Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 13
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 13
Mardi 18 juin
Dès qu'elle a entendu que j'étais levée, Camille s'est précipitée.
‒ T'as regardé, hein, cette nuit ? Je suis sûre que tu nous as regardé. Tu me dirais le contraire… Et alors ? T'as aimé ? Forcément que t'as aimé. Moi aussi ! Comment c'est trop excitant, quand on baise, de savoir qu'il y a quelqu'un là, à côté, qu'en perd pas une miette. Qui se touche en regardant. Parce que t'es obligée de te le faire. Personne peut s'empêcher. Et puis qu'il sache pas Julien, qu'il se doute pas. Ça aussi comment ça m'a fait prendre son pied. On recommencera, hein ? Dans l'autre sens aussi. Parce que maintenant que tu m'as vue avec Julien, j'ai le droit de te voir avec Pierre. Donnant donnant.
‒ T'as regardé, hein, cette nuit ? Je suis sûre que tu nous as regardé. Tu me dirais le contraire… Et alors ? T'as aimé ? Forcément que t'as aimé. Moi aussi ! Comment c'est trop excitant, quand on baise, de savoir qu'il y a quelqu'un là, à côté, qu'en perd pas une miette. Qui se touche en regardant. Parce que t'es obligée de te le faire. Personne peut s'empêcher. Et puis qu'il sache pas Julien, qu'il se doute pas. Ça aussi comment ça m'a fait prendre son pied. On recommencera, hein ? Dans l'autre sens aussi. Parce que maintenant que tu m'as vue avec Julien, j'ai le droit de te voir avec Pierre. Donnant donnant.
9 heures
On a relevé nos robes, Sophie et moi.
‒ Vous avez vu ? On les a mis les sous-vêts qu'on a ramenés de là-bas hier.
‒ Je vois… Je vois…
‒ On y retournera ?
‒ Quand vous voudrez.
‒ Vous êtes quoi, vous, finalement, là-dedans ?
‒ Si on vous le demande…
‒ Oh, mais nous, on s'en fout, hein ! Ce qu'on en dit… On y va lundi prochain alors ?
‒ Va pour lundi prochain…
‒ Et vous savez ce qui serait bien ce coup-là ? C'est qu'on y aille avec nos figures masquées. Pour les caméras de surveillance. Ça ferait rien comme ça qu'il y en ait d'autres que vous qui nous regardent.
‒ Vous pensez à tout, hein !
‒ Ben tiens ! On réfléchit, nous.
‒ Vous êtes deux véritables petits démons.
‒ Et encore ! Vous savez pas tout.
‒ Je sais pas quoi ?
‒ Rien… Rien.
‒ En attendant, c'est vrai qu'elle va vous à ravir cette petite lingerie. Vous êtes à croquer là-dedans.
‒ Mais ?
‒ Mais sans rien du tout c'est pas mal non plus. C'est même beaucoup mieux.
‒ Ben tiens ! Non, mais sans déconner, vous en avez pas marre de nous voir à poil depuis le temps ?
‒ Ah, non, non ! Au contraire. Plus ça va, plus j'ai envie. Je peux plus penser qu'à ça.
‒ Vous avez vu ? On les a mis les sous-vêts qu'on a ramenés de là-bas hier.
‒ Je vois… Je vois…
‒ On y retournera ?
‒ Quand vous voudrez.
‒ Vous êtes quoi, vous, finalement, là-dedans ?
‒ Si on vous le demande…
‒ Oh, mais nous, on s'en fout, hein ! Ce qu'on en dit… On y va lundi prochain alors ?
‒ Va pour lundi prochain…
‒ Et vous savez ce qui serait bien ce coup-là ? C'est qu'on y aille avec nos figures masquées. Pour les caméras de surveillance. Ça ferait rien comme ça qu'il y en ait d'autres que vous qui nous regardent.
‒ Vous pensez à tout, hein !
‒ Ben tiens ! On réfléchit, nous.
‒ Vous êtes deux véritables petits démons.
‒ Et encore ! Vous savez pas tout.
‒ Je sais pas quoi ?
‒ Rien… Rien.
‒ En attendant, c'est vrai qu'elle va vous à ravir cette petite lingerie. Vous êtes à croquer là-dedans.
‒ Mais ?
‒ Mais sans rien du tout c'est pas mal non plus. C'est même beaucoup mieux.
‒ Ben tiens ! Non, mais sans déconner, vous en avez pas marre de nous voir à poil depuis le temps ?
‒ Ah, non, non ! Au contraire. Plus ça va, plus j'ai envie. Je peux plus penser qu'à ça.
C'était trop adorable de nous dire un truc pareil. On s'est désapées du coup. Complètement. Il a hésité. Elle ? Moi ? Ça a été moi. Il m'a conduite, par le bras, vers le fauteuil. Fait allonger. Il m'a tout doucement séparé les jambes, les a écartées. Et puis, agenouillé entre elles, il regardé. Contemplé. De tout près. Du plus près possible. De temps en temps il relevait la tête, cherchait mes yeux. Et ce qu'il y avait dans les siens… Non, mais alors là ce qu'il y avait dans les siens ! Tellement importante j'étais. Il y avait plus que moi au monde. Moi et lui.
Il s'est relevé, s'est penché à mon oreille.
‒ C'est le plus beau des cadeaux que tu pouvais me faire. Merci.
Je lui ai jeté les bras autour du cou. Sophie s'est approchée du fauteuil, indécise. Il lui a souri. ‒ Non ! Demain, toi. Je veux rester avec Clémence. Passer la journée avec elle.
‒ C'est le plus beau des cadeaux que tu pouvais me faire. Merci.
Je lui ai jeté les bras autour du cou. Sophie s'est approchée du fauteuil, indécise. Il lui a souri. ‒ Non ! Demain, toi. Je veux rester avec Clémence. Passer la journée avec elle.
11 heures
Charusse a fait le tour du bureau pour venir à ma rencontre.
‒ Vous m'avez dit que je pouvais, si j'avais besoin.
‒ Mais oui ! Oui. Bien sûr !
Il a plongé les yeux dans mon décolleté, vu que, sous ma tunique, j'avais les seins libres. Il a rougi, s'est détourné, éloigné de quelques pas.
‒ Parce que ça va pas ! Ça va pas du tout.
‒ Toujours pas ?
Il est revenu vers moi. A bravement fait face.
‒ Toujours cette envie de tout plaquer ? Mais asseyez-vous ! Asseyez-vous !
Ce que j'ai fait. Du bout des fesses.
‒ Oui. Et puis d'autres trucs. Tout se ligue contre moi en ce moment. Si je m'écoutais…
‒ Si vous vous écoutiez ?
‒ C'est tout que j'enverrais promener. Tout. Dans tous les domaines.
‒ Oh, mais faut pas tout voir en noir. C'est juste une mauvaise passe. Un moment de découragement. Comme il en arrive à tout le monde.
‒ Je crois pas, non !
‒ Mais si ! Et puis quand on est une belle fille comme vous…
Il a pas pu s'empêcher. Un coup d'œil, très vite. Encore un autre.
‒ Une très très belle fille. Vraiment.
J'ai souri.
‒ Merci.
Penchée en avant, j'ai fait mine de vouloir rajuster ma chaussure. Penchée. Plus bas. Encore plus bas.
‒ Vous m'avez dit que je pouvais, si j'avais besoin.
‒ Mais oui ! Oui. Bien sûr !
Il a plongé les yeux dans mon décolleté, vu que, sous ma tunique, j'avais les seins libres. Il a rougi, s'est détourné, éloigné de quelques pas.
‒ Parce que ça va pas ! Ça va pas du tout.
‒ Toujours pas ?
Il est revenu vers moi. A bravement fait face.
‒ Toujours cette envie de tout plaquer ? Mais asseyez-vous ! Asseyez-vous !
Ce que j'ai fait. Du bout des fesses.
‒ Oui. Et puis d'autres trucs. Tout se ligue contre moi en ce moment. Si je m'écoutais…
‒ Si vous vous écoutiez ?
‒ C'est tout que j'enverrais promener. Tout. Dans tous les domaines.
‒ Oh, mais faut pas tout voir en noir. C'est juste une mauvaise passe. Un moment de découragement. Comme il en arrive à tout le monde.
‒ Je crois pas, non !
‒ Mais si ! Et puis quand on est une belle fille comme vous…
Il a pas pu s'empêcher. Un coup d'œil, très vite. Encore un autre.
‒ Une très très belle fille. Vraiment.
J'ai souri.
‒ Merci.
Penchée en avant, j'ai fait mine de vouloir rajuster ma chaussure. Penchée. Plus bas. Encore plus bas.
19 heures
Julien est rentré juste derrière moi
‒ Alors ? T'en as bien profité cette nuit ?
‒ Ma foi !
‒ Quand j'ai vu que t'étais discrètement venue entrebâiller la porte.
‒ Ah, non ! Non. Je l'ai pas entrebâillée, non. Je l'ai trouvée entrebâillée. Nuance. Et je savais qu'elle le serait. Camille m'avait prévenue.
‒ Ah, ben bravo ! Alors comme ça vous complotez toutes les deux en douce derrière mon dos !
‒ On complote pas. On collabore. On se montre nos mecs. Histoire d'avoir un point de vue extérieur objectif.
‒ Sage précaution. Je te reconnais bien là. Mais, en attendant, elle se dévergonde, j'ai l'impression, la petite Camille.
‒ Tu vas pas t'en plaindre ! Parce que ce qu'elle te faisait, cette nuit, ça avait pas vraiment l'air de te déplaire.
‒ C'était pas tellement ce qu'elle me faisait, c'était l'idée que t'étais là, derrière, à regarder.
‒ Alors ? T'en as bien profité cette nuit ?
‒ Ma foi !
‒ Quand j'ai vu que t'étais discrètement venue entrebâiller la porte.
‒ Ah, non ! Non. Je l'ai pas entrebâillée, non. Je l'ai trouvée entrebâillée. Nuance. Et je savais qu'elle le serait. Camille m'avait prévenue.
‒ Ah, ben bravo ! Alors comme ça vous complotez toutes les deux en douce derrière mon dos !
‒ On complote pas. On collabore. On se montre nos mecs. Histoire d'avoir un point de vue extérieur objectif.
‒ Sage précaution. Je te reconnais bien là. Mais, en attendant, elle se dévergonde, j'ai l'impression, la petite Camille.
‒ Tu vas pas t'en plaindre ! Parce que ce qu'elle te faisait, cette nuit, ça avait pas vraiment l'air de te déplaire.
‒ C'était pas tellement ce qu'elle me faisait, c'était l'idée que t'étais là, derrière, à regarder.
Mercredi 19juin
‒ Elle est pas là ta copine ?
‒ Sophie ? Non. Pas aujourd'hui. Il a fallu qu'elle descende à Libourne. Voir pour un stage cet été.
‒ On est tous les deux tout seuls alors ! Toi et moi.
‒ Ben, oui !
‒ Je suis gâté. Déjà que j'ai passé toute la journée d'hier avec toi. C'est la fête.
‒ Ça veut dire quoi que vous avez passé la journée avec moi ?
‒ Tu t'en doutes pas un peu ?
‒ Si ! Si, mais…
‒ T'aimerais l'entendre. T'aimerais que je te le dise. C'est ça, hein ?
Je lui ai souri. C'était ça, oui.
‒ Ça veut dire que tu m'as obsédée. Que ce que j'ai vu de toi n'a pas cessé de me suivre. De me poursuivre. Tu m'habitais. Quoi que je fasse. À deux reprises, j'ai dû marquer une pause, entre deux patients, pour être seul avec toi. Je me suis allongé sur mon fauteuil de consultation, sur ce fauteuil où tu avais été. J'ai fermé les yeux et je me suis donné du plaisir. Pour toi.
‒ C'est pas juste.
‒ Comment ça c'est pas juste ?
‒ C'était pour moi et j'ai pas vu. J'ai rien vu.
‒ Tu voudrais ? Tu aimerais ?
J'ai fait signe que oui. Oui. Évidemment. Il s'est déshabillé sans un mot. Complètement. En bas il était tout dressé. Tout dur. Il s'est étendu. Il a fermé les yeux. Et il l'a fait. Sans que je lui montre quoi que ce soit. Avec juste le souvenir de moi. De la veille. Il a gémi. C'est venu vite. Très vite. Ça a jailli loin sur son ventre. Jusque sur son torse. Et plein il y en avait. Plein.
‒ Sophie ? Non. Pas aujourd'hui. Il a fallu qu'elle descende à Libourne. Voir pour un stage cet été.
‒ On est tous les deux tout seuls alors ! Toi et moi.
‒ Ben, oui !
‒ Je suis gâté. Déjà que j'ai passé toute la journée d'hier avec toi. C'est la fête.
‒ Ça veut dire quoi que vous avez passé la journée avec moi ?
‒ Tu t'en doutes pas un peu ?
‒ Si ! Si, mais…
‒ T'aimerais l'entendre. T'aimerais que je te le dise. C'est ça, hein ?
Je lui ai souri. C'était ça, oui.
‒ Ça veut dire que tu m'as obsédée. Que ce que j'ai vu de toi n'a pas cessé de me suivre. De me poursuivre. Tu m'habitais. Quoi que je fasse. À deux reprises, j'ai dû marquer une pause, entre deux patients, pour être seul avec toi. Je me suis allongé sur mon fauteuil de consultation, sur ce fauteuil où tu avais été. J'ai fermé les yeux et je me suis donné du plaisir. Pour toi.
‒ C'est pas juste.
‒ Comment ça c'est pas juste ?
‒ C'était pour moi et j'ai pas vu. J'ai rien vu.
‒ Tu voudrais ? Tu aimerais ?
J'ai fait signe que oui. Oui. Évidemment. Il s'est déshabillé sans un mot. Complètement. En bas il était tout dressé. Tout dur. Il s'est étendu. Il a fermé les yeux. Et il l'a fait. Sans que je lui montre quoi que ce soit. Avec juste le souvenir de moi. De la veille. Il a gémi. C'est venu vite. Très vite. Ça a jailli loin sur son ventre. Jusque sur son torse. Et plein il y en avait. Plein.
11 heures
Il m'a cherchée des yeux, tout en faisant son cours, un bon moment, Charusse, mine de rien. Quand il m'a eu enfin trouvée, assise bien sagement, au dernier rang, au milieu des autres, il m'a paru à la fois soulagé – j'étais là, j'étais venue – et profondément déçu : il m'avait espérée devant lui, tout près, pour pouvoir, une heure durant, se repaître de moi tout son soûl. Il avait bien droit à une petite compensation quand même ! Alors, après le cours, je suis allée le rejoindre dans son bureau. Pas tout de suite, non. Je l'ai fait attendre. Une bonne demi-heure. Le temps qu'il se demande. Qu'il doute. Qu'il en prenne son parti. « Elle ne viendra plus. Elle ne viendra pas. » Son bonheur quand il m'a vue. Sa jubilation à l'intérieur. Il essayait de le cacher, mais ça lui transpirait de partout. J'ai attaqué d'entrée de jeu.
‒ J'ai pensé à quelque chose.
‒ Quoi ?
‒ Ça va être les vacances.
‒ Oui. Et alors ?
‒ Et alors je pourrai plus vous voir. Venir causer avec vous. Comment je vais faire, moi, quand j'aurai pas le moral ? Quand j'aurai envie de tout plaquer ? Je serai pas là à la rentrée, ça, c'est sûr, s'il y a pas quelqu'un qui me soutient.
Dans ses yeux, il est passé un bref éclair de jubilation.
‒ Oui, oh, ben les vacances… C'est pas une raison les Vacances. On va quand même pas vous laisser tomber sous prétexte que c'est les Vacances. Je vais vous laisser mes coordonnées. Et si vous avez besoin, suffira de me faire signe.
‒ Merci. Oh, merci ! Mais… quand vous serez parti ? Vous allez bien partir ? Au moins un peu.
Il a marqué un léger temps d'hésitation.
‒ Je pars pas, non. Je bouge pas.
Il en avait l'intention, j'en suis sûre. Mais il restera là… Pour moi. Juste pour moi.
‒ J'ai pensé à quelque chose.
‒ Quoi ?
‒ Ça va être les vacances.
‒ Oui. Et alors ?
‒ Et alors je pourrai plus vous voir. Venir causer avec vous. Comment je vais faire, moi, quand j'aurai pas le moral ? Quand j'aurai envie de tout plaquer ? Je serai pas là à la rentrée, ça, c'est sûr, s'il y a pas quelqu'un qui me soutient.
Dans ses yeux, il est passé un bref éclair de jubilation.
‒ Oui, oh, ben les vacances… C'est pas une raison les Vacances. On va quand même pas vous laisser tomber sous prétexte que c'est les Vacances. Je vais vous laisser mes coordonnées. Et si vous avez besoin, suffira de me faire signe.
‒ Merci. Oh, merci ! Mais… quand vous serez parti ? Vous allez bien partir ? Au moins un peu.
Il a marqué un léger temps d'hésitation.
‒ Je pars pas, non. Je bouge pas.
Il en avait l'intention, j'en suis sûre. Mais il restera là… Pour moi. Juste pour moi.
20 heures
On était en train de finir de dîner, à l'appart, tous les trois, quand quelqu'un a frappé.
‒ Pierre ! Ben qu'est-ce tu fais là ?
‒ J'avais envie de te voir. De vous voir.
Plutôt moi ? Ou plutôt eux ? Ou plutôt elle ? J'étais en droit de me poser la question. En tout cas probable qu'avec Laëtitia, il devait y avoir un certain froid. Ce qui n'était évidemment pas pour me déplaire. Il s'est assis. Entre Camille et moi. En douce qu'un sacré bon dimanche on avait passé tous les quatre, il avait trouvé, lui. Non ? Pas nous ? Oh, si ! Si ! Ce qu'il aurait fallu alors, c'est qu'on recommence.
‒ Mais tout le samedi cette fois. Et tout le dimanche. Qu'on ait bien le temps d'en profiter.
‒ Oui. Et on ira quelque part. Ailleurs. Histoire de se dépayser un peu.
‒ Pierre ! Ben qu'est-ce tu fais là ?
‒ J'avais envie de te voir. De vous voir.
Plutôt moi ? Ou plutôt eux ? Ou plutôt elle ? J'étais en droit de me poser la question. En tout cas probable qu'avec Laëtitia, il devait y avoir un certain froid. Ce qui n'était évidemment pas pour me déplaire. Il s'est assis. Entre Camille et moi. En douce qu'un sacré bon dimanche on avait passé tous les quatre, il avait trouvé, lui. Non ? Pas nous ? Oh, si ! Si ! Ce qu'il aurait fallu alors, c'est qu'on recommence.
‒ Mais tout le samedi cette fois. Et tout le dimanche. Qu'on ait bien le temps d'en profiter.
‒ Oui. Et on ira quelque part. Ailleurs. Histoire de se dépayser un peu.
23 heures
J'ai laissé la porte légèrement entrebâillée. Pour rien. Parce que Pierre s'est aussitôt tourné de l'autre côté avec un bâillement.
‒ Bonne nuit ! Tu m'excuses, mais je suis cuit. Vanné. Claqué. Mort. Il devait pas l'être tant que ça parce que quand ça a commencé à côté, il a brusquement ressuscité.
‒ Ça t'excite de les entendre, hein !
Il s'est récrié.
‒ Ah, mais non ! Pas du tout ! Non ! Qu'est-ce que tu vas chercher ?
Je me suis, d'autorité, emparée de lui en bas. « Et ça ! T'es pas excité avec ça peut-être !
Il a encore voulu protester. Se justifier.
‒ C'était pas que… Mais c'était…
Je l'ai fait taire d'un baiser.
‒ T'es trop drôle. T'es vraiment trop drôle quand tu t'y mets. Qu'est-ce ça peut foutre que ça te mette en appétit de les entendre ? Au contraire. Je vais pouvoir en profiter comme ça.
J'en ai profité. Lui aussi. Tout le monde en a profité.
‒ Bonne nuit ! Tu m'excuses, mais je suis cuit. Vanné. Claqué. Mort. Il devait pas l'être tant que ça parce que quand ça a commencé à côté, il a brusquement ressuscité.
‒ Ça t'excite de les entendre, hein !
Il s'est récrié.
‒ Ah, mais non ! Pas du tout ! Non ! Qu'est-ce que tu vas chercher ?
Je me suis, d'autorité, emparée de lui en bas. « Et ça ! T'es pas excité avec ça peut-être !
Il a encore voulu protester. Se justifier.
‒ C'était pas que… Mais c'était…
Je l'ai fait taire d'un baiser.
‒ T'es trop drôle. T'es vraiment trop drôle quand tu t'y mets. Qu'est-ce ça peut foutre que ça te mette en appétit de les entendre ? Au contraire. Je vais pouvoir en profiter comme ça.
J'en ai profité. Lui aussi. Tout le monde en a profité.
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