Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 7
Mercredi 5 juin
‒ Il n'est toujours pas là !
‒ Mais si ! Sur notre banc.
Il y était effectivement tranquillement assis. En plein milieu.
‒ Ah, ben d'accord !
Il a fait mine de se lever.
‒ C'est votre place. Je vous la laisse.
Mais non ! Non. Il pouvait rester s'il voulait. Et on s'est posées, du bout des fesses, chacune d'un côté. Il nous a regardées l'une après l'autre. A recommencé. Souri.
‒ Il y a longtemps que vous êtes pas allées chez le dentiste ?
Chez le dentiste ? Pourquoi ? C'était quoi cette histoire ?
‒ Non, je vous demande ça, parce que je suis dentiste. Et qu'avoir, dans mon cabinet, d'aussi jolies patientes que vous serait un vrai bonheur. Surtout si vous consentiez à m'y offrir le spectacle dont vous m'avez si généreusement gratifié ici.
Il nous a tendu une carte à chacune, s'est levé, éloigné, retourné avec un petit geste de la main.
‒ Si je m'attendais à un truc pareil !
‒ Et moi donc !
Elle a haussé furieusement les épaules.
‒ Oui, ben il peut toujours courir…
‒ Hein ? Mais pourquoi ?
‒ Parce qu'on le connaît pas plus que ça, ce type. Qu'on sait pas de quoi il est capable. Et que j'ai pas envie de le voir se jeter sur moi comme un meurt-de-faim dans son cabinet.
‒ C'est pas vraiment le genre.
‒ On sait jamais.
‒ On sera deux. Et puis on va pas se pointer là-bas au milieu de la nuit. Il y aura forcément du monde dans la salle d'attente. Alors s'il se passe quoi que ce soit.
‒ Tu crois ?
‒ Ben évidemment ! Et puis la vraie question… Ça te dirait ou pas ?
‒ Je dois bien reconnaître…
‒ Eh ben alors ! Pas la peine de couper les cheveux en quatre. On s'y pointe et puis c'est tout. Mais pas tout de suite. À notre tour de faire attendre un peu.
‒ Mais si ! Sur notre banc.
Il y était effectivement tranquillement assis. En plein milieu.
‒ Ah, ben d'accord !
Il a fait mine de se lever.
‒ C'est votre place. Je vous la laisse.
Mais non ! Non. Il pouvait rester s'il voulait. Et on s'est posées, du bout des fesses, chacune d'un côté. Il nous a regardées l'une après l'autre. A recommencé. Souri.
‒ Il y a longtemps que vous êtes pas allées chez le dentiste ?
Chez le dentiste ? Pourquoi ? C'était quoi cette histoire ?
‒ Non, je vous demande ça, parce que je suis dentiste. Et qu'avoir, dans mon cabinet, d'aussi jolies patientes que vous serait un vrai bonheur. Surtout si vous consentiez à m'y offrir le spectacle dont vous m'avez si généreusement gratifié ici.
Il nous a tendu une carte à chacune, s'est levé, éloigné, retourné avec un petit geste de la main.
‒ Si je m'attendais à un truc pareil !
‒ Et moi donc !
Elle a haussé furieusement les épaules.
‒ Oui, ben il peut toujours courir…
‒ Hein ? Mais pourquoi ?
‒ Parce qu'on le connaît pas plus que ça, ce type. Qu'on sait pas de quoi il est capable. Et que j'ai pas envie de le voir se jeter sur moi comme un meurt-de-faim dans son cabinet.
‒ C'est pas vraiment le genre.
‒ On sait jamais.
‒ On sera deux. Et puis on va pas se pointer là-bas au milieu de la nuit. Il y aura forcément du monde dans la salle d'attente. Alors s'il se passe quoi que ce soit.
‒ Tu crois ?
‒ Ben évidemment ! Et puis la vraie question… Ça te dirait ou pas ?
‒ Je dois bien reconnaître…
‒ Eh ben alors ! Pas la peine de couper les cheveux en quatre. On s'y pointe et puis c'est tout. Mais pas tout de suite. À notre tour de faire attendre un peu.
15 heures
Cette fois j'avais pris rendez-vous.
‒ Allez-y ! Entrez ! Mademoiselle Ducret vous attend.
Elle est venue à ma rencontre.
‒ Alors ? Ces papiers ? Vous vous en sortez ?
‒ Oui… Oui… Sauf qu'il y a deux-trois trucs que je comprends pas. Je les ai soulignés.
Elle a rapidement feuilleté le dossier.
‒ Votre ami n'a pas encore rempli sa fiche ?
‒ Non. Il le fera après. Il veut d'abord savoir pour ce que j'ai marqué.
‒ Et vous, vous faites des études pour être vétérinaire. C'est un beau métier. Un très beau métier. Et si j'avais pas choisi d'être avocate.
Elle a griffonné quelque chose dans la marge, soupiré.
‒ J'ai un petit york. Auquel je suis très attachée. Malheureusement mon fils est allergique. On a tout essayé. Tout !
Ah, tiens, tiens ! Elle avait un fils. Intéressant. Très intéressant. Elle avait un fils. Pierre, aller s'encombrer d'un gamin qui n'était pas le sien ? Je le voyais vraiment pas dans le rôle. C'était bon à savoir. Très. Parce que j'avais un sacré gros atout dans ma manche, là.
‒ L'allergologue est formel. Il n'y a malheureusement rien à faire. À part se débarrasser du chien. Je recule, je recule, mais bon… mon fils avant tout. Il va bien falloir que je me décide. Vous connaîtriez pas quelqu'un, vous, là-bas, à votre école, qui voudrait l'adopter ? Un futur vétérinaire, je serais plus rassurée.
Je lui ai promis de poser la question autour de moi.
‒ Allez-y ! Entrez ! Mademoiselle Ducret vous attend.
Elle est venue à ma rencontre.
‒ Alors ? Ces papiers ? Vous vous en sortez ?
‒ Oui… Oui… Sauf qu'il y a deux-trois trucs que je comprends pas. Je les ai soulignés.
Elle a rapidement feuilleté le dossier.
‒ Votre ami n'a pas encore rempli sa fiche ?
‒ Non. Il le fera après. Il veut d'abord savoir pour ce que j'ai marqué.
‒ Et vous, vous faites des études pour être vétérinaire. C'est un beau métier. Un très beau métier. Et si j'avais pas choisi d'être avocate.
Elle a griffonné quelque chose dans la marge, soupiré.
‒ J'ai un petit york. Auquel je suis très attachée. Malheureusement mon fils est allergique. On a tout essayé. Tout !
Ah, tiens, tiens ! Elle avait un fils. Intéressant. Très intéressant. Elle avait un fils. Pierre, aller s'encombrer d'un gamin qui n'était pas le sien ? Je le voyais vraiment pas dans le rôle. C'était bon à savoir. Très. Parce que j'avais un sacré gros atout dans ma manche, là.
‒ L'allergologue est formel. Il n'y a malheureusement rien à faire. À part se débarrasser du chien. Je recule, je recule, mais bon… mon fils avant tout. Il va bien falloir que je me décide. Vous connaîtriez pas quelqu'un, vous, là-bas, à votre école, qui voudrait l'adopter ? Un futur vétérinaire, je serais plus rassurée.
Je lui ai promis de poser la question autour de moi.
19 heures
Camille était en train de repasser.
‒ Je me demande quand même…Ça pose pas de problème que je sois là ?
‒ Mais non, j't'ai dit. Aucun.
‒ Oui, mais Julien… Déjà qu'il trouvait que je l'étouffais. Que c'est à cause de ça qu'on s'était pris la tête, qu'on s'était séparés. Alors si je suis tout le temps fourrée ici…
‒ Ah, ça, c'est sûr qu'il y a un juste milieu à trouver.
‒ J'ai tout le temps envie d'être avec lui. Alors je suis pas forcément lucide. Tu me diras, toi, si jamais tu sens que je l'agace, que je l'encombre… Que je puisse réagir à temps.
‒ Je te dirai, oui !
Je lui dirai rien du tout. Qu'elle reste ! Le plus longtemps et le plus souvent possible. J'adore ça, l'entendre couiner.
‒ Je me demande quand même…Ça pose pas de problème que je sois là ?
‒ Mais non, j't'ai dit. Aucun.
‒ Oui, mais Julien… Déjà qu'il trouvait que je l'étouffais. Que c'est à cause de ça qu'on s'était pris la tête, qu'on s'était séparés. Alors si je suis tout le temps fourrée ici…
‒ Ah, ça, c'est sûr qu'il y a un juste milieu à trouver.
‒ J'ai tout le temps envie d'être avec lui. Alors je suis pas forcément lucide. Tu me diras, toi, si jamais tu sens que je l'agace, que je l'encombre… Que je puisse réagir à temps.
‒ Je te dirai, oui !
Je lui dirai rien du tout. Qu'elle reste ! Le plus longtemps et le plus souvent possible. J'adore ça, l'entendre couiner.
Jeudi 6 Juin
‒ On avait dit qu'on attendrait. Qu'on n'irait pas tout de suite.
‒ Ben oui, mais bon ! Je suis trop impatiente, moi. Pas toi ?
‒ Pareil !
‒ Bon, ben alors ! On y va et puis voilà !
Dans la salle d'attente il y avait encore personne.
‒ C'est trop tôt.
À côté on entendait marcher, remuer des objets, couler de l'eau. Les pas se sont rapprochés. La porte s'est ouverte. Il n'a pas cillé.
‒ Entrez !
Il s'est effacé pour nous laisser passer.
‒ Par qui on commence ?
Par celle qu'il voulait, tiens ! À lui de choisir. De décider. Ça a été Sophie. Qu'il a fait allonger sur le fauteuil d'examen.
‒ Relève la jambe ! Une seule. Plus haut ! Encore ! Encore plus haut !
Elle portait une petite culotte rose. Il lui a fait ouvrir la bouche, a virevolté autour d'elle.
‒ Bon, ben ça a l'air d'aller. Il y a pas trop de dégât. Faudra revenir quand même, mais ce sera pas grand-chose. Attends ! Attends ! Bouge pas !
Il a déplacé son tabouret. Jusqu'au pied du fauteuil. Et il l'a regardée. Sans un mot. Longtemps.
‒ Ben oui, mais bon ! Je suis trop impatiente, moi. Pas toi ?
‒ Pareil !
‒ Bon, ben alors ! On y va et puis voilà !
Dans la salle d'attente il y avait encore personne.
‒ C'est trop tôt.
À côté on entendait marcher, remuer des objets, couler de l'eau. Les pas se sont rapprochés. La porte s'est ouverte. Il n'a pas cillé.
‒ Entrez !
Il s'est effacé pour nous laisser passer.
‒ Par qui on commence ?
Par celle qu'il voulait, tiens ! À lui de choisir. De décider. Ça a été Sophie. Qu'il a fait allonger sur le fauteuil d'examen.
‒ Relève la jambe ! Une seule. Plus haut ! Encore ! Encore plus haut !
Elle portait une petite culotte rose. Il lui a fait ouvrir la bouche, a virevolté autour d'elle.
‒ Bon, ben ça a l'air d'aller. Il y a pas trop de dégât. Faudra revenir quand même, mais ce sera pas grand-chose. Attends ! Attends ! Bouge pas !
Il a déplacé son tabouret. Jusqu'au pied du fauteuil. Et il l'a regardée. Sans un mot. Longtemps.
‒ Bon… À ton tour ?
Je me suis approchée.
‒ Et puis non ! Non. Faut pas abuser des bonnes choses. Jamais. Demain. J'ai envie de les attendre tes seins. De les rêver avant.
Je me suis approchée.
‒ Et puis non ! Non. Faut pas abuser des bonnes choses. Jamais. Demain. J'ai envie de les attendre tes seins. De les rêver avant.
‒ Comment ça m'a fait des choses qu'il soit juste là à me regarder comme ça. Tout près. Tu peux pas savoir ! J'ai mouillé, mais mouillé ! Je mouille encore.
‒ Il s'en est aperçu, tu crois ?
‒ Ah, ça, forcément ! Elle est à tordre, ma petite culotte
‒ Il s'en est aperçu, tu crois ?
‒ Ah, ça, forcément ! Elle est à tordre, ma petite culotte
15 heures
C'est Maeva, cette fois, qui m'est tombée dessus au resto U.
‒ Je te cherchais.
‒ Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Non, rien. Rien de spécial. C'était juste pour causer un peu. Ça va, toi ? Avec Pierre, ça va ?
‒ Je me prends pas la tête. Je laisse venir. Je verrai
‒ Et t'as bien raison. Les mecs, de toute façon. Tu sais que ma sœur elle l'a revue, sa Laëtitia, l'autre jour ? À la piscine. Tous les vendredis après-midi elle y est. À faire des longueurs de bassin.
‒ Je te cherchais.
‒ Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Non, rien. Rien de spécial. C'était juste pour causer un peu. Ça va, toi ? Avec Pierre, ça va ?
‒ Je me prends pas la tête. Je laisse venir. Je verrai
‒ Et t'as bien raison. Les mecs, de toute façon. Tu sais que ma sœur elle l'a revue, sa Laëtitia, l'autre jour ? À la piscine. Tous les vendredis après-midi elle y est. À faire des longueurs de bassin.
18 heures
‒ Qu'est-ce tu fais, Camille ? Tu t'en vas ? Tu t'es disputée avec Julien ?
‒ Oh, non ! Non, mais c'est l'anniversaire de mon père demain. J'avais complètement oublié. Et si je suis pas là pour son anniversaire, il va en faire une affaire d'État. J'en entendrai parler pendant trois mois. Alors…
‒ Oh, non ! Non, mais c'est l'anniversaire de mon père demain. J'avais complètement oublié. Et si je suis pas là pour son anniversaire, il va en faire une affaire d'État. J'en entendrai parler pendant trois mois. Alors…
22 heures
‒ Elle rentre quand ?
‒ Dimanche…
‒ Tu vas passer le week-end tout seul alors !
‒ Ah, non ! Non. Avec toi je vais le passer. Avec les photos que j'ai de toi.
‒ Tu vas les user à force.
‒ C'est pour ça ! Faut en refaire d'autres.
‒ Ben, tiens !
‒ Tu voudrais pas ?
‒ Ça dépend.
‒ De quoi ?
‒ Faut que tu me donnes envie, mais alors là vraiment envie…
‒ Je connais un endroit. Dans un immeuble. Avec un autre immeuble en vis-à-vis. Où il y des types souvent aux fenêtres. Ils passent leur temps à reluquer. Des fois que…
‒ Toi, je te vois venir.
‒ T'aimerais pas ? Un peu comme la fois de l'ouvrier sur le toit, en face. Sauf que là ils seraient beaucoup plus nombreux, mais qu'on saurait pas qui. Et que moi, pendant ce temps-là, je ferais des photos.
‒ Et c'est où cet endroit ?
‒ Chez moi ! Enfin chez mes parents plutôt. Qui n'y sont pas. Ils passent leurs vacances en Espagne.
‒ Et on irait quand ?
‒ Quand tu veux. Demain si tu veux.
‒ Dimanche…
‒ Tu vas passer le week-end tout seul alors !
‒ Ah, non ! Non. Avec toi je vais le passer. Avec les photos que j'ai de toi.
‒ Tu vas les user à force.
‒ C'est pour ça ! Faut en refaire d'autres.
‒ Ben, tiens !
‒ Tu voudrais pas ?
‒ Ça dépend.
‒ De quoi ?
‒ Faut que tu me donnes envie, mais alors là vraiment envie…
‒ Je connais un endroit. Dans un immeuble. Avec un autre immeuble en vis-à-vis. Où il y des types souvent aux fenêtres. Ils passent leur temps à reluquer. Des fois que…
‒ Toi, je te vois venir.
‒ T'aimerais pas ? Un peu comme la fois de l'ouvrier sur le toit, en face. Sauf que là ils seraient beaucoup plus nombreux, mais qu'on saurait pas qui. Et que moi, pendant ce temps-là, je ferais des photos.
‒ Et c'est où cet endroit ?
‒ Chez moi ! Enfin chez mes parents plutôt. Qui n'y sont pas. Ils passent leurs vacances en Espagne.
‒ Et on irait quand ?
‒ Quand tu veux. Demain si tu veux.
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