Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Alyzée chérie — Chapitre 19
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Alyzée chérie
Chapitre 19
Queen Elisabeth deux
En fin d'après-midi, tout le monde est sous la douche, nous devons nous préparer, nous sommes attendus à la table du capitaine à vingt heures, nous avons le temps, mais il ne faut pas trop trainer. Je mets la robe noire, elle s'ouvre à chaque pas, Alyzée met sa robe Bordeaux quant à Laurence, elle met sa robe fendu sur les deux côtés, il va y avoir du spectacle.
A vingt heures, nous entrons dans la salle à manger du capitaine, c'est un homme dans la quarantaine, gigantesque, plus de deux mètres, impeccable dans son uniforme blanc, il nous accueille avec un grand sourire.
–Bienvenus à ma table chers amis.
–Capitaine, je vous présente mes trois filles, Laurence l'ainée, Alyzée la cadette et Leïla la petite dernière.
Le capitaine me regarde bizarrement, il doit se demander si Georges ne se moque pas de lui.
–Comme vous pouvez le constater, elles n'ont pas la même mère, je suis un peu volage, pas très constant en amour.
Je le trouve gonflé, lui qui est resté marié à son unique femme pendant quarante-cinq ans. Le capitaine se détend et va accueillir les autres invités. A part Georges, il n'y a que des femmes, je me demande pourquoi, c'est la capitaine qui nous donne la raison en s'adressant à tout le monde.
–Vous pouvez remarquer qu'à l'exception de monsieur, vous n'êtes que des femmes parce que j'avais décidé d'inviter toutes les femmes seules sur ce bateau, mais vous n'êtes que cinq, j'ai donc pensé à monsieur et ses filles pour compléter la table.
La table est rectangulaire, les invités sont disposés trois sur la plus grande longueur avec les hommes au centre et deux sur l'autre. Georges est en face du capitaine, il est entouré de deux femmes dans le soixantaine, des anglaises, ça ne doit pas le gêner, il parle couramment. Le capitaine s'est entouré de Laurence et Alyzée, en face de moi, deux femmes dans la cinquantaine, une américaine et une allemande un peu snob. Je suis assise à gauche d'une femme dans la trentaine, elle se tourne vers moi.
–Tu es Leïla n'est-ce pas, j'ai entendu ton soi-disant père le dire, je me présente, Gabriele, trente-deux ans, veuve et immensément riche, l'argent de feu mon mari.
–Pourquoi soi-disant père ?
–Parce qu'un père ne caresse pas les fesses de sa fille quand il se croit seul avec elle sous un escalier. Je vous ai vu tout à l'heure quand vous vous êtes arrêtés sous l'escalier allant au huitième pour vous embrasser.
–Ça pourrait être un père incestueux.
–Ça m'étonnerais, je sais ce que c'est, c'est mon père qui m'a dépucelé il y a vingt-deux ans, avant d'aller en prison et d'y mourir « accidentellement ».
–Accidentellement ?
–Oui, tu sais, beaucoup de prisonnier sont des salopards, mais la plupart n'aiment pas que l'on s'attaque aux enfants, je pense qu'il a été « accidenté » par l'un d'eux, on ne l'a jamais su.
–Ça t'a fait de la peine ?
–Oui, c'était tout de même mon papa, j'étais inconsciente, ça a duré quatre ans. Ma mère s'en est rendu compte en trouvant un peu de sperme dans une de mes culottes, après m'avoir questionné, elle l'a dénoncé aux flics et direct la taule. Trois ans plus tard, elle m'initiait au saphisme, et m'a appris à maitriser mes orgasmes, je sais, j'ai une famille spéciale.
–On peut le dire.
Elle rigole et se concentre sur les personnes qui l'entourent. Ma robe a glissé quand je me suis assise, elle dévoile la quasi-totalité de mes jambes, je pense même que Gabriele doit pouvoir apercevoir une partie de mon sexe, je ne fais rien pour corriger ça. Sa robe est fendue devant assez haut, je vois une bonne partie de ses cuisses, elle est très bronzée. On nous sert du champagne en apéritif, il est délicieux, je n'ai jamais autant bu de champagne que depuis trois jours, mes parents n'étaient pas fana de cette boisson, papa préfère le whisky. Le repas commence, la discussion s'oriente vers le fonctionnement du bateau, ça me gave, mais quand arrivent les entremets, je sens une main sur ma cuisse nue. Je regarde Gabriele, elle me sourit, je lui rend son sourire et ouvre un peu ma jambe droite, sa main remonte vers mon sexe, je me penche à son oreille.
–Ne vas pas trop loin, je ne sais pas jouir discrètement, j'ameute tout le quartier, ce n'est pas pensable ici.
Le capitaine a vu que je m'étais penchée sur l'oreille de Gabriele.
–On peut connaitre votre commentaire mademoiselle ?
–Je disais simplement à madame que vous paraissiez de taille normale une fois assis, je me demandais comment cela pouvait être possible.
–Tout simplement parce que je suis assis sur une chaise dont les pieds ont été raccourci de cinq centimètres, ça me rend plus humain.
Tout le monde rigole, nous encore plus que les autres. Pendant tout le repas, Gabriele me caresse la cuisse, sa main glisse même sur mon pubis. Je ne reste pas de glace, moi aussi je pose ma main sur sa cuisse, je remonte vers le haut pour tomber sur un pubis lisse, ma main se glisse entre ses cuisses, elle les ouvre un peu, je tombe sur un sexe très humide, je plonge un doigt dedans, retire ma main pour me sucer le majeur. Quand je sens qu'elle veut me faire la même chose, je sais que ça va mal se passer et que je vais finir par faire une connerie, je lui prends la main et la repose sur la table, elle me regarde en souriant mais l'air un peu triste.
–Peut être ailleurs ?
–Dans notre suite après le repas, je te promet des surprises si tu veux venir.
–C'est évident, comment refuser une telle proposition.
Mais moi, je ne reste pas inactive, je mets ma main sur son sexe, mon index s'enfonce dans son vagin et fait de rapides aller-retours, au bout de deux minutes, elle commence à se tendre, je pose mon index sur son clitoris déjà bien gonflé et le titille d'abord doucement puis en accélérant. Elle me regarde, je vois ses yeux se révulser, elle les ferme, en poussant un soupir à peine audible. Elle jouit comme Alyzée, en silence et sans bouger, je retire ma main pour me sucer le majeur. L'américaine me regarde avec un petit sourire narquois, je pense qu'elle a compris ce qui vient de se passer, je lui sourit, elle me sourit plus amicalement. Nous ne discutons que de sexe, je sais qu'elle aime les femmes comme les hommes, qu'elle est en manque de bite depuis cinq ans, tous les hommes qu'elle rencontre s'intéressent plus à son argent qu'à elle. Le repas se termine, c'était délicieux, que des plats français. L'heure est bien avancée, je vais vers Georges.
–Je crois que je tiens une bête de sexe, ça te dérangerais qu'elle vienne passer un moment avec nous, tu pourrais même t'en occuper.
–Tu crois que je pourrai m'occuper d'une autre femme que toi ?
–J'aimerais bien, ça de donnerait d'autres perspectives.
–Ok, nous allons devant, rejoignez-nous dans dix minutes.
–Très bien.
Je vais rejoindre Gabriele, c'est là que je remarque qu'elle a elle aussi un cul d'enfer, je ne l'avais vu qu'assise. Sa robe la moule ne laissant aucun doute sur le fait qu'elle soit nue dessous. Elle a le dos nu jusqu'à la taille, l'avant ne couvrant les seins qu'à l'aide de deux bandes de tissu allant se nouer sur son cou. De face, je peux mieux apprécier ses seins, deux beaux bonnet C évidemment non soutenu, qui pointent leur mamelons laissant une vue imprenable de chaque côté. Nous marchons sur une coursive, le bateau avance à vingt-six nœuds, il laisse un magnifique sillage derrière lui, nous nous asseyons sur un banc.
–Tu m'as dit avoir hérité de ton mari, c'est possible ?
–Oui, bien sûr, nous étions mariés sous le régime de la communauté simple.
–Il est mort comment ?
–D'un cancer des poumons, il fumait comme un pompier, il se savait condamné.
–Raconte.
–Mon mari Guillaume était un enfant adopté, ses parents l'ont eu alors qu'il avait deux ans. Mais la famille de son père n'a jamais accepté ça, ça contrariait leur plan. Il n'avait pas d'héritier, sa femme étant stérile, et les cousins espéraient bien hériter de son immense fortune, la venue de Guillaume changeait tout, il allait prendre une grande partie de l'héritage. Ils ne l'on jamais accepté en le traitant d'étranger, de bâtard et j'en passe. Guillaume a été très dépressif jusqu'à ce qu'il rencontre Olivier en seconde au lycée, leur amitié a réussi à le remettre sur pied. Son père a très mal pris la chose et a fait de guillaume son unique héritier. J'ai épousé Guillaume en soixante-huit, l'année de mes dix-huit ans, il en avait quarante-neuf, encore quelque chose qui est mal passé dans la famille. Ça n'a jamais été un mariage d'amour, c'était mon amant depuis deux ans, on se cachait, si la famille l'avait su, c'était pain béni pour eux. Nous n'étions pas amoureux, mais très complémentaires sexuellement, c'était la fiesta tous les soirs. Même son père n'était pas d'accord pour notre mariage, mais il a vite compris la démarche de Guillaume et nous nous sommes très bien entendus, c'était un homme adorable. En soixante-douze, le père de guillaume meurt d'un AVC, il avait soixante-dix-neuf ans, nous sommes convoqués par le notaire, qui n'était autre qu'Olivier, l'ami de Guillaume. Il y a toute la famille, au total onze personnes, c'était un des meilleur souvenir de Guillaume.
–Pourquoi ?
–Parce que toute la famille comptait tout de même toucher quelque chose vu qu'ils étaient convoqués, mais le testament du père de Guillaume était très court, il n'y avait qu'une phrase et toute une liste.
–Et c'était quoi la phrase.
–« Je lègue l'intégralité de mes bien à mon fils Guillaume ». Suivait la liste complète de ce qu'il lui léguait, et elle était longue. La tête des membres de la famille était un spectacle très réjouissif, l'un de ses cousins est même parti avant la fin de la lecture de la liste. J'ai rarement vu Guillaume si heureux, pas d'avoir hérité, mais de voir la tête de ses cousins.
–Je comprends parfaitement.
–Guillaume est mort trois ans plus tard, en soixante-quinze.
–Saloperie de cancer.
–Mais le meilleurs, c'est pour la lecture de son testament, encore une fois toute la famille était convoquée sur sa demande, cette fois les sourires étaient moins francs, mais ils espéraient que Guillaume leur laisse quelque chose, c'était tout de même la famille.
–Et je présume que non.
–Effectivement, comme pour son père, son testament ne comportait qu'une phase et une liste.
–Je connais la phrase, c'était « Je lègue l'intégralité de mes bien à ma femme Gabriele » avec la même liste que pour son père.
–Pas tout à fait, « Je lègue l'intégralité de mes bien à ma femme bien aimée Gabriele », juste pour les emmerder, il y avait aussi quatre lignes de plus sur la liste, les acquisitions qu'il avait eu le temps de faire. J'ai entendu des « salope, sale pute, ça ne se passera pas comme ça, putain d'usurpatrice » et j'en passe. Olivier leur a bien fait comprendre qu'il n'y avait rien à faire, et qu'ils ne récoltaient que le fruit des graines qu'ils avaient semées depuis cinquante-deux ans. Il est même allé jusqu'à citer quelques saloperies qu'ils lui avaient fait.
–Ils ont eu ce qu'ils méritaient.
–Sauf qu'ils attendent que je crève, ils auront tout puisque je n'ai pas d'enfant.
–Tu n'as qu'à en faire un, tu peux ?
–Bien sûr, et je veux en faire un, mais avec qui, je ne connais pas d'homme assez ouvert pour assumer un enfant sans le reconnaitre ?
–J'ai peut-être ma petite idée.
En fin d'après-midi, tout le monde est sous la douche, nous devons nous préparer, nous sommes attendus à la table du capitaine à vingt heures, nous avons le temps, mais il ne faut pas trop trainer. Je mets la robe noire, elle s'ouvre à chaque pas, Alyzée met sa robe Bordeaux quant à Laurence, elle met sa robe fendu sur les deux côtés, il va y avoir du spectacle.
A vingt heures, nous entrons dans la salle à manger du capitaine, c'est un homme dans la quarantaine, gigantesque, plus de deux mètres, impeccable dans son uniforme blanc, il nous accueille avec un grand sourire.
–Bienvenus à ma table chers amis.
–Capitaine, je vous présente mes trois filles, Laurence l'ainée, Alyzée la cadette et Leïla la petite dernière.
Le capitaine me regarde bizarrement, il doit se demander si Georges ne se moque pas de lui.
–Comme vous pouvez le constater, elles n'ont pas la même mère, je suis un peu volage, pas très constant en amour.
Je le trouve gonflé, lui qui est resté marié à son unique femme pendant quarante-cinq ans. Le capitaine se détend et va accueillir les autres invités. A part Georges, il n'y a que des femmes, je me demande pourquoi, c'est la capitaine qui nous donne la raison en s'adressant à tout le monde.
–Vous pouvez remarquer qu'à l'exception de monsieur, vous n'êtes que des femmes parce que j'avais décidé d'inviter toutes les femmes seules sur ce bateau, mais vous n'êtes que cinq, j'ai donc pensé à monsieur et ses filles pour compléter la table.
La table est rectangulaire, les invités sont disposés trois sur la plus grande longueur avec les hommes au centre et deux sur l'autre. Georges est en face du capitaine, il est entouré de deux femmes dans le soixantaine, des anglaises, ça ne doit pas le gêner, il parle couramment. Le capitaine s'est entouré de Laurence et Alyzée, en face de moi, deux femmes dans la cinquantaine, une américaine et une allemande un peu snob. Je suis assise à gauche d'une femme dans la trentaine, elle se tourne vers moi.
–Tu es Leïla n'est-ce pas, j'ai entendu ton soi-disant père le dire, je me présente, Gabriele, trente-deux ans, veuve et immensément riche, l'argent de feu mon mari.
–Pourquoi soi-disant père ?
–Parce qu'un père ne caresse pas les fesses de sa fille quand il se croit seul avec elle sous un escalier. Je vous ai vu tout à l'heure quand vous vous êtes arrêtés sous l'escalier allant au huitième pour vous embrasser.
–Ça pourrait être un père incestueux.
–Ça m'étonnerais, je sais ce que c'est, c'est mon père qui m'a dépucelé il y a vingt-deux ans, avant d'aller en prison et d'y mourir « accidentellement ».
–Accidentellement ?
–Oui, tu sais, beaucoup de prisonnier sont des salopards, mais la plupart n'aiment pas que l'on s'attaque aux enfants, je pense qu'il a été « accidenté » par l'un d'eux, on ne l'a jamais su.
–Ça t'a fait de la peine ?
–Oui, c'était tout de même mon papa, j'étais inconsciente, ça a duré quatre ans. Ma mère s'en est rendu compte en trouvant un peu de sperme dans une de mes culottes, après m'avoir questionné, elle l'a dénoncé aux flics et direct la taule. Trois ans plus tard, elle m'initiait au saphisme, et m'a appris à maitriser mes orgasmes, je sais, j'ai une famille spéciale.
–On peut le dire.
Elle rigole et se concentre sur les personnes qui l'entourent. Ma robe a glissé quand je me suis assise, elle dévoile la quasi-totalité de mes jambes, je pense même que Gabriele doit pouvoir apercevoir une partie de mon sexe, je ne fais rien pour corriger ça. Sa robe est fendue devant assez haut, je vois une bonne partie de ses cuisses, elle est très bronzée. On nous sert du champagne en apéritif, il est délicieux, je n'ai jamais autant bu de champagne que depuis trois jours, mes parents n'étaient pas fana de cette boisson, papa préfère le whisky. Le repas commence, la discussion s'oriente vers le fonctionnement du bateau, ça me gave, mais quand arrivent les entremets, je sens une main sur ma cuisse nue. Je regarde Gabriele, elle me sourit, je lui rend son sourire et ouvre un peu ma jambe droite, sa main remonte vers mon sexe, je me penche à son oreille.
–Ne vas pas trop loin, je ne sais pas jouir discrètement, j'ameute tout le quartier, ce n'est pas pensable ici.
Le capitaine a vu que je m'étais penchée sur l'oreille de Gabriele.
–On peut connaitre votre commentaire mademoiselle ?
–Je disais simplement à madame que vous paraissiez de taille normale une fois assis, je me demandais comment cela pouvait être possible.
–Tout simplement parce que je suis assis sur une chaise dont les pieds ont été raccourci de cinq centimètres, ça me rend plus humain.
Tout le monde rigole, nous encore plus que les autres. Pendant tout le repas, Gabriele me caresse la cuisse, sa main glisse même sur mon pubis. Je ne reste pas de glace, moi aussi je pose ma main sur sa cuisse, je remonte vers le haut pour tomber sur un pubis lisse, ma main se glisse entre ses cuisses, elle les ouvre un peu, je tombe sur un sexe très humide, je plonge un doigt dedans, retire ma main pour me sucer le majeur. Quand je sens qu'elle veut me faire la même chose, je sais que ça va mal se passer et que je vais finir par faire une connerie, je lui prends la main et la repose sur la table, elle me regarde en souriant mais l'air un peu triste.
–Peut être ailleurs ?
–Dans notre suite après le repas, je te promet des surprises si tu veux venir.
–C'est évident, comment refuser une telle proposition.
Mais moi, je ne reste pas inactive, je mets ma main sur son sexe, mon index s'enfonce dans son vagin et fait de rapides aller-retours, au bout de deux minutes, elle commence à se tendre, je pose mon index sur son clitoris déjà bien gonflé et le titille d'abord doucement puis en accélérant. Elle me regarde, je vois ses yeux se révulser, elle les ferme, en poussant un soupir à peine audible. Elle jouit comme Alyzée, en silence et sans bouger, je retire ma main pour me sucer le majeur. L'américaine me regarde avec un petit sourire narquois, je pense qu'elle a compris ce qui vient de se passer, je lui sourit, elle me sourit plus amicalement. Nous ne discutons que de sexe, je sais qu'elle aime les femmes comme les hommes, qu'elle est en manque de bite depuis cinq ans, tous les hommes qu'elle rencontre s'intéressent plus à son argent qu'à elle. Le repas se termine, c'était délicieux, que des plats français. L'heure est bien avancée, je vais vers Georges.
–Je crois que je tiens une bête de sexe, ça te dérangerais qu'elle vienne passer un moment avec nous, tu pourrais même t'en occuper.
–Tu crois que je pourrai m'occuper d'une autre femme que toi ?
–J'aimerais bien, ça de donnerait d'autres perspectives.
–Ok, nous allons devant, rejoignez-nous dans dix minutes.
–Très bien.
Je vais rejoindre Gabriele, c'est là que je remarque qu'elle a elle aussi un cul d'enfer, je ne l'avais vu qu'assise. Sa robe la moule ne laissant aucun doute sur le fait qu'elle soit nue dessous. Elle a le dos nu jusqu'à la taille, l'avant ne couvrant les seins qu'à l'aide de deux bandes de tissu allant se nouer sur son cou. De face, je peux mieux apprécier ses seins, deux beaux bonnet C évidemment non soutenu, qui pointent leur mamelons laissant une vue imprenable de chaque côté. Nous marchons sur une coursive, le bateau avance à vingt-six nœuds, il laisse un magnifique sillage derrière lui, nous nous asseyons sur un banc.
–Tu m'as dit avoir hérité de ton mari, c'est possible ?
–Oui, bien sûr, nous étions mariés sous le régime de la communauté simple.
–Il est mort comment ?
–D'un cancer des poumons, il fumait comme un pompier, il se savait condamné.
–Raconte.
–Mon mari Guillaume était un enfant adopté, ses parents l'ont eu alors qu'il avait deux ans. Mais la famille de son père n'a jamais accepté ça, ça contrariait leur plan. Il n'avait pas d'héritier, sa femme étant stérile, et les cousins espéraient bien hériter de son immense fortune, la venue de Guillaume changeait tout, il allait prendre une grande partie de l'héritage. Ils ne l'on jamais accepté en le traitant d'étranger, de bâtard et j'en passe. Guillaume a été très dépressif jusqu'à ce qu'il rencontre Olivier en seconde au lycée, leur amitié a réussi à le remettre sur pied. Son père a très mal pris la chose et a fait de guillaume son unique héritier. J'ai épousé Guillaume en soixante-huit, l'année de mes dix-huit ans, il en avait quarante-neuf, encore quelque chose qui est mal passé dans la famille. Ça n'a jamais été un mariage d'amour, c'était mon amant depuis deux ans, on se cachait, si la famille l'avait su, c'était pain béni pour eux. Nous n'étions pas amoureux, mais très complémentaires sexuellement, c'était la fiesta tous les soirs. Même son père n'était pas d'accord pour notre mariage, mais il a vite compris la démarche de Guillaume et nous nous sommes très bien entendus, c'était un homme adorable. En soixante-douze, le père de guillaume meurt d'un AVC, il avait soixante-dix-neuf ans, nous sommes convoqués par le notaire, qui n'était autre qu'Olivier, l'ami de Guillaume. Il y a toute la famille, au total onze personnes, c'était un des meilleur souvenir de Guillaume.
–Pourquoi ?
–Parce que toute la famille comptait tout de même toucher quelque chose vu qu'ils étaient convoqués, mais le testament du père de Guillaume était très court, il n'y avait qu'une phrase et toute une liste.
–Et c'était quoi la phrase.
–« Je lègue l'intégralité de mes bien à mon fils Guillaume ». Suivait la liste complète de ce qu'il lui léguait, et elle était longue. La tête des membres de la famille était un spectacle très réjouissif, l'un de ses cousins est même parti avant la fin de la lecture de la liste. J'ai rarement vu Guillaume si heureux, pas d'avoir hérité, mais de voir la tête de ses cousins.
–Je comprends parfaitement.
–Guillaume est mort trois ans plus tard, en soixante-quinze.
–Saloperie de cancer.
–Mais le meilleurs, c'est pour la lecture de son testament, encore une fois toute la famille était convoquée sur sa demande, cette fois les sourires étaient moins francs, mais ils espéraient que Guillaume leur laisse quelque chose, c'était tout de même la famille.
–Et je présume que non.
–Effectivement, comme pour son père, son testament ne comportait qu'une phase et une liste.
–Je connais la phrase, c'était « Je lègue l'intégralité de mes bien à ma femme Gabriele » avec la même liste que pour son père.
–Pas tout à fait, « Je lègue l'intégralité de mes bien à ma femme bien aimée Gabriele », juste pour les emmerder, il y avait aussi quatre lignes de plus sur la liste, les acquisitions qu'il avait eu le temps de faire. J'ai entendu des « salope, sale pute, ça ne se passera pas comme ça, putain d'usurpatrice » et j'en passe. Olivier leur a bien fait comprendre qu'il n'y avait rien à faire, et qu'ils ne récoltaient que le fruit des graines qu'ils avaient semées depuis cinquante-deux ans. Il est même allé jusqu'à citer quelques saloperies qu'ils lui avaient fait.
–Ils ont eu ce qu'ils méritaient.
–Sauf qu'ils attendent que je crève, ils auront tout puisque je n'ai pas d'enfant.
–Tu n'as qu'à en faire un, tu peux ?
–Bien sûr, et je veux en faire un, mais avec qui, je ne connais pas d'homme assez ouvert pour assumer un enfant sans le reconnaitre ?
–J'ai peut-être ma petite idée.
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