Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Si jolie — Chapitre 24
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Si jolie
Chapitre 24
— S'il te plait, ma chérie, ne m'appuie pas sur le ventre !
— Mais je voulais écouter le bébé !
— Tu peux écouter mais sans appuyer. Ça me fait mal et ça fait mal aussi à ta petite sœur.
— Mais je voulais écouter le bébé !
— Tu peux écouter mais sans appuyer. Ça me fait mal et ça fait mal aussi à ta petite sœur.
Gwendoline se mit sur la pointe des pieds et posa avec mille précautions son oreille contre le ventre de Margaux. Elle chuchota.
— Bonjour, Aglaé !
C'était Gwendoline qui avait choisi le prénom de sa petite sœur. Elle était d'ailleurs décidée à la prendre sous sa protection et à s'occuper de son éducation. L'idée de Murielle de l'associer étroitement à la grossesse de sa maman avait presque trop bien réussi et elle passait son temps à expliquer très sérieusement aux adultes attendris la meilleure manière d'élever une petite fille.
Claire contemplait avec tendresse le tableau qui s'offrait à ses yeux.
Claire contemplait avec tendresse le tableau qui s'offrait à ses yeux.
— Tu voudras que je te descende dans le salon ou tu préfères rester couchée ici, mon ange ?
— Je préfère que tu me descendes.
— C'est comme tu veux mais ici tu es plus tranquille si tu veux te reposer et de toute façon tu devras rester couchée.
— Oui mais en bas, je vois passer du monde. Ce n'est déjà pas très drôle de passer le dernier mois couchée alors si en plus je reste toute seule à l'étage, j'ai l'impression d'être carrément punie.
— Je préfère que tu me descendes.
— C'est comme tu veux mais ici tu es plus tranquille si tu veux te reposer et de toute façon tu devras rester couchée.
— Oui mais en bas, je vois passer du monde. Ce n'est déjà pas très drôle de passer le dernier mois couchée alors si en plus je reste toute seule à l'étage, j'ai l'impression d'être carrément punie.
Margaux avait encore une bonne quinzaine de jours à attendre avant d'accoucher ; quinze jours à patienter couchée pour éviter d'avoir un bébé prématuré. Elle devait non seulement rester couchée mais aussi prendre des médicaments permettant de retarder l'accouchement. Heureusement, la sage-femme qui passait régulièrement la visiter lui avait plus ou moins promis d'arrêter les médicaments. Pourtant, la grossesse s'était bien passée. Les symptômes tels que des nausées ou des envies d'aliments que d'habitude elle n'aimait pas particulièrement n'étaient que des symptômes communs à bien des femmes enceintes de même qu'une augmentation notable de la libido que Claire était ravie de satisfaire. Elle n'avait que peu grossi en dehors de la place nécessaire pour loger le bébé. Elle avait pris très peu de poitrine et pratiquement pas de fesses de sorte que seul le ballon de basket qui distendait son ventre indiquait une grossesse arrivant à son terme.
La croissance de sa libido qui avait concerné l'ensemble de ses organes sexuels mais plus particulièrement le clitoris et les tétons avait été l'occasion d'ébats sexuels mémorables amplifiés par l'utilisation du gode ceinture que Claire s'était empressée de conserver et que chacune à son tour maniait avec dextérité. Mais les meilleurs choses ayant toujours une fin, les derniers mois de grossesse devint bientôt une période difficile à supporter.
Claire prit tendrement Margaux dans ses bras et alla la déposer précautionneusement dans le monte escalier pour éviter tout risque de chute. Elle la récupéra au rez-de-chaussée et, précédée par une Gwendoline triomphante, alla l'étendre sur la banquette du salon. Elle alla ensuite récupérer un oreiller et un grand plaid pour lui soutenir la tête et lui éviter de prendre froid.
— La sage-femme ne devrait plus tarder, maintenant.
— J'espère qu'elle va me supprimer les cachets !
— Tu es sûre que ce serait prudent ?
— D'après elle un nouveau-né est suffisamment autonome pour supporter sans problème une quinzaine de jour d'avance. De toutes façons, si on ne m'avait pas donné de médicaments du tout, j'aurais probablement accouché depuis longtemps. En tout cas, je lui fais confiance pour prendre la bonne décision.
— J'espère qu'elle va me supprimer les cachets !
— Tu es sûre que ce serait prudent ?
— D'après elle un nouveau-né est suffisamment autonome pour supporter sans problème une quinzaine de jour d'avance. De toutes façons, si on ne m'avait pas donné de médicaments du tout, j'aurais probablement accouché depuis longtemps. En tout cas, je lui fais confiance pour prendre la bonne décision.
La sage-femme, arrivée une dizaine de minutes plus tard confirma, à la satisfaction des deux jeunes femmes qu'elle préconisait de cesser les médicaments.
— Ça ne peut pas faire de mal au nouveau-né et ça rendra l'accouchement plus ‘'confortable'', si tant est qu'un accouchement puisse être qualifié de ‘'confortable''. Le bébé passera plus facilement et on pourra peut-être éviter l'épisiotomie parfois nécessaire pour les petits gabarits comme vous.
— Vous pensez que je devrais allaiter ?
— C'est habituellement ce qu'on a tendance à préconiser mais avec votre toute petite poitrine vos risquez de ne pas avoir assez de lait. Il faudrait compléter avec du lait maternisé. Alors, inutile de vous abîmer inutilement pour pas grand-chose.
— Vous pensez que je devrais allaiter ?
— C'est habituellement ce qu'on a tendance à préconiser mais avec votre toute petite poitrine vos risquez de ne pas avoir assez de lait. Il faudrait compléter avec du lait maternisé. Alors, inutile de vous abîmer inutilement pour pas grand-chose.
Ce jour-là, Claire était de corvée pour aller chercher les médicaments à la pharmacie. Elle avait récolté les cartes vitales et les ordonnances concernant les médicaments divers dont Muriel et Alice avaient besoin pour traiter leurs problèmes de tension, de rhumatismes et autres problèmes d'insomnies. S'y rajoutaient les pommades contre les escarres et les produits de massage pour David, des fortifiants pour Margaux et un sirop pour Gwendoline qui s'était une nouvelle fois enrhumée mais avait réussi jusqu'à présent à échapper aux poux et à la gastro. La seule qui n'avait jamais rien était Claire qui semblait immunisée contre la grippe, le covid et même contre l'épanchement de synovie.
C'était donc elle qui se chargeait d'aller ferrailler avec le pharmacien qui semblait ne pas comprendre (à moins que ce ne soit la sécurité sociale) qu'une boite par mois de vingt-huit cachets d'un médicament à prendre tous les jours, ça fait douze boites par an soit quarante-huit semaines alors qu'il y en a cinquante-deux dans une année et refusait catégoriquement de délivrer sans ordonnance la treizième boite manquante.
Comme Margaux souhaitait prendre un peu l'air, Claire lui proposa d'emprunter à David le fauteuil roulant situé au rez-de-chaussée et de la conduire au parc accompagnée de Gwendoline et de son petit vélo. Elle l'installa à côté d'un banc qui était resté libre à l'abri d'un arbre après l'avoir soigneusement emmitouflée sous des tonnes de vêtements et de plaids et la quitta pour se rendre à la pharmacie. Margaux n'avait emporté ni livre ni smartphone et se contenta de rêvasser en attendant le retour de Claire et en surveillant du coin de l'œil Gwendoline qui s'était déjà trouvé d'autres enfants de son âge avec lesquels elle avait entrepris de faire la course autour du bac à sable.
Au bout d'une dizaine de minutes, un petit bonhomme, sans doute un retraité, vint discrètement s'asseoir sur le banc après lui en avoir fort civilement demandé l'autorisation. Le banc était libre et le monsieur avait l'air correct et propre sur lui. Margaux lui fit un petit sourire et lui indiqua qu'il ne la dérangeait pas du tout et que donc il pouvait utiliser le banc à sa guise. L'homme la remercia chaleureusement, s'assit précautionneusement et se mit à contempler sans parler les enfants qui jouaient dans le bac à sable et tout autour.
Margaux se désintéressa de lui et continua à surveiller tranquillement Gwendoline qui ne donnait aucun signe indiquant un quelconque désir de s'éloigner du bac. Elle se mit à penser à son prochain accouchement. Elle avait un peu peur et comptait sur sa compagne pour lui tenir la main et l'aider à gérer les douleurs de l'enfantement quand le bébé naîtrait. Autre sujet d'inquiétude : Aglaé serait' elle une enfant aussi facile que l'était Gwen ?
Elle fut interrompue dans ses réflexions par une remarque de son voisin.
— Quel spectacle charmant ! Ne trouvez-vous pas ?
— Je vous demande pardon ? demanda Margaux un peu surprise par cette remarque impromptue qui venait bousculer ses pensées.
— J'admirais le spectacle charmant que fournissaient les enfants avec leurs jeux, leurs rires et leurs cris de joie.
— Je vous demande pardon ? demanda Margaux un peu surprise par cette remarque impromptue qui venait bousculer ses pensées.
— J'admirais le spectacle charmant que fournissaient les enfants avec leurs jeux, leurs rires et leurs cris de joie.
Margaux ne savait que répondre et resta silencieuse. Après quelques instants, l'homme reprit.
— Un de ces enfants est sans doute à vous ?
— Oui. Ma fille est en train de faire du vélo.
— Oui. Ma fille est en train de faire du vélo.
Margaux n'avait pas très envie d' entamer la conversation mais l'homme lui avait parlé poliment et elle se devait de lui faire au moins une réponse polie, mais ensuite elle en resta là ; elle en avait peut-être déjà trop dit et il s'agissait de sa vie privée. L'homme cependant semblait vouloir continuer à bavarder
— Ne trouvez vous pas que cette ambiance poétique mériterait d'être enregistrée et gardée en souvenir pour être contemplée pendant les longues soirées d'hiver ?
Margaux ne répondit pas. Elle n'avait aucune envie de parler à un inconnu et estimait avoir fait ce qu'il fallait en terme de politesse. Mais l'homme insista.
— Vous avez eu un accident ?
— Non.
— Une maladie, peut-être ?
— Non.
— Une maladie, peut-être ?
Il était difficile de ne pas répondre à une question directe et Margaux commit l'imprudence de faire une réponse précise bien que succincte.
— Non. Je suis simplement enceinte.
— Merveilleux ! Tout le symbole de la maternité épanouie ! La jeune maman déjà enceinte qui surveille son adorable petite fille occupée à des jeux d'enfants. Cela mériterait d'être immortalisé par un tableau ou au moins une photo.
— Merveilleux ! Tout le symbole de la maternité épanouie ! La jeune maman déjà enceinte qui surveille son adorable petite fille occupée à des jeux d'enfants. Cela mériterait d'être immortalisé par un tableau ou au moins une photo.
Il fit mine de chercher dans ses poches.
— Zut ! j'ai oublié mon téléphone à la maison. Quelle malchance ! Heureusement, je n'habite pas loin. Vous aimez les chocolats ?
Margaux commençait à s'inquiéter de l'attitude de cet intrus et ne répondit pas mais elle ne savait que faire. Claire n'était pas encore revenue de la pharmacie et elle s'inquièterait sûrement si en revenant elle ne voyait personne. L'inconnu philosopha.
— Naturellement ! Tout le monde aime les chocolats et sûrement votre fille aussi les aimes. Vous savez ce qu'on va faire ? On va aller chez moi et on va se régaler.
— Il n'en est pas question ! se rebella Margaux.
— Voyons, soyez raisonnable ! Insista l'inconnu qui entreprit de pousser le fauteuil roulant derrière lequel il s'était glissait et maintenant s'appuyait.
— Il n'en est pas question ! se rebella Margaux.
— Voyons, soyez raisonnable ! Insista l'inconnu qui entreprit de pousser le fauteuil roulant derrière lequel il s'était glissait et maintenant s'appuyait.
Margaux eut la présence d'esprit de bloquer le fauteuil à l'aide du frein dont il était équipé. L'homme essaya d'atteindre le frein pour le desserrer et Margaux s'accrocha de toutes ses forces pour l'en empêcher tout en regardant désespérément vers l'entrée du parc et en priant pour que Claire apparaisse rapidement. L'homme était maintenant furieux et se mit à l'insulter tout en tentant de lui faire lâcher le frein.
— Tu vas lâcher ce frein ? Espèce de connasse !
Quand Claire se présenta à l'entrée du parc, elle se rendit immédiatement compte qu'une bagarre se déroulait du côté de l'endroit où elle avait laissé son épouse. Elle ne fit ni une ni deux et après avoir confié le sac de médicaments à une personne à laquelle elle ne demanda même pas son avis elle se précipita vers l'endroit où Margaux défendait son fauteuil. Margaux, l'ayant aperçue, lâcha le frein et tendit les bras vers elle. L'homme en profita pour desserrer le frein mais au moment où il allait enfin démarrer, il fut percuté par une espèce de sauvage de plus d'un mètre quatre-vingt qui l'envoya bouler à deux mètres de là.
Deux jardiniers qui travaillaient à l'autre bout du parc furent prévenus par des promeneurs et vinrent immobiliser le forcené qui cessa rapidement de se débattre et demeura prostré assis sur le banc et les yeux dans le vague. Claire serra dans ses bras Margaux qui s'était mise à sangloter tout en essayant d'expliquer ce qui s'était passé tandis que Gwendoline qui n'avait rien remarqué venait aux nouvelles. Quelqu'un téléphona au commissariat qui envoya un agent lequel rédigea un constat et prit les dépositions peu nombreuses car, comme d'habitude, personne n'avait rien remarqué. Un fourgon vint prendre en charge l'agresseur et les policiers l'emmenèrent au commissariat tandis que la foule se dispersait et que les deux jardiniers retournaient à leurs tâches.
Claire récupéra le sac de médicament et ramena son petit monde à la maison. Margaux essayait de récupérer après les émotions que lui avait procuré l'agression dont elle avait été victime tandis que Gwendoline rouspétait car elle ne voyait pas pourquoi elle devait déjà rentrer. Claire installa de nouveau Margaux sur la banquette du salon tandis que les trois autres occupants, David compris venaient la réconforter et se faire expliquer l'agression qu'elle avait subie. Puis, afin de ne pas fatiguer encore plus la jeune femme déjà bien éprouvée, chacun retourna à ses occupations à l'exception de Claire dont la présence rassurante et la tendresse valaient tous les calmants du monde.
— Maintenant, tu vas essayer de te reposer et d'oublier tout ça. Le plus important c'est le bébé qui va bientôt naître.
— J'oublierai plus facilement si tu me fais des bisous.
— D'accord ! Mais après tu me promets de te reposer.
— Aie ! ouille !
— Je t'ai fait mal ?
— -Non ! C'est Aglaé. Elle me donne de grands coups de pied.
— Ça te fait très mal ?
— Figure-toi que ça ne fait pas du bien !
— C'est un peu normal, tu sais.
— Je voudrais t'y voir ! … oh, la vache !
— Quoi encore ?
— J'ai l'impression que je suis en train de me faire dessus.
— Essaye de te retenir ; je vais chercher une serviette.
— Amène-en plusieurs. C'est une vraie cataracte.
— J'ai compris. Alice ! Alice ! Gwen va chercher Alice et dis lui d'apporter tout ce qu'elle a comme serviettes.
— J'oublierai plus facilement si tu me fais des bisous.
— D'accord ! Mais après tu me promets de te reposer.
— Aie ! ouille !
— Je t'ai fait mal ?
— -Non ! C'est Aglaé. Elle me donne de grands coups de pied.
— Ça te fait très mal ?
— Figure-toi que ça ne fait pas du bien !
— C'est un peu normal, tu sais.
— Je voudrais t'y voir ! … oh, la vache !
— Quoi encore ?
— J'ai l'impression que je suis en train de me faire dessus.
— Essaye de te retenir ; je vais chercher une serviette.
— Amène-en plusieurs. C'est une vraie cataracte.
— J'ai compris. Alice ! Alice ! Gwen va chercher Alice et dis lui d'apporter tout ce qu'elle a comme serviettes.
Quelques minutes plus tard, Alice arriva avec une dizaine de serviettes.
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Margaux est en train de perdre les eaux !
— Ça ne m'étonne pas ! Avec ce qu'elle vient de subir.
— Margaux est en train de perdre les eaux !
— Ça ne m'étonne pas ! Avec ce qu'elle vient de subir.
Margaux se mit à pleurnicher.
— C'est trop tôt ! Je ne suis pas prête ! j'aurai besoin de tas de choses ! Il faut que je prenne une valise et un grand sac pour des vêtements, des culottes et mes affaires de toilettes mais je n'ai rien préparé.
— Ne t'en fais pas ! On va s'en occuper pour toi. Alice, s'il te plait, tu peux aller chercher une chemise de nuit et me l'apporter avec sa trousse de toilette ? Ensuite, pendant que j'amènerai Margaux à la maternité, tu lui feras un bagage complet que tu nous apporteras. Le mieux ce serait que tu te fasses accompagner par Muriel qui reviendra ensuite ici pour s'occuper de Gwen.
— Ne t'en fais pas ! On va s'en occuper pour toi. Alice, s'il te plait, tu peux aller chercher une chemise de nuit et me l'apporter avec sa trousse de toilette ? Ensuite, pendant que j'amènerai Margaux à la maternité, tu lui feras un bagage complet que tu nous apporteras. Le mieux ce serait que tu te fasses accompagner par Muriel qui reviendra ensuite ici pour s'occuper de Gwen.
Gwendoline protesta.
— Moi aussi je veux venir !
— Non Gwen ! On ne va pas s'amener toute une armée à la maternité. Alice pourra certainement rester avec Ange et moi si elle y tient parce qu'elle est sa maman mais en dehors d'elle, c'est moi qui m'occupe d'Ange et qui assisterai à l'accouchement. Toi tu pourras venir demain avec Muriel et ton papa si tout s'est bien passé.
— Non Gwen ! On ne va pas s'amener toute une armée à la maternité. Alice pourra certainement rester avec Ange et moi si elle y tient parce qu'elle est sa maman mais en dehors d'elle, c'est moi qui m'occupe d'Ange et qui assisterai à l'accouchement. Toi tu pourras venir demain avec Muriel et ton papa si tout s'est bien passé.
Claire, après avoir comme d'habitude distribué les rôles, amena Margaux à la maternité et veilla sur elle jusqu'au milieu de la nuit tandis qu'Alice, trop âgée pour en faire autant retournait à la Villa avec Muriel après avoir amené la valise et le grand sac. Elle s'installa sur une chaise à côté du lit et s'empara de la main de Margaux qu'elle ne lâcha que pour lui passer un gant de toilette sur le visage et sur le corps ou pour faire quelques pas en s'étirant afin de soulager la douleur provoquée par l'inconfort du siège dont elle disposait.
Une infirmière passait régulièrement pour contrôler l'évolution de la situation et lorsqu'il apparut que le travail allait commencer, Margaux fut transférée dans la salle d'accouchement accompagnée de Claire. Celle-ci s'assit sur une chaise aussi peu confortable que la précédente et Margaux s'empara de son bras qu'elle serra comme dans un étau. Claire supporta stoïquement la douleur que lui causaient les petits doigts acérés de sa compagne et lui prodigua encouragement et mots d'amour pendant toute la durée de l'accouchement. Lorsque le bébé commença à émerger du ventre de sa mère, Claire fut autorisée à l'aider à sortir et elle eut la joie et le bonheur de voir le petit corps sortir peu à peu encore enfermé dans l'enveloppe placentaire. Ce fut aussi elle à qui revint la tâche de couper le cordon. Ensuite le bébé fut posé sur le corps de Margaux et pour la première fois depuis longtemps Claire fondit en larmes.
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Commentaires ()
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Pourquoi ne pas carrément changer de site ?
Il y en a d’autres avec des prétentions littéraires plus à la portée de votre niveau d’excellence…
Voulait il enlever Margaux?