, aussi un peu avec moi…I felt embarrassed…(je me suis sentie gênée)
- Wouaouh…Pourquoi ?
- Quand tout le monde il a retourné à son travail je suis restée avec Stéphane. On a bu un verre du vin à son bureau et ses yeux ils regardaient seulement moi. Après il a dit que Bulgaria devait être triste maintenant parce que la plus belle femme du monde elle a quitté le country. Et moi j'ai pas compris tout de suite, à cause de mon français pas encore fluent (courant), alors j'ai demandé : « Ah bon ? Je savais pas. C'est qui ? Tu la connais ? »
Et tu sais qu'est-ce qu'il a fait ?
- Non, mais j'imagine un peu parce que c'est un gentleman.
- Oh yes he is ! Il a juste fait un tout petit kiss sur ma main et il a dit : « Oui, j'ai beaucoup de chance, car je la connais et elle est vraiment très belle ! ». Et son téléphone il a sonné, il a montré que c'était son directeur alors je suis partie.
- Oh, dommage…
- Pourquoi dommage ? Moi je trouve c'était mieux, comme ça j'ai pas besoin de lui expliquer ma vie avec toi.
- Parce que tu ne vas pas le revoir ?
Oh ça je sais pas, c'est lui qui va peut-être encore demander que je vais à son bureau.
- Et s'il te le demande, tu y vas ?
Julie…tu poses toujours les questions difficiles toi…Si je vais c'est pour dire que la plus belle bulgare elle dort avec une autre aussi belle, il va être choqué. Mais si je vais pas c'est pas honnête…Il faut que je fais comment, Julie ?
- Tu y vas et tu te lâches un peu ma chérie ! Il y a plein de gens à découvrir dans ce monde, des hommes et des femmes, tu es jeune alors il ne faut pas hésiter à vivre des choses différentes, crois-moi !
Parce que tu crois que Stéphane il…il..
- Je ne crois rien du tout ma chérie, je te dis simplement que tu ne dois pas déjà décider maintenant du reste de ta vie. Sois naturelle, laisse parler tes émotions, tu les as trop longtemps enfermées !
Tu as toujours les mots que moi je sais pas répondre, et puis toi tu as pas peur des autres. Moi je suis pas pareille comme toi, l'aventure je connaissais pas avant que tu touches mon cul le samedi matin.
- Eh bien voilà un bon exemple ! Tu ne connaissais pas, mais maintenant je crois que tu apprécies que je le touche, ton cul, non ? Alors pourquoi pas une autre aventure, une que beaucoup d'hommes et de femmes ont déjà vécue ? Tu ne risques rien, puisque tu sais que moi je t'aime quoi qu'il arrive.
Trois jours plus tard, juste avant Noël, le beau Stéphane a invité Svetlana à une conférence qu'il donnait un matin à des doctorants étrangers avant de leur faire visiter une partie des installations. J'ai dû insister pour qu'elle y aille, mais je la sentais tendue, mal à l'aise, elle avait mal dormi, passant une partie de la nuit à s'agiter dans le lit.
Mais, au matin, quand je l'ai vue s'habiller j'ai su que ses peurs étaient moins fortes, son élégance aurait séduit n'importe quel homme. Jupe courte, collants, mi-bottes…Classe mannequin ma Svetlana, j'ai dû me retenir de ne pas lui sauter dessus et de la trousser debout contre la porte ! Je n'ai rien dit, la laissant avec ses doutes, lui souhaitant simplement une bonne matinée.
Résumé des épisodes précédents : Julie, jeune étudiante qui vit seule avec sa maman Ludivine dans un petit village, connaît son premier chagrin d'amour. Rapportant un trousseau de clés à Fabienne, une femme extravertie qui tient un magasin de sport dans le même village, Julie se confie à elle. La patronne du magasin lui propose alors un petit job d'étudiante, en lien avec le vélo que pratique régulièrement Julie. Lors d'une séance d'essayages de tenues cyclistes, Julie ne peut pas résister au charme et aux caresses de Fabienne, elle devient son amante. La jeune étudiante découvre son corps et le plaisir dans les bras et le lit de sa maîtresse, une révélation. La collaboration au magasin est un succès, leur relation atteint des sommets de sensualité, jusqu'à ce que la maman de Julie mette sa fille en garde contre cette relation, lui avouant qu'elle aussi a eu une aventure avec Fabienne il y a quinze ans. La jeune fille doit quitter la France pour Genève afin d'y poursuivre ses études, « abandonnant » sa maman et sa maîtresse. Lors d'une visite à Fabienne avant son départ, Julie, contre toute attente, se retrouve à lui faire l'amour en compagnie de son mari. Julie a quitté sa maman et Fabienne, elle s'est installée près de Genève et découvre l'univers de la physique fondamentale, ainsi que sa collègue Svetlana envers qui elle a un geste déplacé. Contre toute attente, la jeune bulgare a aimé susciter le désir chez Julie, et lors d'un weekend les deux jeunes femmes font l'amour. Fortement éprises l'une de l'autre, les deux collègues décident de prendre un appartement en commun.
Notre déménagement a été vite réglé, nous n'avions pas grand-chose à emporter puisque je vivais dans un meublé et Svetlana aussi. Les semaines précédentes, nous étions allées acheter quelques meubles pour notre nouveau nid, le choix du lit étant essentiel pour ma gracieuse chef de projet. Au magasin, elle en a « essayé » je ne sais combien, testant leur fermeté, la composition du matelas etc.
- Tu sais Julie, le lit c'est là que j'ai découvert l'amour avec toi, alors il faut un que on a envie de tout le temps rester dedans et de faire l'amour !
- Oui, tu as raison, mais tu sais très bien que moi je peux te donner du plaisir n'importe où et toi aussi, au travail tu me l'as prouvé ma coquine, tu as déjà oublié tes cochonneries dans les sous-sols et même au labo ?
Svetlana a rougi, mais ses yeux parlaient pour elle et j'y lisais le désir, mais je me suis contenté d'un rapide baiser en lui glissant à l'oreille :
- Tu es une adorable salope déguisée en femme honnête, mais il n'y a que moi qui le sait !
Les premiers jours dans notre appartement ont été un peu stressants, entre les livraisons de meubles hors délais (sauf le lit !), les exigences de notre projet au laboratoire qui nous faisaient rentrer tard et les tracasseries administratives, nous étions fatiguées, au point même de ne presque plus avoir de relations sexuelles. Et puis Noël approchait, j'étais un peu perdue. Devais-je laisser Svetlana toute seule et aller chez ma mère, ou rester avec ma gracieuse physicienne ?
Heureusement les choses se sont mises en place et notre vie de couple l'a emporté, c'était merveilleux. Svetlana m'a demandé de lui apprendre à cuisiner, faisant exprès de le faire en sous-vêtements ou à demi nue sous son tablier, ce qui invariablement se terminait par de délicieux moments de sexe et de rires partagés.
- Oh Julie, si tu as tout le temps ta bouche et tes doigts à mon cul, alors jamais je peux apprendre la cuisine… ! Tu exagères…mais lèche-moi encore s'il te plait, oui, là…Mmm…Oh Julie….
Nous n'avions pas dit à nos collègues que nous vivions ensemble, jusqu'au jour ou Svetlana s'est fait draguer de manière insistante par un jeune physicien français un peu timide, lui aussi récemment engagé, que j'avais rencontré une ou deux fois dans l'immensité du centre de recherches.
- Eh bien ma chérie, tu lui plais à Stéphane, à midi, à la cafeteria, il te mangeait des yeux, mais tu es tellement craquante que je ne peux pas lui en vouloir ! En plus il est assez beau gosse, je suis un peu jalouse…
Depuis que nous avions emménagé, j'insistais pour que Svetlana ne me parle qu'en français, réservant l'anglais pour le business. Elle progressait assez vite, même si parfois elle employait des mots pas franchement adaptés à la situation.
- Mais…Julie ! Tu peux pas être jalouse, moi j'ai pas envie il met sa bite à ma chatte, c'est que toi qui peut faire. Je dois lui dire quoi ? Tu le sais, avec les mecs c'est pas easy pour moi…Tu veux pas m'aider ?
- Svetlana, ce n'est pas toujours qu'une histoire de bite et de chatte ! Stéphane il te trouve très jolie, il a envie de te prendre dans ses bras, de t'embrasser dans le cou, de t'inviter au restaurant, de te dire que tu es belle…tu comprends ?
- Comme toi tu as fait alors ? Il y a pas de la différence entre les mecs et les femmes ?
- Oh moi je ne suis pas du tout un bon exemple Svetlana, parce que je t'ai peloté les fesses pendant que tu dormais, personne ne doit jamais faire cela ! Tu sais ma chérie, les hommes ils savent aussi être tendres, doux, amoureux, ce ne sont pas des brutes !
Svetlana a semblé un peu secouée par mes propos et me regardait d'un air dubitatif. Nous avons terminé notre repas et sommes retournées travailler. Le lendemain, comme par hasard, Stéphane s'est retrouvé à notre table. Il a d'abord parlé physique avec ma bulgare adorée, je me tenais en retrait, discutant avec mes voisins de table, sensible toutefois au charme de ce collègue qui, par certains côtés, me rappelait Éric, le mari de Fabienne. C'est dire s'il émanait de sa personne un charisme évident. Contre toute attente, il m'a semblé que Svetlana l'appréciait quand même un peu, au point de lui dire qu'il pouvait lui parler en français, comme à moi. Mais, à aucun moment, elle ne lui a dit que nous étions en couple, il est vrai que nous demeurions très discrètes. Le soir, à la maison, je n'ai pas pu m'empêcher de taquiner ma compagne. M'approchant derrière elle pendant qu'elle préparait le souper, j'ai mis mes bras autour de sa taille et lui ai parlé à l'oreille.
- Dis-donc Madame ma cheffe, on dirait qu'il ne te laisse pas indifférent, le beau Stéphane…
- Pourquoi tu dis du bull shit ? On a parlé de la physique, c'est tout, et là il est très fort, ça je sens tout de suite.
- En français, bullshit ça se dit « conneries », mon amour…Et c'est tout ce que tu as senti ? Moi je regardais ses yeux, et ils parlaient très fort…de toi !
Svetlana s'est un peu énervée, j'adorais la voir ainsi, sans filtre, ne comprenant pas toujours la part de provocation et celle de jeu.
- Julie, mais tu racontes quoi comme « conneries » ? Tu veux que je lui dis de venir à notre lit ? Que…que… il prend ta place ?
- Oh là-là, ce que tu es susceptible ma chérie, je n'ai jamais dit des horreurs pareilles…Mais je connais les hommes un tout petit peu mieux que toi, et celui-là il est très attiré par toi.
- Oui, tu as déjà dit deux fois, j'ai compris ! Et alors ? Demain je lui dis « Toi tu parles plus avec moi, je suis lesbienne et jamais tu viens à mon lit parce que c'est Julie qui dort avec moi » ?
- Ah, parce que tu sais déjà que demain il mangera encore avec nous ? Enfin…avec toi !
- Oui, parce que on a discuté des choses techniques que je veux il m'explique, et même je peux aller visiter son labo. Voilà. Maintenant laisse-moi préparer si tu veux manger.
Là j'ai éclaté de rire, à la fois jalouse que le beau Stéphane ne m'ait même pas regardée mais, surtout, ravie que Svetlana puisse discuter avec un homme sans être sur ses gardes. Elle progressait ma belle physicienne, à grands pas. Enfin, presque…
- C'est magnifique ! J'espère que tu vas y aller ?
- Seulement si tu viens avec moi. Je veux pas être toute seule avec un homme je connais pas…et…
- Svetlana, je ne suis pas ton garde du corps ! C'est un gentleman Stéphane, je t'assure. Il est un peu timide, il n'ose pas vraiment te draguer, tu ne risques rien avec lui, surtout pas dans son labo où vous ne serez sûrement pas seuls. Vas-y s'il t'invite, et s'il se montre un peu trop…un peu trop…entreprenant, tu peux lui dire que tu es en couple avec moi.
- C'est quoi euh…« en-tre-pre-nant » ? Tu as encore jamais dit ça.
- Ça veut dire par exemple qu'il te caresse les cheveux, qu'il prend ta main, qu'il est toujours trop près de toi…Tu comprends ?
- Je crois, oui. Alors toi tu as été beaucoup« en-tre-pre-nant » quand tu as touché mon cul que je dormais ?
- Exactement ! J'ai même été TRÈS entreprenante ce jour-là, parce que tu étais d'une beauté irrésistible pour moi, comme une apparition, une fée…
Comme convenu, Stéphane nous attendait – ou plutôt attendait Svetlana – à la cafeteria. J'ai fait exprès de ne pas m'asseoir tout de suite, papotant avec quelques collègues, et me suis installée à l'autre bout de la table. Je ne sais même pas si Svetlana l'a remarqué, lancée dans je ne sais quelle discussion avec mon charmant compatriote. A un moment, il a même sorti un papier et un stylo, traçant des schémas que complétait mon amante avec enthousiasme.
En retournant au labo avec Svetlana, je n'ai pas pu m'empêcher de la provoquer encore une fois.
- Alors, ça y est ? Tu es invitée chez le beau Stéphane pour une soirée à deux sur l'antimatière ? Tu veux que je vienne avec toi ?
Svetlana s'est arrêtée net au milieu du corridor, les yeux en mode Kalachnikov, puisant dans ses toutes nouvelles ressources du lexique français et me laissant bouche-bée.
- Julie, tu vas faire chier moi encore longtemps avec le French guy ? C'est quoi ton problème ? Moi je crois tu es jalouse parce que tu voudrais aller au lit avec lui, mais lui il te voit pas. Ok, tu peux, mais pas à notre maison alors, et tu laves ton cul avant de rentrer, je veux pas du cum (foutre) sur ma bouche.
Là-dessus elle est partie d'un pas rapide, me laissant plantée comme une conne. J'ai couru après elle.
- Svetlana ! Attends-moi !
- Pourquoi je fais ça ? Pour écouter encore tes conneries avec Stéphane ? J'ai du travail maintenant.
- Svetlana, excuse-moi, j'ai voulu te faire marche un peu et…
- …raconte pas des conneries, je sais marcher toute seule…
Dépitée, je l'ai laissée avancer, et je me suis noyée dans le boulot tout l'après-midi, jetant de temps à autre un coup d'œil à ma fière bulgare, elle aussi concentrée sur son travail. Il était dix-neuf heures passées quand je suis allée vers elle, affichant un air contrit. Elle était en train de taper un rapport d'expérience à l'ordinateur et ne m'avait pas vu ni entendu arriver, sa beauté éclatait malgré son air sérieux, et j'ai eu très envie d'elle, de sa bouche gourmande…Mon entrejambe me trahissait, le coton de mon shorty frôlait la noyade.
Craignant une rebuffade de sa part, j'ai joué gros. Discrètement (même s'il n'y avait plus que nous au labo) j'ai enlevé mon sous-vêtement et déboutonné un peu ma jupe avant de m'approcher derrière Svetlana. Profitant d'une légère pause de sa part, j'ai attrapé sa main et l'ai emprisonnée entre mes cuisses poisseuses.
- Le « cum » que tu sens sur tes doigts ma chérie, c'est le mien, et c'est pour toi qu'il coule, parce que je t'aime tu sais…
Elle a fait pivoter sa chaise, sans retirer sa main, et j'ai vu deux petites perles s'échapper de ses yeux puis rouler sur ses joues. Elle a retiré sa main et m'a enlacé la taille de ses deux bras, me serrant très fort et cachant son visage contre mon ventre.
- Viens, je veux aller chez nous.
Le trajet s'est déroulé en silence, Svetlana serrant ma main dans la sienne comme pour m'empêcher de partir. Arrivées à la maison, j'ai juste eu le temps d'enlever mon manteau avant que ma douce bulgare ne me colle contre la porte du frigo, glisse une main sous ma jupe et enfonce profondément ses doigts en moi, presque brutalement, heureusement que j'étais excitée et déjà humide.
- Maintenant tu expliques à moi pourquoi tu parles tout le temps de Stéphane ! Tu veux quoi ? C'est pas gentil comme tu as moqué de moi, et moi je suis sûre avec ta jalousie parce que tu veux baiser avec lui, que le sexe avec moi c'est pas aussi bien que avec les mecs. Dis-le, you fat slut (espèce de grosse salope)! Dis-le !
Ses yeux lançaient des éclairs, ses doigts ravageaient tellement mon intimité que j'ai cru qu'elle voulait me fister, pratique qui me faisait peur.
- Arrête Svetlana, tu me fais mal, arrête ! S'il te plait…
- Non, moi je sais pas faire mal comme toi avec les mots alors je fais avec ma main. Parle maintenant !
Sa main me torturait, jamais je n'aurais imaginé que mes petites insinuations déclencheraient un tel émoi chez ma si douce amante.
- Mais je plaisantais Svetlana ! je plaisantais ! J'étais contente que tu parles à un homme en souriant, et que lui il ne te quitte pas des yeux ! Comme tu n'as jamais eu de relation avec un homme tu ne peux pas tout voir, mais moi je t'assure qu'il est très sensible à ton charme, Stéphane, et ça me réjouit. Tu plais aux hommes Svetlana, que tu le veuilles ou non, et il va falloir t'habituer à ce qu'ils essaient de te draguer. Ton collègue physicien s'y prend très délicatement, et il me semble que tu apprécies, alors si tu veux aller plus loin fais-le, mon amour pour toi va rester le même, je te le jure ! Enlève ta main maintenant, tu es plus douce quand tu me fais l'amour !
- Ouais…Je te crois…Mais tu as pas dit si tu as envie de baiser avec Stéphane.
- Pour être honnête avec toi, oui. C'est un très bel homme, distingué, délicat, mais tu sais très bien qu'il ne m'a même pas regardée, c'est toi qui prends toute la lumière mon amour, toi qui es belle, toi qui fait craquer les hommes avec tes grands yeux, ta tignasse coiffée avec les pieds du réveil, tes petits seins de gamine, tes superbes fesses et ton accent quand tu parles français. Voilà, tu es contente ?
- Non, je suis pas contente quand même que j'ai pas vu tout ce que tu dis. Moi j'ai parlé que de la physique avec lui et…
- …Svetlana, tu as trente ans passés, réveille-toi ! La prochaine fois regarde ses yeux au lieu de regarder les schémas qu'il te dessine, et tu comprendras ce que je dis ! Et je répète que si une fois tu veux une « expérience » avec un homme, celui-là fera tout ce que tu lui demandes. Crois-moi Svetlana.
Lentement elle a libéré mes muqueuses sensibles qu'elle avait écartelées sans ménagement, son regard s'est adouci quand elle a porté ses doigts gluants de moi à sa bouche et les a léchés un par un, en me fixant intensément.
- Parler avec toi c'est pas facile, je crois que tu caches des choses derrière tes jolis mots mais je sais pas les trouver, et je peux pas dire non plus si ta chatte elle coule pour Stéphane ou pour moi mais je veux que tu me fais l'amour. Viens !
Ne prenant le temps que de la déshabiller partiellement, j'ai poussé mon irrésistible collègue dans notre chambre.
- Je vais te montrer pour qui elle coule ma chatte, pretty little slut (jolie petite salope), tu ne vas jamais oublier !
Notre grand lit tout neuf a été le témoin de mon insatiable désir pour ma délicieuse bulgare, que j'ai contrainte à enchainer les orgasmes jusqu'à épuisement. J'ai dévoré ses seins, sa bouche, visité tous ses orifices, de mes doigts, de ma langue, et avec les sextoys de Fabienne généreusement lubrifiés, l'apothéose. Quand simultanément j'ai pénétré Svetlana par l'anus et le vagin de mes deux doigts gantés et rugueux offerts par mon initiatrice aux amours saphiques, Svetlana a hurlé, labouré la literie de ses mains, incapable de se contrôler, urinant même sans s'en rendre compte alors que son corps gracile était encore agité de spasmes incoercibles, et que sa gorge émettait des sons étranges, hachés par sa respiration anarchique.
Ne voulant pas la laisser s'endormir dans la souillure du lit dévasté, j'ai porté mon amour jusqu'au canapé où je l'ai étendue, toujours à demi dévêtue, les yeux hagards, muette, et l'ai enveloppée d'une couverture. Elle s'est endormie, ce qui m'a permis de changer la literie.
- Je préparais de quoi nous restaurer quand elle a fait surface.
- Julie, what has happened ?
- Tu as tellement joui que tu as oublié ton français ?
- Oh…J'ai mal à mon cul et à ma pussy…Tu as fait quoi ? Je me souviens pas de tout…Tu as mis de la drogue ?
- Non Svetlana, je n'ai pas eu besoin, j'ai seulement essayé de te montrer que tu m'excites bien plus que Stéphane, et que je veux rester ta « fat slut » (grosse salope) !
Svetlana a rougi à ces mots, apparemment la mémoire lui revenait…
- Je suis dans la honte ma Julie, je voulais pas te dire des mots pas jolis, I'm deeply sorry for…for…
- …Il ne faut pas être désolée, tu as dit la vérité ! Je suis grosse, tout le monde le voit bien, mais je n'y peux rien. Par contre, je suis très fière d'être une salope pour toi ma chérie, parce que plus je t'aime et plus j'ai envie d'être salope avec toi, de te faire jouir comme tout à l'heure, de jouer avec tout ton corps, de te faire crier, et même de te laisser me pisser dessus !
L'image était merveilleuse. Svetlana, assise sur le canapé de notre salon, avait lâché la couverture pour mettre ses mains devant sa bouche, horrifiée. Moi, conquise, je voyais ses deux petits seins dressés, son ventre plat, sa chute de reins si élégante…la beauté à l'état pur, la féminité sublime. Les yeux écarquillés, le visage écarlate, elle a bafouillé.
- Tu dis quoi ? J'ai…j'ai pissé sur toi ? Oh my God…Julie…Mais j'ai pas senti…Comment….Oh là-là…je crois j'étais comme folle à cause de tes doigts dans mes fesses et devant… jamais c'était aussi fort…presque de la douleur…mais…Peeing on my love, I can't believe it (pisser sur mon amour, je ne peux pas le croire)…Tu es dégoûtée que j'ai fait ça ?
- Pas du tout ma beauté, au contraire, je suis fière de te faire jouir si fort que ton corps ne t'obéit plus, que c'est ta grosse salope qui le contrôle ! Moi aussi, une fois, j'ai pissé sur Fabienne tellement elle m'avait fait jouir comme une « grosse salope » que je suis !
- Julie, il faut plus dire « grosse salope », c'est pas bien, jamais je te dis ça encore. Je peux aller à tribunal avec des mots comme ça, tu sais !
- Moi j'aime bien, je te l'ai dit, mais tu fais comme tu penses ma chérie. Tu viens manger ?
Ella vite enfilé un débardeur, vêtement que j'adorais lui voir porter au point de lui en avoir offerte plusieurs, et nous avons partagé le repas en discutant, de nous, de Stéphane, un moment de félicité absolue, de découverte mutuelle. Le soir, dans notre lit, j'ai serré ma cheffe de projet contre moi et lui ai demandé si elle m'aimait encore.
Sa réponse, assez longue, m'a laissée échevelée, transpirante, les seins douloureux et l'entrecuisse poisseux, un jouet encore inconnu fiché profondément entre mes fesses écartées dans une position des plus osées. Mon amante m'a caressée sensuellement en attendant que je récupère, le sommeil a eu raison de nous très rapidement.
Stéphane et Svetlana se sont revus, et ma collègue adorée est allée un après-midi visiter son laboratoire. Je n'ai rien dit, n'ai fait aucune allusion qui puisse ma valoir le déchaînement déjà subi, attendant que ma belle me raconte si, toutefois, elle le jugeait utile. Le soir, notre repas presque terminé, c'est elle qui a abordé le sujet.
- Tu sais Julie, j'ai été visiter le labo de Stéphane, il est le head of a fifty persons team.
- Ah oui, une équipe de cinquante personnes ?
- Oh ok, je dois parler en français…C'est un physicien important, et il a un gros budget. Il a montré les machines, les software, c'était impressionnant. Après on a bu un café, il a parlé tout des jolis mots comme toi, et…et…tu connais bien les hommes toi, parce que j'ai vu ses yeux et c'est vrai que ils regardent tout le temps chez moi, mais pas comme le seasonal worker qui a voulu me violer. Je peux pas dire comment il regarde, c'est un peu comme toi…enfin…il sourit aussi…mais il a pas été « entre… » oh je sais plus commet tu as dit…
- Entreprenant
- Oui, eh bien il a pas été comme ça. Je sais pas ce que je faisais s'il met sa main sur la mienne et qu'il dit des mots avec de la douceur…
- Tu lui donnes une gifle et tu cries !
- Oh Julie, non ! Je fais pas la violence, parce que lui il sait pas que j'aime que les femmes et que je vis avec toi.
- Et toi, tu ne peux pas vraiment savoir si tu aimes les hommes…tant que tu n'as pas eu une vraie relation avec un d'entre eux.
- J'ai pas besoin, tu es là et tu sais comment ils font.
- Svetlana, même avec un pénis en silicone et tout l'amour que j'ai pour toi, jamais je ne serai un homme, comme Stéphane. Tu dois le revoir ?
- Oui, mais peut-être je vais pas.
- Oh non ! S'il t'a invitée, tu dois y aller, ou alors lui dire pourquoi. Il t'a déjà invitée chez lui ?
- Mais non, don't be so jealous my love (ne sois pas si jalouse mon amour), il a demandé que je viens voir deux expériences avec son équipe et qu'on discute après.
Les deux expériences terminées, j'ai bien vu que quelque chose n'allait pas.
- C'était intéressant ? Tu sais comment devenir cheffe de groupe, maintenant ?
- Oui, techniquement ils sont au top, même si je trouve il prend des risques.
- Avec toi ?
- Mais non, avec la physique…et oui, aussi un peu avec moi…I felt embarrassed…(je me suis sentie gênée)
- Wouaouh…Pourquoi ?
- Quand tout le monde il a retourné à son travail je suis restée avec Stéphane. On a bu un verre du vin à son bureau et ses yeux ils regardaient seulement moi. Après il a dit que Bulgaria devait être triste maintenant parce que la plus belle femme du monde elle a quitté le country. Et moi j'ai pas compris tout de suite, à cause de mon français pas encore fluent (courant), alors j'ai demandé : « Ah bon ? Je savais pas. C'est qui ? Tu la connais ? »
Et tu sais qu'est-ce qu'il a fait ?
- Non, mais j'imagine un peu parce que c'est un gentleman.
- Oh yes he is ! Il a juste fait un tout petit kiss sur ma main et il a dit : « Oui, j'ai beaucoup de chance, car je la connais et elle est vraiment très belle ! ». Et son téléphone il a sonné, il a montré que c'était son directeur alors je suis partie.
- Oh, dommage…
- Pourquoi dommage ? Moi je trouve c'était mieux, comme ça j'ai pas besoin de lui expliquer ma vie avec toi.
- Parce que tu ne vas pas le revoir ?
Oh ça je sais pas, c'est lui qui va peut-être encore demander que je vais à son bureau.
- Et s'il te le demande, tu y vas ?
Julie…tu poses toujours les questions difficiles toi…Si je vais c'est pour dire que la plus belle bulgare elle dort avec une autre aussi belle, il va être choqué. Mais si je vais pas c'est pas honnête…Il faut que je fais comment, Julie ?
- Tu y vas et tu te lâches un peu ma chérie ! Il y a plein de gens à découvrir dans ce monde, des hommes et des femmes, tu es jeune alors il ne faut pas hésiter à vivre des choses différentes, crois-moi !
Parce que tu crois que Stéphane il…il..
- Je ne crois rien du tout ma chérie, je te dis simplement que tu ne dois pas déjà décider maintenant du reste de ta vie. Sois naturelle, laisse parler tes émotions, tu les as trop longtemps enfermées !
Tu as toujours les mots que moi je sais pas répondre, et puis toi tu as pas peur des autres. Moi je suis pas pareille comme toi, l'aventure je connaissais pas avant que tu touches mon cul le samedi matin.
- Eh bien voilà un bon exemple ! Tu ne connaissais pas, mais maintenant je crois que tu apprécies que je le touche, ton cul, non ? Alors pourquoi pas une autre aventure, une que beaucoup d'hommes et de femmes ont déjà vécue ? Tu ne risques rien, puisque tu sais que moi je t'aime quoi qu'il arrive.
Trois jours plus tard, juste avant Noël, le beau Stéphane a invité Svetlana à une conférence qu'il donnait un matin à des doctorants étrangers avant de leur faire visiter une partie des installations. J'ai dû insister pour qu'elle y aille, mais je la sentais tendue, mal à l'aise, elle avait mal dormi, passant une partie de la nuit à s'agiter dans le lit.
Mais, au matin, quand je l'ai vue s'habiller j'ai su que ses peurs étaient moins fortes, son élégance aurait séduit n'importe quel homme. Jupe courte, collants, mi-bottes…Classe mannequin ma Svetlana, j'ai dû me retenir de ne pas lui sauter dessus et de la trousser debout contre la porte ! Je n'ai rien dit, la laissant avec ses doutes, lui souhaitant simplement une bonne matinée.
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Commentaires ()
J'ai vraiment hâte de lire la suite et enfin savoir si il y va se passer quelques choses entre eux et elle ne va pas le regretter de la laisser seule avec Stéphane