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À deux, sans limite — Chapitre 13
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 13
Chapitre 13 - Revenir à nous
Je m'en voulais vraiment. Je n'avais rien vu, rien compris. J'étais pris dans ce tourbillon avec cette femme que j'aimais par-dessus tout.
On expérimentait, on repoussait les limites. Rox semblait épanouie, heureuse. Moi, je pensais que tout allait bien. Mais je n'avais rien vu venir, ni ses doutes, ni ses peurs. Moi qui passais mes journées à la regarder, à la détailler, j'avais laissé passer les signes. Bon sang, quel con !
On expérimentait, on repoussait les limites. Rox semblait épanouie, heureuse. Moi, je pensais que tout allait bien. Mais je n'avais rien vu venir, ni ses doutes, ni ses peurs. Moi qui passais mes journées à la regarder, à la détailler, j'avais laissé passer les signes. Bon sang, quel con !
Elle avait besoin de temps, besoin de se reconnecter, de retrouver quelque chose de plus simple, de plus vrai. Je ne pouvais pas la perdre ; c'était impensable. Elle était mon tout, mon univers.
J'allais tout faire pour qu'elle puisse de nouveau se sentir en paix avec moi. Mais je ne pouvais pas y arriver seul. J'avais besoin d'aide ; d'une aide féminine.
J'allais tout faire pour qu'elle puisse de nouveau se sentir en paix avec moi. Mais je ne pouvais pas y arriver seul. J'avais besoin d'aide ; d'une aide féminine.
Je me suis tourné vers Maë, à qui j’ai tout dit, au téléphone, sans rien lui cacher. Elle m'a stoppé net :
— Tu viens, on se voit. C'est plus simple pour en parler.
— Tu viens, on se voit. C'est plus simple pour en parler.
J'ai compris qu'elle avait raison.
Je n'avais jamais eu besoin de faire ce que j'allais faire. Mes précédentes relations ? Du cul, rien d'autre.
Avec Rox, c'était différent. C'était pour la vie. Alors, j'ai acté avec Maë le fait de se voir. C'était le début d'un nouveau combat : un combat pour nous.
Je n'avais jamais eu besoin de faire ce que j'allais faire. Mes précédentes relations ? Du cul, rien d'autre.
Avec Rox, c'était différent. C'était pour la vie. Alors, j'ai acté avec Maë le fait de se voir. C'était le début d'un nouveau combat : un combat pour nous.
Ce soir-là je suis arrivé chez Maë le cœur lourd et la tête pleine de doutes. Elle m'a accueilli avec ce sourire qui cache tout et rien, un mélange d'empathie et de fermeté.
On s'est installés. J'ai commencé à vider mon sac, à lui raconter tout ce que je ressentais : mes erreurs, mes manques, mon impuissance face à Roxanne.
Elle m'a écouté longuement, sans m'interrompre. Puis, quand j'ai eu fini, elle s'est redressée, m'a regardé droit dans les yeux et elle a parlé.
— Tu sais Ju, je t'aime beaucoup, mais t'es con comme une pelle.
Le ton doux et gentil qu'elle avait eu jusque-là avait disparu. Elle poursuivit:
— Elle était vierge avant toi. Elle n'avait rien connu avant toi. Comment as-tu pu penser que tout cet enchaînement ne créerait aucun un chamboulement en elle ?
Maë marqua une pause.
— Bien sûr qu'elle en avait envie. Mais te rends-tu compte de tout ce par quoi elle est passée en à peine plus d’un an ?
On s'est installés. J'ai commencé à vider mon sac, à lui raconter tout ce que je ressentais : mes erreurs, mes manques, mon impuissance face à Roxanne.
Elle m'a écouté longuement, sans m'interrompre. Puis, quand j'ai eu fini, elle s'est redressée, m'a regardé droit dans les yeux et elle a parlé.
— Tu sais Ju, je t'aime beaucoup, mais t'es con comme une pelle.
Le ton doux et gentil qu'elle avait eu jusque-là avait disparu. Elle poursuivit:
— Elle était vierge avant toi. Elle n'avait rien connu avant toi. Comment as-tu pu penser que tout cet enchaînement ne créerait aucun un chamboulement en elle ?
Maë marqua une pause.
— Bien sûr qu'elle en avait envie. Mais te rends-tu compte de tout ce par quoi elle est passée en à peine plus d’un an ?
Son regard avait changé : de bienveillant, il était devenu tranchant, ferme. Elle poursuivit :
— Elle l'a fait parce qu'elle en a avait envie, certes, mais surtout parce qu'elle est folle de toi. Tu as un trésor à tes côtés ! C'est à toi de prendre soin d'elle et de faire attention. C'est toi qui as l'expérience, pas elle !
— Elle l'a fait parce qu'elle en a avait envie, certes, mais surtout parce qu'elle est folle de toi. Tu as un trésor à tes côtés ! C'est à toi de prendre soin d'elle et de faire attention. C'est toi qui as l'expérience, pas elle !
Je n'ai jamais pu placer un mot. Elle ne m'en a pas laissé l’occasion.
— Retourne la retrouver, chez vous. Occupe-toi d'elle. Et dis-lui que je suis là, disponible, si elle a besoin de parler.
— Retourne la retrouver, chez vous. Occupe-toi d'elle. Et dis-lui que je suis là, disponible, si elle a besoin de parler.
Ce soir-là, j'ai compris que l'amour ne suffisait pas toujours. Il fallait aussi apprendre, écouter, être patient, et surtout, ne jamais laisser partir ceux qu'on aime.
Quand je suis rentré, elle était là, Rox, recroquevillée sur le canapé, enroulée dans un plaid, devant la télé, mais le yeux dans le vague. Le regard absent, elle fuyait l'intérieur. Je l'ai vue comme on voit quelqu'un qu'on aime mais qu'on n'a pas vraiment regardé depuis trop longtemps.
Je suis allé dans la cuisine lui préparer un café ; un geste simple, presque dérisoire, mais c'était tout ce que je pouvais faire à ce moment-là.
Je suis revenu lui tendre sa tasse chaude, en m’asseyant à côté d'elle, pas trop près, juste assez. Puis je l'ai prise dans mes bras, fort, du plus fort que je pouvais. Je l'ai serrée comme pour recoller les morceaux d’un vase brisé. Elle n'a rien dit, elle s'est laissé faire. Et moi j'ai parlé, d'une voix basse et douce.
— Je suis désolé, Rox... J'ai été con. J'ai rien vu venir. J'étais tellement dans ce qu'on vivait que j'ai pas pris le temps de voir si toi tu le vivais bien. T'avais l'air heureuse... Mais j'ai compris trop tard que c'était pas si simple pour toi.
Je suis revenu lui tendre sa tasse chaude, en m’asseyant à côté d'elle, pas trop près, juste assez. Puis je l'ai prise dans mes bras, fort, du plus fort que je pouvais. Je l'ai serrée comme pour recoller les morceaux d’un vase brisé. Elle n'a rien dit, elle s'est laissé faire. Et moi j'ai parlé, d'une voix basse et douce.
— Je suis désolé, Rox... J'ai été con. J'ai rien vu venir. J'étais tellement dans ce qu'on vivait que j'ai pas pris le temps de voir si toi tu le vivais bien. T'avais l'air heureuse... Mais j'ai compris trop tard que c'était pas si simple pour toi.
Elle n'a rien répondu, mais j'ai senti sa respiration changer. J’ai vu ses yeux s'embuer et son visage se délier doucement. Comme si mes mots dénouaient quelque chose en elle ; comme si elle se donnait enfin le droit de se lâcher un peu.
J’ai continué, lui assurant qu'elle était tout pour moi. Que j'étais prêt à réapprendre à l'aimer autrement, si c'était ce dont elle avait besoin. Que je voulais être là, sincèrement. Pas le mec qui partage juste ses fantasmes, mais celui qui partage aussi ses failles, ses doutes, ses silences.
Quand j'ai eu fini, elle n'a pas répondu. Elle m'a juste serré fort contre elle à son tour, comme si elle ne voulait plus jamais me lâcher.
Et à partir de là... tout a changé.
Et à partir de là... tout a changé.
Les semaines suivantes ont été pleines de douceur, de lenteur. On a retrouvé un rythme plus calme, des câlins sans enjeu, des baisers longs, profonds. On faisait l'amour doucement, comme si chaque caresse était une façon de retisser un lien, de reconstruire notre maison intime.
On riait beaucoup aussi. On retrouvait des choses simples comme des après-midis sur le canapé ou des matins où l'on traînait au lit.
On riait beaucoup aussi. On retrouvait des choses simples comme des après-midis sur le canapé ou des matins où l'on traînait au lit.
Ce n'était pas un retour en arrière. C'était un retour à l'essentiel. Un cocon. Le nôtre.
(correction par Vachette)
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