Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 5
Mercredi 29 mai
Stéphane. Il fallait s'y attendre. Stéphane m'a appelée.
‒ T'as un peu de temps à m'accorder ? Qu'on discute ! Ça me ferait plaisir.
J'ai accepté. Tout en me disant que je faisais probablement une énorme connerie. Que je risquais de mettre en danger mon couple avec Pierre. Parce qu'il est séduisant Stéphane. Envoûtant. Le genre d'homme que toutes les femmes trouvent craquant. Avec lequel elles voudraient qu'il se passe quelque chose. D'autant plus irrésistible qu'il ne prétend pas l'être. On a passé quoi ? Une heure ensemble. Peut-être un peu plus. On a parlé théâtre. Littérature. Cinéma. On s'est dit nos projets. J'ai passé avec lui un excellent moment. Ça me fait d'autant plus peur. Ça me fait vraiment peur. Si on va se revoir ? On n'en a pas parlé. Mais évidemment… Évidemment qu'on va se revoir.
‒ T'as un peu de temps à m'accorder ? Qu'on discute ! Ça me ferait plaisir.
J'ai accepté. Tout en me disant que je faisais probablement une énorme connerie. Que je risquais de mettre en danger mon couple avec Pierre. Parce qu'il est séduisant Stéphane. Envoûtant. Le genre d'homme que toutes les femmes trouvent craquant. Avec lequel elles voudraient qu'il se passe quelque chose. D'autant plus irrésistible qu'il ne prétend pas l'être. On a passé quoi ? Une heure ensemble. Peut-être un peu plus. On a parlé théâtre. Littérature. Cinéma. On s'est dit nos projets. J'ai passé avec lui un excellent moment. Ça me fait d'autant plus peur. Ça me fait vraiment peur. Si on va se revoir ? On n'en a pas parlé. Mais évidemment… Évidemment qu'on va se revoir.
Il y en avait quatre ou cinq à la passerelle. Peut-être plus.
‒ Autant… ça craint, non
‒ Ça craint encore plus de faire demi-tour et de se sauver comme des voleuses.Et on a continué.
‒ Ils regardent, hein ?
‒ Évidemment qu'ils regardent ! Ils sont là pour ça, non ?
On est montées. Redescendues de l'autre côté.
‒ Les v'là !
‒ Oui, c'est elles !
Bien fort.
‒ Oh, mais c'est qu'il y en a de jolis trésors là-dessous.
‒ Elles ont une culotte. Dommage !
‒ Pas l'autre ! L'autre, c'est un string.
Le bas de l'escalier. Les ignorer. Fixer un point au loin. Très loin. Des sifflets nous ont suivies. Poursuivies.
‒ Je crois que c'est mort, la passerelle maintenant.
‒ Je crois aussi, oui. Faut pas être complètement idiotes non plus.
‒ Oh, mais il y en a d'autres des endroits. Plein d'autres.
‒ Autant… ça craint, non
‒ Ça craint encore plus de faire demi-tour et de se sauver comme des voleuses.Et on a continué.
‒ Ils regardent, hein ?
‒ Évidemment qu'ils regardent ! Ils sont là pour ça, non ?
On est montées. Redescendues de l'autre côté.
‒ Les v'là !
‒ Oui, c'est elles !
Bien fort.
‒ Oh, mais c'est qu'il y en a de jolis trésors là-dessous.
‒ Elles ont une culotte. Dommage !
‒ Pas l'autre ! L'autre, c'est un string.
Le bas de l'escalier. Les ignorer. Fixer un point au loin. Très loin. Des sifflets nous ont suivies. Poursuivies.
‒ Je crois que c'est mort, la passerelle maintenant.
‒ Je crois aussi, oui. Faut pas être complètement idiotes non plus.
‒ Oh, mais il y en a d'autres des endroits. Plein d'autres.
15 heures
J'ai appelé Pierre.
‒ Ah, c'est toi !
‒ Ben oui, c'est moi, oui ! Je te dérange ?
‒ Non. Non. Bien sûr que non, mais je reconnaissais pas le numéro.
‒ Parce que c'est le portable de Sophie. J'ai oublié le mien à l'appart.
Et puis une voix en arrière-fond. Une voix de femme.
‒ Qu'est-ce tu fiches ? Je suis prête, moi !
J'ai fait mine de pas avoir entendu. Mais il perd rien pour attendre. Il y a plus de doute. Il y a plus le moindre doute. C'est aussi l'avis de Sophie. On va le piéger. On a décidé. On va le piéger.
‒ Ah, c'est toi !
‒ Ben oui, c'est moi, oui ! Je te dérange ?
‒ Non. Non. Bien sûr que non, mais je reconnaissais pas le numéro.
‒ Parce que c'est le portable de Sophie. J'ai oublié le mien à l'appart.
Et puis une voix en arrière-fond. Une voix de femme.
‒ Qu'est-ce tu fiches ? Je suis prête, moi !
J'ai fait mine de pas avoir entendu. Mais il perd rien pour attendre. Il y a plus de doute. Il y a plus le moindre doute. C'est aussi l'avis de Sophie. On va le piéger. On a décidé. On va le piéger.
22 heures
‒ Tu sors, Julien ?
‒ Oui. Pourquoi ?
‒ Parce que. Parce que j'avais l'intention de dîner en pyjama ce soir.
‒ Je reste alors ! Je reste.
‒ Oh, non ! Non ! Je veux pas que tu te prives de quoi que ce soit pour moi.
‒ Oui, oh, tu parles ! Le genre de réunion où ça tourne en rond pendant des heures. Non, non ! Je reste.
‒ Oui. Pourquoi ?
‒ Parce que. Parce que j'avais l'intention de dîner en pyjama ce soir.
‒ Je reste alors ! Je reste.
‒ Oh, non ! Non ! Je veux pas que tu te prives de quoi que ce soit pour moi.
‒ Oui, oh, tu parles ! Le genre de réunion où ça tourne en rond pendant des heures. Non, non ! Je reste.
Et on a dîné tous les deux face à face.
‒ Dis-moi, Julien…Ta copine, là…
‒ Camille ?
‒ Camille, oui… C'est définitif la rupture avec elle ?
‒ Je t'ai dit… Je préfère…
‒ Je sais, oui ! Je sais. Mais si, moi, je préférais que tu te remettes avec ?
Il a écarquillé les yeux.
‒ Tu voudrais ?
‒ Peut-être.
‒ Mais pourquoi ?
‒ Tu aimes ça nous entendre quand je suis avec Pierre, non ?
‒ Tu sais bien…
‒ Et pourquoi j'aimerais pas t'entendre avec elle, moi ? Pourquoi j'aimerais pas me dire que, pendant que tu t'occupes d'elle, tu penses à moi, là, à côté, en train de vous écouter. Que t'essaies d'imaginer. Si j'ai l'oreille collée à la cloison. Si ça m'excite. Si j'ai mes doigts sur moi. Si je les ai en moi. Ou bien autre chose.
‒ Je vais l'appeler. Demain, j'irai la voir. Demain sans faute.
‒ Dis-moi, Julien…Ta copine, là…
‒ Camille ?
‒ Camille, oui… C'est définitif la rupture avec elle ?
‒ Je t'ai dit… Je préfère…
‒ Je sais, oui ! Je sais. Mais si, moi, je préférais que tu te remettes avec ?
Il a écarquillé les yeux.
‒ Tu voudrais ?
‒ Peut-être.
‒ Mais pourquoi ?
‒ Tu aimes ça nous entendre quand je suis avec Pierre, non ?
‒ Tu sais bien…
‒ Et pourquoi j'aimerais pas t'entendre avec elle, moi ? Pourquoi j'aimerais pas me dire que, pendant que tu t'occupes d'elle, tu penses à moi, là, à côté, en train de vous écouter. Que t'essaies d'imaginer. Si j'ai l'oreille collée à la cloison. Si ça m'excite. Si j'ai mes doigts sur moi. Si je les ai en moi. Ou bien autre chose.
‒ Je vais l'appeler. Demain, j'irai la voir. Demain sans faute.
Ça valait bien une récompense
‒ Bouge pas ! Tu te lèves pas. Tu me promets ?
‒ Oui. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Je n'ai pas répondu. Je me suis légèrement soulevée sur la chaise. Et j'ai fait glisser le pantalon de pyjama. Jusqu'en bas. J'en suis sortie. Il s'est aussitôt commencé. Comme ça. Sans rien voir. Juste de savoir. On ne s'est pas quittés des yeux. Son plaisir s'est approché. Tout près. Alors je me suis levée. Retournée. Dirigée lentement vers la porte de ma chambre. Derrière moi, il y a eu un râle de plaisir. Un second.
‒ Bouge pas ! Tu te lèves pas. Tu me promets ?
‒ Oui. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Je n'ai pas répondu. Je me suis légèrement soulevée sur la chaise. Et j'ai fait glisser le pantalon de pyjama. Jusqu'en bas. J'en suis sortie. Il s'est aussitôt commencé. Comme ça. Sans rien voir. Juste de savoir. On ne s'est pas quittés des yeux. Son plaisir s'est approché. Tout près. Alors je me suis levée. Retournée. Dirigée lentement vers la porte de ma chambre. Derrière moi, il y a eu un râle de plaisir. Un second.
Jeudi 30 mai.
Sophie a insisté pour qu'on aille faire un petit tour dans le grand parc derrière.
‒ On est largement en avance. Et vu le temps qu'il fait en plus !
On s'est assises sur un banc à l'abri d'un petit réduit de verdure.
‒ Tu voudrais pas ?
‒ Quoi donc ?
‒ Me les montrer. J'ai trop envie.
‒ Ici ?
‒ Ben oui, ici !
‒ Et si quelqu'un vient…
‒ Qui veux-tu qui vienne ? Oh, allez, va ! S'il te plaît !
Et je les lui ai fait jaillir.
‒ Ce qu'ils sont beaux ! Non, mais ce qu'ils sont beaux !
J'ai voulu me rajuster
‒ Non. Attends ! Attends ! Encore un peu. Juste un peu.
Et d'un peu en un peu
‒ Bon, mais allez ! Cette fois il faut vraiment qu'on y aille. On va finir par être en retard sinon.
‒ Clémence…
‒ Oui.
‒ Tu sais quoi ? Eh ben il y avait quelqu'un. Un vieux avec son chien. Qu'a regardé tout du long. Depuis le début il était là. Il vient juste de partir.
‒ Et toi, tu m'as rien dit.
‒ Oh, ben non ! Non. Que t'aies la surprise quand tu t'en apercevrais. C'était mieux, non ?
‒ Sauf qu'au bout du compte je me suis aperçue de rien.
‒ On est largement en avance. Et vu le temps qu'il fait en plus !
On s'est assises sur un banc à l'abri d'un petit réduit de verdure.
‒ Tu voudrais pas ?
‒ Quoi donc ?
‒ Me les montrer. J'ai trop envie.
‒ Ici ?
‒ Ben oui, ici !
‒ Et si quelqu'un vient…
‒ Qui veux-tu qui vienne ? Oh, allez, va ! S'il te plaît !
Et je les lui ai fait jaillir.
‒ Ce qu'ils sont beaux ! Non, mais ce qu'ils sont beaux !
J'ai voulu me rajuster
‒ Non. Attends ! Attends ! Encore un peu. Juste un peu.
Et d'un peu en un peu
‒ Bon, mais allez ! Cette fois il faut vraiment qu'on y aille. On va finir par être en retard sinon.
‒ Clémence…
‒ Oui.
‒ Tu sais quoi ? Eh ben il y avait quelqu'un. Un vieux avec son chien. Qu'a regardé tout du long. Depuis le début il était là. Il vient juste de partir.
‒ Et toi, tu m'as rien dit.
‒ Oh, ben non ! Non. Que t'aies la surprise quand tu t'en apercevrais. C'était mieux, non ?
‒ Sauf qu'au bout du compte je me suis aperçue de rien.
Maeva m'a abordée à la sortie de la salle de cours avec des mines de conspiratrice… Il fallait qu'elle me parle. C'était important.
‒ C'est au sujet de Pierre.
‒ Quoi, Pierre ? Qu'est-ce qu'il y a, Pierre ?
‒ Il a quelqu'un d'autre.
Une dénommée Laëtitia. Laëtitia Ducret. Une avocate.
‒ Et comment tu sais ça, toi ?
‒ Par ma sœur. Qui la connaît.
‒ Et elle sait que j'existe, cette Laëtitia ? Qu'on est ensemble, Pierre et moi ?
« Oh la la non ! Elle supporterait pas. Elle est bien trop orgueilleuse. Tu vas faire quoi, toi, maintenant
‒ Je sais pas. Faut que je réfléchisse. Quand ça te tombe dessus comme ça… Merci en tout cas.
Elle s'est éloignée. Telle que je la connais, je suis sûre qu'au fond d'elle-même elle est ravie.
‒ C'est au sujet de Pierre.
‒ Quoi, Pierre ? Qu'est-ce qu'il y a, Pierre ?
‒ Il a quelqu'un d'autre.
Une dénommée Laëtitia. Laëtitia Ducret. Une avocate.
‒ Et comment tu sais ça, toi ?
‒ Par ma sœur. Qui la connaît.
‒ Et elle sait que j'existe, cette Laëtitia ? Qu'on est ensemble, Pierre et moi ?
« Oh la la non ! Elle supporterait pas. Elle est bien trop orgueilleuse. Tu vas faire quoi, toi, maintenant
‒ Je sais pas. Faut que je réfléchisse. Quand ça te tombe dessus comme ça… Merci en tout cas.
Elle s'est éloignée. Telle que je la connais, je suis sûre qu'au fond d'elle-même elle est ravie.
21 heures
Julien m'attendait…
‒ Tu sais quoi ? Eh ben ça y est ! Camille. Ça y est. On s'est réconciliés. Enfin presque.
Elle va venir ?
‒ Ce soir, là ? Oh, non ! Non. Pas encore, non. Ni même ce week-end. Vu la façon dont je l'avais larguée. Elle me fait payer la note. C'est de bonne guerre. Elle veut pas céder trop vite et elle me la joue dans le registre « Tu m'as déjà plaqué une fois. Alors qu'est-ce qui me dit que tu vas pas recommencer ? » Mais ça va le faire. Ça va le faire. Elle en a trop envie.
‒ Tu sais quoi ? Eh ben ça y est ! Camille. Ça y est. On s'est réconciliés. Enfin presque.
Elle va venir ?
‒ Ce soir, là ? Oh, non ! Non. Pas encore, non. Ni même ce week-end. Vu la façon dont je l'avais larguée. Elle me fait payer la note. C'est de bonne guerre. Elle veut pas céder trop vite et elle me la joue dans le registre « Tu m'as déjà plaqué une fois. Alors qu'est-ce qui me dit que tu vas pas recommencer ? » Mais ça va le faire. Ça va le faire. Elle en a trop envie.
Vendredi 31 mai
‒ On y retourne ? Sur le banc. On y retourne ?
‒ J'en suis pas trop, moi, ce matin.
‒ Le pauvre ! Il va nous attendre. Il en a pas dormi de la nuit si ça tombe.
‒ Ben, raison de plus ! Faut le faire encore attendre. Ce n'en sera que meilleur le jour où on décidera de remettre ça.
‒ Oui. Oui. Mais ce qu'on pourrait alors quand même du coup, c'est y aller… Sans rien lui montrer. Juste comme ça. Histoire qu'il nous voie. Que ça le maintienne sous pression.
‒ J'en suis pas trop, moi, ce matin.
‒ Le pauvre ! Il va nous attendre. Il en a pas dormi de la nuit si ça tombe.
‒ Ben, raison de plus ! Faut le faire encore attendre. Ce n'en sera que meilleur le jour où on décidera de remettre ça.
‒ Oui. Oui. Mais ce qu'on pourrait alors quand même du coup, c'est y aller… Sans rien lui montrer. Juste comme ça. Histoire qu'il nous voie. Que ça le maintienne sous pression.
‒ Qu'est-ce t'en as pensé ?
‒ Que lui offrir effrontément une vue imprenable sur ta petite culotte La un quart d'heure durant, c'est pas vraiment rien montrer.
‒ C'est pas ma faute. J'ai pas pu m'empêcher. À le sentir là, derrière la haie, qu'attendait que ça… Bon, mais alors, tu l'as vu cette fois, t'en penses quoi ? Il est classe, hein ?
‒ Ça a l'air, oui.
‒ Tu lui donnes quel âge ?
‒ Soixante ans. Quelque chose comme ça.
‒ Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est qu'avec lui il y a rien à craindre. Ça débordera pas. On va pouvoir jouer. Et on s'en privera pas.
‒ Que lui offrir effrontément une vue imprenable sur ta petite culotte La un quart d'heure durant, c'est pas vraiment rien montrer.
‒ C'est pas ma faute. J'ai pas pu m'empêcher. À le sentir là, derrière la haie, qu'attendait que ça… Bon, mais alors, tu l'as vu cette fois, t'en penses quoi ? Il est classe, hein ?
‒ Ça a l'air, oui.
‒ Tu lui donnes quel âge ?
‒ Soixante ans. Quelque chose comme ça.
‒ Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est qu'avec lui il y a rien à craindre. Ça débordera pas. On va pouvoir jouer. Et on s'en privera pas.
15 heures
Pile, j'y vais. Face, j'y vais pas. Pile. Allez, route…
« Maître Laetitia Ducret, avocate » Une de ces baraques c'était ! Avec un immense perron à double montée. Et des buis taillés. Si elle croyait qu'il m'impressionnait son fric. Ah, elle voulait la guerre ? Eh ben elle allait l'avoir. Il serait pas à elle, Pierre. Il serait jamais à elle. J'allais me battre. Et j'aurais le dernier mot. Alors ça ! J'aurai le dernier mot.
« Maître Laetitia Ducret, avocate » Une de ces baraques c'était ! Avec un immense perron à double montée. Et des buis taillés. Si elle croyait qu'il m'impressionnait son fric. Ah, elle voulait la guerre ? Eh ben elle allait l'avoir. Il serait pas à elle, Pierre. Il serait jamais à elle. J'allais me battre. Et j'aurais le dernier mot. Alors ça ! J'aurai le dernier mot.
21 heures
Il me fait trop rire, Julien. Parce que quand il a quelque chose à me dire il tourne en rond comme un lion en cage. Il déplace des tas de trucs en me jetant des regards par en dessous. Jusqu'à ce que je lui demande ce qu'il y a. Mais là, j'ai fait semblant de rien remarquer. Exprès. Et il a fini par se jeter à l'eau.
‒ Tu rentres chez toi ce week-end ?
‒ Ah, ben oui. Oui. Un peu d'air pur me fera le plus grand bien.
‒ Tu vas me manquer. Beaucoup.
‒ Merci. C'est gentil.
‒ Tu sais ce que j'aimerais ? Ce qui me ferait vraiment plaisir ? C'est avoir des photos de toi. Je pourrais les regarder quand t'es pas là.
‒ Les regarder et…
‒ Oh, ben oui ! Tu sais bien. C'est toujours à toi que je pense quand je me le fais. À toi et à personne d'autre. Jamais.
‒ Va chercher ton appareil.
Il ne se l'est pas fait répéter deux fois. M'a mitraillée tant et plus. Et puis…
‒ Ça t'ennuierait ?
‒ Quoi donc ?
‒ D'aller mettre ton pyjama…
Dont j'ai laissé les trois premiers boutons ouverts.
‒ Tu rentres chez toi ce week-end ?
‒ Ah, ben oui. Oui. Un peu d'air pur me fera le plus grand bien.
‒ Tu vas me manquer. Beaucoup.
‒ Merci. C'est gentil.
‒ Tu sais ce que j'aimerais ? Ce qui me ferait vraiment plaisir ? C'est avoir des photos de toi. Je pourrais les regarder quand t'es pas là.
‒ Les regarder et…
‒ Oh, ben oui ! Tu sais bien. C'est toujours à toi que je pense quand je me le fais. À toi et à personne d'autre. Jamais.
‒ Va chercher ton appareil.
Il ne se l'est pas fait répéter deux fois. M'a mitraillée tant et plus. Et puis…
‒ Ça t'ennuierait ?
‒ Quoi donc ?
‒ D'aller mettre ton pyjama…
Dont j'ai laissé les trois premiers boutons ouverts.
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