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✦ Exorium Le journal intime de Clémence XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le journal intime de Clémence — Chapitre 20

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Le journal intime de Clémence

Chapitre 20

Dimanche 7 juillet
On a timidement frappé à la porte.
‒ Oui. Qu'est-ce que c'est ?
Charusse a passé la tête.
‒ J'ai entendu que vous étiez réveillés. Vous parliez. Alors je me suis permis. C'est mon tour ce matin. Je vous invite à déjeuner.
‒ Deux minutes. Deux minutes et on arrive.
Il avait fait les choses en grand. Charcuterie. Fromage. Omelette. Toutes sortes de viennoiseries. Toutes sortes de confitures.
‒ Ah, ben dis donc ! Mais c'est un festin !
‒ Vous devez avoir faim. Vous vous êtes beaucoup dépensés.
‒ Ah, ça, vous pouvez le dire !
Je l'ai fixé droit dans les yeux.
‒ Mais peut-être que vous aussi.
‒ Il y a longtemps que je n'avais pas vécu des moments aussi agréables.
‒ Et vous en vivrez d'autres… »
Les genoux de Maxime. Sur lesquels je me suis confortablement installée. Il m'a piqueté le cou de petits baisers. A glissé la main dans l'échancrure de ma veste de pyjama. S'est emparé d'un sein. Qu'il a redessiné. Remodelé. J'ai murmuré à son oreille.
‒ Débrouille-toi pour qu'il le voie ! Mais pas trop. Juste un peu. Et pas tout de suite. Fais durer…
11 heures
‒ Hou hou ! Julien…
‒ Clémence ! Toi ! Enfin ! Je commençais à désespérer.
‒ Oh, mais faut pas être impatient comme ça. Je suis en vacances. J'ai des tas de choses à faire.
‒ Ben, voyons ! Bon, mais t'es où, là ?
‒ Comme hier. Au-dessus de leur petite plage secrète.
‒ Eh ben raconte, quoi ! Qu'est-ce qu'ils font ? Qu'est-ce qui se passe ?
‒ Lucas vient juste de finir avec ta copine Camille. Entre ses fesses. C'est au tour de Boris maintenant. Et vu la tournure que ça prend, il va emprunter le même chemin. C'est un truc, ça, je peux te dire qu'elle est en train d'y prendre sacrément goût ! Ah, oui, tiens ! Bingo !
‒ Quand je pense qu'avec moi elle a jamais voulu.
‒ Faut croire que t'as pas su te montrer suffisamment persuasif. Parce que là je peux te dire qu'elle apprécie… Tu la verrais !
‒ Oh, mais je verrai. Aussitôt arrivé, je file voir ça avec toi.
‒ Tu veux un petit échantillon en attendant ?
‒ C'est-à-dire ?
‒ Que l'appareil que tu m'as prêté fait des sacrés photos. Et qu'il a un sacré zoom.
‒ T'es un amour. Envoie ! Vas-y ! Envoie !
13 heures
Charusse a voulu qu'on change de restaurant.
‒ On y mange bien à celui-là, oui, c'est vrai. Mais c'est toujours un peu la même chose.
Et on a déjeuné dehors, sur le port, en regardant passer les promeneurs sur fond de bateaux balancés par la houle.
‒ Vous en pensez quoi, vous, des filles qui mettent des photos d'elles sur Internet ?
‒ Ça dépend. Des photos comment ?
‒ Ben, où elles se montrent. Vous en pensez quoi ?
‒ Qu'il faut qu'elles fassent attention. Qu'elles dissimulent leur visage. Elles prennent de sacrés risques sinon.
‒ Oui, mais non. Je sais bien. C'est pas ça, ma question. C'est qu'est-ce que vous pensez vraiment d'elles au fond de vous-même ?
‒ Qu'elles ont envie de plaire. Qu'on les admire. Qu'on les désire. Alors pourquoi pas ?
‒ Vous avez l'art de répondre toujours à côté de la question, vous, hein !
‒ Mais non, mais…
‒ Vous allez en regarder des fois ? Oui. Évidemment que vous allez en regarder. Et des de mon âge en plus. C'est pas vrai peut-être ?
‒ Si !
‒ Ah, vous voyez !
‒ Quelquefois.
‒ Quelquefois ? Tu parles ! Quasiment tous les jours, oui ! Alors là je suis bien tranquille.
‒ Et toi ?
‒ Quoi, moi ?
‒ T'en as déjà mis des photos de toi quelque part ?
‒ À votre avis ?
‒ Je sais pas. Sans doute. Sûrement.
‒ Vous êtes très perspicace.
‒ C'est quoi le site ?
‒ Vous manquez pas d'air, vous ! Vous imaginez que je vais vous le dire. Comme ça, sur votre bonne mine. Peut-être un jour, oui. Mais sûrement pas maintenant.
17 heures
Camille m'a rejointe dans la chambre.
‒ Ils croient que tu leur fais la gueule, Boris et Lucas. Ils se demandent ce qu'ils ont bien pu te faire.
‒ Mais rien du tout enfin ! C'est juste qu'il y a Maxime.
‒ Ça, je sais bien. Je me tue à leur dire. Mais quand même ! Tu pourrais faire l'effort d'être au moins de temps en temps un peu avec nous ! Surtout que… j'aurais besoin de tes services.
‒ Parce que ?
Parce que ce que je vis là, en ce moment, avec eux, c'est carrément exceptionnel. Que je revivrai sans doute jamais ça une deuxième fois. En tout cas pas pareil. Et que si je pouvais en garder un souvenir… Alors ce que tu pourrais, c'est nous filmer. Tous les trois.
‒ S'il y a que ça pour te faire plaisir ! Mais, une tite question : tu montreras tout ça à Julien ?
‒ Ça va pas, non ? Oui, ben alors ça il y a pas de risque. Je suis pas complètement idiote.
‒ Tu vois, Julien, elle vient se jeter d'elle-même dans la gueule du loup. Et c'est de tout tout près que tu vas pouvoir assister au déroulement des opérations.
Lundi 8 juillet
J'ai attendu qu'il ait frappé, Charusse, que Maxime l'ait fait entrer, pour surgir de la salle de bains en petite culotte et soutien-gorge blancs. J'ai feint l'étonnement.
‒ Ah, vous êtes là.
Et je lui ai tourné le dos. Penchée en avant, j'ai longuement farfouillé dans le tiroir de la table de nuit. Histoire qu'il puisse en profiter tout son saoul. Et puis j'ai rejoint Maxime sur le balcon. J'ai une nouvelle fois escaladé ses genoux. Il m'a piqueté le cou de petits baisers. En dessous du cou. Plus bas. Il a voulu s'introduire, du bout des doigts, dans le soutien-gorge.
‒ Non, Maxime, non !
Je l'ai repoussé. Il est revenu à la charge. Obstinément. Deux fois. Trois fois. J'ai continué à résister. Un peu moins. Plus du tout. Ses doigts. Sa main. Ses lèvres. Mon sein à découvert. À nu. Sa bouche dessus. Sa bouche qui en saisit la pointe. Qui la fait dresser ; Rouler. Mon regard croise – très vite – celui de Charusse. Ses yeux brillent. Ses joues se sont creusées. Son souffle est court. Il bande.
11 heures
Julien était impatient.
‒ T'en as fait ? Des vidéos de Camille avec les deux types, là. T'en as fait ?
‒ Plein. Et plein de photos aussi.
‒ T'envoies ?
‒ Je sais pas. Faut que je réfléchisse.
‒ Méchante !
‒ En tout cas ce qu'il y a de sûr, c'est que plus ça va et plus elle apprécie qu'on s'occupe de son petit trou de derrière ! Et d'avoir des tas de lèvres et de mains qui lui courent partout dessus.
‒ Et toi ? Tu t'es contentée de faire des photos ou bien t'as participé ?
‒ T'es bien curieux !
‒ Oui, oh, de toute façon, je connais la réponse.
‒ Alors pourquoi tu poses la question ? Mais tu te trompes, mon cher ! Complètement. Parce qu'elle les avait tellement épuisés, Camille, pendant que je photographiais –  et ça devait les exciter, ça, en plus – qu'ils n'étaient plus en état de lever le petit doigt. Et quand je dis le petit doigt !
‒ Ce n'est que partie remise, j'imagine !
‒ Je ne répondrai qu'en présence de mon avocat.
‒ Ta cause est indéfendable. Bon, mais en attendant… tu me les envoies ces photos ?
‒ C'est bien parce que c'est toi ! »
13 heures
Charusse a posé le menu sur la table.
‒ Ils ont beaucoup de chance.
‒ Qui ça ?
‒ Ceux qui peuvent te voir sur le site dont tu m'as parlé.
‒ Plaignez-vous ! Vous en avez pas eu de la chance, vous, ce matin ? Vous en avez pas depuis quelques jours ? Et même depuis bien plus longtemps que ça ?
Il s'est agité sur sa chaise.
‒ Si ! Beaucoup, si !
‒ Eh ben alors ! Et puis peut-être que vous en aurez encore. Encore plus que ce que vous avez eu.
‒ C'est vrai ?
Comment ils se sont mis à briller ses yeux ! Un gamin. Un véritable gamin. À qui on promet le jouet dont il rêve depuis toujours.
‒ J'ai dit peut-être.
Il les a baissés, ses yeux.
‒ Oui, bien sûr, mais…
‒ Mais quoi ?
‒ Les photos sur le site, là…
‒ Ah, ça vous tracasse, ça, hein !
‒ Tu… Tu montres tout ?
‒ Pas encore. Ils ont eu mes seins. Mes fesses, ça va pas tarder. Quant au reste, ils l'auront aussi, mais plus tard. Bien plus tard. C'est tellement bon d'attendre. Non, vous trouvez pas, vous ?
Il trouvait, si !
17 heures
Camille a encore voulu les revoir.
‒ Et celle-là ! Non, mais cette position que j'ai là-dessus ! T'as vu ça ? Et tu sais quoi ? Ça va peut-être te paraître bizarre, mais ce qui me fait le plus d'effet, c'est pas de les voir, eux, c'est de me voir, moi. Ça me redonne envie d'une force ! Comment t'expliques ça ?
‒ Peut-être parce que jamais tu serais allée t'imaginer dans le rôle.
‒ Ah, ça, c'est sûr ! Celui qui m'aurait dit, il y a encore trois semaines, qu'un jour je prendrais mon pied coincée entre deux mecs, un dans chaque trou, je lui aurais ri au nez… Et celle-là ! Non, mais là ! Ho la la ! J'ai honte. Enfin non !. Même pas. Par contre, j'aurais pas trop intérêt à les laisser traîner, ces photos.
‒ Ah, ça, c'est sûr ! Si tu veux pas que ça te retombe, d'une façon ou d'une autre, sur le coin de la figure.
‒ Et toi ? Ça t'a pas donné envie de nous voir ? De nous photographier ? Parce qu'ils m'en ont parlé. Ils te trouvent à leur goût.
‒ Qu'ils tentent leur chance. Ils verront bien.
Mardi 9 juillet
‒ On vous veut pas, ce matin.
Il s'est littéralement décomposé.
‒ Hein ? Mais pourquoi ?
‒ Parce que. On a envie d'être que tous les deux.
‒ Ah, bon !
Et il s'est dirigé vers la porte, tête basse. J'ai éclaté de rire.
‒ Mais non, oh, restez ! Mais si, restez ! Revenez !
Son visage s'est illuminé.
‒ Merci. Oh, merci !
‒ Vous y avez cru ? Oh, quand même ! On n'allait pas vous faire ça.
On s'est installés. Mon portable. Un SMS. « Coucou, c'est Julien. Je suis là. Sur le balcon de la chambre d'à côté. J'ai un peu écarté la palissade. Et je vous vois. Je vois tout. En attendant qu'est-ce qu'elle me rappelle comme souvenirs ta petite culotte bleue. Plein. Le soutien-gorge aussi.
Je me suis pressée contre Maxime. Ses lèvres. Un long baiser. Un autre. Sa main. Qui m'extirpe un sein. Qui fait jaillir l'autre. Qui se les approprie. Encore un baiser. Son autre main. Qui se glisse dans ma culotte. Y déambule. Y vagabonde. S'y installe. Se fait savante. Il est tout dur. Dressé contre moi. Je m'en empare. Je chuchote à son oreille : « Je vais te faire couler. Tu veux ? » Un peu qu'il veut. Il s'abandonne. Charusse est écarlate. Ses yeux sont fous. Il voudrait se le faire, je suis sûre qu'il voudrait, mais il ose pas. Et Julien ?
9 heures
Dès que j'ai pu, je me suis précipitée à côté. Dans la chambre de Julien.
‒ C'est moi !
‒ Ça, je le vois bien que c'est toi.
Je me suis jetée dans ses bras. Il a refermé les siens sur moi. Posé ses lèvres sur mes paupières. L'une après l'autre.
‒ Comme tu m'as manqué. Si tu savais ! C'était long, mais long !
‒ Et pour moi donc !
Il m'a effleuré les lèvres.
‒ Heureusement que j'avais tes photos. Et tu sais…
‒ Oui ?
‒ Il y a qu'avec toi que j'ai eu du plaisir pendant tout ce temps-là. Qu'en pensant à toi. Qu'en te regardant.
J'ai plongé mes yeux dans les siens.
‒ Tu as tout le temps été là. Avec moi. Quoi que je fasse. Avec qui que je sois.
Il m'a serrée plus fort contre lui.
‒ Tu sais ce que j'aimerais ?
‒ Je sais, oui. Qu'on reste encore un peu ici. Quelques jours. Que tu puisses en profiter. Me regarder avec Maxime. Voir les deux autres avec Camille. Et puis après qu'on trouve un prétexte et qu'on file quelque part tous les deux. Rien que nous deux.
‒ Tu es une sorcière. Tu devines tout.
10 heures 30
‒ C'est là.
Julien a regardé un long moment sans rien dire. Camille avec Boris. Camille avec Lucas. Camille entre les deux.
‒ Tu vas pas les filmer ? Ils vont t'attendre.
‒ Ils attendront. Il y aura d'autres occasions. Demain. Après-demain. J'ai trop envie de rester avec toi. De te regarder, toi, les regarder. La regarder.
‒ Et moi, j'ai tellement envie de te voir avec eux.
Alors je suis descendue les rejoindre.
Camille avait la tête posée sur le ventre de Boris. Les pieds sur les hanches de Lucas. Qui m'a fait signe.
‒ Viens là ! Avec nous.
Qui m'a regardée m'installer. À côté de lui. Il s'est appuyé sur un coude. A lentement fait couler du sable entre ses doigts. A fini par en répandre sur moi comme par inadvertance. Sur mon bras. A recommencé. Délibérément cette fois. Sur mon épaule. Plus bas. Sur le sein. Encore.
‒ Il y a des jours où tu te dis que ça a de la chance un grain de sable. Que ça a beaucoup de chance. Des jours où tu aurais envie de le rejoindre.
Il a approché la main. Tout près. J'en ai senti la chaleur. Elle ne m'a pas touchée. Elle est repartie. A hésité. Est revenue. Encore plus près.
‒ Ça pointe. Tu pointes.
Il l'y a posée. L'y a laissée. M'a doucement sollicitée. Du bout du pouce. Du bout de la langue. Il s'est pressé contre moi. Tout dur. Tout gorgé de désir. Contre ma cuisse. Contre ma hanche. Contre mon ventre.
‒ Tu veux ?
Julien était là-haut. Il regardait. Oh, oui, je voulais. Oui. On a roulé l'un sur l'autre. Plusieurs fois. Quand ça s'est arrêté, c'était moi sur lui. Ses mains sur mes fesses. Qu'il a longuement caressées. Son doigt s'est insinué dans le sillon entre elles. L'a parcouru. Descendu. Remonté. En s'approchant chaque fois un peu plus près de ma petite porte de derrière. Qu'il a fini par atteindre. Dont il s'est éloigné. À laquelle il est obstinément revenu. Qu'il s'est patiemment employé à entrouvrir. À l'intérieur de laquelle il a fini par se glisser. Avec d'infinies précautions. Il s'est aventuré plus loin. Il est resté. Il s'est installé. Un deuxième doigt a rejoint le premier. De l'autre côté j'ai voulu sa queue en moi. J'ai été impérieuse. Je me la suis enfournée. Je l'ai chevauché, me suis élancée à la conquête de mon plaisir. Que j'ai eu. Il a eu le sien. On est retombés. Derrière, contre ma fesse, il y a eu Boris. À qui les doigts de Lucas ont cédé la place. Mais il n'a pas eu le temps. Il s'est répandu à l'entrée.
13 heures
On était en train de siroter tranquillement nos apéritifs, Charusse et moi, quand quelqu'un est venu s'installer à la table voisine. J'ai machinalement levé la tête : Julien ! Julien que j'ai bien évidemment fait semblant de ne pas connaître. J'ai réprimé un fou rire, je l'ai superbement ignoré et j'ai aussitôt attaqué Charusse bille en tête.
‒ Vous seriez pas un peu coincé, vous, des fois ?
‒ Pardon ?
‒ Ben oui, attendez ! Tous les matins vous vous précipitez dans ma chambre pour me reluquer comme un meurt-de-faim. Ça vous fait de l'effet. Ça se voit. Surtout quand je grimpe sur ses genoux à Maxime et qu'il me met les nénés à l'air ou qu'il farfouille dans ma culotte. Ça vous fait sacrément de l'effet, oui, mais vous restez planté là comme une bûche, les yeux écarquillés. N'importe qui, à votre place, il pourrait pas s'empêcher de se tirer sur l'élastique. Il se ferait partir. Même que ça mettrait pas trois jours. Mais pas vous, non. Vous, vous attendez d'être retourné dans votre chambre pour vous le faire.
‒ Mais non, mais…
‒ C'est ça ! Prenez-moi bien pour une imbécile ! En plus. En tout cas, vous êtes drôlement égoïste, ça, on peut pas dire. Vous profitez, mais en retour…
‒ Mais non ! C'est parce que…
‒ C'est parce que rien du tout. Ça vous vient pas à l'idée que je pourrais avoir envie de voir ce que je vous fais comme effet à vous ?
14 heures
Julien était dans sa chambre.
‒ Ben, dis donc ! Tu l'as pas ménagé ton Charusse.
‒ Il méritait, avoue ! Non, et puis…
‒ Et puis le temps presse. D'ici deux-trois jours on aura pris la poudre d'escampette. Alors t'avais envie de précipiter un peu les choses. De le pousser dans ses derniers retranchements.
‒ D'autant que demain ça risque d'être très très chaud. Torride. Maintenant que t'es là, que je sais que tu regardes.
‒ Comme ce matin à la plage.
‒ Oh, la la, oui. Je savais plus où j'étais.
‒ Ça, c'est le moins qu'on puisse dire. Et il y en a une qui valait aussi son pesant d'or, c'est Camille. Je peux te dire qu'elle a apprécié. Elle vous avait carrément le nez dessus, oui, par moments.
‒ J'ai pas fait attention. J'étais tellement dans mon truc.
‒ Elle a mitraillé. Ah, ça, je peux vous dire que vous avez posé pour la postérité ! Et comme, de mon côté…
‒ C'est vrai ? Tu fais voir ?
‒ Plus tard ! Quand on sera que tous les deux. À tête reposée. Qu'on en profite bien.
16 heures
Camille était embarrassée.
‒ Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
‒ Parce que Boris et Lucas, après-demain ils s'en vont.
‒ Oui, oh, ben, tu garderas le contact.
‒ Non, mais c'est pas ça, le problème.
‒ C'est quoi alors ?
‒ C'est qu'ils me proposent d'aller m'installer avec eux. Chez eux. À demeure.
‒ Carrément !
‒ Carrément, oui. Et je sais pas quoi faire. D'un côté, je me dis que je serais une belle conne de pas sauter sur l'occasion vu comment ça se passe trop bien tous les trois. Mais de l'autre, je les connais pas vraiment. C'est pas en une semaine à peine qu'on peut se faire une idée. Sans compter qu'aller vivre chez eux, ça veut aussi dire mettre un terme avec Julien. Forcément.
‒ Et c'est là que le bât blesse.
‒ Oui. Oui et non. Parce que ce que je me demande quand même, c'est si on n'est pas arrivés au bout de ce qu'on avait à vivre ensemble, Julien et moi. On est en vacances chacun de notre côté. On se donne pas de nouvelles. Ou si peu. Si c'est pas un signe, ça ! Non, faut être lucide. J'ai quasiment plus de sentiments pour lui, c'est clair. La seule chose. À ton avis, si je le largue, il va prendre ça comment ?
‒ Alors ça ! Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ? Mais n'importe comment on peut pas rester avec quelqu'un juste parce qu'on redoute ses réactions si on le quitte…
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Rudyvg
12 septembre 2025 à 09:26
Bien sûr. Clémence aura finalement ce qu'elle à toujours voulue... Une belle histoire, très excitante à lire, bravo
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de plemagne
plemagne
11 septembre 2025 à 21:56
Clémence joue avec les hommes, mais gentiment ; elle ne cherche pas à les soumettre, plutôt à faire monter les enchères du désir. Cette série est bien agréable à lire et comme elle paraît régulièrement, sans trop d'attente entre chaque chapitre, on s'en régale.
Soyez respectueux
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