Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À deux, sans limite — Chapitre 28 · Pour toujours
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 28 · Pour toujours
Chapitre 28 – Pour toujours
La soirée s’étiolait doucement, comme une braise qui refuse de s’éteindre. Les rires s’étaient faits plus rares, les danses plus lentes, les verres se vidaient lentement. Un à un, les invités nous faisaient leurs adieux. Des embrassades, des félicitations, des mots tendres et parfois des regards complices. Puis ils s’éclipsaient. Certains à petits pas ivres, d’autres le cœur encore gonflé de l’amour qu’ils avaient senti rayonner entre nous ce jour-là.
Et bientôt, il ne restait que nous trois.
Maë, une coupe à la main, s’alluma une dernière cigarette. Le silence était doux, presque solennel. Elle tira une dernière fois, puis écrasa le mégot dans le sable d’un cendrier de verre. Elle se tourna vers nous avec ce petit sourire tendre, fatigué.
— Je vous laisse votre nuit. Elle est à vous.
Roxanne la serra fort. Moi aussi. Et Maë tourna les talons, marchant dans la nuit lyonnaise, sa silhouette s’éloignant lentement, sans un mot de plus. Juste une évidence.
Je regardais Rox, encore en robe de mariée, légèrement décoiffée, ses lèvres un peu tachées de rouge, ses yeux brillants, son cou délicatement tendu vers moi. Elle était sublime. Vivante. Ma femme.
Je lui pris la main.
Et sans réfléchir, sans chercher à peser mes mots ou à faire une tirade apprise par cœur, je lui parlais. Comme jamais.
— Tu sais... je n’ai pas fait de vœux à la mairie. Parce que je ne voulais pas les dire devant tout le monde. Je voulais les garder pour toi. Juste toi. Ce que je ressens, ce que je vis quand je te regarde... c’est trop intime pour être jeté en pâture à l’assemblée.
Je m’approchai, pris ses deux mains, sentis leur chaleur. Son pouce caressa le mien, comme une réponse muette.
— Roxanne, tu es entrée dans ma vie comme une tempête. Tu m’as bousculé, dérouté, excité. Tu m’as fait tomber amoureux sans que je comprenne comment. Et aujourd’hui, je comprends. Tu es mon évidence. Tu es la douceur et la force, la folie et la tendresse. Tu es la seule devant qui j’ai envie d’être vulnérable, de m’ouvrir, d’aimer sans masque. Tu es la seule avec qui j’ai envie de tout vivre, tout partager. Les moments doux, les crises, les dérives, les désirs.
Elle me regardait sans cligner des yeux. Ses lèvres tremblaient à peine. Je poursuivis.
— On a vécu tant de choses. On s’est découverts, on s’est dépassés. On a pleuré, on a ri, on a joui comme des démons. Mais ce soir, je veux autre chose. Ce soir, je veux faire l’amour à la femme de ma vie. Sans jeu. Juste avec le cœur.
Ses yeux étaient embués. Une larme roula sur sa joue, et je la cueillis du bout du doigt avant de l’embrasser, tendrement.
Elle ne répondit pas avec des mots. Elle me guida simplement vers l’escalier, sa main dans la mienne, sa robe effleurant les marches alors qu’on montait.
Dans la chambre, elle s’arrêta devant moi, et lentement, très lentement, elle se déshabilla.
Elle fit glisser les bretelles de sa robe, révélant ses épaules, puis sa poitrine, encore gainée dans la lingerie blanche que j’avais entrevue en photo. Et pourtant, là, en vrai, c’était autre chose. Elle était divine.
Son string suivit. Elle le fit glisser sur ses hanches, jusqu’à ses chevilles. Elle me regardait, droite, fière, nue, offerte, aimante.
— Viens, souffla-t-elle.
Je la rejoignis. Mes mains glissèrent sur ses hanches, son ventre, son dos. Elle me déshabilla à son tour, prenant le temps de déboutonner ma chemise, de caresser ma peau, de m’embrasser à chaque étape.
Quand je fus nu, elle me prit par la main et m’attira sur le lit.
On s’allongea, face à face, comme si c’était la première fois. Nos jambes entremêlées, nos souffles mêlés. Mon front contre le sien, je la caressais lentement. Son cou, ses clavicules, la naissance de ses seins. Je sentais ses tétons se durcir sous mes doigts, je les effleurais de mes lèvres, les suçotais doucement, sans précipitation.
Elle gémit, d’un son tendre et contenu, et je sentis sa main descendre le long de mon torse jusqu’à mon sexe. Elle le prit avec une lenteur précieuse, le caressant du bout des doigts, le sentant durcir encore.
Je descendis lentement entre ses cuisses. Elle était déjà humide, chaude, gonflée d’envie. Je la léchai tendrement, longuement, l’embrassant comme si c’était sa bouche. Chaque coup de langue était un mot d’amour, chaque succion une promesse.
Elle se cambrait doucement. Son plaisir montait, lentement, progressivement, comme un frisson qui devient vague.
Je remontai et me plaçai entre ses cuisses. Je la regardai droit dans les yeux.
— Je t’aime, murmurai-je.
— Moi aussi, chuchota-t-elle.
— Moi aussi, chuchota-t-elle.
Je la pénétrai d’un seul mouvement lent, profond. Nos souffles se mêlèrent à nouveau. Je restai là, immobile un instant, sentant ses parois m’envelopper, me retenir, me serrer.
Puis je commençai à bouger. Lentement. Régulièrement. Comme une danse intime, parfaite. Nos corps glissaient l’un contre l’autre. Sa peau était douce, chaude, réactive. Elle me regardait droit dans les yeux, sans détourner le regard. Comme si elle me voyait vraiment. Et moi, je la voyais aussi. Mon amour. Ma femme.
On a fait l’amour longtemps. Avec tendresse, avec intensité, sans jamais brusquer le temps. Elle me caressait le dos, les fesses, elle embrassait mon cou, mes tempes. Je l’embrassais partout. Elle me murmurait des mots doux, parfois des souvenirs, parfois juste mon prénom. Et moi je répondais pareil.
Je suis venu en elle, dans un râle grave, profond, alors que nos corps vibraient à l’unisson. Et on est restés ainsi, connectés, mon sexe encore en elle, nos bras autour de l’autre, le souffle court, mais le cœur comblé.
On n’a pas dormi tout de suite. On s’est parlé longtemps, dans le noir, en se caressant doucement. Puis on s’est endormis, nus, enlacés, dans le lit où on venait de sceller notre amour, dans le silence complice de notre première nuit de mariés.
⸻
Postface –
Cette histoire, c’est celle de deux corps qui se sont trouvés, apprivoisés, brûlés, et aimés.
Celle d’un couple qui a refusé les frontières. Qui a décidé d’inventer sa propre carte du monde, une carte faite de chair, de confiance, de regards échangés dans l’obscurité, et de jouissances partagées.
Celle d’un couple qui a refusé les frontières. Qui a décidé d’inventer sa propre carte du monde, une carte faite de chair, de confiance, de regards échangés dans l’obscurité, et de jouissances partagées.
Ce que vous venez de lire est une vérité. Pas une vérité universelle, mais la nôtre.
Une vérité où le sexe n’est jamais sale, où les désirs s’accueillent et se nourrissent, où les limites sont faites pour être discutées, testées, parfois franchies... et parfois pas.
Une vérité où le sexe n’est jamais sale, où les désirs s’accueillent et se nourrissent, où les limites sont faites pour être discutées, testées, parfois franchies... et parfois pas.
À Roxane.
Pour sa beauté, ses doutes, sa liberté, et son amour sans condition.
À celles et ceux qui, en lisant ces pages, ont ressenti un écho au fond du ventre ou du cœur.
Puisse cette histoire vous inspirer à vivre la vôtre. En vérité. En intensité. En liberté.
Pour sa beauté, ses doutes, sa liberté, et son amour sans condition.
À celles et ceux qui, en lisant ces pages, ont ressenti un écho au fond du ventre ou du cœur.
Puisse cette histoire vous inspirer à vivre la vôtre. En vérité. En intensité. En liberté.
La suite ?
Elle s’écrit déjà.
À quatre (six en réalité) mains.
Et plus si affinités.
Elle s’écrit déjà.
À quatre (six en réalité) mains.
Et plus si affinités.
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Commentaires ()
Merci de nous offrir votre vérité, votre intimité, pour nous faire découvrir des pans cachés de la beauté de la vie.
Non seulement je suis émerveillé de votre vécu, mais j'apprécie aussi énormément la façon dont vous la racontez.
Je me suis marié avec l'une de mes deux amoureuses et bien qu'elles ne soient pas amoureuses entre elles, elles s'apprécient énormément et manigancent souvent ensemble. Cela me fait donc certains échos !
Votre histoire est inspirante et belle à tomber.
J’ai eu peur, à un moment, que cela verse dans le sado-maso et la domination hard; mais vous avez évité, et je suis soulagé.
Complice de votre parcours, je vous souhaite de conserver durant bien des années encore cet amour et cette faim des corps. Que chaque jour vous apporte une chose à découvrir chez l’autre, afin que jamais cet amour ne se lasse.
Bien que n’étant pas intime, je vous embrasse épistolairement, et souhaite que le bonheur soit votre compagnon de tous les jours
XOXO
Que dire de cette retranscription de votre vie, on comprend très rapidement que c'est écrit avec le cœur, les sentiments presque battants au fond de vous
Si bien écrit qu'on peut les ressentir également
Félicitations pour le récit,rythmé, mesuré pour faire ressentir ce que cette aventure vous a fait ressentir, peut-être dans une moindre mesure, car jamais des mots ne peuvent décrire les déferlantes émotionnelles que vous avez vécu
J'ai g
Hâte de te lire à nouveau