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Couverture de À deux, sans limite, par Ju-bi-69
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

À deux, sans limite — Chapitre 20 · L’après

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Ju-bi-69
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À deux, sans limite

Chapitre 20 · L’après

Chapitre 20 — L’après
Je m’étais levé un peu plus tôt qu’elles. Un café dans une main, le regard un peu flou, j’attendais qu’elles émergent. Quand elles sont apparues, l’une après l’autre, en peignoir, le regard encore vaseux, mais le sourire en coin, j’ai su que le moment était venu. Je leur ai proposé un petit-déj et surtout... un débrief.
— Alors ? demandai-je, en m’asseyant sur le canapé avec mon café.
Maëlys sourit. Roxanne éclata de rire avant de s’asseoir à son tour.
— On commence par quoi ? rigola Maëlys. Le nombre ? Les positions ? Les cris ?
— Dites-moi tout. J’veux pas rater une miette.
Roxanne prit une gorgée d’eau, puis, le ton plus posé, mais sans détour :
— Honnêtement... c’était intense. À peine séparées de toi, un type est venu vers nous. Grand, baraqué, regard carnassier. Il a pris Maëlys à genoux, là, contre le mur du couloir. Moi, pendant ce temps, j’ai été coincée contre la porte vitrée par un autre, plus jeune, plus nerveux. Il m’a soulevée, m’a baisée debout, mes jambes autour de lui. Il gémissait comme un chien en rut.
— Moi j’ai eu droit à une levrette directe, enchaîna Maëlys. Il me tenait par les hanches comme s’il allait me démembrer. Et un autre est arrivé, m’a mis sa queue dans la bouche alors que j’étais encore prise. Ils ont alterné. Trois, quatre, peut-être cinq gars différents sur la même heure.
Roxanne ajouta :
— Pareil. Dès que l’un jouissait, un autre prenait sa place. J’n’ai pas eu une minute de répit. Je crois que j’ai eu des bites en moi non-stop pendant deux heures. Par-devant, par derrière, dans la bouche, en double parfois... un qui me baisait, un qui me faisait avaler sa queue. J’étais juste... disponible. Un corps qu’ils s’échangeaient.
— Tu kiffais ? demandai-je, la gorge un peu nouée.
— J’ai joui comme jamais. C’était sale. Brutal. J’étais une putain, clairement. Et j’adorais ça.
— Moi aussi, répondit Maëlys. J’ai même pissé sous moi à un moment. Trop de plaisir, trop de sensations. Ils m’ont prise à trois, l’un dans la bouche, un dans la chatte, un dans le cul. J’étais empalée, incapable de parler. Je ne savais même plus qui me prenait. Juste des bites, des mains, des râles.
Je déglutis.
— Et Paul ? demandai-je. Il est venu à quel moment ?
Le visage de Roxanne changea. Elle passa sa langue sur ses lèvres, comme pour se souvenir.
— Vers la fin. Quand les autres étaient un peu rincés. Il est arrivé... silencieux. Observateur. Il m’a demandé si j’étais fatiguée. J’ai dit non. Alors il m’a attrapée par la nuque, sans prévenir. Il m’a tirée jusqu’à la chambre du fond, a refermé la porte... et là, c’était plus du sexe. C’était... de la domination pure.
Maëlys intervint :
— Moi j’étais là. Il a commencé par Rox, mais il m’a embarquée aussi. Il a tout contrôlé. Il nous a mises à genoux l’une contre l’autre, m’a fait la sucer pendant qu’il baisait Roxanne par-derrière. Il l’a giflée, tirée par les cheveux, m’a fait l’embrasser pendant qu’il l’empalait. C’était violent. Mais on était consentantes. Et excitées comme jamais.
— Il m’a fait hurler, continua Roxanne. Il me tenait les poignets dans le dos, m’a mise sur le ventre, m’a baisée jusqu’à ce que je pleure. Pas de douleur. Juste... une telle intensité que j’ai explosé. Plusieurs fois. Il jouait avec moi, m’humiliait, me poussait à bout. Et quand il est venu, c’était sur mon visage. Un geyser. Et ensuite... il m’a laissé là, nue, vidée.
— Les marques sur ton corps... c’est lui ?
— Presque toutes, admit-elle. Griffures, morsures, hématomes sur les cuisses, les seins, les fesses. Il me traitait comme une salope. Mais putain... j’ai adoré.
Maëlys hocha la tête :
— Pareil. Il m’a retournée dans tous les sens. J’ai encore mal aux reins. Il me baisait comme un animal, sans répit. J’ai encore le goût de lui sur la langue.
Je les regardai, abasourdi, fasciné. Elles étaient là, nues sous leurs peignoirs, rayonnantes, et pleines de souvenirs brûlants.
— J’aurais aimé voir ça, soufflai-je.
— La prochaine fois, glissa Roxanne, un sourire mutin au coin des lèvres.
Le silence était retombé dans le salon, seulement brisé par le bruit des cuillères dans les bols de café tiède. Les filles étaient allongées de part et d’autre du canapé, leurs jambes entremêlées, le regard tourné vers moi. Je n’arrêtais pas de regarder Roxanne. Son visage, ses bras, ses cuisses. Toutes ces marques. Toutes ces empreintes. Je me sentais troublé, partagé entre admiration, excitation... et un fond d’incrédulité. Je pris une inspiration, les yeux dans les siens :
— Rox... je t’avoue un truc. Je suis... bluffé. J’aurais jamais cru que tu serais allée aussi loin. C’est pas un reproche, hein. Juste... j’ai l’impression que t’as vécu dix ans en une nuit.
Elle m’a regardé. Longuement. Avant de sourire doucement, sans moquerie, juste avec une forme de tendresse fatiguée.
— Moi non plus, elle a murmuré. Je pensais pas que je pouvais... ou que je voulais vivre tout ça. Quand je t’ai quitté hier soir, j’étais un peu fébrile, tu sais ? Mais dès que j’ai marché seule dans cette maison, que j’ai vu les gens, que j’ai senti l’atmosphère... tout a changé.
Elle s’est redressée légèrement, a passé une main dans ses cheveux encore emmêlés. Son regard était plus vif, plus profond.
— C’était comme si tout se déverrouillait d’un coup. J’avais plus de barrières, plus de freins. Tout ce que j’avais toujours retenu, tout ce que j’avais jamais osé nommer... c’est comme si ça explosait. J’avais envie de tout tester. De tout me prendre. Sans réfléchir.
J’étais suspendu à ses mots. Fasciné.
— T’as eu peur à un moment ? lui demandai-je.
Elle secoua doucement la tête.
— Non. C’est ça le plus fou. Je me suis pas sentie en danger. J’étais là, offerte, parfois soumise, parfois salie, mais jamais forcée. Et j’ai joui. J’ai crié. J’ai ri aussi. Parfois je regardais Maëlys et on échangeait juste un regard, et c’était comme un feu entre nous deux.
Maëlys souriait en silence. Complice. Roxanne reprit, la voix plus posée :
— Mais... j’te mentirais si je disais que je voudrais revivre exactement la même chose. Pas tout de suite en tout cas. Peut-être jamais comme ça. C’était... unique. C’est le mot. Une sorte de transe. J’étais moi, et une autre. J’ai rien regretté, mais je crois que j’ai atteint une limite. Ou plutôt... j’en ai repoussé une, mais j’ai vu jusqu’où je pouvais aller. J’ai pas besoin d’y retourner tout de suite.
Je suis resté là, immobile, à l’écouter. Elle ajouta, plus doucement :
— J’ai eu peur que tu sois déçu de moi. Que tu me regardes autrement, ce matin.
Je me suis levé, j’ai traversé la pièce, et je me suis assis juste à côté d’elle. Ma main a glissé dans ses cheveux. Je l’ai regardée droit dans les yeux.
— Tu sais ce que je vois ? Une femme libre. Belle. En feu. Et ça m’impressionne autant que ça m’excite.
Elle a baissé les yeux, un peu rougie, un peu soulagée.
— Merci, elle a soufflé.
Puis Maëlys, moqueuse :
— C’est bon, on arrête là ? Parce que si vous continuez comme ça, je vais finir par mouiller sur le canapé.
On a éclaté de rire tous les trois. Et cette pause, ce moment de flottement doux, cette respiration après la tempête, avait quelque chose de précieux. Après les récits intenses des filles, je me sentais un peu con, à vrai dire. Oui, ma nuit avait été chaude, bestiale par moments, mais à côté de leur marée d’hommes, de cette orgie ininterrompue, j’avais presque l’air d’un touriste. Alors on a discuté de tout, de rien, et à chaque fois que Maëlys tentait de remettre sur le tapis le sujet de ma soirée, je devenais vague. Évasif. Je balançais quelques phrases, rien de bien parlant. Rox, elle, s’en amusait. Elle riait doucement de me voir aussi peu loquace. C’était une inversion des rôles assez savoureuse. Mais Maëlys n’était pas du genre à lâcher l’affaire.
— Allez, crache le morceau. J’suis sûre que t’as pas fait que boire un Perrier et regarder des culs, hein ?
— T’sais, c’était pas si ouf...
— Mon cul ouais. Et j’te rappelle que j’t'ai vu te faire sucer dans un salon plein de monde.
Roxanne pouffait, elle était affalée sur la banquette, les jambes repliées sous elle, les cheveux encore humides de la douche.
— J’avoue que j’ai du mal à te plaindre là, mon amour. Allez raconte, on veut du sale !
J’ai fini par céder. D’abord la blonde. Je leur ai raconté comment je m’étais retrouvé devant cette femme superbe, à la quarantaine bien tapée, en train de se faire prendre par un homme bien moins sexy qu’elle. Comment je m’étais approché, attiré par son regard, son aura, cette sensualité animale. Elle m’avait souri en découvrant mon sexe tendu sous le tissu, et elle m’avait sucé alors qu’elle était encore pénétrée. Une fellation d’une intensité folle, rythmée par les coups de reins de son partenaire.
— Ah la MILF qui sait faire deux choses à la fois ! a balancé Maëlys, un éclat de rire dans la voix.
— T’avais qu’à voir sa langue... c’était presque religieux.
Rox a levé un sourcil amusé.
— Et t’as pas trop prié fort ?
Je leur ai décrit comment j’avais pris la relève, comment elle m’avait demandé de la baiser fort, avec sa voix rauque pleine de foutre et de désir. J’ai parlé de ses cris, de mes coups de reins qui claquaient dans la pièce pleine d’odeurs et de sueur.
— Toi aussi t’as fait du bruit, ou t’as gardé ton petit air concentré là ? me provoqua Rox, hilare.
— Je crois que j’ai gémi comme une actrice porno.
— Je veux une démo ce soir.
On a ri tous les trois. Mais je savais que le plat de résistance restait à venir. Le moment que je redoutais. Le plan à trois avec le couple bisexuel. Je me suis lancé doucement. J’ai parlé de la terrasse, de la cigarette, de la femme qui suçait pendant qu’on discutait. De son mari, son regard, son sourire et ce petit clin d’œil. Et j’ai vu Rox se crisper un peu. Un léger changement dans son regard. Pas de reproche. Juste... une fermeture.
Maëlys l’a senti. Elle lui a pris la main, doucement, et m’a regardé. Un simple hochement de tête. Continue. Alors j’ai continué. Lentement. J’ai raconté ma main sur sa queue, le feu dans ma gorge quand il m’a demandé de la lui sucer, ses grognements. Les deux bouches sur sa verge, la langue de sa femme contre la mienne. Puis cette pression soudaine derrière moi, son sexe qui est entré d’un coup, la douleur brutale, le cri que je n’ai pas retenu. Le plaisir ensuite, si vif, si déroutant.
Je me suis vu en train de la pénétrer pendant qu’il me baisait, leurs corps mêlés au mien, ce sandwich moite et brûlant. La symphonie de râles, de gémissements, de salive, de foutre. Et à la fin, son sperme sur mon torse, les lèvres de sa femme qui m’aspiraient jusqu’à la dernière goutte.
Un silence s’est installé. Lourd, plein. Puis Maëlys, fidèle à elle-même :
— Bon, bah... au moins t’as pas baisé dans le vide hein !
Et Rox a éclaté de rire. Franc, libérateur. Elle est venue poser sa main sur ma cuisse.
— Merci de m’avoir tout dit.
On a terminé le petit-déjeuner entre deux plaisanteries, à parler des jours à venir, de nos envies, de l’été qui approchait. On avait cette espèce de complicité silencieuse, comme si chacun portait un secret brûlant, mais partagé.
Et puis on s’est levés, dans un élan d’envie presque instinctif. La douche nous appelait. Tous les trois sous l’eau, les corps encore fatigués de la veille. Mais le contact de l’eau chaude, des mains, des regards, a vite rallumé la mèche. Maëlys s’est glissée derrière Roxane, embrassant sa nuque pendant que je laissais mes lèvres effleurer sa poitrine.
Les mains ont glissé. Des baisers, d’abord. Puis des caresses. Douces, précises. Maëlys a glissé deux doigts entre les jambes de Rox. Moi je la tenais par les hanches, la bouche sur son sein. Elle gémissait déjà.
On a pris notre temps. Pas de brutalité. Une tendresse excitée. Des gémissements feutrés dans la vapeur. Rox s’est agenouillée, a pris mon sexe dans sa bouche pendant que Maëlys léchait mes tétons. Puis on a inversé. C’était un ballet. Une danse. Et quand j’ai pénétré Rox, Maëlys se collait à moi, me caressant, nous embrassant tous les deux. C’était doux et fort à la fois. Il n’y avait plus de gêne, plus de barrière. Quand tout s’est calmé, qu’on a terminé sous un filet d’eau tiède, les doigts encore entrelacés, on s’est regardés. Complices. Éreintés. Heureux. La journée s’est poursuivie dans un calme cotonneux. Brunch à la maison, fous rires, silence parfois, fatigue heureuse. Une bulle. Avant de partir, j’ai demandé à Maëlys si on pouvait se voir bientôt. Juste nous deux. J’avais quelque chose d’important à lui dire. Elle a accepté, évidemment.
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