Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'apprentissage du sexe — Chapitre 14 · Confidences
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'apprentissage du sexe
Chapitre 14 · Confidences
L'apprentissage du sexe -14- Confidences
J'ai passé une nuit épouvantable, ruminant des scénarii hallucinants, ne me pardonnant pas d'avoir grossièrement traité Laura alors que je ne savais pas grand-chose d'elle. Les yeux hagards, l'esprit embrumé, j'ai appelé l'entreprise et demandé à parler à Forézien. Coup de bol il y était, la secrétaire me l'a passé.
- C'est rare que tu m'appelles Fabrice, qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas ? Des ennuis avec les Bonnes-Sœurs ?
- Pas tout à fait mais un peu quand-même. J'ai pas trop envie de te raconter ça au téléphone. Tu pourrais passer sur le chantier ?
- D'accord. Ce matin je suis occupé, mais je viens en début d'après-midi. Ok pour toi ?
- Oui, merci Forézien…Merci !
- Pas tout à fait mais un peu quand-même. J'ai pas trop envie de te raconter ça au téléphone. Tu pourrais passer sur le chantier ?
- D'accord. Ce matin je suis occupé, mais je viens en début d'après-midi. Ok pour toi ?
- Oui, merci Forézien…Merci !
La matinée est passée vite, je me suis forcé à ne pas regarder en bas quand j'entendais des voix féminines, et j'ai évité le secteur des salles de bain, il y avait assez de boulot ailleurs. Forézien est arrivé juste après la pause de midi.
- Trois ans que l'on travaille ensemble, je ne me souviens pas de t'avoir déjà vu avec une tête pareille. Tu as dormi dehors ? Viens, on va aller boire un café pour discuter, ici c'est pas l'idéal.
Je lui faisais entièrement confiance, alors une fois attablés au bistrot je lui ai tout raconté, de Rosy à Laura en passant par Isabelle, ma voix se brisant parfois. Il ne m'a pas interrompu, ne m'a pas quitté des yeux, se frottant le menton de temps à autre. Quand je me suis tu, il a pris la parole, doucement comme à son habitude, sans jugement ni commentaire.
- Eh ben mon Fabrice, tu caches bien ton jeu ! Ta vie amoureuse commence plutôt fort, il faut t'en réjouir mon bonhomme, pas en faire un problème. Je vais être honnête avec toi, Rosy est sans aucun doute une femme adorable, mais vous n'avez pas d'avenir ensemble. Elle a une vie pas très gaie, tu t'es trouvé au bon endroit et au bon moment pour elle, et je suis ravi que ton initiation au sexe ait été dirigée par une femme mûre et expérimentée selon ce que tu m'en as dit. Mais elle est immature, Fabrice, à quarante-sept ans on ne s'amourache pas d'un jeune homme de dix-neuf ans, c'est une connerie ! Ne te laisse pas entraîner dans une relation déséquilibrée. En plus, si elle s'est fait mettre le grappin dessus par cette Isabelle, tu vas passer au second plan ! Tant mieux si elle t'a appris les joies du matelas, mais ne t'y attache pas. Tu ne lui dois rien. Tu me comprends ?
- Oui Forézien, tout à fait, je veux juste ne pas lui faire de mal…sa vie n'est pas très drôle alors…et puis elle est tellement…tellement…
- Fabrice, je comprends, le sexe c'est magnifique quand c'est partagé, mais c'est si tu continues à la voir, que tu vas lui faire du mal, tu vas la conforter dans son immaturité, son égoïsme involontaire, et là elle t'en voudra de la quitter. N'attends pas d'en arriver là. Contacte-la et dis-lui pour Laura, sans la brusquer, elle comprendra j'en suis sûr, à son âge et vu son expérience elle est consciente que c'est une situation à la con.
- D'accord. Merci Forézien, je sens bien que ce n'est pas une relation normale, mais comme c'est la première, je n'ai pas de quoi comparer…
- C'est aussi un apprentissage ! Bon, par contre pour la jeune pensionnaire d'ici, c'est plus délicat…Si j'ai bien compris, elle est majeure, Laura ?
- Oui oui, en tout cas c'est ce qu'elle m'a dit, mais je la crois.
- Ouais…Si elle ne l'est pas fais très attention, ça veut dire qu'il y a eu une décision de justice pour son placement et là tu t'exposes à de gros emmerdements si votre relation est découverte. Je n'ose même pas penser que tu risques de la mettre enceinte…Si elle est majeure, ce n'est pas pareil. C'est sa mère qui a dû la mettre chez les Bonne-Sœurs, et Laura peut contester ce placement en internat. Elle est où, la mère ? Elle fait quoi ? Tu sais s'il y a un père ?
- Je n'en sais rien, Laura semble avoir de la peine à en parler alors je n'ai pas insisté.
- Tu as bien fait. Je ne serais pas étonné que la mère soit sous tutelle, et que le père ait disparu.
- Tu connais bien tous ces trucs-là, on dirait, tu as appris ça comment ?
- Parce que chez les Compagnons on a eu plusieurs apprentis dans des situations un peu identiques, alors forcément on doit se renseigner. J'ai même été nommé tuteur une fois pour un gamin dont les parents n'avaient plus l'autorité parentale, c'est difficile à gérer. D'après ce que tu m'as dit, elle termine bientôt sa formation, ton béguin des îles, c'est juste ?
- C'est quoi un béguin ? C'est Laura ?
- Oui, c'est une expression de vieux, comme moi, pour parler d'une personne dont on est un peu amoureux…
- Oui, en avril l'année prochaine elle aura terminé. Et moi aussi.
- Sauf que toi, du boulot tu en auras tout de suite, tu es plutôt doué, tu soudes presque mieux que moi, tu es précis, n'importe quel patron t'engage directement. Les fleurs, je n'y connais rien…Je n'en achète jamais. En fait, pour le moment votre relation est tout juste à son début, et personne ne risque rien. Tu voulais me voir pour quoi, exactement ?
- Laura dit que c'est l'enfer chez les frangines de je ne sais plus quelle bondieuserie, elle veut partir et s'installer chez moi, et moi je ne veux pas la laisser souffrir dans sa prison à crucifix.
- Oh là là… On se calme, Fabrice, c'est tout à ton honneur de vouloir l'accueillir et la protéger, mais tu vas déclencher un bordel pas possible, entre les Bonnes-Sœurs, sa mère, le tuteur s'il y en a un…sois patient Fabrice, attends un peu, agir sur un coup de cœur n'est pas l'idéal en pareil cas. Continue à la voir, montre-toi très respectueux avec elle, protège-la contre elle-même comme tu l'as fait très habilement et laisse passer un peu de temps, histoire qu'elle te confie un peu comment sa vie est organisée au niveau légal. Tiens-moi au courant, mais ne fais pas de connerie précipitée. De toute manière la semaine prochaine je te rejoins sur le chantier pour attaquer le gros des travaux, on aura l'occasion de faire le point.
- Oui Forézien, tout à fait, je veux juste ne pas lui faire de mal…sa vie n'est pas très drôle alors…et puis elle est tellement…tellement…
- Fabrice, je comprends, le sexe c'est magnifique quand c'est partagé, mais c'est si tu continues à la voir, que tu vas lui faire du mal, tu vas la conforter dans son immaturité, son égoïsme involontaire, et là elle t'en voudra de la quitter. N'attends pas d'en arriver là. Contacte-la et dis-lui pour Laura, sans la brusquer, elle comprendra j'en suis sûr, à son âge et vu son expérience elle est consciente que c'est une situation à la con.
- D'accord. Merci Forézien, je sens bien que ce n'est pas une relation normale, mais comme c'est la première, je n'ai pas de quoi comparer…
- C'est aussi un apprentissage ! Bon, par contre pour la jeune pensionnaire d'ici, c'est plus délicat…Si j'ai bien compris, elle est majeure, Laura ?
- Oui oui, en tout cas c'est ce qu'elle m'a dit, mais je la crois.
- Ouais…Si elle ne l'est pas fais très attention, ça veut dire qu'il y a eu une décision de justice pour son placement et là tu t'exposes à de gros emmerdements si votre relation est découverte. Je n'ose même pas penser que tu risques de la mettre enceinte…Si elle est majeure, ce n'est pas pareil. C'est sa mère qui a dû la mettre chez les Bonne-Sœurs, et Laura peut contester ce placement en internat. Elle est où, la mère ? Elle fait quoi ? Tu sais s'il y a un père ?
- Je n'en sais rien, Laura semble avoir de la peine à en parler alors je n'ai pas insisté.
- Tu as bien fait. Je ne serais pas étonné que la mère soit sous tutelle, et que le père ait disparu.
- Tu connais bien tous ces trucs-là, on dirait, tu as appris ça comment ?
- Parce que chez les Compagnons on a eu plusieurs apprentis dans des situations un peu identiques, alors forcément on doit se renseigner. J'ai même été nommé tuteur une fois pour un gamin dont les parents n'avaient plus l'autorité parentale, c'est difficile à gérer. D'après ce que tu m'as dit, elle termine bientôt sa formation, ton béguin des îles, c'est juste ?
- C'est quoi un béguin ? C'est Laura ?
- Oui, c'est une expression de vieux, comme moi, pour parler d'une personne dont on est un peu amoureux…
- Oui, en avril l'année prochaine elle aura terminé. Et moi aussi.
- Sauf que toi, du boulot tu en auras tout de suite, tu es plutôt doué, tu soudes presque mieux que moi, tu es précis, n'importe quel patron t'engage directement. Les fleurs, je n'y connais rien…Je n'en achète jamais. En fait, pour le moment votre relation est tout juste à son début, et personne ne risque rien. Tu voulais me voir pour quoi, exactement ?
- Laura dit que c'est l'enfer chez les frangines de je ne sais plus quelle bondieuserie, elle veut partir et s'installer chez moi, et moi je ne veux pas la laisser souffrir dans sa prison à crucifix.
- Oh là là… On se calme, Fabrice, c'est tout à ton honneur de vouloir l'accueillir et la protéger, mais tu vas déclencher un bordel pas possible, entre les Bonnes-Sœurs, sa mère, le tuteur s'il y en a un…sois patient Fabrice, attends un peu, agir sur un coup de cœur n'est pas l'idéal en pareil cas. Continue à la voir, montre-toi très respectueux avec elle, protège-la contre elle-même comme tu l'as fait très habilement et laisse passer un peu de temps, histoire qu'elle te confie un peu comment sa vie est organisée au niveau légal. Tiens-moi au courant, mais ne fais pas de connerie précipitée. De toute manière la semaine prochaine je te rejoins sur le chantier pour attaquer le gros des travaux, on aura l'occasion de faire le point.
J'ai bien aimé l'approche raisonnée de mon Compagnon, je ne suis pas certain que mon père ou ma mère se seraient montrés aussi compréhensifs, surtout pour ma relation avec Rosy. Ma mère aurait sûrement hurlé au détournement de son fils par une catin, quant à mon père il aurait mollement dit que c'est un choix indigne d'un jeune homme de mon âge et que la dame avait dû se montrer bien légère de la cuisse pour me prendre dans ses filets. Des conneries, quoi, que je n'avais pas envie d'entendre.
Le samedi, comme convenu, j'attendais Laura près de l'entrée du château. L'automne approchait, il faisait moins chaud. Je l'ai regardée descendre du bus, jupe en jeans et basket, un blouson lui aussi en jean, elle avait un look d'enfer. J'ai ouvert grand mes bras, elle s'y est littéralement jetée, m'enlaçant la taille de ses deux bras.
Le samedi, comme convenu, j'attendais Laura près de l'entrée du château. L'automne approchait, il faisait moins chaud. Je l'ai regardée descendre du bus, jupe en jeans et basket, un blouson lui aussi en jean, elle avait un look d'enfer. J'ai ouvert grand mes bras, elle s'y est littéralement jetée, m'enlaçant la taille de ses deux bras.
- J'ai cru que la semaine ne finirait jamais…En plus je t'ai vu discuter lundi avec ton patron, j'ai eu envie de courir te rejoindre !
- Tu as bien fait de t'abstenir, sinon tu ne serais peut-être pas là.
- Je sais, je sais…Embrasse-moi !
- Tu as bien fait de t'abstenir, sinon tu ne serais peut-être pas là.
- Je sais, je sais…Embrasse-moi !
J'ai eu droit à un baiser d'anthologie, d'une sensualité telle que ma virilité s'est très vite manifestée. Comme je tenais Laura par les hanches, son corps plaqué contre le mien, elle ne pouvait pas ignorer mon émoi. Abandonnant mon cou, une de ses mains s'est glissée jusqu'à mon entrejambe, me faisant sursauter, presque reculer.
- On dirait que tu aimes quand je t'embrasse…Oh…tu as peur de moi ? Elle est moins directe, ta copine ? Au fait, elle est revenue ?
- Laura, tu ne vas pas recommencer…Non, elle n'est pas encore revenue.
- Mais quand elle revient, fini la « Princesse Caramel » ? La demi-négresse elle est juste là pour assurer l'intérim ?
- Laura, tu ne vas pas recommencer…Non, elle n'est pas encore revenue.
- Mais quand elle revient, fini la « Princesse Caramel » ? La demi-négresse elle est juste là pour assurer l'intérim ?
Cette fois je n'ai pas explosé, j'ai essayé de rester calme et de mesurer mes propos. Je me suis un peu écarté d'elle, et l'ai prise par les épaules, tendrement. Je ne voulais pas briser cette poupée de porcelaine déguisée en guerrière.
- Je ne comprends pas ce que tu cherches, Laura. Pourquoi tu es aussi agressive ? Tu me prends dans tes bras, tu m'embrasses et tout de suite après tu dis des horreurs. Tu ne sais rien de ma situation, c'est pour cela que tu dis des âneries. Mais comme je tiens à toi, je vais te l'expliquer, ensuite tu penseras de moi ce que tu veux, je ne t'en voudrais pas. Viens, on va s'asseoir dans un endroit tranquille, il y a des bancs au soleil un peu plus loin.
Une fois assis, j'ai sorti de mon sac les croissants et les pains au chocolat.
- Tiens, ma guerrière de la jungle, il va te falloir des forces pour écouter mes histoires et me foutre une peignée tout de suite après !
Elle a écarquillé les yeux, osant à peine tendre la main vers le sac en papier.
- Tu n'aimes pas ça ? C'est trop gras ? Madame fait un régime, peut-être ? Un peu délicate de l'estomac, la Princesse Caramel ?
- J'ai honte Fabrice, honte…toi tu es le plus délicat des mecs que je connaisse, et moi je te parle comme à un pauvre connard…
- Pour le moment mange, pendant ce temps-là tu ne diras pas de conneries !
- J'ai honte Fabrice, honte…toi tu es le plus délicat des mecs que je connaisse, et moi je te parle comme à un pauvre connard…
- Pour le moment mange, pendant ce temps-là tu ne diras pas de conneries !
Son sourire m'a rassuré, autant que la manière dont elle a dévoré les viennoiseries. Une fois les miettes données aux oiseaux, je lui ai raconté mon histoire, sans préciser toutefois que Rosy était ma première amante. Quand j'ai mentionné la relation entre Rosy et Isabelle, raison pour laquelle mon amante allait divorcer et s'installer à Paris, j'ai vu, petit à petit, ses yeux s'arrondir de stupeur, sans doute aussi d'incrédulité, peut-être même de dégoût.
- Voilà. Donc, ma « copine » comme tu dis ne va pas revenir, elle a bien mieux à faire que de s'occuper d'un gamin de dix-neuf ans.
- Oh putain…J'en reviens pas…Quand on te voit, là, tout mignon, tout poli, presque timide…et tu baises une vieille…T'es vraiment pas comme les autres, toi, vraiment pas…Tu m'étonnes qu'elle t'a relancé, un beau gosse comme toi dans son lit…Oh putain…Mais…mais elle te dégoutait pas ? En plus maintenant elle baise avec une gonzesse…J'y crois pas…Mais c'est une vieille, avec des nichons qui tombent, un cul plein de cellulite… ? Et l'autre, sa gouine, c'est la même ? Oh putain…C'est comme si je t'imaginais avec ma mère…C'est pas possible, pas toi…Tu bandais pour elle comme tout à l'heure pour moi ? Mais elle te faisait quoi pour que tu restes avec elle ? Des trucs de pute ? Elle te…
- Laura… ! Stop ! Je t'ai tout raconté, je ne crois pas que d'autres détails soient utiles, surtout si tu manques de respect à Rosy. Par contre, si moi je te dégoûte, que je te déçois, je comprendrais que tu partes et que l'on ne se revoie pas.
- Oh putain…J'en reviens pas…Quand on te voit, là, tout mignon, tout poli, presque timide…et tu baises une vieille…T'es vraiment pas comme les autres, toi, vraiment pas…Tu m'étonnes qu'elle t'a relancé, un beau gosse comme toi dans son lit…Oh putain…Mais…mais elle te dégoutait pas ? En plus maintenant elle baise avec une gonzesse…J'y crois pas…Mais c'est une vieille, avec des nichons qui tombent, un cul plein de cellulite… ? Et l'autre, sa gouine, c'est la même ? Oh putain…C'est comme si je t'imaginais avec ma mère…C'est pas possible, pas toi…Tu bandais pour elle comme tout à l'heure pour moi ? Mais elle te faisait quoi pour que tu restes avec elle ? Des trucs de pute ? Elle te…
- Laura… ! Stop ! Je t'ai tout raconté, je ne crois pas que d'autres détails soient utiles, surtout si tu manques de respect à Rosy. Par contre, si moi je te dégoûte, que je te déçois, je comprendrais que tu partes et que l'on ne se revoie pas.
Elle n'a pas répondu tout de suite, perdue dans ses pensées dont j'imaginais bien qu'elles devaient être pour le moins perturbée. Mai 68, quatorze ans auparavant, n'avait pas dû avoir chez ses Bonnes-Sœurs le même impact que dans le reste de la société, d'où son trouble du moment. Je n'ai rien ajouté, attendant qu'elle s'exprime, ou qu'elle parte, ou qu'elle me colle une beigne en me traitant de tous les noms…
- Fabrice…Tu es le premier mec que je rencontre et qui me traite comme une femme, une vraie femme, tu m'invites à manger chez toi, tu ne cherches pas à me tripoter, je crois que ta Rosy elle t'a appris plein de trucs bien sur les femmes et les hommes, forcément avec son expérience…Moi je sais rien là-dessus, en plus avec ma peau…
- Oh…Arrête avec ton délire sur ta peau ! On est en France bordel, regarde autour de toi, il y en a plein des peaux comme la tienne, même des plus foncées, sauf que dans les autres il n'y a pas une beauté comme toi. C'est tout. En fait, tu viens d'où ? Guadeloupe ? Martinique ?
- Oh…Arrête avec ton délire sur ta peau ! On est en France bordel, regarde autour de toi, il y en a plein des peaux comme la tienne, même des plus foncées, sauf que dans les autres il n'y a pas une beauté comme toi. C'est tout. En fait, tu viens d'où ? Guadeloupe ? Martinique ?
Je n'ai pas tout de suite su si ma question allait me valoir une bordée de jurons, mais au point où on en était, plus rien ne m'effrayait. C'est Laura qui s'est lancée, d'une voix étonnamment calme, posée.
- Ah, ça elle t'a pas appris à reconnaître, ta Rosy, les différences entre les bronzées ? Ma mère elle est née en Côte d'Ivoire, d'une mère Africaine et d'un père Français. A l'époque ça plaisait pas tellement ce métissage, alors ils ont dû quitter l'Afrique et venir s'installer en France quand elle avait six ans. Ensuite, son père s'est tiré avec une « salope de blanche », elle ne l'a jamais revu. Ma grand-mère ne savait ni lire ni écrire, paumée à Paris, tu vois la galère…Elle est morte assez jeune, ma mère a été recueillie et élevée par des vieilles pourritures de Bonnes-Sœurs qui lui ont lavé le cerveau, mais à dix-huit ans elle s'est quand-même retrouvée enceinte de moi. Fille-mère, métisse, sans boulot, enfant de père inconnu - sûrement un blanc vu ma couleur de peau - et de mère incapable, ma mère a disjoncté. Dépression, alcool, tentatives de suicide, misère sociale…A huit ans j'ai été placée en famille d'accueil par la DDASS, le reste tu connais…
- Mais ta mère, elle décide encore pour toi ?
- Oui et non. Depuis que j'ai dix-huit ans je suis paraît-il libre et autonome, mais comme j'ai fait des conneries elle n'a pas confiance en moi et m'a casée chez les religieuses qui l'ont élevée. Au vu de la vie de merde qu'elle a, Je n'ai pas osé refuser, et lui ai promis de finir ma formation pour ne pas me retrouver comme elle. Mais c'est dur, j'en ai plein le cul des bondieuseries, des règlements, des punitions, des cours de morale…et des appels à ma mère à la moindre occasion pour m'emmerder. Et puis, au milieu de cette misère, de ce gris permanent, toi tu débarques, là, beau à en tomber, tu me donnes du « Mademoiselle »…Pfff…tu apportes des croissants…tu as fait l'amour avec une vraie femme, dans un lit…Tu es LA vie toi, et je veux être comme toi, libre, sauf que moi je ne baiserais pas avec un vieux, mais chacun ses goûts…
- Mais ta mère, elle décide encore pour toi ?
- Oui et non. Depuis que j'ai dix-huit ans je suis paraît-il libre et autonome, mais comme j'ai fait des conneries elle n'a pas confiance en moi et m'a casée chez les religieuses qui l'ont élevée. Au vu de la vie de merde qu'elle a, Je n'ai pas osé refuser, et lui ai promis de finir ma formation pour ne pas me retrouver comme elle. Mais c'est dur, j'en ai plein le cul des bondieuseries, des règlements, des punitions, des cours de morale…et des appels à ma mère à la moindre occasion pour m'emmerder. Et puis, au milieu de cette misère, de ce gris permanent, toi tu débarques, là, beau à en tomber, tu me donnes du « Mademoiselle »…Pfff…tu apportes des croissants…tu as fait l'amour avec une vraie femme, dans un lit…Tu es LA vie toi, et je veux être comme toi, libre, sauf que moi je ne baiserais pas avec un vieux, mais chacun ses goûts…
Je me suis retenu de ne pas lui renvoyer une vacherie, mais autant la laisser vider son sac, ce qu'elle ne devait pas faire tous les jours. J'ai juste pris sa main, elle ne l'a pas retirée.
- Merci Laura, je suis touché que tu me racontes tout ça, ce n'est pas facile, mais tu arrives au bout ! Bientôt tu auras ton diplôme de fleuriste, et tu quitteras tes Sœurs de la Vertu de je ne sais plus quel saint, et là tu seras libre !
- Libre…ouais…faut voir…tu sais combien ça gagne, une fleuriste débutante ? Si avec ça je dois payer un loyer, bouffer, aider un peu ma mère…la liberté va vite tourner au cauchemar, mais je préfère encore aller faire la pute que de retourner chez les Sœurs !
- Libre…ouais…faut voir…tu sais combien ça gagne, une fleuriste débutante ? Si avec ça je dois payer un loyer, bouffer, aider un peu ma mère…la liberté va vite tourner au cauchemar, mais je préfère encore aller faire la pute que de retourner chez les Sœurs !
Là, je n'ai pas pu rester serein. Je l'ai empoignée par les épaules et l'ai secouée comme un prunier, hors de moi.
- Je t'interdis de parler comme ça ! D'accord que ta vie c'est pas du tout rose, mais dire des conneries pareilles c'est pas digne de toi ! Tu vas te battre, Laura, et si à ce moment-là on se parle encore je t'aiderai comme je le pourrai. Tu me plais Laura, et tu as mis un peu le bordel dans ma tête, alors assume et épargne-moi tes délires à la con. Viens, maintenant, j'ai besoin de marcher. Et arrête de me faire chier en revenant sans arrêt sur des histoires de baise avec des vieux ou ta couleur de peau, ou alors tire-toi.
C'est elle qui a serré ma main à m'en faire péter les jointures, et je n'ai pas osé la regarder parce que je suis certain qu'elle pleurait.
- Je veux aller chez toi, pas marcher au bord de la Loire parce que juste un peu plus loin il y a un chemin de croix, que je me suis déjà farci dix fois en pénitence, alors s'il-te-plait épargne-moi ça ! T'as rien à faire là-bas, toi, tu pourrais presque être le Bon-Dieu tellement tu es adorable…
J'ai failli répondre une connerie, mais je l'ai gardée pour moi. Par contre, l'emmener chez moi, comme ça, de manière imprévue…Je repensais à la mise en garde de Forézien.
- Chez moi ? Mais…
- Fabrice, je suis une jeune femme, j'ai dix-neuf ans, et j'ai envie de « faire l'amour » comme ils disent les bourges. J'ai envie de toi.
- Fabrice, je suis une jeune femme, j'ai dix-neuf ans, et j'ai envie de « faire l'amour » comme ils disent les bourges. J'ai envie de toi.
J'en suis resté sidéré. L'emmener chez moi, oui, pourquoi pas mais…avait-elle déjà eu des relations avec un homme ? Je crois qu'il me restait des préservatifs que j'avais achetés au début de mon aventure avec Rosy…Et si elle ne veut pas repartir ? Je fais quoi ?
Nous avons pris le bus et fait les derniers kilomètres à pied, vu que j'habitais un peu en dehors de la ville. C'est en tremblant que j'ai ouvert la porte. Par chance j'avais fait le lit, et il y avait de quoi manger. C'est elle qui a refermé la porte.
Elle a balancé son blouson au hasard, son t-shirt a suivi, dévoilant ses seins qu'un soutien-gorge blanc, basique, habillait pourtant avec grâce. Elle avait un corps de rêve, mince, ventre plat, poitrine dressée, peau ambrée…Pas beaucoup de points communs avec ma Rosy, plutôt pâle, ronde et plantureuse.
Sa bouche a vite trouvé la mienne, et nous nous sommes embrassés follement, sa langue et la mienne intimement mêlées. Ses mains, aux longs doigts fins, ont lentement déboutonné ma chemise, ses lèvres ont parcouru mon torse, mon érection devenait indécente.
Nous avons pris le bus et fait les derniers kilomètres à pied, vu que j'habitais un peu en dehors de la ville. C'est en tremblant que j'ai ouvert la porte. Par chance j'avais fait le lit, et il y avait de quoi manger. C'est elle qui a refermé la porte.
Elle a balancé son blouson au hasard, son t-shirt a suivi, dévoilant ses seins qu'un soutien-gorge blanc, basique, habillait pourtant avec grâce. Elle avait un corps de rêve, mince, ventre plat, poitrine dressée, peau ambrée…Pas beaucoup de points communs avec ma Rosy, plutôt pâle, ronde et plantureuse.
Sa bouche a vite trouvé la mienne, et nous nous sommes embrassés follement, sa langue et la mienne intimement mêlées. Ses mains, aux longs doigts fins, ont lentement déboutonné ma chemise, ses lèvres ont parcouru mon torse, mon érection devenait indécente.
- Enlève-moi mon soutif et lèche-moi les seins !
L'injonction était facile à réaliser, j'ai léché, sucé, mordillé ses adorables tétons, mes mains caressant tour à tour ses fesses, ses hanches, ses seins fermes et soyeux, son corps était comme une liane, souple, qui ondulait sous mes doigts.
Je me suis laissé tomber à ses genoux pour lui enlever sa jupe, que j'ai déboutonnée en lui demandant son accord.
Je me suis laissé tomber à ses genoux pour lui enlever sa jupe, que j'ai déboutonnée en lui demandant son accord.
- Tu veux ? J'ai envie de te lécher…
- Oh Fabrice…Tu es sûr ? C'est un endroit…enfin je veux dire que…C'est impur qu'elles disent les Sœurs…
- Elles n'y connaissent rien tes Bonnes-Sœurs à la con, le plaisir c'est pas leur spécialité…Mais si je te gêne, alors je ne fais pas.
- Si ! Je veux ! Je te fais confiance, fais-moi découvrir ce que ta…
- Non, Laura, s'il te plait…Seulement toi et moi, oublie ce que je t'ai raconté…
- Oh Fabrice…Tu es sûr ? C'est un endroit…enfin je veux dire que…C'est impur qu'elles disent les Sœurs…
- Elles n'y connaissent rien tes Bonnes-Sœurs à la con, le plaisir c'est pas leur spécialité…Mais si je te gêne, alors je ne fais pas.
- Si ! Je veux ! Je te fais confiance, fais-moi découvrir ce que ta…
- Non, Laura, s'il te plait…Seulement toi et moi, oublie ce que je t'ai raconté…
Elle m'a laissé enlever sa jupe, lentement, j'ai caressé et embrassé ses cuisses à la peau d'une douceur incroyable, découvrant sa culotte d'adolescente sage (Les Bonnes-Sœurs imposaient une sorte de « dress code »). J'y ai promené ma langue, j'ai embrassé le coton immaculé, puis avec respect et tendresse j'ai fait glisser vers le bas cette barrière textile. Sa vulve était magnifique, très proéminente, charnue, mise en valeur par une toison frisée minimaliste. Ses lèvres intimes brillaient, un parfum subtil s'en dégageait, à la fois délicat et sauvage. Presque timidement j'ai parcouru de ma langue les renflements de son Mont de Vénus, guettant la moindre réaction, le moindre frisson, posant mes lèvres partout. Elle respirait fort, ne savait pas quoi faire de ses mains que j'ai senties effleurer mes cheveux timidement.
- Allonge-toi Princesse Caramel, je veux encore explorer tes secrets mais là j'ai mal aux genoux !
Je l'ai délicatement poussée vers mon lit, sur lequel elle s'est étendue, crispée, ses jambes jointes. Je n'ai pas repris mes caresses intimes mais me suis étendu à côté d'elle, caressant ses seins du bout des doigts, la faisant frémir, puis j'ai posé ma main à plat sur son ventre, la massant délicatement, sans m'approcher de son intimité.
- J'adore ce que tu me fais…Tu es si doux…Si patient…
- Nous ne sommes pas pressés, Laura, je veux que tu te sentes bien, c'est toi qui décides, toi qui me guides…
- Nous ne sommes pas pressés, Laura, je veux que tu te sentes bien, c'est toi qui décides, toi qui me guides…
Laura s'est tournée de côté, vers moi, l'air gênée, j'ai senti qu'elle voulait me dire quelque chose, mais qu'elle n'y arrivait pas.
- Ne dis rien Laura, ne dis rien si c'est trop difficile…Tu veux que j'arrête de te caresser ?
- Non, surtout pas, c'est tellement bon…Mais tu sais, je…je n'ai jamais fait l'amour dans un lit. Voilà. Je ne sais pas comment c'est… comment il faut faire…et j'ai un peu peur…
- Peur ? Mais je ne veux pas que tu aies peur ! Tu dois avoir envie, pas peur ! Attends, tiens, mets ma chemise et assieds-toi.
- Non, surtout pas, c'est tellement bon…Mais tu sais, je…je n'ai jamais fait l'amour dans un lit. Voilà. Je ne sais pas comment c'est… comment il faut faire…et j'ai un peu peur…
- Peur ? Mais je ne veux pas que tu aies peur ! Tu dois avoir envie, pas peur ! Attends, tiens, mets ma chemise et assieds-toi.
Laura m'a regardé de manière totalement incrédule, ma chemise à la main, complètement perdue.
- Tu ne veux pas de moi, alors ? Je ne te plais pas parce que je ne te fais pas tout de suite plein de trucs comme ta…comme Rosy ? Tu ne veux pas d'une fille sans expérience ?
- Laura…Par pitié, oublie Rosy… ! Si on ne fait pas l'amour aujourd'hui, je m'en fous, parce que je sens que tu as peur, que tu hésites, et ça me perturbe. Donne ton bras, voilà…
- Laura…Par pitié, oublie Rosy… ! Si on ne fait pas l'amour aujourd'hui, je m'en fous, parce que je sens que tu as peur, que tu hésites, et ça me perturbe. Donne ton bras, voilà…
Je l'ai habillée de ma chemise, que j'ai sommairement boutonnée. Elle s'est laissé faire, adorable, dégageant un formidable érotisme dont elle n'était pas du tout consciente. Je l'ai prise dans mes bras, caressant sa nuque, ses cheveux, lui murmurant à l'oreille.
- Tu es magnifique Laura, unique, gracieuse, tu mérites que l'on s'occupe de toi avec respect, avec tendresse, je ne veux rien précipiter. Ta beauté m'intimide parce que moi non plus, je n'ai jamais fait l'amour dans mon lit avec une aussi belle femme que toi.
Nous sommes restés ainsi enlacés un moment, j'étais bien, Laura dans mes bras, je la sentais se détendre petit à petit, sa respiration est redevenue normale. D'une petite voix, elle m'a confié ce qui semblait difficile à formuler.
- Je ne suis plus une pucelle, Fabrice, si c'est ça qui te perturbe, j'ai déjà baisé mais je crois que je n'ai jamais vraiment fait l'amour. C'est…c'est pas facile à expliquer…En fait, dans la cité pourrie ou on habitait, les garçons me tournaient autour le weekend quand je rentrais voir ma mère. Il y en avait un ou deux que j'aimais bien, mais c'étaient un peu des voyous, des grandes gueules. L'un deux, un blanc, se foutait de moi quand il me croisait avec ses potes et jouait les caïds en me répétant à chaque fois : « Alors Miss Banania, toujours sous garantie ? Si tu veux devenir une vraie femme, je peux t'aider !»
Un soir où ma mère cuvait son vin et ses médicaments, je suis sortie en douce, seule, et bien évidemment je suis tombée sur ces mecs qui zonaient dehors, accompagnés de quelques greluches maquillées comme des voitures volées et fringuée comme des putes. Celui que j'aimais bien, Florent il s'appelait, s'est montré un peu plus délicat que d'habitude, m'a baratinée, et il a pris ma main. J'étais toute folle, j'avais seize ans et un beau mec me tenait par la main, moi Laura, alors je l'ai suivi, presque fière devant les autres connes qui me regardaient de travers.
Un soir où ma mère cuvait son vin et ses médicaments, je suis sortie en douce, seule, et bien évidemment je suis tombée sur ces mecs qui zonaient dehors, accompagnés de quelques greluches maquillées comme des voitures volées et fringuée comme des putes. Celui que j'aimais bien, Florent il s'appelait, s'est montré un peu plus délicat que d'habitude, m'a baratinée, et il a pris ma main. J'étais toute folle, j'avais seize ans et un beau mec me tenait par la main, moi Laura, alors je l'ai suivi, presque fière devant les autres connes qui me regardaient de travers.
Laura a marqué un temps d'arrêt, je me suis reculé un peu pour la regarder dans les yeux.
- Tu n'es pas obligée de me raconter, tu sais, moi je t'apprécie comme tu es, ton passé t'appartient…je n'ai pas besoin de tout savoir…
- Oui oui, mais toi tu m'as tout dit, même des trucs que je pensais pas qu'ils existaient, alors écoute-moi, s'il te plait, tu es le premier à qui je raconte ça.
Il me tenait par la main et m'a emmenée dans les caves de l'immeuble, là où ses potes et lui avaient une espèce de local de réunion misérable, sale et mal éclairé. On s'est embrassés, j'ai adoré, il était plutôt doux, mais il a vite glissé sa main sous ma jupe, puis dans ma culotte, me disant qu'il allait faire de moi une vraie femme. Je n'ai pas résisté, je croyais que mon image allait être meilleure dans la cité, que j'allais accéder au rang de femme, de « meuf de… ». Il a mis un préservatif et m'a prise, debout contre le mur. J'ai eu un peu mal, aucun plaisir, mais lui il a joui en grognant comme un animal. Pas un mot de tendresse, pas un geste doux comme les tiens, rien. Il a retiré son préservatif et m'a montré le sperme qu'il contenait, puis m'a demandé de tirer la langue et là, il a vidé dessus une partie de son foutre, me disant que j'étais baptisée une seconde fois, et il s'est tiré en rigolant.
Quand je suis remontée de la cave, ses potes et leurs copines m'on applaudie, je ne comprenais pas. De retour dans l'appartement, j'ai lavé ma mère et l'ai mise au lit, mais moi je n'ai pas pu dormir.
Le weekend suivant, Florent m'a encore prise car j'étais d'accord, toujours debout contre le mur, je n'ai pas eu mal mais je n'ai pas non plus ressenti de plaisir. Quand j'ai vu arriver un de ses potes, j'ai compris qu'il se foutait de moi. Le mec s'est approché de moi en déboutonnant son froc en disant qu'il allait enculer Banania pour qu'elle soit dépucelée recto-verso, mais je lui ai planté mon genou dans les couilles de toutes mes forces et suis partie en courant. La semaine suivante ma mère a été hospitalisée, presque morte, alors je suis restée dans ma famille d'accueil tous les weekends pendant plusieurs mois. C'était insupportable, pas le droit de sortir sans eux, même pour aller voir ma mère à l'hosto, pas d'argent de poche, que dalle, rien. Alors, une nuit, j'ai fugué. Comme je n'avais pas un rond j'ai joué les pickpockets pour me procurer de l'argent, j'ai dormi dehors, j'ai volé dans les magasins et dans l'un d'eux j'ai été prise en flag, le gérant m'a dénoncée aux flics qui m'ont choppée après dix jours de fugue. Résultat des courses : Foyer fermé, tuteur, la DDASS a repris ma vie en main, ma mère a survécu à sa tentative de suicide et a déménagé mais a refusé de me reprendre chez elle, ce sont les Sœurs que tu connais qui m'ont accueillie une fois majeure. Voilà. Tu vois, je suis une paumée, une moins que rien, alors que toi tu n'as jamais fait de conneries, tu bosses, ton patron t'apprécie…et moi aussi Fabrice, moi aussi…Beaucoup même…
- Oui oui, mais toi tu m'as tout dit, même des trucs que je pensais pas qu'ils existaient, alors écoute-moi, s'il te plait, tu es le premier à qui je raconte ça.
Il me tenait par la main et m'a emmenée dans les caves de l'immeuble, là où ses potes et lui avaient une espèce de local de réunion misérable, sale et mal éclairé. On s'est embrassés, j'ai adoré, il était plutôt doux, mais il a vite glissé sa main sous ma jupe, puis dans ma culotte, me disant qu'il allait faire de moi une vraie femme. Je n'ai pas résisté, je croyais que mon image allait être meilleure dans la cité, que j'allais accéder au rang de femme, de « meuf de… ». Il a mis un préservatif et m'a prise, debout contre le mur. J'ai eu un peu mal, aucun plaisir, mais lui il a joui en grognant comme un animal. Pas un mot de tendresse, pas un geste doux comme les tiens, rien. Il a retiré son préservatif et m'a montré le sperme qu'il contenait, puis m'a demandé de tirer la langue et là, il a vidé dessus une partie de son foutre, me disant que j'étais baptisée une seconde fois, et il s'est tiré en rigolant.
Quand je suis remontée de la cave, ses potes et leurs copines m'on applaudie, je ne comprenais pas. De retour dans l'appartement, j'ai lavé ma mère et l'ai mise au lit, mais moi je n'ai pas pu dormir.
Le weekend suivant, Florent m'a encore prise car j'étais d'accord, toujours debout contre le mur, je n'ai pas eu mal mais je n'ai pas non plus ressenti de plaisir. Quand j'ai vu arriver un de ses potes, j'ai compris qu'il se foutait de moi. Le mec s'est approché de moi en déboutonnant son froc en disant qu'il allait enculer Banania pour qu'elle soit dépucelée recto-verso, mais je lui ai planté mon genou dans les couilles de toutes mes forces et suis partie en courant. La semaine suivante ma mère a été hospitalisée, presque morte, alors je suis restée dans ma famille d'accueil tous les weekends pendant plusieurs mois. C'était insupportable, pas le droit de sortir sans eux, même pour aller voir ma mère à l'hosto, pas d'argent de poche, que dalle, rien. Alors, une nuit, j'ai fugué. Comme je n'avais pas un rond j'ai joué les pickpockets pour me procurer de l'argent, j'ai dormi dehors, j'ai volé dans les magasins et dans l'un d'eux j'ai été prise en flag, le gérant m'a dénoncée aux flics qui m'ont choppée après dix jours de fugue. Résultat des courses : Foyer fermé, tuteur, la DDASS a repris ma vie en main, ma mère a survécu à sa tentative de suicide et a déménagé mais a refusé de me reprendre chez elle, ce sont les Sœurs que tu connais qui m'ont accueillie une fois majeure. Voilà. Tu vois, je suis une paumée, une moins que rien, alors que toi tu n'as jamais fait de conneries, tu bosses, ton patron t'apprécie…et moi aussi Fabrice, moi aussi…Beaucoup même…
Je suis resté muet, presque sidéré qu'à son âge elle ait déjà vécu autant de misère, de désillusion, de contraintes, je comprenais un peu mieux son agressivité, sorte de carapace pour se protéger. Les yeux sans doute encore humides, j'ai eu de la peine à bredouiller quelques mots.
- Laura…Laura…Tu n'es pas celle que tu dis…Oublie ces mots qui n'ont rien à voir avec toi…La vie c'est mieux que ce que tu crois…Beaucoup mieux…C'est…c'est…
- C'est toi, ma vie.
- Euh…comment ? Tu as dit quoi ?
- J'ai dit que la vie, pour moi, depuis deux semaines, c'est toi. Toi tu es la vie, Fabrice, toi tu connais le bonheur, l'amour, le sexe et le respect, l'indépendance et je veux que tu m'apprennes tout ça. Tu es la première personne que je rencontre et dont je ne me méfie pas, au point que je t'ai raconté mes conneries, je n'ose pas dire « ma vie ». Ma mère elle est incapable de me donner le moindre conseil ou de m'aider, elle a assez de ses propres emmerdes à gérer. Les Bonnes-Sœurs je ne les supporte plus, et à l'internat je n'ai pas vraiment de copine fiable, il y a trop de vacheries entre filles, on est toutes un peu dans des situations à la con alors se raconter nos galères, j'en ai un peu marre. Tu vois, il ne reste que toi, Fabrice, et même si malgré le bourrage de crâne des Sœurs Faux-Cul je ne crois pas vraiment en Dieu, je serais prête à reconnaître que c'est lui qui t'a envoyé sur le toit de ma salle de bain.
- C'est toi, ma vie.
- Euh…comment ? Tu as dit quoi ?
- J'ai dit que la vie, pour moi, depuis deux semaines, c'est toi. Toi tu es la vie, Fabrice, toi tu connais le bonheur, l'amour, le sexe et le respect, l'indépendance et je veux que tu m'apprennes tout ça. Tu es la première personne que je rencontre et dont je ne me méfie pas, au point que je t'ai raconté mes conneries, je n'ose pas dire « ma vie ». Ma mère elle est incapable de me donner le moindre conseil ou de m'aider, elle a assez de ses propres emmerdes à gérer. Les Bonnes-Sœurs je ne les supporte plus, et à l'internat je n'ai pas vraiment de copine fiable, il y a trop de vacheries entre filles, on est toutes un peu dans des situations à la con alors se raconter nos galères, j'en ai un peu marre. Tu vois, il ne reste que toi, Fabrice, et même si malgré le bourrage de crâne des Sœurs Faux-Cul je ne crois pas vraiment en Dieu, je serais prête à reconnaître que c'est lui qui t'a envoyé sur le toit de ma salle de bain.
Même Rosy, dans ses envolées orgasmiques les plus folles ne m'avait jamais dit un truc pareil. Je devais avoir un regard halluciné car Laura s'est inquiétée.
- Oh, Fabrice, ça va ? Tu as les yeux bizarres…Eh ! Tu es en transe ou quoi ?
- Non Non…Ça va…Mais tu as fait fort, là, il y a beaucoup…Tu m'engueules, tu me dis que je baise des vieilles et tout de suite après tu dis que c'est Dieu qui m'envoie, c'est pas tous les jours qu'on entend des choses pareilles ! Laisse-moi digérer tout ça…Bon, remettons les pieds par terre…Il est quelle heure, là ?
- Il est l'heure que tu me caresses encore, que tu m'embrasses et que tu me fasses l'amour. Enlève-moi ta chemise !
- Non Non…Ça va…Mais tu as fait fort, là, il y a beaucoup…Tu m'engueules, tu me dis que je baise des vieilles et tout de suite après tu dis que c'est Dieu qui m'envoie, c'est pas tous les jours qu'on entend des choses pareilles ! Laisse-moi digérer tout ça…Bon, remettons les pieds par terre…Il est quelle heure, là ?
- Il est l'heure que tu me caresses encore, que tu m'embrasses et que tu me fasses l'amour. Enlève-moi ta chemise !
Je l'ai déboutonnée avec lenteur, pinçant le bout de ses seins durs comme des silex, effleurant son ventre, l'embrassant dans le cou, caressant son dos, jusqu'à ce que je la sente en confiance totale, et que son désir soit réel, partagé évidemment, sans aucune contrainte. Petit à petit sa respiration s'est faite plus rapide, plus forte.
- Jamais on ne m'a caressé le corps avec autant de douceur…On dirait que tu sais tout ce que j'aime…c'est fou…
Sa peau frémissait, elle tremblait un peu, je voyais ses mains s'ouvrir et se refermer, je sentais qu'elle cherchait à maîtriser ses réactions, à se retenir de basculer vers l'inconnu, à s'abandonner.
- Oui Laura, c'est fou…et c'est magnifique ! Laisse-toi aller Princesse Caramel, viens chercher le plaisir, remplace la peur par le désir, laisse ton corps te guider, tu ne crains rien ici, tu peux tout dire, tout accepter, tout refuser…
Ma bouche se promenait sur son ventre, ma langue y dessinait de savantes figures, mes mains enveloppaient ses adorables seins, tout son corps palpitait. J'ai dirigé mes lèvres vers ses cuisses, les embrassant, les caressant de mes doigts, sans rien brusquer, elles se sont écartées progressivement, dévoilant son sexe dans toute sa beauté, cette vulve bombée de promesses, ces lèvres épaisses, charnues, contrastant avec la finesse de son corps longiligne.
- Tu veux bien que je t'embrasse là aussi ?
- Oui ! Oui je veux, mais je ne sais pas…je n'ai jamais…Dis-moi ce que…Oh Fabrice…
- Oui ! Oui je veux, mais je ne sais pas…je n'ai jamais…Dis-moi ce que…Oh Fabrice…
J'ai plaqué ma bouche entière pour envelopper complètement ce fruit juteux, aux effluves sauvages, ma langue s'amusant à en séparer les deux bords, s'aventurant de plus en plus loin, rapidement saturée d'un flux épais à la saveur indéfinissable. J'ai senti les doigts hésitant de Laura dans mes cheveux, ses mains tremblaient. Lentement j'ai remonté sa vallée intime pour y débusquer, en amont, la perle sacrée dont j'ai senti sous ma langue qu'elle m'attendait, dressée comme une sentinelle, à la fois fière et timide.
- Fabrice…Je…Je…Non…! Oh oui…Encore…Mais qu'est-ce que…Oh Fabrice…
Fort des conseils de Rosy, j'ai tournoyé, aspiré, léché, écrasé, pincé de mes lèvres et de ma langue déchaînée le petit organe du plaisir de ma sublime métisse, provoquant chez elle une réaction de tout son corps qui s'est cambré, un grondement profond montant de la gorge de Laura, ma tête comme prise dans un étau aux douces mâchoires, mon visage barbouillé d'une généreuse quantité de liqueur intime.
Son corps s'est détendu, relâché, j'ai recueilli avec gourmandise les dernières larmes de son plaisir, léché avec soin les replis de ses chairs encore gonflées de désir, ne souhaitant pas gâcher la moindre goutte de ce divin nectar.
Son corps s'est détendu, relâché, j'ai recueilli avec gourmandise les dernières larmes de son plaisir, léché avec soin les replis de ses chairs encore gonflées de désir, ne souhaitant pas gâcher la moindre goutte de ce divin nectar.
- Je ne sais pas ce qui m'a pris, Fabrice, j'ai un perdu le contrôle…Jamais mon corps ne m'avait fait ça…Tu crois que c'est normal ? Tu n'es pas fâché ?
J'ai relevé ma tête d'entre ses cuisses, le visage encore maculé mais affichant un sourire béat.
- Laura, ma Princesse Caramel, tu as simplement joui, tu as eu du plaisir, comment pourrais-je être fâché ? Je n'ai qu'un seul désir, c'est de recommencer au plus vite ! Tu as un corps de déesse, je suis fou de ta peau dorée, ton sirop d'amour est un pur délice…Oh Laura, je peux t'embrasser même si je suis encore tout mouillé de toi ?
L'air un peu affolée, elle a passé ses doigts sur mon visage encore brillant et collant de son plaisir, essayant d'y effacer du bout de ses doigts les traces de son corps, encore plus surprise quand j'ai léché ses doigts un à un, l'air gourmand, mon regard soudé au sien.
- Je…Je ne sais pas…C'est tellement…bizarre…Ce que tu m'as fait c'est…C'est…
- C'est pour que tu saches combien tu me plais, Laura, combien moi aussi j'ai envie de toi, envie de te faire découvrir les plaisirs du corps, les plaisirs de la vie…Oh Laura, viens dans mes bras !
- C'est pour que tu saches combien tu me plais, Laura, combien moi aussi j'ai envie de toi, envie de te faire découvrir les plaisirs du corps, les plaisirs de la vie…Oh Laura, viens dans mes bras !
Renonçant à prendre sa bouche devant sa gêne manifeste, je l'ai serrée contre moi, longuement, caressant ses cheveux et l'embrassant dans le cou, me délectant de sa peau ambrée. Ses bras enserraient ma taille, son corps souple et tiède contre le mien, j'étais sur un nuage.
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Commentaires ()
En plus d’être un garçon qui passe le plaisir de l’autre avant le sien tu es un très bon narrateur
Merci