Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À deux, sans limite — Chapitre 19
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 19
Il est un peu plus de trois heures du matin quand je la revois.
La villa baigne dans une lumière tamisée, presque vacillante, comme si elle-même avait du mal à suivre le rythme des corps et des cris. La cadence s’est ralentie. Les gémissements se font plus graves, plus étirés. Le champagne est tiède, les verres sont abandonnés sur les murets, les coussins, les tables basses. Des corps gisent çà-et-là, fatigués, repus, entrelacés comme des animaux rassasiés.
Et au milieu de ce lent chaos, je l’aperçois.
Roxanne.
Elle sort d’une pièce à l’étage, chancelante, les chaussures à talons à la main, la robe remontée sur une cuisse nue. Son maquillage a coulé, rendant ses yeux noirs et brillants. Ses cheveux forment un halo en bataille autour de son visage rougi, humide. Elle semble à la fois égarée et sereine, arborant l’allure d’une femme qui a traversé quelque chose de plus grand qu’elle ; ou peut-être exactement à sa mesure.
Son regard m’accroche aussitôt. Après une seconde de silence, elle court vers moi. Elle me saute au cou, passant ses bras autour de mes épaules, les jambes presque prêtes à s’enrouler autour de ma taille. Je la rattrape aux hanches, instinctivement, comme on récupère ce qui nous appartient.
Elle a enfoui son visage dans mon cou, le souffle chaud et haletant encore chargé de ce qu’elle vient de vivre. Et moi, je ferme les yeux.
Il y a sur sa robe des traces évidentes : des taches blanches, sèches ou encore luisantes ; et des marques sur sa poitrine, ses cuisses, son ventre. Et pourtant, je ne ressens aucune jalousie. Juste une immense vague de soulagement. Pas parce que je crains qu’elle soit brisée, non. Mais parce que, même au milieu de cette orgie, même après avoir tout donné, elle revient à moi, le sourire tremblant, les yeux écarquillés, la voix brisée d’émotion ; tout me crie : "je suis là".
Elle ne me dit rien tout de suite. Et moi non plus.
Je la serre simplement contre moi, longuement, sentant la chaleur de son corps, les battements de son cœur, le frisson sur sa peau nue. Sa bouche se pose dans mon cou, pour un baiser à peine esquissé ; puis un autre, plus bas. Elle tremble ?... ou bien c’est moi ?
Je la regarde, en reculant juste un peu. Les lèvres gonflées, les yeux brillants, elle est magnifique ! salie par le désir, débraillée par la jouissance, mais si belle, si vivante, tellement "à moi".
Puis elle finit par me murmurer, le front contre ma tempe :
— Je suis tellement heureuse que tu sois là.
— Je suis tellement heureuse que tu sois là.
Je lui réponds sans parler ; juste un baiser dans ses cheveux.
⸻
Nous attendons Maëlys.
Selon Roxanne, elle est encore sous la douche.
— Mais pas seule, hein... ajoute-t-elle avec un petit rire en coin.
Son regard pétille, encore ivre d’endorphines et d’excitation.
— J’vais me rincer vite fait, me dit-elle. Mais connaissant Maëlys... j’parie qu’elle se fait rincer à la place.
— Mais pas seule, hein... ajoute-t-elle avec un petit rire en coin.
Son regard pétille, encore ivre d’endorphines et d’excitation.
— J’vais me rincer vite fait, me dit-elle. Mais connaissant Maëlys... j’parie qu’elle se fait rincer à la place.
J’éclate de rire.
— J’imagine très bien la scène : elle, adossée au carrelage, avec un mec entre les cuisses et un autre à genoux, et qui soupire : “Putain, l’eau est bonne !”
— J’imagine très bien la scène : elle, adossée au carrelage, avec un mec entre les cuisses et un autre à genoux, et qui soupire : “Putain, l’eau est bonne !”
Roxanne ricane et s'affale contre moi sur ce grand canapé aux coussins trop mous. Tout autour, des corps nus, endormis ou à peine conscients. Une odeur épaisse flotte dans la pièce, mélange écœurant de foutre, de sueur, de parfum bon marché et de latex tiède. Une vraie fin de bacchanale. Et nous, assis là comme les derniers témoins lucides !
— On tient la chandelle, murmuré-je du bout des lèvres.
— Mmh... dit Roxanne en me regardant. La chandelle... ouais, sauf qu’elle a l’air de vouloir rallumer la flamme.
— On tient la chandelle, murmuré-je du bout des lèvres.
— Mmh... dit Roxanne en me regardant. La chandelle... ouais, sauf qu’elle a l’air de vouloir rallumer la flamme.
Son regard s’est arrêté net sur mon entrejambe, où un renflement gonfle à vue d’œil. Oh ! elle repère quelque chose qui bouge sous la toge romaine ?
Je la regarde avec un sourire narquois, tout en haussant un sourcil.
— C’est pas moi, c’est l’évocation de Maëlys sous la douche. T’imagines pas ce que ça me fait. Et puis, avec toi en plus, là, toute salie, toute vivante... je suis foutu.
— Pauvre chéri, lâche-t-elle en défaisant doucement les boutons de mon pantalon. Faut l’aider à respirer, alors.
— C’est pas moi, c’est l’évocation de Maëlys sous la douche. T’imagines pas ce que ça me fait. Et puis, avec toi en plus, là, toute salie, toute vivante... je suis foutu.
— Pauvre chéri, lâche-t-elle en défaisant doucement les boutons de mon pantalon. Faut l’aider à respirer, alors.
Son ton est joueur, provocateur, tendre et sale à la fois. Ses doigts descendent jusqu’à mon caleçon, qu’elle tire vers le bas pour libérer ma queue, gonflée et chaude, comme un chien fidèle qui n’attendrait qu’un ordre pour jaillir.
Je ne dis rien. J’inspire longuement, seulement.
Elle plonge. Lentement. Presque religieusement.
Sa bouche est douce, chaude, parfaite. Sa langue glisse avec une lenteur étudiée, une maîtrise sensuelle qui me donne l’impression que le temps suspend son vol autour de nous. À chaque aller-retour, elle aspire un peu plus fort, comme si elle voulait me faire disparaître dans sa gorge. Elle caresse mes cuisses, mes hanches, le bas de mon ventre. Je m’enfonce en elle, centimètre par centimètre, jusqu’à sentir l’arrière de sa gorge vibrer contre mon gland.
Pas un mot cru. Juste mon souffle, quelques soupirs, et mes doigts qui glissent dans ses cheveux. Je la guide doucement, sans la brusquer. Elle sait parfaitement ce qu’elle fait. Je ferme les yeux, bascule la tête en arrière contre le canapé, et je la laisse me vider.
Je ne sais pas combien de temps ça dure. Peut-être une minute, peut-être dix. Le temps a cessé d’exister. Jusqu’au moment où je sens le feu monter, la vague devenir insupportable... et où je jouis, profondément, au fond de sa gorge.
Elle ne bronche pas. Elle ne recule pas. Elle prend tout, chaque jet, chaque secousse, comme une promesse. Et quand elle se relève, elle avale en me scrutant. Rien n’a coulé. Rien ne s’est perdu.
Je rouvre les yeux lentement... et je vois Maëlys.
Elle est là, debout, appuyée contre le chambranle de la porte, une serviette autour du corps, les cheveux mouillés, les bras croisés, un sourire amusé au coin des lèvres. Elle me dit d’un ton faussement agacé :
— Faut toujours que je rate les meilleurs moments !
— Faut toujours que je rate les meilleurs moments !
Roxanne se met à rire, encore à genoux entre mes jambes.
— T’étais censée te doucher, pas jouer dans un porno amateur !
— J’ai fait les deux, t’inquiète. Douche express... accompagnée, certes. Et vous, les voyeurs ? Tranquilles ?
— T’étais censée te doucher, pas jouer dans un porno amateur !
— J’ai fait les deux, t’inquiète. Douche express... accompagnée, certes. Et vous, les voyeurs ? Tranquilles ?
Je souris.
— C’est Rox qui m’a sauté dessus. Je suis une victime.
— Oh le menteur, balance Roxanne en se redressant.
— C’est Rox qui m’a sauté dessus. Je suis une victime.
— Oh le menteur, balance Roxanne en se redressant.
Maëlys s’approche en secouant la tête.
— Bon, on dégage les cochons ? On va finir par coller au cuir de ce canapé si on reste plus longtemps.
— Bon, on dégage les cochons ? On va finir par coller au cuir de ce canapé si on reste plus longtemps.
On rit tous les trois, comme des gosses. On reprend nos affaires éparpillées un peu partout, on remet vaguement nos vêtements, puis on quitte cette villa qui sent le sexe à plein nez.
La nuit est encore tiède dehors, un vent léger passe sur nos visages comme une caresse après la torture.
La nuit est encore tiède dehors, un vent léger passe sur nos visages comme une caresse après la torture.
Le retour en voiture est joyeux, doux, bercé par le ronron du moteur et quelques vannes usées.
— On a été sages, quand même, non ? lance Maëlys depuis la banquette arrière.
— Toi, peut-être, répliqué-je. Moi j’ai découvert des trucs... et mon dos en porte encore la trace.
— Ah ouais ? Et Rox alors ? Elle a pas eu sa carte de fidélité tatouée sur la peau peut-être ? dit Maëlys.
— On a été sages, quand même, non ? lance Maëlys depuis la banquette arrière.
— Toi, peut-être, répliqué-je. Moi j’ai découvert des trucs... et mon dos en porte encore la trace.
— Ah ouais ? Et Rox alors ? Elle a pas eu sa carte de fidélité tatouée sur la peau peut-être ? dit Maëlys.
Je ris, mais je me retourne doucement vers Roxanne, qui sourit à peine, les yeux mi-clos, fatiguée. Sa robe relevée laisse entrevoir l’intérieur de ses cuisses. Là, des marques rouges, des morsures, des griffures. Sur ses épaules aussi, de longues zébrures. Son cou porte la trace d’une main. Son corps parle, racontant une nuit bien plus folle encore que ce qu’elle m’a laissé imaginer.
Mais elle ne dit rien. Et moi non plus.
Mais elle ne dit rien. Et moi non plus.
Je prends note, en silence. Et je me promets que le lendemain, au réveil, on en reparlera, calmement, sérieusement. J’ai envie de tout savoir, de l’écouter, de la voir me raconter avec ses yeux allumés, comme elle sait le faire.
Ce soir, on est juste trois corps fatigués dans une voiture qui sent la sueur, la clope et le sexe. Mais putain... quel voyage !
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