Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 15
Dimanche 23juin
Il faisait grand jour. Sur le lit, juste à côté, Julien piquetait Camille de petits baisers. Le cou. Les épaules. Les bras. Il est remonté. Les seins, l'un après l'autre. De l'un à l'autre. Longtemps. Le ventre. Il est descendu, descendu encore, s'est ravisé au dernier moment. A obliqué vers la hanche. L'intérieur de la cuisse. Jusqu'au genou. Demi-tour. Tout doucement. Pas à pas. C'est elle qui a voulu. Qui a réclamé.
‒ Viens ! Viens !
Qui l'a attiré, grande ouverte, entre ses jambes. Qui y a maintenu sa tête.
‒ Oh, c'est trop bon ! Comment c'est trop bon !
Elle a fermé les yeux. S'est envolée en longs sanglots éperdus.
‒ Viens ! Viens !
Qui l'a attiré, grande ouverte, entre ses jambes. Qui y a maintenu sa tête.
‒ Oh, c'est trop bon ! Comment c'est trop bon !
Elle a fermé les yeux. S'est envolée en longs sanglots éperdus.
On a déjeuné en bas sous la glycine. Tard. Très tard : il était près de midi. Les garçons ne voulaient pas rentrer.
‒ Ça peut bien attendre demain. On est trop bien ici. On appellera. On préviendra.
Ça ne posait de vrai problème à personne.
‒ Eh ben, allez, marché conclu. On reste alors !
Pierre en arrivait même à regretter de devoir partir aux États-Unis.
‒ Quand on est ici on n'a plus envie d'en bouger. Je passerais bien toutes mes vacances là, moi ! Seulement tout est retenu partout. Et on compte sur moi.
Julien aussi les quinze jours chez ses parents.
‒ Mais la question se pose pas. Si j'y vais pas, elle me hache menu ma mère. Bon, mais allez, on file à la plage ?
‒ La même qu'hier ?
‒ Oh, ben oui, ça !
On a pris un peu d'avance toutes les deux, Camille et moi.
‒ Heureusement qu'ils peuvent pas se libérer. Qu'on puisse être un peu toutes seules.
‒ Ça peut bien attendre demain. On est trop bien ici. On appellera. On préviendra.
Ça ne posait de vrai problème à personne.
‒ Eh ben, allez, marché conclu. On reste alors !
Pierre en arrivait même à regretter de devoir partir aux États-Unis.
‒ Quand on est ici on n'a plus envie d'en bouger. Je passerais bien toutes mes vacances là, moi ! Seulement tout est retenu partout. Et on compte sur moi.
Julien aussi les quinze jours chez ses parents.
‒ Mais la question se pose pas. Si j'y vais pas, elle me hache menu ma mère. Bon, mais allez, on file à la plage ?
‒ La même qu'hier ?
‒ Oh, ben oui, ça !
On a pris un peu d'avance toutes les deux, Camille et moi.
‒ Heureusement qu'ils peuvent pas se libérer. Qu'on puisse être un peu toutes seules.
On a lézardé tranquillement au soleil. En laissant traîner, de temps à autre, un œil par-ci, un œil par là. Et puis les garçons se sont levés.
‒ On va faire un tour, les filles. On revient.
‒ Vous allez où ?
‒ Marcher un peu.
On les a regardés s'éloigner.
‒ C'est trop un cul de mec quand même ! J'adore.
Disparaître.
‒ Tu sais ce qu'ils vont faire ? Mater. Toutes les nanas qu'ils vont pouvoir.
‒ Tant mieux ! C'est nous qu'on en profitera tout à l'heure.
‒ Je regrette pour ce matin. Je regrette, tu peux pas savoir !
‒ Tu regrettes ! Tu regrettes quoi ?
‒ De pas l'avoir surveillé du coin de l'œil, Pierre, pendant que Julien s'occupait de moi. J'aurais trop aimé voir sa tête.
‒ Ah, ça, je peux te dire qu'il en a pas perdu une miette. Mais le top du top, c'était encore cette nuit.
‒ Cette nuit ?
‒ Pendant que tu dormais. T'avais le cul tourné vers lui. Et je peux te dire qu'il en a profité ! Même que ça m'a réveillée tellement il y mettait d'ardeur.
‒ Ah, oui ! Comment j'aurais trop aimé voir ça !
‒ Oh, mais tu verras ! Il y en aura plein d'autres, des occasions. On fera ce qu'il faut pour.
‒ On va faire un tour, les filles. On revient.
‒ Vous allez où ?
‒ Marcher un peu.
On les a regardés s'éloigner.
‒ C'est trop un cul de mec quand même ! J'adore.
Disparaître.
‒ Tu sais ce qu'ils vont faire ? Mater. Toutes les nanas qu'ils vont pouvoir.
‒ Tant mieux ! C'est nous qu'on en profitera tout à l'heure.
‒ Je regrette pour ce matin. Je regrette, tu peux pas savoir !
‒ Tu regrettes ! Tu regrettes quoi ?
‒ De pas l'avoir surveillé du coin de l'œil, Pierre, pendant que Julien s'occupait de moi. J'aurais trop aimé voir sa tête.
‒ Ah, ça, je peux te dire qu'il en a pas perdu une miette. Mais le top du top, c'était encore cette nuit.
‒ Cette nuit ?
‒ Pendant que tu dormais. T'avais le cul tourné vers lui. Et je peux te dire qu'il en a profité ! Même que ça m'a réveillée tellement il y mettait d'ardeur.
‒ Ah, oui ! Comment j'aurais trop aimé voir ça !
‒ Oh, mais tu verras ! Il y en aura plein d'autres, des occasions. On fera ce qu'il faut pour.
22 heures
On a prolongé la soirée, en maillots de bain, sur le balcon de la chambre.
‒ Il fait trop chaud de toute façon. On pourra pas dormir.
On a sorti des bières. Bon, mais c'était pas tout ça. On allait faire quoi quand on serait tous les quatre ensemble en vacances ? Aller où ? Et c'est parti dans tous les sens. Revenir ici ? Ou alors le Midi plutôt. Et carrément l'Auvergne ? Non ? Ça disait à personne ? On n'a pas réussi à se mettre d'accord. Oui, oh, on verrait bien de toute façon. On avait tout le temps d'y réfléchir.
‒ Avant n'importe comment… avant il y a ça !
Et Pierre a sorti une carte des États-Unis qu'il a étalée sur la table. Sur laquelle Camille s'est penchée avec lui.
‒ Tu vois ! À Los Angeles on atterrit. On y reste deux jours. Ensuite.
Julien s'est levé, m'a fait signe.
‒ Vous allez où tous les deux ?
‒ Je voudrais montrer à Clémence un projet pour le boulot. Pendant que vous faites ça…
On s'est assis tous les deux sur le bord de leur lit. Il a transféré nos photos sur l'ordi. Et on a fait notre choix pour le site où on voulait les mettre. On en a retenu quatre. Qui me déshabillaient progressivement les seins.
‒ L'une après l'autre faudra les mettre. Pas toutes le même jour. Ça va leur plaire. Sûr que ça va leur plaire ! À lui aussi ça lui plaisait. Ça se voyait : il était tout tendu vers moi sous son maillot. Je suis allée le chercher dedans. Je la lui ai enserrée. Ses yeux ont couru de l'écran à moi. De moi à l'écran. Sans discontinuer. Sur le balcon, Camille et Pierre parlaient toujours États-Unis. Son plaisir a inondé mes doigts.
‒ Il fait trop chaud de toute façon. On pourra pas dormir.
On a sorti des bières. Bon, mais c'était pas tout ça. On allait faire quoi quand on serait tous les quatre ensemble en vacances ? Aller où ? Et c'est parti dans tous les sens. Revenir ici ? Ou alors le Midi plutôt. Et carrément l'Auvergne ? Non ? Ça disait à personne ? On n'a pas réussi à se mettre d'accord. Oui, oh, on verrait bien de toute façon. On avait tout le temps d'y réfléchir.
‒ Avant n'importe comment… avant il y a ça !
Et Pierre a sorti une carte des États-Unis qu'il a étalée sur la table. Sur laquelle Camille s'est penchée avec lui.
‒ Tu vois ! À Los Angeles on atterrit. On y reste deux jours. Ensuite.
Julien s'est levé, m'a fait signe.
‒ Vous allez où tous les deux ?
‒ Je voudrais montrer à Clémence un projet pour le boulot. Pendant que vous faites ça…
On s'est assis tous les deux sur le bord de leur lit. Il a transféré nos photos sur l'ordi. Et on a fait notre choix pour le site où on voulait les mettre. On en a retenu quatre. Qui me déshabillaient progressivement les seins.
‒ L'une après l'autre faudra les mettre. Pas toutes le même jour. Ça va leur plaire. Sûr que ça va leur plaire ! À lui aussi ça lui plaisait. Ça se voyait : il était tout tendu vers moi sous son maillot. Je suis allée le chercher dedans. Je la lui ai enserrée. Ses yeux ont couru de l'écran à moi. De moi à l'écran. Sans discontinuer. Sur le balcon, Camille et Pierre parlaient toujours États-Unis. Son plaisir a inondé mes doigts.
Lundi 24 juin
Sophie était perplexe.
‒ T'es pas venue chez le dentiste tout à l'heure.
‒ Je suis pas venue, non. On n'est rentrés que ce matin, Pierre et moi. T'y es allée, toi ?
‒ Oh, ben oui, oui ! Tu te doutes bien.
‒ Et alors ?
‒ Alors de mieux en mieux c'est tous les deux. Tu peux même pas imaginer.
‒ Je vois.
‒ D'ailleurs… D'ailleurs ça m'ennuie de te demander ça, mais…
‒ Mais tu voudrais que je te le laisse.
‒ Voilà, oui.
‒ Oh, mais il y a pas de problème. Il y a aucun problème. Pour ce que j'en ai à foutre de ce dentiste ! Non, et puis franchement tu me retires une sacrée épine du pied, là. Parce que ça commençait à devenir vraiment lourd ce truc, là. Tous les matins comme ça. Ou presque. D'autant que ce que je vis en ce moment, c'est quand même autre chose. C'est même pas comparable.
‒ C'est quoi ?
‒ Ce serait trop long à expliquer. Et puis j'ai pas le temps, là, j'ai des trucs à faire.
Attends, ma petite, attends ! J'ai pas dit mon dernier mot.
‒ T'es pas venue chez le dentiste tout à l'heure.
‒ Je suis pas venue, non. On n'est rentrés que ce matin, Pierre et moi. T'y es allée, toi ?
‒ Oh, ben oui, oui ! Tu te doutes bien.
‒ Et alors ?
‒ Alors de mieux en mieux c'est tous les deux. Tu peux même pas imaginer.
‒ Je vois.
‒ D'ailleurs… D'ailleurs ça m'ennuie de te demander ça, mais…
‒ Mais tu voudrais que je te le laisse.
‒ Voilà, oui.
‒ Oh, mais il y a pas de problème. Il y a aucun problème. Pour ce que j'en ai à foutre de ce dentiste ! Non, et puis franchement tu me retires une sacrée épine du pied, là. Parce que ça commençait à devenir vraiment lourd ce truc, là. Tous les matins comme ça. Ou presque. D'autant que ce que je vis en ce moment, c'est quand même autre chose. C'est même pas comparable.
‒ C'est quoi ?
‒ Ce serait trop long à expliquer. Et puis j'ai pas le temps, là, j'ai des trucs à faire.
Attends, ma petite, attends ! J'ai pas dit mon dernier mot.
11 heures
‒ Oui… Entrez !
Il était tout sourire, Charusse.
‒ Je voulais vous remercier. Parce que ça y est ! On a les résultats. Et je passe. Je passe en deuxième année.
‒ Je sais. Je suis bien placé pour…
‒ Si je vous avais pas eu…
‒ Oui, oh, j'y suis pas pour grand-chose.
‒ Ah, si ! Si ! Vous m'avez soutenu le moral. Sinon dix fois j'aurais tout plaqué. Cent fois. Mais vous allez pas me laisser tomber maintenant, hein ? Parce que ça va se compliquer. C'est encore plus que je vais avoir besoin de vous.
Il a fait signe que non. Non, il me laisserait pas tomber.
‒ Merci ! Oh, merci ! Je vous fais la bise, tiens ! Je peux ?
Et je me suis jetée à son cou. Il en a profité pour loucher tant qu'il a pu dans l'échancrure de mon tee shirt.
Il était tout sourire, Charusse.
‒ Je voulais vous remercier. Parce que ça y est ! On a les résultats. Et je passe. Je passe en deuxième année.
‒ Je sais. Je suis bien placé pour…
‒ Si je vous avais pas eu…
‒ Oui, oh, j'y suis pas pour grand-chose.
‒ Ah, si ! Si ! Vous m'avez soutenu le moral. Sinon dix fois j'aurais tout plaqué. Cent fois. Mais vous allez pas me laisser tomber maintenant, hein ? Parce que ça va se compliquer. C'est encore plus que je vais avoir besoin de vous.
Il a fait signe que non. Non, il me laisserait pas tomber.
‒ Merci ! Oh, merci ! Je vous fais la bise, tiens ! Je peux ?
Et je me suis jetée à son cou. Il en a profité pour loucher tant qu'il a pu dans l'échancrure de mon tee shirt.
16 heures
Sa tête quand il m'a vue, là, dans sa salle d'attente !
‒ Viens !
La bonne femme qui s'était levée s'est rassise en marmonnant quelque chose.
‒ Que je suis content ! Non, mais que je suis content ! Je croyais que tu viendrais plus, moi !
‒ Ben pourquoi je serais plus venue ?
‒ C'est ce qu'elle m'avait dit ta copine. Qu'il fallait plus que j'y compte.
‒ Oui, oh, elle, si vous l'écoutez ! Maintenant si vous préférez
‒ Si je préfère quoi ?
‒ Que je vienne plus.
‒ Hein ? Mais jamais de la vie !
‒ Si vous deviez choisir entre elle et moi. Si vous étiez obligés de choisir.
‒ Oh, toi ! Toi ! Ça se discute même pas.
‒ C'est gentil ! Bon, mais je vais vous laisser. Vous avez plein de monde qu'attend à côté.
‒ Tu reviendras ?
‒ Mais pas le matin. Plus jamais le matin. Plus jamais avec elle.
‒ Demain ? Tu reviendras demain ? Je fermerai mon cabinet.
Je lui ai envoyé un baiser du bout des doigts.
‒ À demain, oui.
‒ Viens !
La bonne femme qui s'était levée s'est rassise en marmonnant quelque chose.
‒ Que je suis content ! Non, mais que je suis content ! Je croyais que tu viendrais plus, moi !
‒ Ben pourquoi je serais plus venue ?
‒ C'est ce qu'elle m'avait dit ta copine. Qu'il fallait plus que j'y compte.
‒ Oui, oh, elle, si vous l'écoutez ! Maintenant si vous préférez
‒ Si je préfère quoi ?
‒ Que je vienne plus.
‒ Hein ? Mais jamais de la vie !
‒ Si vous deviez choisir entre elle et moi. Si vous étiez obligés de choisir.
‒ Oh, toi ! Toi ! Ça se discute même pas.
‒ C'est gentil ! Bon, mais je vais vous laisser. Vous avez plein de monde qu'attend à côté.
‒ Tu reviendras ?
‒ Mais pas le matin. Plus jamais le matin. Plus jamais avec elle.
‒ Demain ? Tu reviendras demain ? Je fermerai mon cabinet.
Je lui ai envoyé un baiser du bout des doigts.
‒ À demain, oui.
19 heures
Ça y est : mes photos sont en ligne. Ça me fait tout drôle. Je me sens à la fois tout excitée et vaguement inquiète. Tous ces regards sur moi. Qu'est-ce qu'on va penser ? Qu'est-ce qu'on va dire ? Est-ce qu'il y en a que ça va exciter de me voir ? À qui ça va donner envie ? Qui auront du plaisir en me regardant ? Julien dit que c'est sûr. Il doit savoir de quoi il parle : c'est un mec. N'empêche que je me dis que certains, si ça tombe, je vais pas leur plaire du tout… Ça le fait beaucoup rire Julien. Il dit que s'il y en a, c'est qu'ils sont aveugles ou bien alors qu'ils préfèrent les garçons. Je sais pas. En attendant ce qu'il y a de sûr, c'est que pour le moment personne n'a laissé de commentaire.
22 heures
J'en étais sûre : Pierre s'est pointé tout à l'heure, la bouche en cœur.
‒ Je dérange pas ?
Ben si, si ! Il tombait plutôt mal. Parce que j'avais bien l'intention de passer ma soirée sur l'ordi à surveiller comment ça réagissait. Si, il dérangeait ! Mais je pouvais quand même pas lui dire. Et finalement ça s'est pas trop mal passé parce qu'il avait apporté tout un tas de cartes, de photos et de revues sur l'Ouest américain et qu'il s'est mis presque aussitôt à éplucher tout ça avec Camille. Moi, du coup, j'ai prétexté que j'étais fatiguée et j'ai filé dans ma chambre, les yeux rivés à l'écran. Il y en a eu un premier de commentaire : « Oh, ces seins ! Putain, mais ces seins ! C'est des seins à faire damner un saint. » Et puis un autre : « Tu montres le reste quand ? J'ai hâte ! » Et c'est tout… Demain il y en aura d'autres. Oui, sûrement. Peut-être.
‒ Je dérange pas ?
Ben si, si ! Il tombait plutôt mal. Parce que j'avais bien l'intention de passer ma soirée sur l'ordi à surveiller comment ça réagissait. Si, il dérangeait ! Mais je pouvais quand même pas lui dire. Et finalement ça s'est pas trop mal passé parce qu'il avait apporté tout un tas de cartes, de photos et de revues sur l'Ouest américain et qu'il s'est mis presque aussitôt à éplucher tout ça avec Camille. Moi, du coup, j'ai prétexté que j'étais fatiguée et j'ai filé dans ma chambre, les yeux rivés à l'écran. Il y en a eu un premier de commentaire : « Oh, ces seins ! Putain, mais ces seins ! C'est des seins à faire damner un saint. » Et puis un autre : « Tu montres le reste quand ? J'ai hâte ! » Et c'est tout… Demain il y en aura d'autres. Oui, sûrement. Peut-être.
Je n'ai pas entendu Pierre venir se coucher : je dormais…
Mardi 25 juin
‒ Ce qu'il y a de bien quand on a été comme ça ensemble sur une plage naturiste, c'est qu'on se connaît. On a plus besoin de se gêner les uns avec les autres.
Et pour pas se gêner, elle se gênait pas, Camille, pendant qu'on petit-déjeunait tous les trois. À poil de la cafetière au frigo. Du placard au grille-pain. Elle venait. Elle revenait. Elle recommençait. ‒ Non, mais trnquille, Pierre !
‒ Hein ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Tu crois que je te vois pas faire ? À la bouffer des yeux comme un meurt-de-faim. Non ? Alors là je suis bien tranquille ! Fais voir !
Et j'ai résolument enfoui la main dans son caleçon.
‒ Qu'est-ce que je disais ! Et pas qu'un peu !
Je la lui ai extirpée.
‒ Ah, tu lui fais de l'effet, Camille, on peut pas dire ! Non, mais viens voir ça !
Elle ne s'est pas fait prier.
On peut quand même pas le laisser dans un état pareil, qu'est-ce t'en penses ?
Il a changé Pierre. Il a vraiment changé. Parce qu'il m'a complaisamment laissée faire. Sous l'œil intéressé de Camille. Jusqu'au bout. Il y a quelques semaines encore ç'aurait été inimaginable.
Et pour pas se gêner, elle se gênait pas, Camille, pendant qu'on petit-déjeunait tous les trois. À poil de la cafetière au frigo. Du placard au grille-pain. Elle venait. Elle revenait. Elle recommençait. ‒ Non, mais trnquille, Pierre !
‒ Hein ? Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Tu crois que je te vois pas faire ? À la bouffer des yeux comme un meurt-de-faim. Non ? Alors là je suis bien tranquille ! Fais voir !
Et j'ai résolument enfoui la main dans son caleçon.
‒ Qu'est-ce que je disais ! Et pas qu'un peu !
Je la lui ai extirpée.
‒ Ah, tu lui fais de l'effet, Camille, on peut pas dire ! Non, mais viens voir ça !
Elle ne s'est pas fait prier.
On peut quand même pas le laisser dans un état pareil, qu'est-ce t'en penses ?
Il a changé Pierre. Il a vraiment changé. Parce qu'il m'a complaisamment laissée faire. Sous l'œil intéressé de Camille. Jusqu'au bout. Il y a quelques semaines encore ç'aurait été inimaginable.
Avant de partir je suis passée vite fait voir s'il y avait de nouveaux commentaires. Rien. Sans doute dans la journée. J'espère en tout cas.
11 heures
‒ C'est encore moi ! J'abuse, non ?
‒ Ah, mais non ! Non, pas du tout, Clémence ! Pas du tout. Entrez ! Entrez !
Faut que je fasse un vœu : c'est la première fois qu'il m'appelle Clémence.
‒ Oui, je voulais vous demander. Mais vous me dites franchement, hein, si ça vous dérange. Je voulais vous demander. Parce que ce serait pas mal que je la travaille votre matière pendant les vacances. Ça me rassurerait. Ça me motiverait pour l'année prochaine. Et peut-être que comme ça j'aurais plus envie de tout plaquer.
‒ C'est une excellente décision que vous prenez là. Très judicieuse.
‒ Le problème, c'est que je me connais. Les bonnes résolutions, ça dure jamais bien longtemps avec moi. À moins qu'il y ait quelqu'un qui me pousse. Qui me force. Parce que sinon…
‒ Et vous voudriez… Vous avez pensé…
‒ Ben oui ! Oui ! C'est quand même vous le mieux placé. J'exagère, hein ? Oh, mais laissez tomber. Ça vous ennuie, je le vois bien. Vous avez autre chose à faire. Non, je suis idiote d'être venue vous demander un truc pareil.
‒ Mais non ! Pas du tout. Vous avez très bien fait. Ce sera avec plaisir.
‒ Oh, merci. Merci. On commencera quand ?
‒ Le plus tôt sera le mieux.
‒ Demain alors ?
‒ Demain, si vous voulez.
‒ Où ? Ici ?
‒ Ici ça va pas être possible bien longtemps. Les Vacances sont quasiment là. L'école vétérinaire va être fermée. Non, chez moi plutôt.
Chez lui ? Bien joué. T'es trop forte, Clémence. T'es vraiment trop forte.
‒ Ah, mais non ! Non, pas du tout, Clémence ! Pas du tout. Entrez ! Entrez !
Faut que je fasse un vœu : c'est la première fois qu'il m'appelle Clémence.
‒ Oui, je voulais vous demander. Mais vous me dites franchement, hein, si ça vous dérange. Je voulais vous demander. Parce que ce serait pas mal que je la travaille votre matière pendant les vacances. Ça me rassurerait. Ça me motiverait pour l'année prochaine. Et peut-être que comme ça j'aurais plus envie de tout plaquer.
‒ C'est une excellente décision que vous prenez là. Très judicieuse.
‒ Le problème, c'est que je me connais. Les bonnes résolutions, ça dure jamais bien longtemps avec moi. À moins qu'il y ait quelqu'un qui me pousse. Qui me force. Parce que sinon…
‒ Et vous voudriez… Vous avez pensé…
‒ Ben oui ! Oui ! C'est quand même vous le mieux placé. J'exagère, hein ? Oh, mais laissez tomber. Ça vous ennuie, je le vois bien. Vous avez autre chose à faire. Non, je suis idiote d'être venue vous demander un truc pareil.
‒ Mais non ! Pas du tout. Vous avez très bien fait. Ce sera avec plaisir.
‒ Oh, merci. Merci. On commencera quand ?
‒ Le plus tôt sera le mieux.
‒ Demain alors ?
‒ Demain, si vous voulez.
‒ Où ? Ici ?
‒ Ici ça va pas être possible bien longtemps. Les Vacances sont quasiment là. L'école vétérinaire va être fermée. Non, chez moi plutôt.
Chez lui ? Bien joué. T'es trop forte, Clémence. T'es vraiment trop forte.
13 heures
Et deux commentaires de plus. Deux ! L'un d'un type qui se plaint que je l'ai empêché de dormir. « C'est toute la nuit que j'ai pensé à toi. Toute la nuit ! Et quand je dis penser… j'ai pas fait que ça ! Tu m'as mis dans un état ! Je vais être toute la journée au radar, moi, maintenant. Par ta faute. » Et l'autre d'une fille qui bave d'admiration devant mes seins. « Qu'est-ce t'as de la chance ! Comment j'aimerais en avoir des pareils ! »
16 heures
Il l'avait effectivement fermé son cabinet, le dentiste. Il m'attendait.
‒ Toi ! Toi ! Enlève, s'il te plaît ! Enlève tout ! Fais voir !
‒ Vous êtes bien pressé ! Et si je veux pas ?
Il m'a jeté un regard suppliant.
‒ S'il te plaît ! Tu es si belle ! Tu es trop belle !
J'ai retiré mon haut, dégrafé ma jupe. Et je me suis arrêtée.
‒ Elle est venue Sophie ce matin ?
‒ Oui.
D'un petit air coupable.
‒ Oh, mais si tu veux, elle viendra plus. Je lui dirai.
‒ Si vous saviez ce que je m'en fiche, alors là ! Elle compte pas, Sophie.
Et j'ai été nue. Et je me suis regardée dans ses yeux.
‒ Toi ! Toi ! Enlève, s'il te plaît ! Enlève tout ! Fais voir !
‒ Vous êtes bien pressé ! Et si je veux pas ?
Il m'a jeté un regard suppliant.
‒ S'il te plaît ! Tu es si belle ! Tu es trop belle !
J'ai retiré mon haut, dégrafé ma jupe. Et je me suis arrêtée.
‒ Elle est venue Sophie ce matin ?
‒ Oui.
D'un petit air coupable.
‒ Oh, mais si tu veux, elle viendra plus. Je lui dirai.
‒ Si vous saviez ce que je m'en fiche, alors là ! Elle compte pas, Sophie.
Et j'ai été nue. Et je me suis regardée dans ses yeux.
18 heures
‒ Il est pas rentré Julien ?
‒ Pas encore, non.
‒ Tant mieux ! Parce que faut qu'on parle toutes les deux. C'est à propos de Pierre.
‒ De Pierre ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe ?
‒ Non, rien ! Enfin si ! S'il continue à venir ici, je vais être obligée de m'en aller, je crois.
‒ Hein ? Mais pourquoi ?
‒ Parce que… Parce que j'ai peur qu'un jour ou l'autre ça finisse par déraper tous les deux. C'est presque obligé que ça finisse par arriver.
‒ Oh, mais attends ! C'est pas parce qu'il a envie de te regarder. Tous les mecs, quand ils voient une fille qu'est pas trop mal foutue, ils réagissent pareil. Personne pourra jamais empêcher ça.
‒ Je sais bien, mais ce qu'il y a, c'est que ça me fait bien trop plaisir l'effet que je lui fais. Comme ce matin. Ou ce que tu m'as raconté pour l'autre nuit à l'hôtel. J'arrête pas d'y penser. Et comment ça me remue, tu peux pas savoir !
‒ Et alors ? Tu crois que ça me le fait pas à moi aussi quand je sens qu'un mec il me flashe dessus ? À la plage, début juillet, c'est juste pour la bronzette qu'on va y aller ? Et s'il y a des types qui nous trouvent à leur goût on va tourner la tête de l'autre côté ? Ben voyons ! Non. Pierre, il a pas les yeux dans ses poches. Et ça te rend toute chose d'en être l'heureuse bénéficiaire. Bon, ben voilà ! Je vais pas en faire tout un plat. Du moment que ça se passe pas derrière mon dos.
‒ Pas encore, non.
‒ Tant mieux ! Parce que faut qu'on parle toutes les deux. C'est à propos de Pierre.
‒ De Pierre ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe ?
‒ Non, rien ! Enfin si ! S'il continue à venir ici, je vais être obligée de m'en aller, je crois.
‒ Hein ? Mais pourquoi ?
‒ Parce que… Parce que j'ai peur qu'un jour ou l'autre ça finisse par déraper tous les deux. C'est presque obligé que ça finisse par arriver.
‒ Oh, mais attends ! C'est pas parce qu'il a envie de te regarder. Tous les mecs, quand ils voient une fille qu'est pas trop mal foutue, ils réagissent pareil. Personne pourra jamais empêcher ça.
‒ Je sais bien, mais ce qu'il y a, c'est que ça me fait bien trop plaisir l'effet que je lui fais. Comme ce matin. Ou ce que tu m'as raconté pour l'autre nuit à l'hôtel. J'arrête pas d'y penser. Et comment ça me remue, tu peux pas savoir !
‒ Et alors ? Tu crois que ça me le fait pas à moi aussi quand je sens qu'un mec il me flashe dessus ? À la plage, début juillet, c'est juste pour la bronzette qu'on va y aller ? Et s'il y a des types qui nous trouvent à leur goût on va tourner la tête de l'autre côté ? Ben voyons ! Non. Pierre, il a pas les yeux dans ses poches. Et ça te rend toute chose d'en être l'heureuse bénéficiaire. Bon, ben voilà ! Je vais pas en faire tout un plat. Du moment que ça se passe pas derrière mon dos.
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