Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À deux, sans limite — Chapitre 8 · J’ai voulu une narration croisée au moment de la révélation de Ju. Puis focalisation sur Roxane.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 8 · J’ai voulu une narration croisée au moment de la révélation de Ju. Puis focalisation sur Roxane.
Chapitre 8 — La faille
Ju
Le dimanche, j’étais ailleurs.
Présent, physiquement, mais dans un ailleurs flou, pesant, que Roxane a vite senti.
Elle me scrutait, en silence. Et quand elle s’est approchée, je savais que je ne pourrais pas fuir.
Elle me scrutait, en silence. Et quand elle s’est approchée, je savais que je ne pourrais pas fuir.
— Qu’est-ce que t’as ? m’a-t-elle demandé.
J’ai haussé les épaules. Évasif.
Elle a insisté, sans dureté, mais avec cette acuité qui la rend imparable :
Elle a insisté, sans dureté, mais avec cette acuité qui la rend imparable :
— Tu me caches quelque chose. Dis-le. T’as pas à avoir peur. Je t’ai tout donné, donne-moi ça aussi.
Je l’ai regardée. Ce visage, je l’aimais. Je l’aimais à en crever.
Alors j’ai parlé.
D’un coup, d’un seul.
Ma bisexualité. Mes envies. Mes fantasmes. Les hommes. Les plans à trois.
Et surtout, mon envie de me faire prendre. Par elle. Avec un gode.
Alors j’ai parlé.
D’un coup, d’un seul.
Ma bisexualité. Mes envies. Mes fantasmes. Les hommes. Les plans à trois.
Et surtout, mon envie de me faire prendre. Par elle. Avec un gode.
Je l’ai dit comme on saute d’une falaise.
Et j’ai vu dans ses yeux... la faille.
Et j’ai vu dans ses yeux... la faille.
⸻
Roxane
Je n’ai pas su quoi répondre.
J’ai tout entendu, tout reçu, sans couper, sans broncher.
Mais en moi, ça se déchirait.
Je me sentais trahie sans qu’il m’ait menti.
Je ne comprenais pas. Je ne m’y attendais pas.
Il m’avait tant donné... mais là, j’avais l’impression de perdre pied.
Mais en moi, ça se déchirait.
Je me sentais trahie sans qu’il m’ait menti.
Je ne comprenais pas. Je ne m’y attendais pas.
Il m’avait tant donné... mais là, j’avais l’impression de perdre pied.
Je me suis recroquevillée, instinctivement. Mon corps s’est éloigné.
J’étais là, mais plus vraiment avec lui.
Mes bras croisés, mon regard vide.
Je crois que je ne savais même pas ce que je ressentais.
J’étais là, mais plus vraiment avec lui.
Mes bras croisés, mon regard vide.
Je crois que je ne savais même pas ce que je ressentais.
Je ne l’ai pas touché de la soirée. Pas embrassé.
Et ça m’a tuée.
Et ça m’a tuée.
⸻
Le lundi matin
Je n’ai pas dormi. Ou à peine.
Dans la cuisine, j’ai pris mon téléphone et je lui ai écrit. Longuement.
— Je suis perdue. Tu m’as dit tout ça, et je ne sais pas quoi en faire.
Je t’aime. Tu n’as pas idée à quel point. Mais j’avais pas envisagé ça.
Toi avec un homme. Je... je crois que j’ai peur. Peur que tu m’échappes, peur que je ne suffise pas, peur de ne pas comprendre.
Ce n’est pas un manque d’amour. Mais je ne sais pas si je suis capable. Peut-être. Peut-être pas.
J’ai besoin de temps. Mais je ne veux pas arrêter. Pas encore.”
Toi avec un homme. Je... je crois que j’ai peur. Peur que tu m’échappes, peur que je ne suffise pas, peur de ne pas comprendre.
Ce n’est pas un manque d’amour. Mais je ne sais pas si je suis capable. Peut-être. Peut-être pas.
J’ai besoin de temps. Mais je ne veux pas arrêter. Pas encore.”
Il m’a répondu quelques heures plus tard.
— On peut arrêter le jeu si tu veux. Ou on peut continuer. C’est toi qui décides.”
Et là, quelque chose a changé.
J’ai soufflé. Fort.
Ses mots n’étaient pas une pression. Juste une main tendue.
J’ai soufflé. Fort.
Ses mots n’étaient pas une pression. Juste une main tendue.
Alors j’ai répondu simplement :
— On continue.”
⸻
Le mardi matin
Je suis montée sur lui. Nue.
Il dormait encore à moitié. Je l’ai réveillé en chuchotant :
Il dormait encore à moitié. Je l’ai réveillé en chuchotant :
— Lèche-moi... Je veux jouir avant d’aller bosser...
Il n’a pas posé de questions. Juste sa langue chaude, ses mains fermes.
J’ai joui sur sa bouche, la tête renversée, le cœur battant.
Et en quittant le lit, je savais.
Je savais que j’avais envie d’essayer.
De jouer ce rôle qu’il rêvait de me voir prendre.
Et en quittant le lit, je savais.
Je savais que j’avais envie d’essayer.
De jouer ce rôle qu’il rêvait de me voir prendre.
⸻
Le mercredi soir — Chez Lucie
Lucie, c’est mon amie la plus libre.
Grande gueule, drôle, toujours une clope à la main. Et surtout, aucun tabou.
Grande gueule, drôle, toujours une clope à la main. Et surtout, aucun tabou.
Je lui ai tout raconté.
La révélation de Ju. Mon trouble. Mon hésitation. Mes peurs.
Et ce fantasme dont il m’avait parlé.
La révélation de Ju. Mon trouble. Mon hésitation. Mes peurs.
Et ce fantasme dont il m’avait parlé.
Elle m’a regardée avec une tendresse rare, presque maternelle.
— Tu l’aimes ?
— À en crever.
— Alors t’as déjà ta réponse. Le reste, c’est que du jeu. Et dans un jeu, on peut apprendre. Tu vas pas être parfaite du premier coup. Mais tu peux y aller à ton rythme. Et putain, je suis sûre que t’as ça en toi.
— Mais... le pegging... C’est tellement... je sais pas... violent ? J’ai peur de le blesser, ou de faire un truc qu’il attend pas.
— À en crever.
— Alors t’as déjà ta réponse. Le reste, c’est que du jeu. Et dans un jeu, on peut apprendre. Tu vas pas être parfaite du premier coup. Mais tu peux y aller à ton rythme. Et putain, je suis sûre que t’as ça en toi.
— Mais... le pegging... C’est tellement... je sais pas... violent ? J’ai peur de le blesser, ou de faire un truc qu’il attend pas.
Elle a souri. A posé une main sur la mienne.
— Écoute-le. Il va te guider. Et surtout... autorise-toi. T’es pas en train de lui faire violence. Tu lui offres exactement ce qu’il désire. T’es puissante, Rox. C’est juste ça qu’il veut voir.”
Elle m’a accompagnée dans une boutique coquine du centre-ville.
On a ri comme deux ados en fouillant les rayons.
Et quand j’ai trouvé le gode-ceinture noir mat, j’ai senti mon ventre se nouer.
On a ri comme deux ados en fouillant les rayons.
Et quand j’ai trouvé le gode-ceinture noir mat, j’ai senti mon ventre se nouer.
Mais j’ai dit oui.
⸻
Le samedi soir
Je suis rentrée avec le petit sac sous le bras.
Il était sur le canapé. Silencieux. Ses yeux ont accroché les miens.
Il était sur le canapé. Silencieux. Ses yeux ont accroché les miens.
Je suis allée dans la chambre.
J’ai enfilé la lingerie que j’avais choisie pour l’occasion : fine, transparente, provocante.
J’ai attaché le harnais autour de ma taille. Lentement.
Mes mains tremblaient. Mais mon cœur battait fort.
J’ai enfilé la lingerie que j’avais choisie pour l’occasion : fine, transparente, provocante.
J’ai attaché le harnais autour de ma taille. Lentement.
Mes mains tremblaient. Mais mon cœur battait fort.
Quand je suis revenue dans le salon, il a eu un souffle coupé.
Je n’ai rien dit.
Je me suis approchée.
J’ai vu dans ses yeux une adoration absolue.
Je me suis approchée.
J’ai vu dans ses yeux une adoration absolue.
— Tu me montres ? J’ai murmuré. Je veux essayer.
Il a hoché la tête.
Ses pupilles dilatées. Sa bouche entrouverte.
Ses pupilles dilatées. Sa bouche entrouverte.
Je l’ai allongé. Embrassé doucement.
Glissé mes mains entre ses cuisses.
Glissé mes mains entre ses cuisses.
Il m’a guidée. M’a soufflé des conseils.
— Mets un peu plus de lubrifiant... Voilà... là, tu peux y aller doucement...
— Si je te fais mal...
— Tu peux y aller. Je te fais confiance.
— Si je te fais mal...
— Tu peux y aller. Je te fais confiance.
Il s’est mis à quatre pattes.
Je me suis positionnée.
Ma main tremblait encore.
Je me suis positionnée.
Ma main tremblait encore.
Mais quand je suis entrée, lentement, il a gémi. Fort.
Et là... ça a basculé.
Je l’ai senti à moi. Offert.
Et dans sa soumission, j’ai ressenti une puissance nouvelle.
Je l’ai senti à moi. Offert.
Et dans sa soumission, j’ai ressenti une puissance nouvelle.
— T’aimes ça, hein ? Être ma petite pute...
— Oui... vas-y... prends-moi... plus fort...
— Oui... vas-y... prends-moi... plus fort...
J’ai accéléré. Mon bassin cognait ses fesses.
Je l’attrapais par les hanches.
Je le traitais de salope. De soumis.
Je crachais les mots que je n’avais jamais osé prononcer.
Je l’attrapais par les hanches.
Je le traitais de salope. De soumis.
Je crachais les mots que je n’avais jamais osé prononcer.
Il criait. Il gémissait. Il me remerciait.
Et moi, je me découvrais.
Dans cette tension. Dans cette violence. Dans ce contrôle.
Dans cette tension. Dans cette violence. Dans ce contrôle.
Je suis allée au bout. Jusqu’à ce qu’il tremble. Jusqu’à ce qu’il jouisse.
On s’est allongés. Haletants. Nus. Brûlants.
Je lui ai pris la main.
Il l’a serrée fort.
Il l’a serrée fort.
— Merci, j’ai murmuré. Merci de m’avoir montré ça.
Et dans ma tête, une certitude s’est installée.
Je pouvais le faire. Je pouvais l’aimer, le guider, le dominer.
Je pouvais le faire. Je pouvais l’aimer, le guider, le dominer.
Pas pour le dominer lui.
Mais pour nous emmener ailleurs. Ensemble.
Mais pour nous emmener ailleurs. Ensemble.
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Commentaires ()
Et j’ai bien aimé la forme de ce récit avec les interrogations de Rox qui sont très compréhensibles.