Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le carnet de Ninon - tentation — Chapitre 8
Auteure
Le carnet de Ninon - tentation
Chapitre 8
— Fred
Caro a cette façon de poser le café sur la table basse, le dimanche matin, qui veut toujours dire autre chose que le petit-déjeuner.
Un pyjama de soie trop large, les cheveux attachés haut, la peau encore tiède de la nuit. Ninon était dans sa chambre, la porte entrouverte comme d’habitude depuis deux jours — un fil de lumière, le bruit d’un crayon qui grattait doucement sur du papier grainé.
— Dis-moi un truc, a murmuré Caro en se calant contre mon épaule, les pieds repliés sous elle.
Un pyjama de soie trop large, les cheveux attachés haut, la peau encore tiède de la nuit. Ninon était dans sa chambre, la porte entrouverte comme d’habitude depuis deux jours — un fil de lumière, le bruit d’un crayon qui grattait doucement sur du papier grainé.
— Dis-moi un truc, a murmuré Caro en se calant contre mon épaule, les pieds repliés sous elle.
Son souffle est venu se poser juste sous mon oreille, à l’endroit exact où la peau reste sensible.
— Quoi ?
— Un truc qu’on n’a pas encore fait. Tu sais bien… nos ajustements. On n’a pas remis la carte à jour depuis deux mois.
— Quoi ?
— Un truc qu’on n’a pas encore fait. Tu sais bien… nos ajustements. On n’a pas remis la carte à jour depuis deux mois.
Elle souriait. C’était notre rituel, une sorte de cartographie permanente. Avec Caro, le libertinage n’avait jamais été un chaos d’impulsions, mais une architecture précise. On posait les limites, on traçait les lignes, on redéfinissait ce qui nous faisait envie, ce qui restait interdit, ce qui devenait possible. C’était la clé pour que rien ne s’abîme. Et elle savait pertinemment que la porte de la chambre du fond n’était pas tout à fait fermée.
— Tu veux un scénario ? ai-je demandé, en baissant la voix d’un ton, juste assez pour qu’il faille tendre l’oreille de l’autre côté du couloir.
— Je veux des détails, Fred. Chauffe-moi. Raconte-moi une scène qui te reste dans la tête et qu’on n’a pas encore cochée.
— Tu veux un scénario ? ai-je demandé, en baissant la voix d’un ton, juste assez pour qu’il faille tendre l’oreille de l’autre côté du couloir.
— Je veux des détails, Fred. Chauffe-moi. Raconte-moi une scène qui te reste dans la tête et qu’on n’a pas encore cochée.
J’ai posé mon mug. J’ai passé ma main sur la cuisse de Caro, sous la soie, remontant lentement vers la naissance de sa fesse. J’ai jeté un coup d’œil oblique vers le couloir. Le bruit du crayon s’était arrêté.
— Un trio, ai-je dit doucement. Mais pas le classique. Pas celui où chacun cherche ses marques.
— Raconte, a chuchoté Caro. Elle a glissé sa main sur mon genou, appuyant un peu.
— Un jeu à trois sous tes yeux… Toi, tu es là. Tu ne touches à rien tout de suite. Tu es assise, ou allongée pas loin, habillée juste ce qu’il faut pour qu’on devine tout. Tu regardes. Tu es le centre de la pièce, mais c’est moi qui m’occupe d’elles.
— Elles ?
— Deux filles, ai-je repris, le regard fixé sur l’angle du mur, là où l’ombre du couloir tombait sur le parquet. Une blonde, une brune… ou une fille d’ici et une autre venue d’ailleurs, peu importe. L’une a de l’expérience, l’autre apprend encore. Tout est très lent au début. Elles se découvrent sous mes yeux, sous les tiens.
— Un trio, ai-je dit doucement. Mais pas le classique. Pas celui où chacun cherche ses marques.
— Raconte, a chuchoté Caro. Elle a glissé sa main sur mon genou, appuyant un peu.
— Un jeu à trois sous tes yeux… Toi, tu es là. Tu ne touches à rien tout de suite. Tu es assise, ou allongée pas loin, habillée juste ce qu’il faut pour qu’on devine tout. Tu regardes. Tu es le centre de la pièce, mais c’est moi qui m’occupe d’elles.
— Elles ?
— Deux filles, ai-je repris, le regard fixé sur l’angle du mur, là où l’ombre du couloir tombait sur le parquet. Une blonde, une brune… ou une fille d’ici et une autre venue d’ailleurs, peu importe. L’une a de l’expérience, l’autre apprend encore. Tout est très lent au début. Elles se découvrent sous mes yeux, sous les tiens.
J’ai senti Caro se tendre légèrement contre moi, son souffle qui s’accélérait. C’était sa façon à elle d’absorber les mots, d’en faire son propre plaisir.
— Et ensuite ? a-t-elle soufflé.
— Ensuite, la tension monte. Je les prends à tour de rôle, mais l’idée, le vrai truc qui me rend fou et qu’on n’a jamais tenté, c’est la fin.
— La fin…
— Je suis sur le point de jouir. Je demande à la première de s’agenouiller. Elle m’avale. Entièrement. Je me vide dans sa bouche, jusqu’à la dernière goutte, pendant que tu nous regardes fixement. Mais elle garde dans sa bouche, elle n’avale rien.
— Et ensuite ? a-t-elle soufflé.
— Ensuite, la tension monte. Je les prends à tour de rôle, mais l’idée, le vrai truc qui me rend fou et qu’on n’a jamais tenté, c’est la fin.
— La fin…
— Je suis sur le point de jouir. Je demande à la première de s’agenouiller. Elle m’avale. Entièrement. Je me vide dans sa bouche, jusqu’à la dernière goutte, pendant que tu nous regardes fixement. Mais elle garde dans sa bouche, elle n’avale rien.
Un court silence est tombé dans le salon. J’ai entendu un petit froissement de draps au fond du couloir.
— Qu’est-ce qu’elle fait ? a demandé Caro, la voix plus grave, presque rauque.
— Elle se relève. Elle ne dit rien. Elle se tourne vers la deuxième fille, celle qui attend, toute chaude, encore tremblante de ce qu’elle vient de voir.
— Qu’est-ce qu’elle fait ? a demandé Caro, la voix plus grave, presque rauque.
— Elle se relève. Elle ne dit rien. Elle se tourne vers la deuxième fille, celle qui attend, toute chaude, encore tremblante de ce qu’elle vient de voir.
Elle s’approche d’elle, lui prend le visage entre les mains… et elle lui donne ma crème. De bouche à bouche. Un long baiser mouillé, dense, où elles se partagent ce que je viens de donner. Et la deuxième avale tout, en te fixant droit dans les yeux.
La main de Caro s’est resserrée fort sur ma cuisse. Elle a lâché un petit soupir, un frisson visible le long de sa colonne vertébrale.
— Bordel, Fred… a-t-elle murmuré. C’est précis.
— Tu voulais du détail, bébé. C’est mon fantasme du moment. Pas encore testé. Mais totalement réalisable, si les règles sont claires.
La main de Caro s’est resserrée fort sur ma cuisse. Elle a lâché un petit soupir, un frisson visible le long de sa colonne vertébrale.
— Bordel, Fred… a-t-elle murmuré. C’est précis.
— Tu voulais du détail, bébé. C’est mon fantasme du moment. Pas encore testé. Mais totalement réalisable, si les règles sont claires.
Elle s’est redressée, la joue un peu rose, un sourire gourmand accroché aux lèvres. Elle a posé un baiser rapide sur mon menton, puis s’est tournée vers le couloir en élevant à peine la voix, de cette façon faussement innocente qu’elle maîtrise à la perfection :
— Ninon ? Tu es réveillée ? Le café est prêt si tu veux !
— Ninon ? Tu es réveillée ? Le café est prêt si tu veux !
Un temps. Puis la voix un peu enrouée de Ninon a répondu depuis sa chambre :
— Oui… merci. J’arrive dans deux minutes.
— Oui… merci. J’arrive dans deux minutes.
J’ai repris mon smartphone sur la table. Caro m’a jeté un regard complice, chargé d’une promesse muette. La cartographie était posée. Il ne restait plus qu’à voir qui allait franchir la ligne.
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