Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 16
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 16
Mercredi 26 juin
Un commentaire, ce matin, au réveil… « Je me suis endormi entre tes seins… Comment c'était bon ! »
Sophie m'est tombée dessus tout aussitôt après, l'air ravi. Histoire de faire passer le message qu'elle avait vu le dentiste. Peut-être qu'elle l'a vu. Et puis peut-être pas. Il l'a jetée, si ça tombe. Et s'il l'a pas fait… S'il l'a pas fait, elle se rend pas compte qu'il suffirait que je lève le petit doigt pour qu'elle y remette plus jamais les pieds là-bas.
‒ Alors ?
‒ Quoi alors ?
‒ Eh ben, tu racontes ? Le truc, là, que tu m'avais dit qu'est en train de t'arriver.
‒ Oh, c'est rien finalement. Je m'étais imaginé, mais bon.
Elle croit tout de même pas que je vais lui dire ! Pour qu'elle aille me foutre des bâtons dans les roues…
‒ Alors ?
‒ Quoi alors ?
‒ Eh ben, tu racontes ? Le truc, là, que tu m'avais dit qu'est en train de t'arriver.
‒ Oh, c'est rien finalement. Je m'étais imaginé, mais bon.
Elle croit tout de même pas que je vais lui dire ! Pour qu'elle aille me foutre des bâtons dans les roues…
15 heures
C'est magnifique chez Charusse. Une grande pièce claire avec une baie vitrée qui surplombe tout le quartier.
‒ Je vous attendais.
Il m'a fait asseoir. Sur un luxueux canapé gris souris. S'est installé en face de moi.
‒ Oui, d'abord je voudrais vous dire. Si vous pouviez… Enfin… Le répétez pas trop que je vais vous aider. C'est exceptionnel et je ne tiens pas à ce que ça serve de précédent. Qu'on vienne me solliciter à tout bout de champ pour…
Oh, mais fallait pas qu'il s'inquiète pour ça ! Personne serait au courant. Personne ! Ça allait rester strictement entre nous. Et d'ailleurs moi aussi j'avais quelque chose à lui dire.
‒ Oui, parce que je suis pas bien riche, mais…
‒ Laissons cela ! Laissons cela !
‒ Oh, mais je trouverai un moyen de vous dédommager. Autrement. Je trouverai.
Et j'ai croisé haut les jambes. Très très haut.
‒ Je vous attendais.
Il m'a fait asseoir. Sur un luxueux canapé gris souris. S'est installé en face de moi.
‒ Oui, d'abord je voudrais vous dire. Si vous pouviez… Enfin… Le répétez pas trop que je vais vous aider. C'est exceptionnel et je ne tiens pas à ce que ça serve de précédent. Qu'on vienne me solliciter à tout bout de champ pour…
Oh, mais fallait pas qu'il s'inquiète pour ça ! Personne serait au courant. Personne ! Ça allait rester strictement entre nous. Et d'ailleurs moi aussi j'avais quelque chose à lui dire.
‒ Oui, parce que je suis pas bien riche, mais…
‒ Laissons cela ! Laissons cela !
‒ Oh, mais je trouverai un moyen de vous dédommager. Autrement. Je trouverai.
Et j'ai croisé haut les jambes. Très très haut.
19 heures
À l'appart Julien était en train de me regarder sur l'ordi. Les photos.
‒ Encore ! Mais tu vas me savoir par cœur à force.
‒ J'espère bien ! En attendant, les oreilles ont dû drôlement te siffler aujourd'hui…
‒ Parce que ?
‒ Parce qu'il y a eu un de ces remue-ménage au boulot à cause de toi.
‒ T'as montré les photos, j'parie !
‒ Je les ai pas montrées, non ! Je me suis fait surprendre en train de les regarder. Nuance.
‒ Tu l'as fait exprès. Je suis sûre que tu l'as fait exprès !
‒ Pas vraiment. Mais un peu quand même !
‒ Ben, tiens ! Et alors ?
‒ Et alors il y a eu tout le monde autour de moi. Tous les mecs. À s'extasier. Que des lolos comme ça c'était à se mettre à genoux devant. Que si leurs nanas elles avaient les mêmes, ils risqueraient pas d'avoir envie d'aller voir ailleurs. Et c'était qui cette fille ? Il y avait pas moyen d'avoir ses coordonnées ?
‒ Tu leur as pas dit que j'étais ta colocataire au moins ?
‒ Non, mais ça va pas ? Tu me prends pour un demeuré ?
‒ Encore ! Mais tu vas me savoir par cœur à force.
‒ J'espère bien ! En attendant, les oreilles ont dû drôlement te siffler aujourd'hui…
‒ Parce que ?
‒ Parce qu'il y a eu un de ces remue-ménage au boulot à cause de toi.
‒ T'as montré les photos, j'parie !
‒ Je les ai pas montrées, non ! Je me suis fait surprendre en train de les regarder. Nuance.
‒ Tu l'as fait exprès. Je suis sûre que tu l'as fait exprès !
‒ Pas vraiment. Mais un peu quand même !
‒ Ben, tiens ! Et alors ?
‒ Et alors il y a eu tout le monde autour de moi. Tous les mecs. À s'extasier. Que des lolos comme ça c'était à se mettre à genoux devant. Que si leurs nanas elles avaient les mêmes, ils risqueraient pas d'avoir envie d'aller voir ailleurs. Et c'était qui cette fille ? Il y avait pas moyen d'avoir ses coordonnées ?
‒ Tu leur as pas dit que j'étais ta colocataire au moins ?
‒ Non, mais ça va pas ? Tu me prends pour un demeuré ?
Jeudi 27 juin
Reçu en MP le message d'une nana qui m'a beaucoup touchée : « Tu es magnifique. Et tu as beaucoup de chance. Moi, je suis toute plate. Ou quasiment. Alors tu peux pas savoir comme je te les envie, tes seins ! Je te les emprunte. J'imagine qu'ils sont à moi. Que les regards des mecs dans la rue se posent dessus. J'en suis fière. Mais c'est seulement en rêve. Dans la réalité ça n'arrive jamais. Dans la réalité…
8 heures
Depuis qu'on est allés à la plage là-bas, Camille et moi on vit quasiment tout le temps à poil. On mange à poil. On prépare à bouffer à poil. On passe l'aspirateur à poil. On regarde la télé à poil. Tout. Ça leur déplaît pas, aux mecs. Et si Pierre est là tous les soirs maintenant je sais bien pourquoi c'est Je suis pas idiote N'empêche qu'eux aussi ils ont fini par s'y mettre Et que ça nous déplaît pas non plus. En attendant, il va falloir qu'on se passe d'eux. Parce que Pierre, c'est demain qu'il s'envole pour les États-Unis et Julien, c'est dimanche qu'il descend avec ses parents dans le Tarn.
‒ Et vous, les filles, vous allez faire quoi pendant ce temps-là ?
Nous ? On savait pas. On verrait.
On savait très bien. On allait retourner à cette plage. Peut-être pas quinze jours, parce que côté fric… Mais on allait y retourner. Dès qu'ils seraient partis.
‒ Et vous, les filles, vous allez faire quoi pendant ce temps-là ?
Nous ? On savait pas. On verrait.
On savait très bien. On allait retourner à cette plage. Peut-être pas quinze jours, parce que côté fric… Mais on allait y retourner. Dès qu'ils seraient partis.
15 heures
Le dentiste avait encore fermé son cabinet. Pour moi.
‒ Eh ben dites donc ! Avec moi par les pieds vous risquez pas de faire des affaires.
‒ J'm'en fiche ! Dans six mois je suis à la retraite. Et puis il faut savoir aller à l'essentiel dans la vie.
‒ Oui, alors si je comprends bien, l'essentiel, pour vous, c'est moi.
‒ Tu peux pas imaginer à quel point. T'es un vrai petit miracle qu'a surgi dans ma vie.
Un petit miracle qui lui a souri et qui s'est lentement, très lentement, déshabillé. Qui s'est offert à ses regards. Aussi longtemps qu'il a voulu. Et il a voulu longtemps. Comme il a voulu. Et ça a été ouverte. Le plus ouverte possible.
‒ Je m'en lasserai jamais. Jamais !
J'ai fermé les yeux. Son souffle sur moi. Tout près.
‒ Eh ben dites donc ! Avec moi par les pieds vous risquez pas de faire des affaires.
‒ J'm'en fiche ! Dans six mois je suis à la retraite. Et puis il faut savoir aller à l'essentiel dans la vie.
‒ Oui, alors si je comprends bien, l'essentiel, pour vous, c'est moi.
‒ Tu peux pas imaginer à quel point. T'es un vrai petit miracle qu'a surgi dans ma vie.
Un petit miracle qui lui a souri et qui s'est lentement, très lentement, déshabillé. Qui s'est offert à ses regards. Aussi longtemps qu'il a voulu. Et il a voulu longtemps. Comme il a voulu. Et ça a été ouverte. Le plus ouverte possible.
‒ Je m'en lasserai jamais. Jamais !
J'ai fermé les yeux. Son souffle sur moi. Tout près.
Il s'est redressé.
‒ Il y a des moments où je voudrais que tu ne sois qu'à moi. Que personne d'autre n'ait le droit de te voir. Personne ! Et puis des moments où, au contraire, je voudrais que tout le monde te voie. Sache que tu es belle. Magnifique.
J'ai failli lui dire, du coup, pour les photos. C'était à deux doigts. Je me suis retenue. Moins il y aura de monde au courant…
‒ Il y a des moments où je voudrais que tu ne sois qu'à moi. Que personne d'autre n'ait le droit de te voir. Personne ! Et puis des moments où, au contraire, je voudrais que tout le monde te voie. Sache que tu es belle. Magnifique.
J'ai failli lui dire, du coup, pour les photos. C'était à deux doigts. Je me suis retenue. Moins il y aura de monde au courant…
18 heures
‒ C'est moi, Stéphane ! Tu viens à la répét ce soir ?
Oui, je venais. Bien sûr que je venais !
‒ Si on dînait ensemble avant ? Qu'on puisse discuter un peu.
S'il voulait, oui. Avec plaisir. Et on s'est retrouvés tous les deux devant un grand plateau de fruits de mer.
‒ Alors ? T'en as pensé quoi jeudi dernier ?
‒ C'est pas en une soirée qu'on peut vraiment se faire une idée.
‒ Par moments, j'ai un peu l'impression que c'est moi Pepe. Que je focalise toutes sortes d'attentes, de désirs, de fantasmes avec lesquels je n'ai pas, en ce qui me concerne, grand-chose à voir.
‒ C'est l'impression que ça donne, oui !
‒ Je me demande si j'ai bien fait de choisir cette pièce finalement !
‒ Le risque que tu cours, c'est qu'elles tombent toutes plus ou moins amoureuses de toi. C'est déjà fait d'ailleurs pour certaines.
‒ Tu crois ?
‒ Celle qui joue Magdalena m'a déjà sérieusement mise en garde. J'ai pas intérêt à t'approcher de trop près.
‒ Elle ? Oui, ben alors là ! C'est sûrement pas avec elle qu'il risque de se passer quoi que ce soit.
‒ C'est pas ce qu'elle croit. Ou ce qu'elle essaie de faire croire.
‒ Grand bien lui fasse ! »
Oui, je venais. Bien sûr que je venais !
‒ Si on dînait ensemble avant ? Qu'on puisse discuter un peu.
S'il voulait, oui. Avec plaisir. Et on s'est retrouvés tous les deux devant un grand plateau de fruits de mer.
‒ Alors ? T'en as pensé quoi jeudi dernier ?
‒ C'est pas en une soirée qu'on peut vraiment se faire une idée.
‒ Par moments, j'ai un peu l'impression que c'est moi Pepe. Que je focalise toutes sortes d'attentes, de désirs, de fantasmes avec lesquels je n'ai pas, en ce qui me concerne, grand-chose à voir.
‒ C'est l'impression que ça donne, oui !
‒ Je me demande si j'ai bien fait de choisir cette pièce finalement !
‒ Le risque que tu cours, c'est qu'elles tombent toutes plus ou moins amoureuses de toi. C'est déjà fait d'ailleurs pour certaines.
‒ Tu crois ?
‒ Celle qui joue Magdalena m'a déjà sérieusement mise en garde. J'ai pas intérêt à t'approcher de trop près.
‒ Elle ? Oui, ben alors là ! C'est sûrement pas avec elle qu'il risque de se passer quoi que ce soit.
‒ C'est pas ce qu'elle croit. Ou ce qu'elle essaie de faire croire.
‒ Grand bien lui fasse ! »
On est arrivés tous les deux ensemble. Légèrement en retard. Je crois qu'il l'a fait exprès. Histoire de remettre les pendules à l'heure. Ce regard qu'elle m'a jeté, la Magdalena ! Quant aux autres, ça valait guère mieux. Ça m'amuse. Ça m'amuse vraiment.
Vendredi 28 juin
J'ai constaté :
‒ On n'a pas fait grand-chose finalement !
Il était désolé, Charusse.
‒ La prochaine fois je vous promets que…
‒ Oh, ça fait rien ! C'est pas grave. On a le temps jusqu'à la rentrée. Et puis on a parlé. C'est important de parler. Pour moi en tout cas, parce que j'ai pas trop l'occasion. Enfin si ! Avec des jeunes de mon âge. Mais on voit trop les choses de la même façon entre jeunes. Tandis que vous, ce que vous dites, souvent j'y avais pas pensé, mais alors là pas du tout. Mais peut-être que ça vous embête.
‒ Quoi donc ?
‒ De m'écouter raconter mes petites histoires. Et de me donner votre avis dessus. Vous vous en fichez finalement de tout ça.
‒ Pas du tout ! Pas du tout ! Alors là détrompez-vous ! Pas du tout !
‒ Vous dites ça pour me faire plaisir. Bon, mais quelle heure il… Oh, là, là, faut que j'y aille, moi ! Mais avant… ça vous ennuierait que je jette un coup d'œil par votre baie vitrée ? C'est tellement magnifique ce qu'on voit…
‒ Mais bien sûr ! Allez-y ! Allez-y !
J'y suis restée un long moment. Pour lui laisser le temps de contempler tout à loisir tout ce que ma robe laissait entrevoir, par transparence, dans la lumière.
‒ On n'a pas fait grand-chose finalement !
Il était désolé, Charusse.
‒ La prochaine fois je vous promets que…
‒ Oh, ça fait rien ! C'est pas grave. On a le temps jusqu'à la rentrée. Et puis on a parlé. C'est important de parler. Pour moi en tout cas, parce que j'ai pas trop l'occasion. Enfin si ! Avec des jeunes de mon âge. Mais on voit trop les choses de la même façon entre jeunes. Tandis que vous, ce que vous dites, souvent j'y avais pas pensé, mais alors là pas du tout. Mais peut-être que ça vous embête.
‒ Quoi donc ?
‒ De m'écouter raconter mes petites histoires. Et de me donner votre avis dessus. Vous vous en fichez finalement de tout ça.
‒ Pas du tout ! Pas du tout ! Alors là détrompez-vous ! Pas du tout !
‒ Vous dites ça pour me faire plaisir. Bon, mais quelle heure il… Oh, là, là, faut que j'y aille, moi ! Mais avant… ça vous ennuierait que je jette un coup d'œil par votre baie vitrée ? C'est tellement magnifique ce qu'on voit…
‒ Mais bien sûr ! Allez-y ! Allez-y !
J'y suis restée un long moment. Pour lui laisser le temps de contempler tout à loisir tout ce que ma robe laissait entrevoir, par transparence, dans la lumière.
15 heures
Laëtitia avait l'air préoccupée.
‒ Ben dis donc ! Vous en faites une tête aujourd'hui. Il y a quelque chose qui va pas ? Votre boulot, je parie ! Faut dire qu'avocate, ça, c'est un truc qui m'aurait vraiment pas plu. Enfin, ça dépend. Mais quand on est obligé de défendre des gens qui ont tué père et mère.
‒ C'est quand même pas le genre d'affaire qu'on voit tous les jours. Non, au quotidien, c'est beaucoup plus banal que ça. Tristement banal.
‒ Des divorces, par exemple. Vous devez en avoir à la pelle, j'parie, non ?
‒ Oh, que oui !
‒ Ça pousse pas vraiment à se marier. Mais ça, de toute façon…
‒ À propos comment ça va, vous, avec votre petit ami ? Ça s'arrange ?
‒ Nettement, oui. Et vous ?
‒ Pas vraiment, non. Je crois bien que c'est sur la fin. Il en a strictement rien à faire de moi.
‒ C'est peut-être juste une mauvaise passe. Ça arrive à tout le monde.
‒ Je crois pas, non.
‒ Si vous partez battue d'avance.
‒ Il s'est envolé ce matin pour les États-Unis sans même éprouver le besoin de me dire au revoir. Alors !
À moi non plus ! Je lui ai évidemment pas dit. Mais à moi non plus ! Il est comme ça Pierre. Faut pas se formaliser. Oh, mais qu'elle le prenne comme ça ! Qu'elle le prenne comme ça ! Au contraire, ça m'arrange. De ce côté-là je crois que j'aurai bientôt plus grand-chose à craindre.
‒ Ben dis donc ! Vous en faites une tête aujourd'hui. Il y a quelque chose qui va pas ? Votre boulot, je parie ! Faut dire qu'avocate, ça, c'est un truc qui m'aurait vraiment pas plu. Enfin, ça dépend. Mais quand on est obligé de défendre des gens qui ont tué père et mère.
‒ C'est quand même pas le genre d'affaire qu'on voit tous les jours. Non, au quotidien, c'est beaucoup plus banal que ça. Tristement banal.
‒ Des divorces, par exemple. Vous devez en avoir à la pelle, j'parie, non ?
‒ Oh, que oui !
‒ Ça pousse pas vraiment à se marier. Mais ça, de toute façon…
‒ À propos comment ça va, vous, avec votre petit ami ? Ça s'arrange ?
‒ Nettement, oui. Et vous ?
‒ Pas vraiment, non. Je crois bien que c'est sur la fin. Il en a strictement rien à faire de moi.
‒ C'est peut-être juste une mauvaise passe. Ça arrive à tout le monde.
‒ Je crois pas, non.
‒ Si vous partez battue d'avance.
‒ Il s'est envolé ce matin pour les États-Unis sans même éprouver le besoin de me dire au revoir. Alors !
À moi non plus ! Je lui ai évidemment pas dit. Mais à moi non plus ! Il est comme ça Pierre. Faut pas se formaliser. Oh, mais qu'elle le prenne comme ça ! Qu'elle le prenne comme ça ! Au contraire, ça m'arrange. De ce côté-là je crois que j'aurai bientôt plus grand-chose à craindre.
20 heures
‒ Ils ont pas tellement plu mes seins, hein, finalement !
Julien a poussé les hauts cris.
‒ Mais bien sûr que si !
‒ Il y en a pas eu beaucoup des commentaires.
‒ Oui, mais ça les commentaires ! Entre ceux qu'ont la flemme, ceux qui savent pas quoi mettre, ceux qu'ont peur d'avoir l'air idiot… C'est partout pareil. Sur tous les sites. C'est pas trop ça qui compte, les commentaires. L'important, c'est combien il y en a qui sont allés les voir, les photos. Et de ce côté-là t'as vraiment pas à te plaindre.
‒ Oui, c'est vrai ! T'as raison. C'est de la folie comment j'aime ça être vue, n'empêche ! Et penser que je leur fais plein d'effet aux mecs.
‒ Tu leur en fais ! Ça fait pas l'ombre d'un doute. Et tu vas encore leur en faire.
‒ Oui… Parce que… allez, on attaque ?
‒ On attaque. Tes fesses, on leur offre aujourd'hui. Ça te va ?
‒ Ça me va, oui. Ils sont là-haut, tes copains ?
‒ À ton avis ?
‒ Je sais pas. Mais sûrement, oui.
‒ Évidemment qu'ils y sont ! Pour rien au monde ils ne rateraient nos petites séances du vendredi soir. Et ce soir en plus il y a une surprise.
‒ C'est quoi ?
‒ Il y a deux filles avec eux.
‒ Des filles, c'est vrai ?
‒ Ça t'ennuie ?
‒ Oh, non, non ! Au contraire ! J'aime bien qu'elles me voient, les filles. Qu'elles soient jalouses. Et puis plein d'autres choses. Oui, mais alors s'il y a des filles faut que toi aussi tu sois à poil en les prenant les photos. Qu'elles en profitent ! Ah, ben si ! Si !
Julien a poussé les hauts cris.
‒ Mais bien sûr que si !
‒ Il y en a pas eu beaucoup des commentaires.
‒ Oui, mais ça les commentaires ! Entre ceux qu'ont la flemme, ceux qui savent pas quoi mettre, ceux qu'ont peur d'avoir l'air idiot… C'est partout pareil. Sur tous les sites. C'est pas trop ça qui compte, les commentaires. L'important, c'est combien il y en a qui sont allés les voir, les photos. Et de ce côté-là t'as vraiment pas à te plaindre.
‒ Oui, c'est vrai ! T'as raison. C'est de la folie comment j'aime ça être vue, n'empêche ! Et penser que je leur fais plein d'effet aux mecs.
‒ Tu leur en fais ! Ça fait pas l'ombre d'un doute. Et tu vas encore leur en faire.
‒ Oui… Parce que… allez, on attaque ?
‒ On attaque. Tes fesses, on leur offre aujourd'hui. Ça te va ?
‒ Ça me va, oui. Ils sont là-haut, tes copains ?
‒ À ton avis ?
‒ Je sais pas. Mais sûrement, oui.
‒ Évidemment qu'ils y sont ! Pour rien au monde ils ne rateraient nos petites séances du vendredi soir. Et ce soir en plus il y a une surprise.
‒ C'est quoi ?
‒ Il y a deux filles avec eux.
‒ Des filles, c'est vrai ?
‒ Ça t'ennuie ?
‒ Oh, non, non ! Au contraire ! J'aime bien qu'elles me voient, les filles. Qu'elles soient jalouses. Et puis plein d'autres choses. Oui, mais alors s'il y a des filles faut que toi aussi tu sois à poil en les prenant les photos. Qu'elles en profitent ! Ah, ben si ! Si !
Et ça a été comme la dernière fois avec les soutifs. Sauf que ce coup-ci c'était avec les strings et les culottes. J'ai enlevé. Enfilé. Retiré. Recommencé. Un nombre incalculable de fois. Et Julien m'a photographiée. De dos. Seulement de dos. Il a pas arrêté de photographier. Et de bander. Je regrettais pas de l'avoir fait mettre à poil. Ah, non alors ! D'autant que les filles là-haut… Il m'a fait allonger à plat ventre sur le lit. Toute nue. Une dernière salve.
‒ Là ! C'est tout pour aujourd'hui.
Il s'est assis à mes côtés. A posé sa main, bien calée, au creux de mes reins.
‒ Je les adore tes fesses. Je les adore. Comment elles sont attendrissantes ! Elles m'émeuvent d'une force !
Il y a posé ses lèvres, s'est introduit, du bout de la langue, dans le sillon entre elles. Je l'ai tout doucement repoussé.
‒ Non, Julien, non. Pas encore ! Un jour. Plus tard. Moi aussi, j'ai envie. Tellement ! J'ai jamais eu autant envie avec personne. C'est pour ça : il faut la garder encore, l'envie. C'est tellement bon. Tu comprends ?
Il a compris. Il s'est blotti contre moi. Son plaisir est venu tout seul contre ma cuisse.
‒ Là ! C'est tout pour aujourd'hui.
Il s'est assis à mes côtés. A posé sa main, bien calée, au creux de mes reins.
‒ Je les adore tes fesses. Je les adore. Comment elles sont attendrissantes ! Elles m'émeuvent d'une force !
Il y a posé ses lèvres, s'est introduit, du bout de la langue, dans le sillon entre elles. Je l'ai tout doucement repoussé.
‒ Non, Julien, non. Pas encore ! Un jour. Plus tard. Moi aussi, j'ai envie. Tellement ! J'ai jamais eu autant envie avec personne. C'est pour ça : il faut la garder encore, l'envie. C'est tellement bon. Tu comprends ?
Il a compris. Il s'est blotti contre moi. Son plaisir est venu tout seul contre ma cuisse.
23 heures
‒ Tu dors pas, Julien ? Tu te tournes. Tu te retournes. Il y a quelque chose qui te tracasse ?
‒ Quinze jours sans te voir, ça va être long.
‒ T'auras les photos. Celles d'hier. Et puis toutes celles d'avant. T'as de quoi faire, non ?
‒ C'est pas pareil. Tu sais bien que c'est pas pareil.
‒ C'est mieux que rien.
‒ Oui, mais bon ! Vous allez faire quoi toutes les deux pendant ce temps-là ? Vous allez vraiment partir ?
‒ Ah, ben ça ! Un peu qu'on va partir !
‒ Où ça ?
‒ À la mer ? Là où on était tous les quatre l'autre fois.
‒ Ça va donner toutes les deux. Vous allez vous lâcher.
‒ Il y a toutes les chances, oui.
‒ Elle change, Camille. Elle change vraiment. Il y a des moments je la reconnais plus.
‒ Et t'inquiète qu'elle va encore changer. Je vais faire ce qu'il faut pour.
‒ Tu me raconteras ?
‒ Ben évidemment, ça !
‒ Quinze jours sans te voir, ça va être long.
‒ T'auras les photos. Celles d'hier. Et puis toutes celles d'avant. T'as de quoi faire, non ?
‒ C'est pas pareil. Tu sais bien que c'est pas pareil.
‒ C'est mieux que rien.
‒ Oui, mais bon ! Vous allez faire quoi toutes les deux pendant ce temps-là ? Vous allez vraiment partir ?
‒ Ah, ben ça ! Un peu qu'on va partir !
‒ Où ça ?
‒ À la mer ? Là où on était tous les quatre l'autre fois.
‒ Ça va donner toutes les deux. Vous allez vous lâcher.
‒ Il y a toutes les chances, oui.
‒ Elle change, Camille. Elle change vraiment. Il y a des moments je la reconnais plus.
‒ Et t'inquiète qu'elle va encore changer. Je vais faire ce qu'il faut pour.
‒ Tu me raconteras ?
‒ Ben évidemment, ça !
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