Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À deux, sans limite — Chapitre 21 · La DÉCISION
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 21 · La DÉCISION
Chapitre 19 — La DÉCISION
Des semaines. Des semaines que cette idée tournait dans ma tête. Que je cogitais, que j’imaginais mille façons, mille scénarios. Que je voulais que tout soit parfait. Parce qu’elle n’est pas comme les autres. Parce qu’elle est mon tout. Roxanne, je la veux pour la vie. Je veux qu’elle devienne ma femme.
Mais pour un choix pareil, pour un pas si important... j’avais besoin d’aide. Et qui d’autre que Maëlys, celle qui avait accompagné notre histoire, la première témoin de nos débordements comme de nos vérités ? C’est pourquoi j’étais parti à Lyon pour la retrouver.
Avant de partir, Rox m’avait glissé un mot à l’oreille, un sourire mutin aux lèvres :
— J’espère que tu auras des choses à me raconter...
Elle pensait sûrement à des histoires croustillantes. Si elle savait... ce n’était pas pour du sexe que je partais. Pas cette fois.
Et pourtant, j’étais anxieux. Plus que je ne l’avais été depuis longtemps. Je l’attendais sur la presqu’île, le cœur battant, nerveux. Quand elle est arrivée, tout s’est figé un instant. Maëlys. Belle, naturelle, éclatante. Elle avait ce regard qui saisissait tout sans que tu n’aies besoin de parler. Et ce jour-là, elle savait que j’étais ailleurs.
On a marché. Flâné. On a parlé de tout et de rien. Les rires étaient là, sincères. Mais Maë n’était pas dupe. Elle a attendu. Patienté.
On s’est installés à la terrasse d’un petit bar. Deux verres. Deux silences. Et j’ai pris mon courage à deux mains.
— Je vais demander Roxanne en mariage.
Elle m’a regardé, figée une seconde. Puis elle m’a sauté au cou.
— Enfin ! Putain mais ENFIN !
Je crois que je n’ai jamais vu Maëlys aussi sincèrement heureuse. Elle avait les yeux brillants.
— Elle n’attend que ça, tu sais. Elle n’ose pas te le dire, mais elle rêve de ça depuis longtemps.
Ses mots m’ont soulagé. Validé. Mais m’ont aussi mis une pression immense. Parce que si Rox n’était pas matérialiste, elle méritait un moment à la hauteur. Et j’étais bien décidé à le lui offrir.
L’après-midi a continué dans la douceur. Le stress s’évaporait lentement. Jusqu’à ce qu’on passe dans une rue où quelques sex-shops affichaient leurs vitrines provocantes.
Je n’ai pas pu m’empêcher de glisser, en riant :
— Rox m’a dit qu’elle espérait que j’aurais des histoires à lui raconter...
Maë a souri, complice.
— Dans ce cas, va falloir en créer. On entre ?
On est ressortis, les bras chargés de bêtises. Un gode en verre, des menottes, de l’huile parfumée, un petit fouet, et même une boule de geisha dont elle riait encore en la secouant dans sa boîte. Elle était excitante. D’une manière presque insolente. Et tout le long, mon sexe commençait à réagir.
Je l’ai ramenée chez elle. Devant sa porte, je m’apprêtais à repartir, mais elle m’a attrapé le poignet.
— Tu as bien des histoires à raconter à Rox, alors monte.
Je n’ai pas hésité.
À peine la porte refermée, elle s’est tournée vers moi, un éclat animal dans les yeux. Elle a baissé mon survêtement sans un mot. Ma queue a jailli, dure et palpitante. Elle s’est agenouillée, l’a prise en bouche avec une envie presque sauvage.
Sa bouche glissait lentement sur moi, chaude, humide, parfaite. Et pendant que sa langue s’enroulait autour de mon gland, ses doigts sont descendus vers mes fesses. Un, puis deux doigts qui exploraient, pressaient doucement, jusqu’à ce que l’un d’eux vienne effleurer mon anus. J’ai sursauté légèrement, mais j’ai cédé. Je lui ai murmuré de continuer.
Le plaisir était total. Intense. Elle me suçait avec une dévotion rare, tandis que son doigt s’enfonçait lentement en moi, déclenchant un mélange de sensations explosif. Je gémissais, incapable de retenir mes sons. Mes doigts dans ses cheveux, je l’encourageais, je la suppliais presque de continuer encore.
Mais elle s’est arrêtée net, juste avant l’orgasme. Elle s’est levée, a jeté ses vêtements à terre et s’est mise à quatre pattes, offerte, cambrée.
— Maintenant, baise-moi. Fort.
Je n’ai pas hésité. J’ai saisi ses hanches et je l’ai pénétrée d’un coup sec, profond, brutal. Elle a crié, un cri de plaisir pur. Mes coups de reins étaient puissants, désordonnés. Elle me suppliait d’aller plus vite, plus fort. Elle en redemandait, sa main entre ses cuisses, frottant son clitoris pendant que je la défonçais comme un animal en rut.
Elle criait mon prénom, gémissait de plaisir, jusqu’à ce qu’elle jouisse en tremblant de tout son corps.
Je me suis retiré à temps, haletant, et j’ai déchargé sur son visage. Une giclée puissante qui a éclaboussé ses joues, ses lèvres, son front. Elle s’est léché les doigts, souriante, conquise.
Elle s’est redressée, nue, sale, magnifique.
— Tu crois que ça suffira pour faire marrer Rox ?
On a ri. On a soufflé. On s’est allongés l’un contre l’autre, encore moites.
Et puis, on a repris notre discussion. Du vrai. Du sérieux. Elle m’a conseillé sur la manière de faire la demande. Pas trop grandiose, pas trop conventionnelle. Juste nous. Un moment sincère.
— Fais-le comme tu l’aimes. Elle ne veut pas une bague. Elle veut que tu la regardes comme tu le fais là. Et que tu lui dises que tu veux vieillir avec elle.
J’ai hoché la tête. Elle avait raison. Comme toujours.
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