Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À deux, sans limite — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À deux, sans limite
Chapitre 4
Chapitre 4 – La Montagne (version Roxane)
La première fois
— Ce chapitre est différent. C'est moi, Roxane, qui vous le raconte. Parce qu'il fallait que ce soit dit avec mes mots, avec ce que j'ai ressenti, pensé, traversé ce soir-là. Jusque-là, c'est lui qui racontait notre histoire. Et ça me va. Mais cette nuit-là, c'était la mienne autant que la sienne. J'ai besoin de la déposer ici. Pour me souvenir. Et peut-être, pour ne plus jamais douter de ce qu'on a vécu.
⸻
Je ne savais pas où il m'emmenait. Juste que je devais prendre des affaires chaudes, et lui faire confiance. Et bizarrement, je n'étais pas inquiète. J'étais même... touchée. Ju était comme ça : quand il voulait faire plaisir, il le faisait en grand, mais sans frime. Juste avec le cœur.
Quand on est arrivé devant le chalet, j'ai eu ce frisson qu'on a parfois dans les films. Une intuition que quelque chose allait changer. Que ce lieu serait un tournant. C'était magnifique. Isolé. Paisible. Juste pour nous.
Et tout de suite, j'ai compris.
Je crois que lui aussi savait.
On s'est installés sans un mot de trop. Il y avait cette tension douce, ce silence rempli d'attentes. On se frôlait. On se regardait. On souriait, mais tout résonnait à l'intérieur.
C'était ce soir.
Ou peut-être pas. Mais en tout cas, c'était là.
Le dîner était simple, mais parfait. Raclette, vin blanc, un peu de musique, et beaucoup de petits regards.
À un moment, il m'a demandé :
— Tu stresses ?
J'ai hoché la tête. J'ai eu un peu honte.
Mais il m'a souri. Comme s'il me disait : c'est beau de stresser pour quelque chose d'important.
Alors j'ai parlé. De mes peurs. De mes fantasmes trop lisses. Du fait que j'avais idéalisé, puis abandonné l'idée, puis fantasmé de nouveau. Que je ne voulais pas que ce soit “juste du sexe”, ni un mythe intouchable. Je voulais que ce soit vrai.
Et il m'a répondu avec cette voix posée, rassurante, qui fait que je me détends sans même m'en rendre compte :
— Alors on fera en sorte que ce soit nous.
⸻
Quand il a tendu la main dans la chambre, j'ai compris qu'il ne me forcerait jamais. Que c'était moi qui décidais. Et pourtant, je savais déjà que j'allais la prendre, sa main.
Il m'a embrassée, puis déshabillée. Doucement. Chaque vêtement enlevé était comme une peur déposée. Il ne me déshabillait pas comme on se presse. Il me découvrait. Et moi, je me laissais voir.
Quand il m'a regardée nue, j'ai eu un élan de panique. Et s'il ne me trouvait pas belle ? Et s'il était déçu ?
Mais il m'a dit, d'un ton si sincère :
— T'es magnifique.
Et mes jambes ont cessé de trembler.
Quand je l'ai déshabillé à mon tour, j'étais plus hésitante. Mais curieuse. Son corps était là, offert, fort, chaud. Et sa queue... imposante, oui, mais pas agressive. Elle faisait partie de lui. Elle faisait partie de ce qui allait me traverser.
C'est là que j'ai compris : ce n'est pas une “première fois”, c'est une rencontre. Entre mon corps, le sien... et tout ce qu'on ressent.
⸻
Quand il s'est glissé entre mes jambes, j'ai senti une vague monter. Pas une peur. Une concentration. Comme si mon corps tout entier se contractait pour vivre ça pleinement.
Sa queue a glissé contre moi. Lentement. J'étais mouillée, mais tendue. Mon ventre dur, mon souffle court.
Et quand il a commencé à entrer, j'ai cru que j'allais fuir.
Mon esprit s'est mis à tourner à mille à l'heure.
Et s'il me faisait mal ? Et si ça me dégoûtait ? Est-ce que je vais aimer ça ? Est-ce que je suis trop serrée ? Et si je saigne ? Et si je ne suis pas assez ? Et si je perds le contrôle ?
J'ai eu envie de le repousser. Mais je ne l'ai pas fait.
Parce qu'en parallèle, il y avait autre chose. Une autre voix, plus douce, plus vraie :
Tu l'aimes. Il t'aime. Tu veux ça. Tu le veux lui. Tu peux t'abandonner. Tu peux. Tu as le droit.
Alors j'ai fermé les yeux.
Il est resté là, en moi, sans bouger. Il m'a soufflé :
— Respire... je suis là.
Et j'ai inspiré. Lentement. Fort.
Et j'ai relâché.
Tout doucement, mon corps a cessé de résister. Il a glissé un peu plus loin en moi. C'était étrange. Plein. Comme si mon centre s'ouvrait. Ce n'était pas vraiment douloureux. C'était... vaste.
Je le sens. Je le sens en moi. Mon corps se souvient qu'il est vivant. Que c'est bon d'être remplie. Que c'est bon d'être choisie. Que c'est bon d'être là.
Il a commencé à bouger. À peine. Une vague lente, douce.
Et là, un frisson m'a parcourue. Pas un orgasme, pas encore. Mais le plaisir qui se lève. Qui réchauffe. Qui dit tu peux jouir sans peur maintenant.
J'ai bougé les hanches. En rythme avec lui.
Je n'ai plus peur.
— Ça y est... tu me prends, j'ai murmuré.
Il a souri. Il était là, tout près.
— Non. C'est toi qui m'emmènes.
Et là, mon corps a joui. En silence. Sans spasme. Mais avec une intensité bouleversante. Une vague lente, qui m'a prise de l'intérieur.
Je suis femme. Maintenant. Et je suis tienne.
Il a joui juste après moi, les yeux dans les miens, dans un soupir retenu. Une offrande.
Quand il s'est retiré, je me suis accrochée à lui comme à une ancre. Je tremblais. Pas de douleur. Pas de gêne. D'émotion pure.
Il m'a embrassée. Longtemps.
Je lui ai murmuré :
— Merci.
Et il a répondu :
— Non. C'est moi.
Et j'ai su, cette nuit-là, que je n'avais pas juste fait l'amour. J'avais changé. J'étais devenue quelque chose de plus grand que moi.
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Commentaires ()
C’est beau, doux, magnifique, cette histoire ! Les mots pour décrire le passage de la vierge à la femme sont juste sublimes.