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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le journal intime de Clémence — Chapitre 19

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Exorium
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Le journal intime de Clémence

Chapitre 19

Jeudi 4 juillet
‒ Où t'étais cette nuit ?
On déjeunait toutes les deux devant la tente.
‒ Avec un mec.
‒ Ah, oui ? Eh ben raconte, quoi !
‒ Oui, oh, il y a pas grand-chose à raconter. On a discuté. On s'est fait une bouffe. On est allés danser. On s'est plu. Et puis voilà !
‒ Super ! Et tu vas le revoir ?
‒ C'est prévu, oui.
‒ Et t'as pas peur ?
‒ Peur ? Peur de quoi ?
‒ Je sais pas, moi. De t'attacher. Qu'il se mette à compter. À trop compter. Et que tu saches plus où t'en es avec Pierre du coup.
‒ Oui, oh, on n'en est pas là. Et puis j'ai vraiment pas envie de me prendre la tête avec ça.
‒ Oui, ben nous, avec Boris et Lucas on a beaucoup parlé. Toute la soirée. Et ils sont pas homos finalement.
‒ Ah, ben tu vois !
‒ Enfin si ! Mais pas seulement. C'est bien ce qu'il me semblait. Ils sont bi en fait. Et, si je m'y prends bien, c'est pas impossible du tout avec Lucas finalement. Et je vais faire ce qu'il faut pour… Parce que plus ça va et plus il me fait envie, ce type. Il me le faut. Il me le faut vraiment. Et même toi, hein, t'aurais tes chances avec Boris, je suis sûre.
‒ Oui, oh, je vais pas me démultiplier partout non plus. J'ai Maxime. Dans un autre registre, il y a Charusse. Avec qui je vais aller manger à midi d'ailleurs !
13 heures
Charusse était tout triste.
‒ Je t'ai pas vue hier soir.
‒ Et vous me verrez pas non plus ce soir.
‒ Tu dois me trouver bien ennuyeux.
‒ Hein ? Mais c'est pas, non. C'est pas ça du tout. Vous avez de ces idées, vous, par moments ! Non, en fait j'ai rencontré un type.
‒ J'en suis ravi pour toi.
‒ Un type avec qui ça l'a fait. Drôlement bien même. Mais alors qu'est-ce que c'était frustrant !
‒ Frustrant ? Comment ça frustrant ?
‒ Ben oui, attendez ! Parce que… où vous vouliez qu'on aille ? Je pouvais pas le ramener sous ma tente : il y a ma copine. Il pouvait pas me ramener sous la sienne : il y a ses copains. Si bien qu'on s'est retrouvés dans la nature. Ce qu'est pas très confortable, faut bien le dire. Mais surtout, il y a pas moyen d'avoir la paix. Parce que t'as des types, ils passent leur temps à rôder en espérant tomber sur quelque chose à voir. Alors un couple ! Une vraie bénédiction pour eux ! Seulement moi, de sentir tous ces yeux autour – d'autant qu'il y en a, ils sont vraiment pas discrets – ça m'a complètement bloquée. Et il y a pas eu moyen finalement. On a laissé tomber.
‒ Fallait aller à l'hôtel !
‒ Ben, voyons ! Vous savez ce que ça coûte, vous, l'hôtel ? Et on n'est qu'étudiants, je vous rappelle.
‒ Oh, mais s'il y a que ça je vous en prends une, moi, de chambre. Dans l'hôtel où je suis descendu. Il est très bien.
J'ai fait celle qui pouvait pas accepter un truc pareil. Fallait pas exagérer quand même ! Mais si ! Si ! Ça lui faisait plaisir. Il a insisté. Tant et plus. J'ai résisté. Pied à pied. Avant de me laisser fléchir. Évidemment : c'est là que je voulais en venir. En tout cas il y a une chose que je suis prête à parier, c'est que la chambre qu'il va nous faire donner elle sera juste à côté de la sienne. Ou, à la rigueur, juste en dessous. Mais c'est pas pour me déplaire. Au contraire.
16 heures
Camille avait plein de trucs à me raconter.
‒ Plein, oui. Parce que ça y est.
Elle s'est affalée, sur le sable, à mes côtés.
‒ Qu'est-ce qui y est ?
‒ Ben, Lucas ! Et pas seulement. Tu l'as déjà fait, toi?
‒ J'ai déjà fait quoi ?
‒ Ben ça ! Coucher avec deux types en même temps.
‒ Jamais, non.
‒ C'est trop génial, attends ! On s'occupe de toi à fond. T'as des tas de mains qui te caressent en même temps. Des lèvres qui se posent partout. Et puis quand t'en as un en toi tu peux aussi prendre l'autre dans ta bouche pendant ce temps-là. Sans compter qu'ils se relayent. Que tu restes jamais en rade. Et tu vois, ben j'aurais pas cru, mais Boris il serait presque plus craquant que Lucas finalement. La façon dont il te regarde, tout ça ! Je regrette pas. Ah, non alors ! Non, c'est trop le top, je t'assure.
‒ Tu vas en parler à Julien ?
‒ Ça va pas, non ?
‒ Il le prendrait mal, tu crois ?
‒ Je sais pas. Il est tellement imprévisible. Non, et puis j'ai pas envie. J'ai pas envie, c'est tout.
Je me suis empressée de le mettre au courant, Julien.
‒ Et elle précise pas pourquoi ?
‒ Non. Elle dit juste ça. Qu'elle a pas envie de t'en parler.
‒ Essaie de savoir ! Et tiens-moi au courant. De tout ce qui se passe. Je compte sur toi, hein !
‒ Pas de problème.
21 heures
Maxime s'est récrié.
‒ Qu'est-ce tu veux aller foutre là-dedans ?
‒ Viens, j'te dis ! Mais viens !
Je me suis engouffrée dans l'ascenseur d'un pas décidé.
‒ On va quand même pas dormir là-dedans ?
‒ Ben pourquoi ?
‒ C'est rupin que le diable. On pourra jamais payer.
‒ Je t'expliquerai. Viens !
Chambre 409.
‒ C'est là.
Un petit tour dans la salle de bains. Sur le balcon.
‒ Et on voit la mer en plus ! Non, mais comment c'est trop le top !
Il m'a prise dans ses bras.
‒ Toute la journée j'ai eu envie de toi. Toute la journée. De la folie. J'en peux plus.
Et il m'a arraché ma robe. Le reste. Ma culotte. Mon sous-tif. Tout. Il m'a poussée vers le lit.
‒ Tu me rends fou. Complètement fou.
Son désir dressé. Son désir en moi. À la poursuite obstinée de son plaisir. Qu'il a atteint très vite. Presque tout de suite. Avec un grand râle. Cinq ou six râles. Il est retombé, sa joue contre ma joue. ‒ Excuse-moi ! J'ai pas pensé à toi, mais je pouvais pas. J'avais trop envie de toi.
‒ Ça fait rien. C'était bien aussi de te faire autant d'effet.
Il m'a doucement caressé la tempe. Le pourtour des yeux.
‒ Mais ça va être plus facile maintenant.
Et il s'est occupé de moi. Bien. Tendre. Attentionné. Amoureux. Nos plaisirs se sont enchevêtrés. Se sont échevelés. Jusqu'au petit matin.
Vendredi 5 juillet
C'est la voix de Maxime qui m'a réveillée. Il était au téléphone avec quelqu'un sur le balcon. J'ai attendu qu'il ait fini et je l'ai rejoint. On s'est tendu les lèvres. « C'était ma copine… Darline… » ‒ Je m'en doutais un peu. Tu lui as dis pour nous ?
‒ Bien sûr ! Tu vas pas lui dire, toi, à ton copain ?
‒ À Pierre ? Oui, ben alors là il y a pas de risque.
‒ Il le prendrait mal ?
‒ Plutôt, oui. Tu le connais pas.
‒ Je pourrais pas, moi, rester avec quelqu'un à qui je serais obligé de cacher des trucs aussi importants que ça. Et pareil dans l'autre sens.
Il m'a attirée sur ses genoux.
‒ Ça te laisse toute songeuse, on dirait.
‒ C'est pas que ça me laisse songeuse. C'est que ça me fait envie.
‒ Et ça pourrait pas être possible ? En en parlant. En…
‒On voit que tu le connais pas, Pierre. Non, c'est complètement exclu. Ce serait des prises de tête sans arrêt. Si j'étais avec Julien par contre…
‒ C'est qui Julien ?
‒ Mon colocataire. Enfin, un ami plutôt maintenant. On se dit plein de choses. Tout en fait. On en fait plein aussi. Sauf qu'on n'a jamais couché.
‒ Faut peut-être que tu te poses les bonnes questions alors…
‒ Je m'en pose. J'arrête pas de m'en poser. Et de plus en plus.
13 heures
‒ Qu'est-ce qui te fait rire ?
‒ Votre tête. Vous avez une tête de crevé. Vous avez pas fermé l'œil de la nuit, hein, c'est ça ?
‒ C'est-à-dire…
‒ C'est-à-dire que votre chambre, elle est juste à côté de la nôtre et que vous êtes resté l'oreille collée à la cloison à en profiter tout le temps qu'on s'est envoyés en l'air. C'est pas vrai peut-être ? Bien sûr que si ! Je suis pas née de la dernière pluie, vous savez ! C'est très gentil de nous offrir l'hôtel, mais c'est pas complètement désintéressé non plus. Oh, mais si vous y trouvez vous aussi votre compte tant mieux. Tant mieux pour vous. Non, et puis, pour être tout à fait honnête, j'y ai pensé plusieurs fois, pendant, que sûrement vous étiez en train d'écouter de l'autre côté. Et c'était pas désagréable du tout. Au contraire.
‒ C'était très émouvant. Tu étais très émouvante.
‒ Ça vous a plu ? Remarquez, vous seriez difficile. Parce que pour donner ça a donné. Faut dire aussi que Maxime il a sacrément de l'imagination. Ou bien alors il sait hyper trop bien comment on fonctionne, nous, les nanas. Peut-être qu'il en a été une dans une vie antérieure, finalement ! On sait jamais, hein ! Vous y avez jamais pensé, vous, à être une femme un jour ? Rien que pour voir ce que ça fait. Moi, si, d'être un mec. Juste un peu. Pas longtemps. J'aimerais trop ça savoir ce que vous sentez. Ce que ça vous fait quand vous nous êtes dedans.
17 heures
Camille s'est retournée sur le ventre.
‒ Tu voudrais pas m'en passer de la crème dans le dos ? Déjà qu'hier j'étais limite coup de soleil. Alors si je fais pas gaffe… Je suis pas rouge ?
‒ Non… Non… Ça va !
‒ Tu sais qu'on est sacrément connes finalement !
‒ Parce que ?
‒ Parce que des tas de préjugés on a. On se croit libérées, tout ça, mais en réalité… » « Oh, quand même ! On a l'esprit large, moi, j'trouve ! T'en as pas beaucoup des filles qui, comme nous…
‒ Je sais bien. Non, mais c'est pas ça. C'est que moi j'avais toujours dit que derrière, les mecs ils y auraient pas accès. Jamais. Pas question. Ils pouvaient toujours courir. Et puis je sais pas comment ça s'est fait. J'étais avec Lucas. Sur lui. Bien partie. Et, en même temps Boris me caressait. Il y a eu son doigt. Dans mon cul. C'était trop bon comment il le faisait aller et venir. Lentement. Tout en douceur. Et puis je l'ai senti dressé contre mes fesses. Il est entré. Et jamais j'aurais pensé que c'était comme ça. Des sensations folles ça te fait. Ça n'a rien à voir. Et comment tu sens bien son plaisir au type quand il éclate. Non, mais comment j'ai pu me priver d'un truc pareil aussi longtemps ? Faut être complètement conne, j'te dis ! C'est bon, merci. Ça ira comme ça, la crème. Tu veux que je t'en passe, moi ?
‒ Allez…
‒ Tu les aimes pas, hein, Boris et Lucas.
‒ Mais jamais de la vie ! Qu'est-ce que tu vas cherchez !
‒ Ben, je sais pas ! T'es jamais avec nous. On dirait que tu te défiles.
‒ Il y a Maxime. Il y a Charusse. Je peux pas être partout.
‒ Si tu voulais, t'arriverais bien à te partager quand même un peu.
Elle a pas forcément tort. Faudrait bien que je jette un œil sur ce qui se passe de ce côté-là. Ne serait-ce que pour pouvoir donner à Julien le plus de détails possible.
23 heures
‒ Tu crois qu'il y est à nous écouter, Charusse, à côté ?
Tout bas. En chuchotement.
‒ Tu ferais quoi, toi, à sa place ?
‒ Moi ? Je resterais à en profiter. Du plus près possible. Surtout si je la connaissais, la nana. C'est encore mieux
‒ Ça t'arrive de le faire ?
‒ Oh, souvent !
‒ Elle le sait ta copine ?
‒ Elle ? Elle est encore plus accro que moi. On en profite ensemble des fois quand une occasion qui se présente. Je te dis pas dans quel état ça nous met.
‒ J'imagine.
‒ Et même…
‒ Et même ?
‒ Quand elle est avec un mec c'est pas rare, quand c'est possible, que je m'arrange pour être à portée d'oreille. Et la même chose dans l'autre sens. Quand je suis avec une fille. On se raconte après. On adore. C'est génial de voir, mais c'est presque encore plus génial d'entendre sans voir. Parce que t'as l'imagination qui se déchaîne.
‒Ah, ça !
‒ Je peux te poser une question ?
‒ Dis toujours !
‒ Mais t'es pas obligée de me répondre. Il s'est passé quoi entre toi et ce type à côté ?
‒ Charusse ? Rien du tout. Il bave d'admiration devant moi. Et puis c'est tout !
‒ C'est déjà pas si mal. Et maintenant ? Il va se passer quoi ?
‒ Rien non plus. Il adore être avec moi. Me parler. Me regarder. Laisser traîner les yeux sur moi. Ça lui fait un effet fou. J'aime bien. De plus en plus. Alors peut-être que…
‒ Que quoi ?
‒ Que, peu à peu, je vais lui en laisser voir de plus en plus.
Samedi 6 juillet
‒ Il a encore dû être à la noce à côté. Et pas qu'un peu !
‒ Oh la la, oui ! Parce que… de plus en plus ça donne tous les deux, hein !
‒ Normal. On se connaît de mieux en mieux. Mais quand même… j'aimerais trop voir quelle tête il a, ce Charusse.
‒ Ça, c'est facile. Tu veux que je l'invite ? Que je lui dise de venir déjeuner sur la terrasse avec nous ?
‒ Il voudrait, tu crois ?
‒ Tu parles s'il voudra. Plutôt deux fois qu'une. J'y vais. Je vais le chercher.
J'ai renfilé mon pyjama. En oubliant délibérément, en haut, les deux derniers boutons.
Il nous a rejoints sur notre terrasse. Et je me suis installé, d'autorité, sur les genoux de Maxime. Ai laissé tomber ma tête dans son cou.
‒ Arrête, tu vas me faire…
‒ Te faire quoi ?
‒ Tu sais bien.
‒ Bander ? Oh, oui. Oui. Ça y est ! T'es affreux. Tu penses vraiment qu'à ça, toi, hein ! Tout le temps.
‒ Et je suis pas le seul, je suis sûr. N'importe quel mec normalement constitué, quand il te voit, c'est plus fort que lui.
Il s'est tourné vers Charusse. Non, vous croyez pas, vous ?
Il a souri.
‒ Clémentine est une jeune femme tout à fait exceptionnelle.
Quand il a été parti, Maxime m'a fait remarquer :
‒ Lui aussi, il bandait. Quelque chose de rare !
‒ J'ai vu ça, oui.
‒ Comment il était fasciné par tes seins. De la folie. Il les a pas lâchés un seul instant des yeux. Il en est fou, c'est clair.
‒ Et il est en train de se faire quoi, là, maintenant, à ton avis ?
‒ Tu sais ce qui serait sympa la prochaine fois ?
‒ Je sais. Je sais ce que tu vas dire. Que tu me caresses, à travers le pyjama, devant lui ? C'est ça, hein ? On verra. On en reparlera. On verra.
10 heures
‒  Allô ? Julien ? Tu es là ? Tu m'écoutes ?
‒ Je t'écoute, oui.
‒ Bon, alors que je te raconte ! Ça va te plaire, j'en suis sûre. Je suis installée sur un rocher, à demi dissimulée par un arbrisseau aux petites feuilles vert pâle. À sept-huit mètres en contrebas, il y a Camille, ta copine, allongée sur le sable. Toute nue. Les jambes grandes ouvertes. Ses mains jouent dans la chevelure de Boris qui a enfoui la tête entre ses cuisses. Sa bouche est entrouverte. Ses yeux fermés.
‒ T'arrives à voir tout ça d'aussi loin ?
‒ Oui, parce que je lui ai piqué ses jumelles. Pendant ce temps-là Lucas, lui, s'occupe de Boris. Avec ses doigts. Avec ses lèvres. Avec sa langue.
‒ Et toi ? Tu fais quoi ?
‒ Rien. C'est pas l'envie qui m'en manque pourtant, mais rien. Parce qu'avec les jumelles d'un côté et le téléphone de l'autre…
‒ Tu te rattraperas après.
‒ Et comment ! Ah, ça y est, Camille ! Ça y est ! Elle jouit. Comment ça a l'air bon. Elle s'agite dans tous les sens, tu verrais ça ! Et qu'est-ce qu'elle braille ! Je l'entends d'ici. Les deux, elle a ! Les deux. Hou la la !
‒ Clémence ? Tu es toujours là ? Eh bien réponds ! Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qu'ils font ? Eh bien raconte, quoi ! T'es plus là ?
‒ Si ! Désolée ! Si ! C'est fini. Ils ont tous eu leur plaisir.
‒ Et toi aussi !
‒ Et moi aussi.
Midi
‒ Vous en pensez quoi, vous, de Maxime ?
Charusse a froncé les sourcils.
‒ Pour le peu que je l'ai vu, il me paraît très sympathique. Mais mon avis n'a pas beaucoup d'importance. Ce qui compte, c'est que toi tu te sentes bien avec.
‒ Oh, pour ça, oui ! On se prend pas la tête. Il est agréable. Il a de la conversation. Et puis, au lit, il sait sacrément y faire.
‒ On dirait, oui
‒ Non, mais attendez ! Il me rend folle, oui, c'est pas pareil. Parce qu'il t'a une de ces façons de faire.
‒ Comment ça ?
‒ Ben, quand il t'a bien donné envie. Avec ses caresses, avec ses mots, avec plein de trucs… Quand t'es prête, ben, il rentre pas tout de suite. Il reste là, au bord, à me la frotter tout doucement dessus. Sur les lèvres. Sur le clito. Longtemps. J'en peux plus, moi. Je la veux. Non, mais comment je la veux, sa queue ! N'importe quoi je donnerais pour ça. Il finit quand même par rentrer. Il m'emplit toute. Bien à fond. Mais au lieu de me bourrer, il s'en va, ce salaud ! Il ressort. Il me quitte. C'est insupportable. Je me tends vers lui. Je m'élance vers lui. De tout moi. Je le ramène. Je l'oblige. Je l'enserre. Je l'enferme. Je lui agrippe les fesses. Je le lâche plus. Il est à moi. Je le garde. Et alors là, quand il m'attrape ton plaisir, mais alors là !
18 heures
Camille est venue s'allonger à mes côtés sur le sable.
‒ Excuse-moi ! Je suis en retard, mais j'étais avec eux. Boris et Lucas.
‒ Ça, je m'en doutais un peu.
‒ Ce pied que je prends avec eux. Tu devrais venir, tu le regretterais pas.
‒ Maxime, c'est pas mal non plus.
‒ Oui, mais il est tout seul. Tandis que là… Je peux t'assurer qu'à deux…
‒ Peut-être, oui. On verra.
‒ Ce matin j'y ai eu droit. Et encore tout à l'heure. Sur la petite plage où il y a personne. Et tu sais ce qu'on a fait ? Plein de photos. Juste après. Ils venaient de me tirer. J'étais toute pleine d'eux. Et… je dois être complètement tordue. Parce que j'en ai envoyé quatre à Julien. Et que je trouve ça génial de me dire qu'il croit que sa copine est en train de bronzer bien sagement sur la plage alors qu'en réalité cinq minutes avant deux mecs étaient en train de la fourrer en beauté. Et qu'n plus, c'est eux qui les ont prises, les photos.
‒ Alors, mon petit Julien, qu'est-ce que tu penses de tout ça ?
 Eh ben d'abord je trouve ça prodigieux de me dire qu'elle était là, à côté de toi, tout près, pendant que t'étais en train de me raconter tout ça, par texto, sans qu'elle se doute de quoi que ce soit. Ensuite il y a longtemps que je sais qu'elle est tordue comme elle dit. Ça lui transpire de partout. Il fallait bien qu'un jour ou l'autre elle finisse par se l'avouer. Et ça m'arrange. Ça m'ouvre toutes sortes de perspectives, ça me donne des tas d'idées.
‒ Lesquelles ?
‒ T'es bien curieuse.
‒ Tu te mettrais à avoir des secrets pour moi maintenant ?
‒ Tu sais bien que non.
‒ Alors, accouche !
‒ C'est bien la 409, ta chambre ?
‒ C'est bien ça, oui.
‒ Et Charusse, c'est la 408 ?
‒ Exact.
‒ Quant à la 410, elle est libre. Enfin, elle l'était. Parce que je l'ai retenue.
‒ C'est vrai ? Tu vas venir. Quand ?
‒ Ça, c'est la surprise, mais, dans les jours qui viennent, vous allez m'avoir comme voisin, Maxime et toi. Un voisin extrêmement attentif.
‒ Ça, j'me doute.
‒ Et puis on pourra peut-être aller jeter un œil, toi et moi, tous les deux, sur ce qu'ils font sur cette petite plage les trois autres. À moins que tu ne sois, toi aussi, avec eux.
‒ Tu aimerais ?
‒ J'adorerais.
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Louiseaimelire
11 septembre 2025 à 13:10
Bonjour, je te félicite pour cette histoire superbement bien écrite, j’apprécie beaucoup et je suis toujours impatiente de lire la suite :)
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Rudyvg
9 septembre 2025 à 07:03
A imaginer la suite je me sens tout ..... Attentif :)
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plemagne
8 septembre 2025 à 21:04
C'est le top cette série. Les dialogues omniprésent en style populaire, tout est entrelacé, au début on s'y perd un peu, puis on s'accoutume aux personnages et l'on se délecte.
Cette Clémence maîtrise à la perfection le fait de laisser entrevoir une promesse sans jamais rien devoir, de manipuler les hommes en douceur par leurs desirs pour son plus grand plaisir. Une femme accomplie, donc.

En plus, c'est érotique au possible, alors qu'elle n'a baisé ni avec un chien, ni avec son père ou son grand père, ce qui est finalement assez rare sur le site.
Modifié 8 septembre 2025 à 21:07
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