Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Alyzée chérie — Chapitre 21
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Alyzée chérie
Chapitre 21
Retour à la maison
Vers une heure du matin, tout le monde se couche, Gabriele reste avec nous, elle a un contact particulier avec Virginia, elles semblent s'entendre à merveille, j'ai l'impression qu'un couple se forme, Gabriele se sentira moins seule. Le lendemain, Georges et Gabriele vont prendre leur petit déjeuner ensemble dans la salle à manger des premières classes, ils veulent discuter de l'enfant de Gabriele. Il accepte de faire un enfant à Gabriele, mais il ne le reconnaitra pas, c'est ce que désirait Gabriele, elle veut lui donner le nom de Guillaume, il lui a donné l'autorisation un peu avant sa mort, autorisation déposée chez Olivier. A partir de ce moment, Georges ne se consacre qu'à Gabriele, ils font l'amour deux ou trois fois par jour, j'espère que ça marchera, de toute manière, ils ont décidé de se revoir jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte.
Les jour suivant, nous nous calmons sur le sexe, nous allons à la piscine, au jacuzzi, danser de temps en temps, le voyage est agréable, ce n'est que luxe, calme et volupté. Une fois arrivés à Cherbourg, Gabriele et Virginia décident de rester avec nous. Evidemment, tout le monde est d'accord, heureusement que Georges a fait amener la Cadillac limousine à Cherbourg en prévision du retour, il déteste voyager en train. Nous entrons tous les six sans problème dedans, Georges et Gabriele devant, les filles derrière, c'est plus pratique pour se poupouiller la chatte. Gabriele remplace de temps en temps Georges pour conduire, nous arrivons le lendemain en fin d'après-midi après une escale au Mans. Gabriele s'installe avec nous jusqu'à être sûre d'être enceinte. Virginia reste avec nous, mais partira avec Gabriele une fois tout réglé, elle ont décidé de vivre ensemble, histoire d'emmerder encore plus la famille.
La vie a repris ses droits, nous faisons notre entrée universitaire, Laurence et moi au TSM, Alyzée en droit. Fin octobre, nous avons la confirmation que Gabriele est enceinte, Georges la convainc de rester avec nous jusqu'à son accouchement, mais elle veut faire chier sa famille, elle décide d'aller chez elle avec Virginia quand elle en sera à six mois pour bien faire constater au reste de la famille qu'elle attend un enfant, Virginia passant pour une infirmière du fait de la délicatesse de sa grossesse. En février, nous avons la confirmation du sexe, c'est une fille, Gabriele est un peu déçue, elle aurait préféré un garçon histoire de les emmerder encore plus, mais elle est tout de même heureuse car elle pourra lui donner le nom de Guillaume, ce qui coupera toutes discutions lors de son héritage. Guillaume avait pensé à tout, ce qui en dit long sur sa haine de sa famille.
Je passe deux nuits par semaine avec Georges, nous avons des rapports tendres, j'aime cet homme, mais pas comme Alyzée, j'ai de la chance qu'elle le comprenne, ce qui me permets de lui donner du plaisir. Il fait aussi l'amour avec Gabriele, mais plus rarement. La vie s'est organisée dans la villa, nous avons Laurence, Alyzée et moi-même la grande chambre, Gabriele et Virginia ont investi une chambre, Georges une autre. La mère de Laurence fait la cuisine, c'est une extraordinaire cuisinière, elle nous surprend souvent avec des plats sortis de nulle part. Nous avons toutes passées notre permis de conduire, Georges nous a jugées aptes à conduire ses voitures, mais pour l'instant, je me contente des petites, ce sont tout de même des Camaro, Transam, Corvette, la Buick Skylark de mille neuf cent soixante-cinq est la plus grosse que j'ai conduit, ça fait presque un mètre de moins que les Cadillac, Chevrolet Caprice break qui frisent les six mètres.
En avril, nous allons toutes chez Gabriele, à Bourgoin Jallieu dans le département de l'Isère, elle est enceinte de six mois, ça se voit très bien. Elle se promène en tenant la main de Virginia, elle ne risque rien, l'homosexualité a été dépénalisée en aout dernier. Elle prend un malin plaisir à aller là où elle est sûre de tomber sur un membre de la famille de Guillaume, à chaque fois, c'est la même rigolade à la vue de leurs têtes. Non seulement, elle est enceinte d'un père inconnu, en plus, c'est une gouine, un comble pour cette famille d'arriérés. Fin juin, Gabriele accouche d'une jolie petite fille, nommée Virginie malgré les protestations de Virginia. En septembre, Gabriele retourne chez elle avec Virginia. Je crois que la famille a compris le message, ils ne doivent plus se faire d'illusions, il y a une héritière. En novembre mille neuf cent quatre-vingt-trois, nous retournons chez Gabriele pour le batême de Virginie, je suis sa marraine, Gorges son parrain, ça permettra de justifier les cadeaux qu'elle recevra de lui.
Nous venons de terminer notre cinquième année de TSM, Laurence décide de s'arrêter, Georges la nome directrice adjointe au département gestion et markéting de sa maison mère, le directeur prend sa retraite dans deux ans, juste le temps de bien la former au boulot. Pour ma part, je vais faire un doctorat, encore deux ans, Alysée en a encore elle aussi pour deux ans, mais maintenant, nous passons toutes les deux trois nuits par semaine dans mon appartement, nous trouvons toujours de la place dans la rue pour la R cinq que nous a acheté Georges.
Nous sommes en mille neuf cent quatre-vingt-dix, nous avons toutes fini nos études, je suis moi aussi directrice du markéting dans une boite de Georges, Laurence, devenue directrice markéting du groupe, est ma cheffe directe. Alyzée a monté son cabinet d'avocat d'affaire, Georges a été son premier client, mais il a rameuté tous ses amis qui la consultent eux aussi, elle a une bonne clientèle. Le père de Laurence a pris sa retraite, il a créé un jardin derrière la maison du gardien, maintenant, nous mangeons nos propre légumes. Nous sommes tous les quatre dans l'avion de retour de Marrakech, où il faisait plus de quarante à l'ombre. Nous avons fêté les quatre-vingt ans de Georges hier à la Mamounia, c'était grandiose. Mais, depuis deux ans, son âge l'a un peu marqué, il ne conduit plus, c'est nous qui faisons rouler les voitures, nous partons souvent à plusieurs, nous ne passons pas inaperçues, surtout quand nous sortons les monstres. Un convois composé d'une Lincoln Première cinquante-six, Cadillac Deville soixante-quatre, Cadillac Eldorado soixante-cinq, Chevrolet Caprice soixante-six et une Chevrolet Impala soixante ne passe pas inaperçu. Georges me prend la main.
–Je ne suis pas très bien, j'ai un peu mal à la poitrine, vivement qu'on soit à la villa, j'ai envie de piquer une tête dans la piscine, ça me rafraîchira. Cette chaleur à Marrakech est insupportable pour une personne de mon âge.
–Nous sommes fin juillet, la période la plus chaude de Marrakech.
–Ce n'est pas de ma faute si mes parents m'ont conçu fin octobre.
–Effectivement, rassure toi, nous atterrissons dans moins d'une demi-heure, nous allons entamer la descente, relaxe toi, et pense que dans moins de deux heures, tu barboteras dans ta piscine.
Je me penche sur lui pour déposer un baiser sur son front, il ferme les yeux en souriant. Une fois descendus de l'avion, nous allons récupérer la Rolls sur le parking, d'un seul coup Georges s'effondre en se tenant la poitrine, nous nous précipitons sur lui, il est inconscient, un homme arrive en courant.
–Ne le touchez pas, je suis médecin, laissez-moi voir ce qu'il a.
Il se penche sur lui et prend son pouls, il se redresse le visage fermé.
–Son pouls est faible, il faut l'amener de toute urgence à l'hôpital, je crains une crise cardiaque.
–Vous pouvez nous accompagner, ça nous rassurerait.
–Ok, je préviens ma femme et j'arrive.
Nous chargeons Georges dans la voiture, l'homme le surveille, il semble préoccupé. Arrivés à Purpan, en tant que médecin, il le fait prendre en charge immédiatement, nous ne sommes malheureusement pas autorisées à le suivre. L'homme revient un quart d'heure plus tard, sa tête en dit long.
–C'est un infarctus, je ne vous cache pas que vu son âge, c'est très sérieux, il faut attendre cette nuit, s'il la passe, se sera très bon signe, malheureusement, ça va être dur pour lui.
–Merci docteur, vous nous avez été d'un grand réconfort, mais pensez-vous qu'il a une chance de s'en sortir.
–Je ne vous raconterai pas de salade, c'est plus que sérieux, et la dépressurisation dans l'avion n'a fait qu'aggraver son cas.
Nous sommes toutes effondrées, j'éclate en sanglots bientôt suivi par Laurence et Alyzée, nous nous enlaçons pour pleurer de conserve, l'homme nous regarde, il se tient un peu à part et semble compatir. Je réalise qu'il est venu avec nous, il n'a rien pour retourner chez lui, je serais gênée qu'il prenne un taxi. Une fois calmée, je vais vers lui.
–Vous devez rentrer chez vous, vous habitez où que je vous raccompagne.
–J'habite à Ramonville, mais je ne suis pas pressé, il n'est que seize heures, je dois aller voir les médecins qui ont pris votre père en charge dans un quart d'heure, il devraient être plus confiants dans leur pronostique.
–Nous aurions dû aller à Rangueil, vous étiez à côté de chez vous.
–Non, il fallait arriver le plus vite possible, ça aurait pris trop de temps.
Nous nous asseyons tous ensemble pour discuter, nous apprenons qu'il a trente-neuf ans, qu'il s'appelle Benjamin, qu'il est médecin depuis douze ans dans une clinique à Quint-Fonsegrives et qu'il a une femme et trois enfants dont deux jumelles adolescentes infernales. Nous sommes en train de discuter quand arrive le médecin qui a pris en charge Georges la mine grave, je me décompose.
–Malheureusement, il n'a pas survécu, il s'est éteint sans reprendre conscience, toutes mes condoléances.
C'est le ciel qui me tombe sur la tête, Georges ne peut pas mourir, c'est impossible. Benjamin pose son bras sur mes épaules, je me blotti contre lui pour pleurer toutes les larmes de mon corps, je suis anéantie. Une heure plus tard, nous nous sommes reprises, il nous faut organiser la récupération de son corps et ses obsèques. Heureusement que Benjamin est avec nous, il réussit à trouver un téléphone pour prévenir sa femme, elle doit venir le chercher dans deux heures. Nous trouvons des pompes funèbres qui prennent en charge la mise en bière et la crémation. Vers vingt et une heures, nous sommes à la villa, Jeannine est là, elle nous attend depuis plusieurs heures, elle a préparé le repas. Laurence téléphone à son père, nous ne savons pas ce qu'il va advenir d'eux et des biens de Georges, il n'a pas d'héritier et toute sa famille a disparu. Après un rapide repas, nous allons nous coucher. Je suis allongée sur le dos les yeux fermés, je ne veux plus pleurer, Alyzée me monte dessus et se blotti dans mes bras, elle sait que je suis très triste, nous échangeons un long baiser. Mais le contact de nos peaux nues exacerbe notre libido qui reprend vite le dessus, elle descend lentement le long de mon corps pour arriver sur mon sexe qu'elle s'empresse de bouffer. Mon corps reprend ses droits, des ondes de plaisir m'envahissent, je donne des coups de reins quand je sens une forte odeur de cyprine au-dessus de ma tête, c'est Laurence qui se laisse descendre doucement sur ma bouche.
Je la plaque contre ma bouche pour moi aussi lui bouffer la chatte. Paradoxalement, nous jouissons assez vite, Laurence se jette sur le sexe d'Alyzée pour, elle aussi, la faire jouir très vite. Je commence à m'endormir quand je sens des doigts s'enfoncer dans mon sexe, c'est Laurence qui me fiste, je vois le sexe d'Alyzée à portée de main, je regarde mieux, elle enfonce sa main dans le sexe de Laurence, elles veulent faire un Paris-Brest en se fistant. Je pointe mes doigts et les enfonce dans le sexe d'Alyzée, nous nous défonçons le sexe avec une rage qui nous est inconnue, c'est Laurence qui jouit la première, je la suis très vite, comme d'habitude, c'est Alyzée qui ferme la marche. Nous sommes anéanties de plaisir, mais aussi de tristesse, c'est la première fois que nous sommes ici sans Georges.
Après une nuit de sommeil, nous retournons à Purpan pour récupérer la dépouille de Georges avec les pompes funèbres. Il nous avait dit vouloir être incinéré, il ne voulait pas de cercueil de luxe pour le faire cramer, juste le plus simple et même si possible, sans capitonnage. Nous en trouvons un simple, ça ne semble pas trop satisfaire les pompes funèbres, c'est le moins cher, mais on s'en fout. Vers midi, nous sommes rentrées à la villa, le téléphone sonne, je le prends dans le bureau.
–Allo, Leïla j'écoute.
–Bonjour Leïla, maitre Legrand, le notaire de Mr Latrique, j'ai besoin de vous voir toutes les trois cet après midi pour peaufiner des détails, c'est possible ?
–Bien sûr, à quelle heure ?
–Quinze heures, ça vous va ?
–Parfait, à tout à l'heure maitre.
Il me donne son adresse, je raccroche, les filles me regardent.
Vers une heure du matin, tout le monde se couche, Gabriele reste avec nous, elle a un contact particulier avec Virginia, elles semblent s'entendre à merveille, j'ai l'impression qu'un couple se forme, Gabriele se sentira moins seule. Le lendemain, Georges et Gabriele vont prendre leur petit déjeuner ensemble dans la salle à manger des premières classes, ils veulent discuter de l'enfant de Gabriele. Il accepte de faire un enfant à Gabriele, mais il ne le reconnaitra pas, c'est ce que désirait Gabriele, elle veut lui donner le nom de Guillaume, il lui a donné l'autorisation un peu avant sa mort, autorisation déposée chez Olivier. A partir de ce moment, Georges ne se consacre qu'à Gabriele, ils font l'amour deux ou trois fois par jour, j'espère que ça marchera, de toute manière, ils ont décidé de se revoir jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte.
Les jour suivant, nous nous calmons sur le sexe, nous allons à la piscine, au jacuzzi, danser de temps en temps, le voyage est agréable, ce n'est que luxe, calme et volupté. Une fois arrivés à Cherbourg, Gabriele et Virginia décident de rester avec nous. Evidemment, tout le monde est d'accord, heureusement que Georges a fait amener la Cadillac limousine à Cherbourg en prévision du retour, il déteste voyager en train. Nous entrons tous les six sans problème dedans, Georges et Gabriele devant, les filles derrière, c'est plus pratique pour se poupouiller la chatte. Gabriele remplace de temps en temps Georges pour conduire, nous arrivons le lendemain en fin d'après-midi après une escale au Mans. Gabriele s'installe avec nous jusqu'à être sûre d'être enceinte. Virginia reste avec nous, mais partira avec Gabriele une fois tout réglé, elle ont décidé de vivre ensemble, histoire d'emmerder encore plus la famille.
La vie a repris ses droits, nous faisons notre entrée universitaire, Laurence et moi au TSM, Alyzée en droit. Fin octobre, nous avons la confirmation que Gabriele est enceinte, Georges la convainc de rester avec nous jusqu'à son accouchement, mais elle veut faire chier sa famille, elle décide d'aller chez elle avec Virginia quand elle en sera à six mois pour bien faire constater au reste de la famille qu'elle attend un enfant, Virginia passant pour une infirmière du fait de la délicatesse de sa grossesse. En février, nous avons la confirmation du sexe, c'est une fille, Gabriele est un peu déçue, elle aurait préféré un garçon histoire de les emmerder encore plus, mais elle est tout de même heureuse car elle pourra lui donner le nom de Guillaume, ce qui coupera toutes discutions lors de son héritage. Guillaume avait pensé à tout, ce qui en dit long sur sa haine de sa famille.
Je passe deux nuits par semaine avec Georges, nous avons des rapports tendres, j'aime cet homme, mais pas comme Alyzée, j'ai de la chance qu'elle le comprenne, ce qui me permets de lui donner du plaisir. Il fait aussi l'amour avec Gabriele, mais plus rarement. La vie s'est organisée dans la villa, nous avons Laurence, Alyzée et moi-même la grande chambre, Gabriele et Virginia ont investi une chambre, Georges une autre. La mère de Laurence fait la cuisine, c'est une extraordinaire cuisinière, elle nous surprend souvent avec des plats sortis de nulle part. Nous avons toutes passées notre permis de conduire, Georges nous a jugées aptes à conduire ses voitures, mais pour l'instant, je me contente des petites, ce sont tout de même des Camaro, Transam, Corvette, la Buick Skylark de mille neuf cent soixante-cinq est la plus grosse que j'ai conduit, ça fait presque un mètre de moins que les Cadillac, Chevrolet Caprice break qui frisent les six mètres.
En avril, nous allons toutes chez Gabriele, à Bourgoin Jallieu dans le département de l'Isère, elle est enceinte de six mois, ça se voit très bien. Elle se promène en tenant la main de Virginia, elle ne risque rien, l'homosexualité a été dépénalisée en aout dernier. Elle prend un malin plaisir à aller là où elle est sûre de tomber sur un membre de la famille de Guillaume, à chaque fois, c'est la même rigolade à la vue de leurs têtes. Non seulement, elle est enceinte d'un père inconnu, en plus, c'est une gouine, un comble pour cette famille d'arriérés. Fin juin, Gabriele accouche d'une jolie petite fille, nommée Virginie malgré les protestations de Virginia. En septembre, Gabriele retourne chez elle avec Virginia. Je crois que la famille a compris le message, ils ne doivent plus se faire d'illusions, il y a une héritière. En novembre mille neuf cent quatre-vingt-trois, nous retournons chez Gabriele pour le batême de Virginie, je suis sa marraine, Gorges son parrain, ça permettra de justifier les cadeaux qu'elle recevra de lui.
Nous venons de terminer notre cinquième année de TSM, Laurence décide de s'arrêter, Georges la nome directrice adjointe au département gestion et markéting de sa maison mère, le directeur prend sa retraite dans deux ans, juste le temps de bien la former au boulot. Pour ma part, je vais faire un doctorat, encore deux ans, Alysée en a encore elle aussi pour deux ans, mais maintenant, nous passons toutes les deux trois nuits par semaine dans mon appartement, nous trouvons toujours de la place dans la rue pour la R cinq que nous a acheté Georges.
Nous sommes en mille neuf cent quatre-vingt-dix, nous avons toutes fini nos études, je suis moi aussi directrice du markéting dans une boite de Georges, Laurence, devenue directrice markéting du groupe, est ma cheffe directe. Alyzée a monté son cabinet d'avocat d'affaire, Georges a été son premier client, mais il a rameuté tous ses amis qui la consultent eux aussi, elle a une bonne clientèle. Le père de Laurence a pris sa retraite, il a créé un jardin derrière la maison du gardien, maintenant, nous mangeons nos propre légumes. Nous sommes tous les quatre dans l'avion de retour de Marrakech, où il faisait plus de quarante à l'ombre. Nous avons fêté les quatre-vingt ans de Georges hier à la Mamounia, c'était grandiose. Mais, depuis deux ans, son âge l'a un peu marqué, il ne conduit plus, c'est nous qui faisons rouler les voitures, nous partons souvent à plusieurs, nous ne passons pas inaperçues, surtout quand nous sortons les monstres. Un convois composé d'une Lincoln Première cinquante-six, Cadillac Deville soixante-quatre, Cadillac Eldorado soixante-cinq, Chevrolet Caprice soixante-six et une Chevrolet Impala soixante ne passe pas inaperçu. Georges me prend la main.
–Je ne suis pas très bien, j'ai un peu mal à la poitrine, vivement qu'on soit à la villa, j'ai envie de piquer une tête dans la piscine, ça me rafraîchira. Cette chaleur à Marrakech est insupportable pour une personne de mon âge.
–Nous sommes fin juillet, la période la plus chaude de Marrakech.
–Ce n'est pas de ma faute si mes parents m'ont conçu fin octobre.
–Effectivement, rassure toi, nous atterrissons dans moins d'une demi-heure, nous allons entamer la descente, relaxe toi, et pense que dans moins de deux heures, tu barboteras dans ta piscine.
Je me penche sur lui pour déposer un baiser sur son front, il ferme les yeux en souriant. Une fois descendus de l'avion, nous allons récupérer la Rolls sur le parking, d'un seul coup Georges s'effondre en se tenant la poitrine, nous nous précipitons sur lui, il est inconscient, un homme arrive en courant.
–Ne le touchez pas, je suis médecin, laissez-moi voir ce qu'il a.
Il se penche sur lui et prend son pouls, il se redresse le visage fermé.
–Son pouls est faible, il faut l'amener de toute urgence à l'hôpital, je crains une crise cardiaque.
–Vous pouvez nous accompagner, ça nous rassurerait.
–Ok, je préviens ma femme et j'arrive.
Nous chargeons Georges dans la voiture, l'homme le surveille, il semble préoccupé. Arrivés à Purpan, en tant que médecin, il le fait prendre en charge immédiatement, nous ne sommes malheureusement pas autorisées à le suivre. L'homme revient un quart d'heure plus tard, sa tête en dit long.
–C'est un infarctus, je ne vous cache pas que vu son âge, c'est très sérieux, il faut attendre cette nuit, s'il la passe, se sera très bon signe, malheureusement, ça va être dur pour lui.
–Merci docteur, vous nous avez été d'un grand réconfort, mais pensez-vous qu'il a une chance de s'en sortir.
–Je ne vous raconterai pas de salade, c'est plus que sérieux, et la dépressurisation dans l'avion n'a fait qu'aggraver son cas.
Nous sommes toutes effondrées, j'éclate en sanglots bientôt suivi par Laurence et Alyzée, nous nous enlaçons pour pleurer de conserve, l'homme nous regarde, il se tient un peu à part et semble compatir. Je réalise qu'il est venu avec nous, il n'a rien pour retourner chez lui, je serais gênée qu'il prenne un taxi. Une fois calmée, je vais vers lui.
–Vous devez rentrer chez vous, vous habitez où que je vous raccompagne.
–J'habite à Ramonville, mais je ne suis pas pressé, il n'est que seize heures, je dois aller voir les médecins qui ont pris votre père en charge dans un quart d'heure, il devraient être plus confiants dans leur pronostique.
–Nous aurions dû aller à Rangueil, vous étiez à côté de chez vous.
–Non, il fallait arriver le plus vite possible, ça aurait pris trop de temps.
Nous nous asseyons tous ensemble pour discuter, nous apprenons qu'il a trente-neuf ans, qu'il s'appelle Benjamin, qu'il est médecin depuis douze ans dans une clinique à Quint-Fonsegrives et qu'il a une femme et trois enfants dont deux jumelles adolescentes infernales. Nous sommes en train de discuter quand arrive le médecin qui a pris en charge Georges la mine grave, je me décompose.
–Malheureusement, il n'a pas survécu, il s'est éteint sans reprendre conscience, toutes mes condoléances.
C'est le ciel qui me tombe sur la tête, Georges ne peut pas mourir, c'est impossible. Benjamin pose son bras sur mes épaules, je me blotti contre lui pour pleurer toutes les larmes de mon corps, je suis anéantie. Une heure plus tard, nous nous sommes reprises, il nous faut organiser la récupération de son corps et ses obsèques. Heureusement que Benjamin est avec nous, il réussit à trouver un téléphone pour prévenir sa femme, elle doit venir le chercher dans deux heures. Nous trouvons des pompes funèbres qui prennent en charge la mise en bière et la crémation. Vers vingt et une heures, nous sommes à la villa, Jeannine est là, elle nous attend depuis plusieurs heures, elle a préparé le repas. Laurence téléphone à son père, nous ne savons pas ce qu'il va advenir d'eux et des biens de Georges, il n'a pas d'héritier et toute sa famille a disparu. Après un rapide repas, nous allons nous coucher. Je suis allongée sur le dos les yeux fermés, je ne veux plus pleurer, Alyzée me monte dessus et se blotti dans mes bras, elle sait que je suis très triste, nous échangeons un long baiser. Mais le contact de nos peaux nues exacerbe notre libido qui reprend vite le dessus, elle descend lentement le long de mon corps pour arriver sur mon sexe qu'elle s'empresse de bouffer. Mon corps reprend ses droits, des ondes de plaisir m'envahissent, je donne des coups de reins quand je sens une forte odeur de cyprine au-dessus de ma tête, c'est Laurence qui se laisse descendre doucement sur ma bouche.
Je la plaque contre ma bouche pour moi aussi lui bouffer la chatte. Paradoxalement, nous jouissons assez vite, Laurence se jette sur le sexe d'Alyzée pour, elle aussi, la faire jouir très vite. Je commence à m'endormir quand je sens des doigts s'enfoncer dans mon sexe, c'est Laurence qui me fiste, je vois le sexe d'Alyzée à portée de main, je regarde mieux, elle enfonce sa main dans le sexe de Laurence, elles veulent faire un Paris-Brest en se fistant. Je pointe mes doigts et les enfonce dans le sexe d'Alyzée, nous nous défonçons le sexe avec une rage qui nous est inconnue, c'est Laurence qui jouit la première, je la suis très vite, comme d'habitude, c'est Alyzée qui ferme la marche. Nous sommes anéanties de plaisir, mais aussi de tristesse, c'est la première fois que nous sommes ici sans Georges.
Après une nuit de sommeil, nous retournons à Purpan pour récupérer la dépouille de Georges avec les pompes funèbres. Il nous avait dit vouloir être incinéré, il ne voulait pas de cercueil de luxe pour le faire cramer, juste le plus simple et même si possible, sans capitonnage. Nous en trouvons un simple, ça ne semble pas trop satisfaire les pompes funèbres, c'est le moins cher, mais on s'en fout. Vers midi, nous sommes rentrées à la villa, le téléphone sonne, je le prends dans le bureau.
–Allo, Leïla j'écoute.
–Bonjour Leïla, maitre Legrand, le notaire de Mr Latrique, j'ai besoin de vous voir toutes les trois cet après midi pour peaufiner des détails, c'est possible ?
–Bien sûr, à quelle heure ?
–Quinze heures, ça vous va ?
–Parfait, à tout à l'heure maitre.
Il me donne son adresse, je raccroche, les filles me regardent.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()