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✦ tounet777 L'éveil dans l'obscurité XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

L'éveil dans l'obscurité — Chapitre 15

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.

Ce qui retient l'attention, c'est la précision avec laquelle chaque échange anodin porte le poids de ce qui ne peut pas être dit — un mot de trop, un geste légèrement trop familier, et tout s'effondre. On sent la fatigue de jouer un rôle sans relâche, et l'auteur la rend physique, presque tactile. Le chapitre tient en haleine du début à la fin sans jamais forcer l'effet.

L'éveil dans l'obscurité

Chapitre 15

Je me réveille bien avant l'aube.
Le lit est trop grand. Trop froid. L'oreiller sent encore un peu notre odeur de la veille, mais déjà trop faiblement. Je reste allongé dans le noir, une main posée sur le drap vide à côté de moi, et j'écoute le silence de l'appartement. Aucun souffle. Aucun mouvement. Rien.
Vers six heures et demie, j'entends enfin la clé dans la serrure.
Mon cœur s'emballe. Je me redresse d'un coup, trop vite. La canne n'est pas à portée. Je tâtonne, la trouve contre le mur, et avance jusqu'à l'entrée.
Dan est là. Plus tôt que prévu. Bien plus tôt.
— C'est moi, murmure-t-il.
Je n'attends pas. Je tends les bras, cherche son corps, le trouve. Il m'attire contre lui avec une force presque douloureuse. Son manteau est encore frais du dehors. Son odeur me monte à la tête. Je m'y accroche comme si j'avais passé des semaines sans lui, pas seulement une nuit.
— Tu es venu plus tôt, soufflé-je contre son cou.
— Je n'ai pas réussi à dormir. J'ai besoin d'un moment avant qu'elle arrive. Et n'oublie pas : on a rendez-vous à neuf heures trente au bureau de la professeure de braille.
Il m'embrasse. Le baiser est profond, urgent, chargé de toute la nuit passée séparément. Ses mains glissent sous mon t-shirt, remontent le long de mon dos. Je sens qu'il est déjà à demi dur contre mon ventre. Moi aussi.
Nous n'allons pas jusqu'au bout. Nous n'en avons pas le temps. Mais on reste collés l'un à l'autre dans l'entrée pendant de longues minutes, front contre front, respirations mêlées.
À sept heures quinze, Dan se détache.
— Il faut se préparer. Tu dois te laver avant qu'elle arrive.
Il me guide jusqu'à la salle de bain. Il fait couler l'eau, teste la température, puis m'aide à retirer mes vêtements. Ses gestes sont précis, presque professionnels, mais ses doigts s'attardent une seconde de trop sur ma hanche.
Je rentre sous le jet. L'eau chaude me détend. Dan reste près de la porte, présent. Quand je tends la main pour le savon, il me le passe. Nos doigts se frôlent. Un courant passe. Je me lave rapidement. L'eau coule sur mon sexe encore sensible de la veille. Je me rince et j'éteins.
Dan me tend une serviette. Il m'aide à me sécher le dos et les épaules avec des gestes rapides. Quand la serviette passe plus bas, sa main tremble légèrement. Il s'arrête juste à temps.
Il m'aide ensuite à m'habiller : boxer, pantalon, chemise propre. Chaque bouton fermé est un effort de retenue. Une fois prêt, il range les derniers indices trop personnels. Tout doit paraître neutre.
À huit heures pile, la sonnette retentit.
Dan ouvre. Une voix de femme, posée, un peu rauque :
— Monsieur Vandel ? Madame Ruiz. Bonjour.
— Bonjour. Entrez.
Je reste debout dans le salon, la canne à la main. Je tends la main. Sa poignée est ferme, brève.
— Monsieur St-Clair. Enchantée.
— Enchanté.
Elle s'installe, pose un sac, sort un carnet. Dan reste à distance professionnelle.
Le petit-déjeuner se déroule sous son regard. Elle observe comment Dan place mon assiette, comment il décrit les aliments, comment j'utilise la canne. Elle note.
Vers huit heures quarante-cinq, Dan annonce calmement :
— Nous devons partir. Monsieur St-Clair a rendez-vous à neuf heures trente au bureau d'une professeure spécialisée en braille.
Madame Ruiz hoche la tête.
— Très bien. Je vous accompagne.
Nous sortons tous les trois. Dan me guide jusqu'à la voiture, m'installe à l'avant. Madame Ruiz s'assoit à l'arrière. Le trajet se fait en silence. Je sens la présence de Dan à côté de moi, sa main sur le volant, trop loin de la mienne.
Le bureau de la professeure sent le papier et le bois clair. Sa voix est celle que j'avais entendue au téléphone : posée, un peu grave. Elle me fait asseoir, place sous mes doigts les premières cellules en relief, guide mes phalanges sur les six points. Elle explique, corrige, recommence. Dan reste en retrait avec Madame Ruiz. Je sens leurs regards pendant que j'essaie de distinguer les configurations sous mes pulpes.
La séance est dense, concentrée, épuisante. Elle dure une heure. Quand nous ressortons, il est presque onze heures.
De retour à l'appartement, Madame Ruiz reprend ses observations. Dan propose une courte séance de locomotion pour que je me défoule un peu. Je m'exécute. La canne tape le sol, je contourne les meubles. Tout reste correct.
Puis, vers onze heures et demie, ça bascule presque.
Je suis dans la chambre. Dan m'aide à changer de t-shirt parce que j'ai transpiré pendant la séance. Madame Ruiz est censée être dans le salon. Mais je l'entends trop tard : ses pas approchent dans le couloir.
Dan est encore tout près de moi. Sa main est posée sur ma hanche, sous le t-shirt relevé. Son visage est à quelques centimètres du mien. On s'embrassait à peine une seconde plus tôt. Ses lèvres sont encore humides.
Les pas de Madame Ruiz sont juste derrière la porte entrebâillée.
Dan réagit plus vite que moi. Il s'écarte d'un coup, tire mon t-shirt vers le bas et se place à distance professionnelle en moins d'une seconde. Sa voix sort calme :
— Voilà, monsieur St-Clair. Le t-shirt est en place. On peut retourner dans le salon.
La porte s'ouvre. Madame Ruiz entre.
— Tout se passe bien ?
— Oui, répond Dan sans trembler. On venait de finir.
Mon cœur bat si fort que j'ai peur qu'elle l'entende. Mes joues sont chaudes. Ma bite, encore à demi dure, est coincée dans mon pantalon. Je force ma respiration à ralentir.
Madame Ruiz reste un moment sur le seuil. Je sens qu'elle observe. Trop longtemps.
Puis elle dit :
— Très bien. Je vous attends dans le salon.
Elle repart.
Dan et moi restons immobiles une seconde de plus. Je tends la main, trouve la sienne. Il la serre très fort, brièvement, puis la relâche.
— De justesse, souffle-t-il.
— De justesse.
Nous retournons dans le salon. Le reste de la matinée continue comme si de rien n'était. Mais sous la surface, tout tremble encore.
Madame Ruiz note. Elle observe.
Et nous continuons de jouer.
Jusqu'à l'heure du déjeuner.
Le déjeuner se déroule sous tension.
Madame Ruiz mange avec nous. Elle a accepté de partager le repas, assise en face de moi. Dan a préparé quelque chose de simple : une salade, du pain, du fromage. Il me décrit chaque élément sur mon assiette avec une précision clinique. Sa voix reste neutre. La mienne aussi. Mais je sens la présence de Madame Ruiz comme une troisième personne trop attentive, trop silencieuse.
Elle pose d'abord des questions banales. Sur mon appétit. Sur mon sommeil. Sur la façon dont je m'organise pour les repas. Puis, progressivement, les questions deviennent plus précises.
— Monsieur St-Clair, depuis le début de l'accompagnement avec monsieur Vandel, avez-vous senti une évolution dans votre autonomie ?
— Oui. Clairement. Je me déplace mieux. Je commence à retrouver des gestes du quotidien.
— Et vous vous sentez en sécurité avec lui ?
— Oui.
Elle marque une pause. Je l'entends poser ses couverts.
— Il y a eu des signalements, vous le savez. Des accusations selon lesquelles la relation entre vous deux dépasserait le cadre professionnel. Je dois vous poser la question directement. Est-ce le cas ?
Le silence qui suit est lourd. Je sens Dan se raidir à côté de moi.
— Nous avons une relation de confiance, réponds-je prudemment. C'est essentiel pour moi.
— Ce n'est pas ce que je demande. Je demande si cette relation est devenue intime.
Dan intervient, sa voix calme mais tendue :
— Madame Ruiz, je respecte strictement le cadre de mon intervention. Mon rôle est d'accompagner monsieur St-Clair vers plus d'autonomie.
Elle ne répond pas tout de suite. Puis elle se tourne de nouveau vers moi.
— Monsieur St-Clair, avant monsieur Vandel, avez-vous déjà reçu l'aide d'un autre auxiliaire de vie ? Ou d'une autre personne pour votre quotidien depuis votre accident ?
— Non, réponds-je sans hésiter. Personne. Dan est le premier. Et le seul.
— Vous n'avez jamais travaillé avec quelqu'un d'autre ?
— Non. Stéphane, mon agent, a organisé les choses pour que ce soit Dan dès le début. Je n'ai pas voulu d'autre personne.
Madame Ruiz reste silencieuse un long moment. Je l'entends noter quelque chose. Le grattement du stylo sur le papier est presque agressif dans le calme de la pièce.
L'après-midi s'étire lentement.
Elle nous observe pendant une nouvelle séance de locomotion. Elle regarde comment Dan corrige ma trajectoire sans me toucher plus que nécessaire. Elle regarde comment je réagis à sa voix. Elle pose encore quelques questions techniques sur le braille, sur le rendez-vous de ce matin, sur mes sensations avec les cellules en relief. Puis elle se tait à nouveau.
Vers dix-sept heures, l'atmosphère change.
Madame Ruiz range son carnet. Je l'entends fermer son sac. Puis elle dit, d'une voix plus basse, plus directe :
— Asseyez-vous tous les deux. S'il vous plaît.
Dan me guide jusqu'au canapé. Il s'assoit à côté de moi, toujours à distance professionnelle. Madame Ruiz reste debout un instant, puis s'installe en face de nous.
— Je vais être claire, commence-t-elle. Je ne suis pas dupe.
Mon estomac se noue.
— Depuis ce matin, je vous observe. Les deux. Et je vois très bien ce qui se passe. Vous jouez un rôle. Vous faites semblant d'être distants. Mais ce n'est pas de la distance. C'est de la retenue.
Elle marque une pause.
— Monsieur Vandel, les regards que vous posez sur monsieur St-Clair quand vous croyez que je ne vous regarde pas… ils ne trompent pas. Et vous, monsieur St-Clair, la façon dont votre corps se tourne vers lui, dont votre voix change quand il s'approche… tout ça se voit. Même sans les yeux.
Dan ne dit rien. Moi non plus. Je sens mon cœur battre trop fort.
— Cela ne me dérange pas en soi, reprend-elle. Les gens ont le droit d'avoir des sentiments. Même dans des situations compliquées. Mais vous êtes dans un cadre de travail. Un cadre réglementé. Et ce cadre a des règles.
Elle inspire.
— Cela dit… j'ai aussi vu les efforts. Les vrais. La progression de monsieur St-Clair depuis le début de l'accompagnement. La façon dont il utilise sa canne. La façon dont il a abordé le braille ce matin. La confiance qu'il a retrouvée. Tout ça n'est pas inventé. Et ce serait dommage de tout casser, de tout changer, si ce qui est en place fonctionne réellement.
Un silence.
— Je peux faire abstraction de votre relation. Je peux ne rien en dire dans mon rapport. À condition que le travail continue d'être fait correctement. Et à condition que je puisse revenir de temps en temps. Pas tous les jours. Juste pour vérifier que monsieur St-Clair va bien. Que l'autonomie progresse. Que personne n'est en danger.
Je reste immobile, incapable de parler tout de suite. Puis les mots sortent, plus légers que je ne l'aurais cru possible :
— Vous… vous n'allez rien dire ?
— Pas si ce que j'ai vu aujourd'hui se confirme dans les prochaines semaines. Monsieur St-Clair a l'air d'aller mieux. Il sourit plus. Il se bat. C'est visible. Et franchement… dans ce métier, on voit rarement des accompagnements aussi investis. Je ne vais pas saboter ça par principe.
Je sens un sourire monter malgré moi. Un vrai. Large. Soulagé.
— Merci, dis-je. Vraiment. Je… je suis de bien meilleure humeur là, tout de suite. Vous n'avez pas idée.
Madame Ruiz se lève.
— Ne me remerciez pas trop vite. Je reviendrai. Plusieurs fois. Et si je sens que quelque chose dérape, que l'autonomie stagne ou que la relation devient un frein… je n'hésiterai pas à le signaler. Mais pour l'instant… continuez. Juste… soyez plus discrets quand il y a du monde.
Elle se dirige vers la porte. Dan se lève pour la raccompagner. J'entends leurs voix échanger quelques formules polies. Puis la porte s'ouvre et se referme.
Le silence redescend.
Dan revient vers moi. Cette fois, il ne garde plus aucune distance. Il s'assoit tout contre moi sur le canapé. Sa main cherche la mienne. Il l'attrape. Fort. Ses doigts s'entrelacent aux miens et ne lâchent plus.
Je sens le tremblement qui le traverse. Le même qui me traverse.
— Elle a vu, murmuré-je.
— Elle a vu. Et elle a choisi de ne rien dire.
Je serre sa main plus fort. Mon sourire est toujours là, épuisé, incertain, mais réel.
— On a une chance, Dan.
— Oui. On a une chance.
Il pose son front contre ma tempe. Nous restons ainsi longtemps, mains liées, sans plus avoir besoin de jouer un rôle.
Pour la première fois depuis des jours, l'appartement redevient un peu le nôtre.
Le silence après le départ de Madame Ruiz est presque violent.
Dan n'a pas lâché ma main. Ses doigts sont encore entrelacés aux miens, serrés, un peu tremblants. Nous restons assis sur le canapé, épaule contre épaule, à respirer trop fort. La tension de la journée, la peur, le soulagement… tout se transforme d'un coup en quelque chose de beaucoup plus brut.
— Elle est partie, murmuré-je.
— Oui.
Je tourne le visage vers lui. Je n'ai pas besoin de voir. Je sens sa chaleur, son souffle, l'odeur de sa peau mélangée à celle de la journée. Ma main libre trouve sa mâchoire, glisse dans ses cheveux, et je l'attire contre moi. Le baiser qui suit n'a plus rien de prudent. C'est une collision. Langues, dents, souffles mêlés. Dan gémit dans ma bouche. Sa main quitte la mienne pour s'enfoncer sous ma chemise, grimper le long de mon torse, pincer un téton.
Je suis déjà durement bandé. Ma queue pulse dans mon pantalon, coincée, douloureuse. Dan le sent. Sa paume descend, presse fort contre mon sexe à travers le tissu. Je cambre les hanches vers lui.
— Chambre, soufflé-je. Maintenant.
Il me tire sur mes pieds. La canne reste abandonnée quelque part. On avance à tâtons, collés l'un à l'autre, s'embrassant entre chaque pas. Dans la chambre, Dan ne perd pas de temps. Il arrache ma chemise. Les boutons sautent. Je l'entends. Puis mon pantalon, mon boxer. En quelques secondes je suis nu. L'air de la pièce caresse ma peau surexcitée. Ma bite se dresse, lourde, déjà luisante de pré-sperme.
Dan se déshabille tout aussi vite. Je l'entends. Puis son corps nu revient contre le mien. Peau contre peau. Sa queue dure frotte contre la mienne. Il me pousse en arrière sur le lit. Je m'y étends. Il se place au-dessus de moi, entre mes cuisses ouvertes.
Mes mains remontent immédiatement le long de son torse. Je connais maintenant son corps. Je sais où il est le plus sensible. Mes doigts trouvent ses tétons. Ils sont déjà durs. Je les pince, les roule, les tire doucement. Dan laisse échapper un gémissement plus fort, plus aigu que d'habitude. Sa respiration se casse net.
— Putain… Milo…
Je me redresse un peu et prends un de ses tétons entre mes lèvres. Je le suce, le mordille, le tire avec ma langue. Dan gémit encore plus fort, un son rauque, presque surpris par l'intensité. Son dos se cambre. Sa bite pulse contre mon ventre. Je passe à l'autre téton, aussi insistant, pendant que ma main continue de torturer le premier entre mes doigts.
— Arrête… non, continue… putain, j'en peux plus, souffle-t-il, la voix déjà brisée.
Je souris contre sa peau. Dans le noir, chaque gémissement qu'il me donne est une victoire. Je sens tout : la façon dont son corps tremble, la dureté de ses tétons sous ma langue, le poids de sa bite qui frappe la mienne.
Sa main s'enroule enfin autour de mon sexe et le pompe fermement, le pouce étalant le liquide qui perle.
— Tu es trempé, grogne-t-il.
— Parce que j'ai passé la journée à te vouloir sans pouvoir te toucher.
Il descend plus bas. Sa bouche englobe mon gland d'un coup. Chaleur. Humidité. Succion forte. Sa langue tourne, presse, lèche le frein. Une main masse mes couilles, les presse, les tire. L'autre s'appuie sur mon ventre. Des sons rauques m'échappent. Dans le noir absolu, le bruit de sa bouche qui me suce devient obscène. Je sens chaque mouvement de sa langue, chaque aspiration.
Mais je ne le laisse pas faire trop longtemps. Je le tire vers le haut, retrouve ses tétons, et recommence à les pincer, à les sucer pendant qu'il est au-dessus de moi. Dan gémit plus fort encore, presque en continu. Sa voix se brise à chaque fois que mes dents frôlent la chair sensible.
— Milo… putain… tu sais que je…
— Je sais, murmuré-je contre son torse. C'est pour ça que je le fais.
Il se redresse, le souffle court. J'entends le bruit de sa salive. Il s'enduit les doigts, puis son trou. Je le sens se préparer au-dessus de moi pendant que ma bouche et mes doigts restent avides sur ses tétons. Chaque gémissement qu'il laisse échapper vibre contre mes lèvres.
— Je te prends, dit-il d'une voix rauque, presque suppliante. Maintenant.
Il se positionne. Le gland de ma bite rencontre son trou humide. Il s'abaisse d'un coup, plus vite que d'habitude. La chaleur, l'étroitesse, la pression… Je crie presque. Il m'avale entièrement. Ses fesses s'appuient contre le haut de mes cuisses. Sa bite, dure, frappe mon ventre.
— Putain… tu es si profond, gémit-il.
Il commence à bouger. Fort. Ample. Presque sauvage. Chaque fois qu'il s'empale, je sens ma bite frapper au plus profond. Le bruit de peau contre peau emplit la chambre. Mais ce qui me rend fou, ce sont ses gémissements. Parce que mes mains n'ont pas quitté ses tétons. Je les pince, les tire, les roule en rythme avec ses mouvements. Dan crie presque à chaque descente. Sa voix est cassée, aiguë, hors de contrôle.
— Plus fort… sur mes tétons… putain, Milo…
J'obéis. Je pince plus fort. Je tire. Dan hurle mon prénom. Ses mouvements deviennent plus désordonnés, plus brutaux. Sa bite pulse contre mon ventre. Des gouttes de pré-sperme tombent sur mon torse.
Le plaisir monte trop vite.
— Je vais jouir… préviens-je.
— En moi. Maintenant. Et ne lâche pas…
Quelques coups plus tard, l'orgasme m'explose. Ma bite pulse violemment en lui. Des jets épais de sperme giclent au plus profond. Je crie, les hanches soulevées. Dan continue de bouger, prolongeant mon plaisir, pendant que je tiens encore ses tétons entre mes doigts. Son propre orgasme le frappe presque en même temps. Sa bite pulse. Des jets chauds de sperme éclaboussent mon ventre, mon torse, jusqu'à mon menton. Il gémit longuement, un son presque animal, le corps arqué au-dessus de moi.
Il s'effondre. Ma bite est encore en lui. Nous restons collés, moites, le souffle court. L'odeur de notre sperme mêlé emplit l'air. Je caresse son dos, puis remonte une dernière fois sur ses tétons, plus doucement. Dan frissonne encore et laisse échapper un petit gémissement épuisé.
Longtemps, on ne dit rien.
Puis Dan se retire doucement. Je sens mon sperme couler de lui. Il nous nettoie avec une tendresse qui contraste avec la sauvagerie d'il y a quelques minutes. Quand c'est fait, il se rallonge contre moi, nu, une jambe passée par-dessus la mienne.
— On a failli tout perdre aujourd'hui, murmure-t-il contre mon épaule.
— Et on est encore là.
Je tourne la tête et l'embrasse lentement. Le goût de son sperme est encore sur ses lèvres.
On reste ainsi, enlacés, pendant de longues minutes. La fatigue commence à nous gagner. Mes yeux se ferment. Le souffle de Dan devient plus régulier contre mon cou.
Je suis presque endormi quand le téléphone de Dan vibre sur la table de chevet.
Le son est sec. Trop fort.
Dan se redresse d'un coup. Je sens la tension revenir immédiatement dans son corps. Il attrape le téléphone, regarde l'écran, puis reste silencieux une seconde de trop.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demandé-je, déjà à demi réveillé.
Sa voix, quand il répond, est étrangement calme. Trop calme.
— C'est un message. De Madame Lefèvre.
Il marque une pause.
— Elle demande à me voir. Seul. Demain matin. Huit heures. Au siège. Sans toi.
Le silence qui suit est glacial.
Je me redresse à mon tour.
— Seul ?
— Oui. Et le message se termine par : « C'est important. Ne soyez pas en retard. »
Dan repose le téléphone. Sa main retrouve la mienne dans le noir. Mais cette fois, ses doigts tremblent.
Quelque chose a changé.
Et ni lui ni moi ne savons encore quoi.
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Chapitre 16
Milo St-Clair a tout perdu en une nuit : sa vue d'abord, et maintenant peut-être Dan, l'auxiliaire devenu bien plus qu'un soignant. Une décision administrative vient de menacer ce qu'ils ont construit en secret, et Milo se retrouve seul à mesurer ce que cela signifie vraiment. Entre colère et désarroi, il va devoir affronter ce qui pourrait ressembler à une séparation — et se demander si leur lien peut survivre à ce que le système a décidé pour eux.
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