Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Si jolie — Chapitre 19
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Si jolie
Chapitre 19
NOTE PREALABLE : Ce nouveau chapitre est la suite chronologique du chapitre dix-huit sans tenir compte compte de l'épilogue terminant celui-ci et qui était initialement prévu pour terminer cette histoire
Bonne lecture.
*****
Bonne lecture.
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— Une dame a déposé cette lettre pour vous pendant votre absence.
Serrées l'une contre l'autre, elles déchirèrent l'enveloppe : Le document s'y trouvait, soigneusement complété et signé.
Elles l'examinèrent longuement pour être sûres de ne pas se tromper avant de tomber dans les bras l'une de l'autre, moitié pleurant, moitié riant de bonheur.
Claire fut la première à reprendre ses esprits et continua à serrer tendrement dans ses bras une Margaux bouleversée qui continuait à sangloter tout en balbutiant des mots sans suite parmi lesquels apparaissaient le plus souvent ‘'Gwen'' et ‘'mon bébé''. Elle avait tellement espéré ce moment qu'elle n'arrivait pas à dominer ses émotions.
Le contact prolongé avec le petit corps tremblant de la blondinette éveilla soudain chez son épouse le besoin d'aller plus loin. Elle regarda le petit lit dans lequel sommeillait leur bébé et hésita quelques instants avant de se décider.
Elles l'examinèrent longuement pour être sûres de ne pas se tromper avant de tomber dans les bras l'une de l'autre, moitié pleurant, moitié riant de bonheur.
Claire fut la première à reprendre ses esprits et continua à serrer tendrement dans ses bras une Margaux bouleversée qui continuait à sangloter tout en balbutiant des mots sans suite parmi lesquels apparaissaient le plus souvent ‘'Gwen'' et ‘'mon bébé''. Elle avait tellement espéré ce moment qu'elle n'arrivait pas à dominer ses émotions.
Le contact prolongé avec le petit corps tremblant de la blondinette éveilla soudain chez son épouse le besoin d'aller plus loin. Elle regarda le petit lit dans lequel sommeillait leur bébé et hésita quelques instants avant de se décider.
— Viens ! dit-elle et elle l'entraina à côté dans la petite salle de bains jouxtant la chambre.
Elle lui retira sa robe légère et ses sous-vêtements puis se débarrassa des siens et les rangea soigneusement sur une chaise. Elle la reprit dans ses bras et se mit à la caresser tout en s'emparant de ses lèvres. La réponse de Margaux ne se fit pas attendre et bientôt elles se mirent à se caresser mutuellement avec passion, explorant une nouvelle fois des lieux qu'elles connaissaient par cœur mais dont elles ne se lassaient pas. Elles passèrent de nombreuses minutes à faire jouir chacune son épouse de ses doigts et de sa bouche entamant ainsi leur véritable voyage de noces.
La séance se termina par une douche chaude prise à deux puis, alanguies, elles remirent leurs sous-vêtements et retournèrent s'étendre sur le grand lit.
Tout en commençant à s'endormir, Margaux, dans un geste quasi-instinctif tata la partie du dessus de lit située entre elles deux puis se leva, se pencha sur la petite fille endormie, la pris dans ses bras et la posa sur le lit entre Claire et elle avant de s'endormir. Claire, dans un demi-sommeil murmura une remarque sur les mauvaises habitudes à ne pas prendre, avant de passer son bras en un geste protecteur par-dessus la petite et de poser sa main sur l'épaule de sa compagne.
Tout en commençant à s'endormir, Margaux, dans un geste quasi-instinctif tata la partie du dessus de lit située entre elles deux puis se leva, se pencha sur la petite fille endormie, la pris dans ses bras et la posa sur le lit entre Claire et elle avant de s'endormir. Claire, dans un demi-sommeil murmura une remarque sur les mauvaises habitudes à ne pas prendre, avant de passer son bras en un geste protecteur par-dessus la petite et de poser sa main sur l'épaule de sa compagne.
Elles furent réveillée en sursaut même pas une heure plus tard par le téléphone portable de Claire qui bondit du lit .
— Zut ! Avec tout ça on a complètement oublié de leur téléphoner. Elles doivent être complètement affolées.
Elle décrocha et fut aussitôt assaillie de questions et de reproches. Elle essaya de s'excuser et d'expliquer les problèmes qu'elles avaient rencontrés mais elle n'arrivait pas à placer deux mots de suite ; Gwendoline, réveillée s'était mise à brailler car elle ne voulait pas regagner son lit et à l'autre bout de la ligne, Muriel qui tenait l'appareil, voyait ses paroles parasitées par la voix d' Alice qui exprimait bruyamment son point de vue et celle de David qui essayait de lui souffler les questions que d'après lui elle devait poser. La seule qui ne disait rien était Margaux qui essayait d'empêcher Gwendoline de brailler; elle y parvint en l'asseyant par terre avec son seau et sa pelle.
Pour pouvoir s'exprimer Claire dut beugler un ”STOP !'' qui lui assura un silence interloqué à l'autre bout.
Pour pouvoir s'exprimer Claire dut beugler un ”STOP !'' qui lui assura un silence interloqué à l'autre bout.
— Si vous voulez des explications il va vous falloir me laisser parler… Merci ! Pour la faire courte, si nous n'avons pas téléphoné hier, c'est parce que nous étions terriblement déçues par l'attitude des parents de Laura qui nous avaient carrément fichues à la porte sans nous avoir fourni l'attestation que nous attendions d'eux, après avoir ergoté sur un possible magot dont nous aurions décidé de nous emparer. Et si nous ne vous avons pas encore téléphoné aujourd'hui, c'est que nous nous remettons de l'émotion qui nous a mis KO en recevant il y a deux heures la fameuse attestation. Oui, il semble y avoir incohérence entre les deux évènements et nous même avons encore du mal à nous l'expliquer mais c'est comme ça : Nous sommes en possession du document que nous étions venus chercher et donc tout va bien.
— Comment va Gwendoline ?
— Elle se porte comme un charme et elle adore jouer sur le sable de la plage. Heureusement qu'il fait beau car dans la chambre, si elle ne dort pas, elle devient rapidement intenable.
— Vous revenez toujours samedi prochain ?
— Toujours ! Hier on était tellement déçues qu'on a failli décider de repartir tout de suite. Heureusement qu'on ne l'a pas fait. Enfin, on vous racontera tout ça à notre retour. J'ai entendu parler David. Il est toujours à Clermont-Ferrand ?
— Oui ! Tu veux que je te le passe ?
— Juste pour un petit coucou ! Salut mon Davidounet ! Alors, tu joues les squatters ?
— Ben, moi aussi j'ai le droit de prendre des vacances ! Je reste une quinzaine de jours à Clermont mais j'ai mon PC et une petite imprimante mais j'ai vu que je pouvais utiliser la vôtre.
— Bien sûr puisqu'elle est sur le réseau.
— Sinon tout va bien. J'essaye de ne pas trop déranger mais Alice et Muriel sont super sympa avec moi. Je suis comme un coq en pâte. Je te repasse Muriel.
— Oui, Alice vous fait dire qu'elle a acheté un petit bac à sable pour Gwen. On a été livrées tout de suite mais on préfère vous attendre pour le monter. Et puis, elle demande si vous voulez un grand parc ou deux petits.
— Je pense que deux petits c'est mieux. Un en bas dans le bureau et un à l'étage qu'on pourra mettre dans notre chambre ou dans celle de David selon les besoins. Je m'excuse mais j'ai encore une question pour David.
— Il t'entend très bien ; j'ai mis le haut-parleur.
— Dis-moi, David, on a pas mal galéré en région parisienne à l'aller ; entre les embouteillages et la multiplicité des voies rapides qui se ressemblent toutes c'est la folie pour arriver à trouver son chemin quand on ne connait pas. Tu ne connais pas un trajet plus simple que de passer par la région parisienne pour revenir de Lille ?
— Si tu veux être plus tranquille, tu peux essayer de contourner par l'Est en passant par Reims et Bourges. Tu auras du mal à te tromper et tu éviteras la pollution de la région parisienne ; mais le trajet est plus long, évidemment.
— Je crois que j'essayerai ça quand même.
— Comment va Gwendoline ?
— Elle se porte comme un charme et elle adore jouer sur le sable de la plage. Heureusement qu'il fait beau car dans la chambre, si elle ne dort pas, elle devient rapidement intenable.
— Vous revenez toujours samedi prochain ?
— Toujours ! Hier on était tellement déçues qu'on a failli décider de repartir tout de suite. Heureusement qu'on ne l'a pas fait. Enfin, on vous racontera tout ça à notre retour. J'ai entendu parler David. Il est toujours à Clermont-Ferrand ?
— Oui ! Tu veux que je te le passe ?
— Juste pour un petit coucou ! Salut mon Davidounet ! Alors, tu joues les squatters ?
— Ben, moi aussi j'ai le droit de prendre des vacances ! Je reste une quinzaine de jours à Clermont mais j'ai mon PC et une petite imprimante mais j'ai vu que je pouvais utiliser la vôtre.
— Bien sûr puisqu'elle est sur le réseau.
— Sinon tout va bien. J'essaye de ne pas trop déranger mais Alice et Muriel sont super sympa avec moi. Je suis comme un coq en pâte. Je te repasse Muriel.
— Oui, Alice vous fait dire qu'elle a acheté un petit bac à sable pour Gwen. On a été livrées tout de suite mais on préfère vous attendre pour le monter. Et puis, elle demande si vous voulez un grand parc ou deux petits.
— Je pense que deux petits c'est mieux. Un en bas dans le bureau et un à l'étage qu'on pourra mettre dans notre chambre ou dans celle de David selon les besoins. Je m'excuse mais j'ai encore une question pour David.
— Il t'entend très bien ; j'ai mis le haut-parleur.
— Dis-moi, David, on a pas mal galéré en région parisienne à l'aller ; entre les embouteillages et la multiplicité des voies rapides qui se ressemblent toutes c'est la folie pour arriver à trouver son chemin quand on ne connait pas. Tu ne connais pas un trajet plus simple que de passer par la région parisienne pour revenir de Lille ?
— Si tu veux être plus tranquille, tu peux essayer de contourner par l'Est en passant par Reims et Bourges. Tu auras du mal à te tromper et tu éviteras la pollution de la région parisienne ; mais le trajet est plus long, évidemment.
— Je crois que j'essayerai ça quand même.
Le coup de fil qu'elles avaient échangé avec Muriel, Alice et David leur avait remis les idées en place. Elles avaient intégré l'idée que malgré les difficultés qu'elles avaient affrontées elles avaient réussi à obtenir le document qu'elles étaient venues chercher. Elles allaient pouvoir profiter de leur voyage de noces sans soucis ni arrière-pensées.
Vers dix-sept heures elles ressortirent pour promener Gwendoline dans sa poussette. Elles parcoururent les petites rues du village puis retournèrent sur la plage pour essayer de faire faire quelques pas à la petite fille mais cette dernière était encore trop petite et restait pendues aux bras de ses deux (futures) mamans, ravie et criant de joie mais sans faire le moindre effort. Elles se contèrent de la faire jouer avec le sable puis, dès l'ouverture, retournèrent au petit restaurant dans lequel elles s'étaient rendues à midi. Elles commandèrent chacune un potage et une salade suivie d'un peu de fromage et pour Gwendoline d'un jambon purée qu'elles durent finir à sa place et d'un yogourt qu'elle consentit a avaler copieusement sucré.
Après avoir paressé quelques minutes elles retournèrent à l'hôtel ou elles préparèrent la petite pour la nuit et la couchèrent dans son lit où elle s'endormit rapidement.
Puis elles allèrent s'enfermer dans la salle de bains.
Puis elles revinrent se coucher béates dans les bras l'une de l'autre.
Et les trois jours restants se déroulèrent de manière identique sauf, bien entendu, l'épisode du document déposé à l'accueil ; une fois suffisait largement. Elles ne se lassaient pas de leurs séances dans la salle de bain et de leur sieste avec Gwendoline entre elles deux. Quant à la petite fille, elle appréciait tellement la plage qu'elle commençait déjà à pleurer lorsqu'une des deux jeunes femmes se levait, pas pour donner le signal du départ, mais simplement pour se dégourdir les jambes.
Puis elles allèrent s'enfermer dans la salle de bains.
Puis elles revinrent se coucher béates dans les bras l'une de l'autre.
Et les trois jours restants se déroulèrent de manière identique sauf, bien entendu, l'épisode du document déposé à l'accueil ; une fois suffisait largement. Elles ne se lassaient pas de leurs séances dans la salle de bain et de leur sieste avec Gwendoline entre elles deux. Quant à la petite fille, elle appréciait tellement la plage qu'elle commençait déjà à pleurer lorsqu'une des deux jeunes femmes se levait, pas pour donner le signal du départ, mais simplement pour se dégourdir les jambes.
Le samedi matin après avoir fait leurs bagages et pendant que Margaux les terminait tout en surveillant Gwendoline, elle descendit régler les petits déjeuners à l'accueil de l'hôtel. Elle remonta ensuite chercher les bagages et les rangea dans le coffre de la BMW en compagnie de la poussette. Margaux la rejoignit bientôt avec Gwendoline dans les bras et s'installa à l'arrière avec la petite fille .
Claire avait décidé que pour le retour elles suivraient les conseils de David et passeraient par Reims. Même si c'était plus long, ce serait beaucoup moins stressant. Elles redescendirent vers le sud en direction de Lille puis après avoir pris l'autoroute A1 en direction de Paris, elles obliquèrent vers le sud-est en direction de Reims.
Peu de temps avant de parvenir dans la banlieue rémoise, elles firent une première halte pour changer de conductrice ; elles avaient décidé d'alterner afin que Margaux accumule des kilomètres car elles s'étaient aperçues que chaque fois qu'elles utilisaient une voiture, c'était automatiquement Claire qui prenait le volant. Elles abordèrent ainsi la voie de contournement de Reims avec Margaux au voilant.
Elles n'avaient franchi qu'un ou deux kilomètres de cette rocade lorsqu'elles furent arrêtées par un contrôle routier exercé par cinq ou six gendarmes qui procédaient apparemment à un control d'identité ; un contrôle bénin manifestement car il n'y avait ni ambulance, ni sapeurs-pompiers ni véhicule accidenté ni même la moindre agitation. Margaux décida donc de s'offrir un petit plaisir : Elle allait jouer les idiotes. Elle s'arrêta à hauteur du gendarme qui lui avait fait signe de s'arrêter, descendit sa vitre et lui demanda tout en battant des cils, en lui adressant un regard charmeur et en se penchant légèrement vers lui.
— J'ai fait quelque chose de mal ?
Lorsque vous êtes en service et que votre interlocutrice vous adresse un sourire ravageur en vous dévoilant, oh ! pas grand-chose, rien qu'un petit bout de soutien-gorge, comme vous êtes un bon professionnel, vous faites celui qui n'a rien vu, mais bizarrement, vous avez l'impression que la température a brusquement pris une dizaine de degrés. Notre homme devait être un excellent professionnel car il répondit d'une voix normale quoique légèrement enrouée.
— Pourriez-vous me montrer vos papiers, s'il vous plait, ainsi que ceux du véhicule.
— Houlà ! ça va être difficile. Il y en a un peu partout : Mon sac, celui de Claire ; Claire c'est la jeune femme avec le bébé. Elle est jolie, non ? En tout cas, il y a aussi des papiers dans son sac ; et puis, il y a aussi la boite à gant et peut-être même les bagages dans le coffre. J'espère que non car vous seriez bien embêté ; enfin, espérons … alors … la boite à gants voyons… (elle se pencha pour atteindre la boite à gants puis tourna la tête et lança un regard meurtrier au gendarme) et n'en profitez pas pour regarder sous ma robe ! oh ! Regardez quelle chance vous avez ! Ils sont tous là !
— Il me faut aussi votre carte d'identité et votre permis de conduire.
— Là, ça m'embête beaucoup !
— Pardon ?
— Je suis moche sur les photos ! On dirait que j'ai dix ans de plus. Vous ne pourriez pas les cacher avec le pouce, par exemple, pendant que vous lisez le reste ?... non ? bon mais vous allez être déçu ; je suis nettement plus jolie au naturel. (Elle lui tendit la carte et le permis) Vous ne trouvez pas ?
— Houlà ! ça va être difficile. Il y en a un peu partout : Mon sac, celui de Claire ; Claire c'est la jeune femme avec le bébé. Elle est jolie, non ? En tout cas, il y a aussi des papiers dans son sac ; et puis, il y a aussi la boite à gant et peut-être même les bagages dans le coffre. J'espère que non car vous seriez bien embêté ; enfin, espérons … alors … la boite à gants voyons… (elle se pencha pour atteindre la boite à gants puis tourna la tête et lança un regard meurtrier au gendarme) et n'en profitez pas pour regarder sous ma robe ! oh ! Regardez quelle chance vous avez ! Ils sont tous là !
— Il me faut aussi votre carte d'identité et votre permis de conduire.
— Là, ça m'embête beaucoup !
— Pardon ?
— Je suis moche sur les photos ! On dirait que j'ai dix ans de plus. Vous ne pourriez pas les cacher avec le pouce, par exemple, pendant que vous lisez le reste ?... non ? bon mais vous allez être déçu ; je suis nettement plus jolie au naturel. (Elle lui tendit la carte et le permis) Vous ne trouvez pas ?
Le gendarme, un peu dépassé par les évènements, examina rapidement les documents avant de les lui rendre et de la laisser repartir. Claire, qui avait assisté à la scène en se tassant progressivement sur son siège se détendit et éclata de rire.
— Tu m'as fichu une sacrée trouille !
— Que voulais-tu qu'il fasse ? Je suis restée très correcte et aimable. Je n'ai fait qu'exploiter cette manie qu'ont les gens de me sous-estimer. Je transforme mon handicap en avantage.
— Que voulais-tu qu'il fasse ? Je suis restée très correcte et aimable. Je n'ai fait qu'exploiter cette manie qu'ont les gens de me sous-estimer. Je transforme mon handicap en avantage.
Le trajet que David leur avait conseillé était nettement plus long car il fallait descendre jusqu'à Troyes et bifurquer en direction de Bourges à mi-chemin entre Troyes et Orléans. Elles ratèrent la bifurcation vers Bourges mais à partir d'Orléans, il ne restait plus qu'à se laisser tranquillement glisser jusqu'à Clermont-Ferrand.
Lorsqu'elles se présentèrent devant le portail de la villa d'Alice, les deux vieilles dames les attendaient de pied ferme sur le perron accompagnées de David assis dans son fauteuil roulant. Il avait l'air lui aussi impatient de les revoir et affichait le même sourire ravi. La vue du trio hilare comme des gosses découvrant leurs jouets au pied du sapin de noël émut profondément les deux jeunes-femmes car elle préfigurait la vie de famille qui les attendait pour de nombreuses années.
Tout ce petit monde se fit mille baisers et le soin de tenir dans ses bras une Gwendoline échut à David, rouge de bonheur et de fierté. Elles n'eurent même pas le temps de monter leur bagages que déjà Alice, les prenant par la main leur montrait les deux parcs déjà installés dans le séjour ainsi qu'à l'étage, ou trônait aussi un trotte-bébé flambant neuf. Les petits bibelots de Muriel allaient bientôt devoir être mis en lieu sûr. Elles eurent juste le temps de ranger leurs affaires, de faire un peu de toilette et de se changer que déjà il fallut se mettre à table pour le repas du soir. Elles durent raconter en détail leurs aventures chez les ‘'chtis'' puis la conversation porta sur la raison pour laquelle les parents de Laura avaient décidé de signer le document de renonciation.
Alice forte de ses connaissances dans le domaine des affaires fournit une explication sur laquelle tout le monde finit par être d'accord : La mère de Laura qui pensait que la profession de Laura devait lui avoir permis de faire des économies dont les jeunes femmes voulaient s'emparer, voulait sa part de gâteau en négociant son accord. Après le départ précipité de ces dernières qui avaient oublié en s'enfuyant les documents comptables, elle avait dû consulter les relevés de comptes de Laura et constater que le solde en fin de mois était nul voire légèrement négatif et qu'aucune écriture ne permettait d'imaginer la constitution d'un ‘'magot''. il n'y avait donc aucun intérêt à chicaner et beaucoup d'ennuis à le faire si les services sociaux se mêlaient de l'affaire. Ils s'étaient donc débarrassés du problème.
A la fin du repas, elles firent manger Gwendoline à son tour puis luis donnèrent son bain avant de la coucher et se rendirent dans leur chambre. Elles se regardèrent d'un air entendu et Claire demanda.
— Qu'est-ce que tu préfères ?
— Ce soir, j'aimerais bien essayer la moquette.
— Ce soir, j'aimerais bien essayer la moquette.
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