Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Si jolie — Chapitre 23
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Si jolie
Chapitre 23
— Regarde pour moi, s'il te plait !
Margaux tendit le test de grossesse à Claire et se cacha sous ses couvertures. Claire s'empara du test à la fois attendrie et agacée.
— C'est trop tôt, mon ange ! Il faut compter au minimum six jours avant d'avoir un résultat positif et le plus souvent il faut attendre neuf jours. Si c'est négatif, ça ne voudra encore rien dire.
— Oui mais si c'est positif ça voudra dire quelque chose.
— Evidemment !
— C'est une question de logique.
— Oui, ma chérie.
— Moi, je suis logique.
— Tout à fait.
— Pas toi.
— Tu as raison ; d'ailleurs je vais te laisser regarder toi-même. Ce sera bien mieux comme ça.
— Nooooon ! s'il te plait !
— Mais non, je plaisante et de toute façon.. de toute façon… ah ben zut, ça alors !
— Quoi ? qu'est ce qui se passe ?
— J'ai l'impression que…
— Oui mais si c'est positif ça voudra dire quelque chose.
— Evidemment !
— C'est une question de logique.
— Oui, ma chérie.
— Moi, je suis logique.
— Tout à fait.
— Pas toi.
— Tu as raison ; d'ailleurs je vais te laisser regarder toi-même. Ce sera bien mieux comme ça.
— Nooooon ! s'il te plait !
— Mais non, je plaisante et de toute façon.. de toute façon… ah ben zut, ça alors !
— Quoi ? qu'est ce qui se passe ?
— J'ai l'impression que…
Margaux jaillit de dessous la couverture.
— Fais voir !
— Regarde ! il y a un début de deuxième barre.
— Ça veut dire que tu m'as engrossée.
— Enfin, ce n'est pas prouvé que ce soit moi.
— La logique, ma douce ! la logique ! On a fait quatre essais normaux et ça n'a pas marché. Au cinquième essai, tu t'en mêles et d'un seul coup ça marche comme sur des roulettes. Donc c'est toi qui m'as engrossée.
— Mais ce n'est pas ma semence ; et pour cause.
— Ton papa chasse ?
— Euh oui .
— Et il a un fusil ?
— Naturellement !
— Alors, si tu prend son fusil et que tu tires sur Madeleine, tu diras que ce n'est pas toi qui l'a tuée parce que ce n'est pas ton fusil ?
— Non, bien sûr ! mais c'est moi qui aurai appuyé sur la gâchette.
— Hé bien, c'est toi qui a appuyé sur la poire l'autre jour.
— Regarde ! il y a un début de deuxième barre.
— Ça veut dire que tu m'as engrossée.
— Enfin, ce n'est pas prouvé que ce soit moi.
— La logique, ma douce ! la logique ! On a fait quatre essais normaux et ça n'a pas marché. Au cinquième essai, tu t'en mêles et d'un seul coup ça marche comme sur des roulettes. Donc c'est toi qui m'as engrossée.
— Mais ce n'est pas ma semence ; et pour cause.
— Ton papa chasse ?
— Euh oui .
— Et il a un fusil ?
— Naturellement !
— Alors, si tu prend son fusil et que tu tires sur Madeleine, tu diras que ce n'est pas toi qui l'a tuée parce que ce n'est pas ton fusil ?
— Non, bien sûr ! mais c'est moi qui aurai appuyé sur la gâchette.
— Hé bien, c'est toi qui a appuyé sur la poire l'autre jour.
Pendant qu'elles se chipotaient, la deuxième barre du testeur était devenue beaucoup plus nette et Claire poussa un soupir de soulagement. C'était la preuve que l'ovule avait été fécondé. Elle n'aurait pas besoin de recommencer avec David les petits jeux sexuels certes nécessaires pour l'amener à un orgasme suffisant pour fournir sa semence mais dont elle n'était pas spécialement fière.
Margaux ne manqua pas de remarquer le soulagement de sa compagne et elle l'embrassa tendrement.
Margaux ne manqua pas de remarquer le soulagement de sa compagne et elle l'embrassa tendrement.
— Merci, ma douce, je sais que ça n'a pas toujours été facile pour toi mais je suis convaincue que si finalement j'arrive à amener ce futur bébé à terme, ce sera grâce à toi. Moi, je n'ai eu qu'à te faire confiance et à me laisser faire passivement.
— Oh mais ! maintenant, ça va être à toi de travailler et les neuf prochains mois ne vont pas être de tout repos.
— On prévient tout le monde ?
— Pourquoi pas ? Il n'y a qu'à dire seulement que le test de grossesse est positif. Par contre je préfèrerais que ce soit toi qui préviennes David. Moi, ça me gène un peu étant donné ce que j'ai du faire pour le faire cracher sa semence. D'ailleurs, je crois que lui aussi serait gêné d'en parler.
— Bon ! , si tu veux. Moi, ça ne me gène pas. Mon petit striptease lors du premier essai prêtait plus à rire qu'autre chose.
— Je crois que tu es à peu près aussi douée pour la danse que pour le chant, mon ange.
— Oh mais ! maintenant, ça va être à toi de travailler et les neuf prochains mois ne vont pas être de tout repos.
— On prévient tout le monde ?
— Pourquoi pas ? Il n'y a qu'à dire seulement que le test de grossesse est positif. Par contre je préfèrerais que ce soit toi qui préviennes David. Moi, ça me gène un peu étant donné ce que j'ai du faire pour le faire cracher sa semence. D'ailleurs, je crois que lui aussi serait gêné d'en parler.
— Bon ! , si tu veux. Moi, ça ne me gène pas. Mon petit striptease lors du premier essai prêtait plus à rire qu'autre chose.
— Je crois que tu es à peu près aussi douée pour la danse que pour le chant, mon ange.
Margaux alla frapper à la porte de la chambre de David.
— J'espère que je ne te dérange pas, mais j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer.
— Ça a marché ?
— Disons que le test est positif. Assez nettement, je trouve. Il ne reste plus qu'à faire confirmer la réussite par le gynéco qui s'occupe de la PMA.
— Toutes mes félicitations ! Je suis très content pour toi.
— Toi aussi, tu dois être félicité. Tu vas être de nouveau papa.
— Ça, ça m'étonnerait !
— Ah bon ?
— Le donneur de sperme ne peut pas déclarer l'enfant comme étant le sien. J'ai lu ça sur internet. Tu m'as raconté un bobard.
— Pas du tout ! Le bébé sera déclaré à la mairie comme étant notre enfant à toi et à moi.
— Et Claire ? C'est ta femme, non ?
— Oui, mais pour qu'elle puisse être déclarée deuxième mère il faudrait que nous soyons passés devant un notaire avant de réaliser la PMA. Comme nous ne l'avons pas fait, c'est toi qui pourras reconnaître le bébé. Claire a tenu à faire comme ça et elle devra procéder à une adoption simple, avec notre accord à tous les deux, bien entendu. Tu as la chance d'avoir une sœur formidable et qui ne veut pas que les gens qu'elle aime soient spoliés ; alors arrête un peu de croire que tout le monde veut te manipuler. Claire et moi, on essaye de faire au mieux compte tenu de la législation.
— Ça a marché ?
— Disons que le test est positif. Assez nettement, je trouve. Il ne reste plus qu'à faire confirmer la réussite par le gynéco qui s'occupe de la PMA.
— Toutes mes félicitations ! Je suis très content pour toi.
— Toi aussi, tu dois être félicité. Tu vas être de nouveau papa.
— Ça, ça m'étonnerait !
— Ah bon ?
— Le donneur de sperme ne peut pas déclarer l'enfant comme étant le sien. J'ai lu ça sur internet. Tu m'as raconté un bobard.
— Pas du tout ! Le bébé sera déclaré à la mairie comme étant notre enfant à toi et à moi.
— Et Claire ? C'est ta femme, non ?
— Oui, mais pour qu'elle puisse être déclarée deuxième mère il faudrait que nous soyons passés devant un notaire avant de réaliser la PMA. Comme nous ne l'avons pas fait, c'est toi qui pourras reconnaître le bébé. Claire a tenu à faire comme ça et elle devra procéder à une adoption simple, avec notre accord à tous les deux, bien entendu. Tu as la chance d'avoir une sœur formidable et qui ne veut pas que les gens qu'elle aime soient spoliés ; alors arrête un peu de croire que tout le monde veut te manipuler. Claire et moi, on essaye de faire au mieux compte tenu de la législation.
Margaux, ulcérée quitta la chambre de David en claquant la porte.
Pendant ce temps-là, Claire était allée prévenir Alice et Muriel de la bonne nouvelle. Elle les trouva dans le séjour en train de faire une partie de scrabble. Gwendoline était avec elles en train de faire des coloriages.
Pendant ce temps-là, Claire était allée prévenir Alice et Muriel de la bonne nouvelle. Elle les trouva dans le séjour en train de faire une partie de scrabble. Gwendoline était avec elles en train de faire des coloriages.
— Bonne nouvelle ! Ce matin, le test est positif.
La nouvelle fut accueillie avec de grands sourires de satisfaction par les deux vieilles dames. Elles avaient passé l'âge des exclamations et des grandes envolées lyriques.
— J'espère que notre petite Margaux va descendre nous voir pour que nous puissions la féliciter de vive voix fit remarquer Muriel.
Alice, prit un air pensif pour observer.
— Ça va me faire bizarre d'être à la fois grand-mère et arrière grand-tante.
Et elle conclut.
— Il faut que je trouve un cadeau qui fasse plaisir à Margaux. Neuf mois, c'est vite passé.
Gwendoline avait écouté sans rien dire tout en fronçant les sourcils. Manifestement, elle se posait des questions. Elle demanda.
— Maman ange, elle va avoir un garçon ou une fille ?
— On ne le sait pas, ma chérie. Il faudra un bout de temps avant que le docteur nous le dise.
— Moi, je ne veux pas d'une petite sœur !
— Ah bon ? C'est pourtant gentil, une petite sœur ; aussi gentil qu'un petit frère.
— Non ! Une petite sœur, c'est très méchant !
— Mais non, ma chérie.
— Si ! c'est très méchant !
— On ne le sait pas, ma chérie. Il faudra un bout de temps avant que le docteur nous le dise.
— Moi, je ne veux pas d'une petite sœur !
— Ah bon ? C'est pourtant gentil, une petite sœur ; aussi gentil qu'un petit frère.
— Non ! Une petite sœur, c'est très méchant !
— Mais non, ma chérie.
— Si ! c'est très méchant !
La petite fille était au bord des larmes. Muriel lui demanda avec douceur.
Pourquoi tu trouve que c'est très méchant, ma chérie ? Tu veux bien me le dire ?
Gwendoline fondit en larmes.
Pourquoi tu trouve que c'est très méchant, ma chérie ? Tu veux bien me le dire ?
Gwendoline fondit en larmes.
— Ta petite sœur, hé bien elle était très méchante. C'est toi qui l'as dit !
Muriel la regarda consternée. L'enfant avait dû entendre une conversation qui ne lui était pas destinée.
— Je ne sais pas ce que tu m'as entendue dire mais c'est vrai que ma petite sœur n'a pas été gentille avec moi. Mais, ce n'était pas parce que c'était une petite sœur. Elle aurait pu être une grande sœur ou même un frère. C'est parce qu'elle n'a pas été élevée comme il aurait fallu. J'étais amoureuse de mes copines et je n'en avais pas le droit à l'époque ; c'était comme ça. Mais maintenant, ça a changé et ce n'est plus considéré comme quelque chose de mal. Et maintenant tu vis dans une famille dans laquelle tout le monde s'aime au lieu de se critiquer. Alors, je ne sais pas si tu auras une petite sœur ou si ce sera un petit frère mais je suis sûre d'une chose : Personne ne permettra qu'il ou elle te fasse du mal. Et personne n'acceptera non plus que tu lui en fasses. Alors sèche bien vite tes larmes et réjouis toi comme ton papa et tes deux mamans.
— Et comme tes deux mamies, compléta Alice.
— Et comme tes deux mamies, compléta Alice.
Quand Margaux descendit rejoindre Claire au salon, elle fut accueillie par les deux vieilles dames qui avaient assisté sans se permettre d'intervenir aux essais aux cohortes d'espoirs et de déceptions qu'ils avaient occasionnées. Gwendoline, que le petit discours de Muriel avait rassérénée vint se blottir dans ses bras en la regardant avec adoration. Alice était, elle aussi, très émue ; pas tant pour elle-même, encore qu'elle était très heureuse à l'idée d'être grand-mère mais parce qu'il s'agissait d'un évènement heureux concernant directement la petite jeune fille qui avait si bien su conquérir son affection quelques années auparavant et qui allait bientôt devenir maman. Elle eut néanmoins un petit pincement au cœur ; elle n'aurait jamais l'occasion de goûter aux plaisirs de la maternité.
— Je suppose que vous allez vous faire confirmer cette bonne nouvelle par le gynécologue qui s'est occupé de vous.
— Je vais téléphoner à son secrétariat pour prendre rendez-vous. En principe on doit pouvoir passer le voir demain matin.
— Je vais téléphoner à son secrétariat pour prendre rendez-vous. En principe on doit pouvoir passer le voir demain matin.
Claire se rendit dans l'entrée pour pouvoir téléphoner tranquillement. Elle revint quelques minutes plus tard.
— On peut y aller tout de suite.
— Tu as été drôlement vite ! remarqua Margaux.
— Figure-toi que je mes suis presque faite engueuler. Dans ce genre de situation, on vient sans rendez-vous. On sera prises entre deux patients.
— Je viens avec vous ! décréta Alice.
— Je crois que ça pourrait faire plaisir à Gwendoline de venir elle aussi.
— Tu veux venir Gwen ?
— Ouiiiii !
— Alors, on y va. A toute à l'heure !
— Tu as été drôlement vite ! remarqua Margaux.
— Figure-toi que je mes suis presque faite engueuler. Dans ce genre de situation, on vient sans rendez-vous. On sera prises entre deux patients.
— Je viens avec vous ! décréta Alice.
— Je crois que ça pourrait faire plaisir à Gwendoline de venir elle aussi.
— Tu veux venir Gwen ?
— Ouiiiii !
— Alors, on y va. A toute à l'heure !
Alerté par le silence qui suivait des bruits de conversations animées David descendit aux nouvelles. Il découvrit Muriel assise dans le salon et feuilletant un hebdomadaire.
— Il n'y a plus personne ! Ou est ce qu'elles sont toutes partie ?
— Elles sont allées au CHU pour voir le gynécologue.
— Même Gwen ?
— Je pense qu'il va falloir associer Gwendoline à tout ce qui concernera son frère ou sa cadette. Surtout si c'est une fille. Il n'y a pas comme deux sœurs pour se jalouser mutuellement.
— Je crois que j'ai un peu gaffé tout à l'heure avec Margaux.
— Fais attention à ce que tu lui dis quand tu t'adresses à elle. Ce n'est pas quelqu'un de vindicatif mais elle est sentimentalement vulnérable. Le mieux serait que tu luis fasses discrètement des excuses ; et, surtout que tu ne recommences pas.
— Elles sont allées au CHU pour voir le gynécologue.
— Même Gwen ?
— Je pense qu'il va falloir associer Gwendoline à tout ce qui concernera son frère ou sa cadette. Surtout si c'est une fille. Il n'y a pas comme deux sœurs pour se jalouser mutuellement.
— Je crois que j'ai un peu gaffé tout à l'heure avec Margaux.
— Fais attention à ce que tu lui dis quand tu t'adresses à elle. Ce n'est pas quelqu'un de vindicatif mais elle est sentimentalement vulnérable. Le mieux serait que tu luis fasses discrètement des excuses ; et, surtout que tu ne recommences pas.
Arrivée au CHU, Margaux se présenta au secrétariat du Gynécologue et fut dirigée vers la salle d'attente en compagnie de Claire, d'Alice et de Gwendoline qui avait amené avec elle son cahier de coloriage et qui se mit ‘'au travail'' après avoir fait un petit tour du propriétaire. Une infirmière ne tarda pas à venir chercher Margaux et l'emmena avec elle pour qu'elle subisse quelques examens destinés à vérifier si elle était effectivement enceinte et si tout se passait normalement. Elle retourna ensuite rejoindre les trois autres ans la salle d'attente. Elles durent attendre une petite demi-heure que le Gynécologue veuille bien passer les voir. Il leur demanda de le suivre et les amena directement au secrétariat ou il déposa les quelques documents administratifs et le compte rendu de PMA. Il ne les conduisit pas dans son bureau mais s'adressa directement à Margaux et à Claire.
— Tout va bien ! Vous êtes enceinte ! C'est même étonnant que ça ait fonctionné aussi vite cette fois.
— Tout va bien ! Vous êtes enceinte ! C'est même étonnant que ça ait fonctionné aussi vite cette fois.
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