00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de L'apprentissage du sexe, par ErosSexe
Couverture de L'apprentissage du sexe, par ErosSexe
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

L'apprentissage du sexe — Chapitre 9 · Ruptures

33 minutes
6.7k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de ErosSexe
ErosSexe
Histoires publiées
78
Abonnés
115
J'aime cumulés
11.2k

L'apprentissage du sexe

Chapitre 9 · Ruptures

L'apprentissage du sexe - 9 – Ruptures
 
Fabrice
Rosy partie, je me suis étendu un moment dans le lit. Il y flottait encore le parfum des deux femmes, celui de Rosy, voluptueux, abondant, et celui d'Isabelle, plus agressif, plus fort, un peu animal, chacune des auréoles décorant mes draps exhalait des fragrances érotiques intenses. Jamais ne n'aurais pu même imaginer ce que je venais de vivre, faire l'amour avec deux femmes matures chez moi, dans mon propre lit. Je vouais à Rosy une admiration et un respect sans faille, mais je me rendais bien compte que la piquante Isabelle m'attirait aussi, son corps si fin, ses seins à peine éclos et son sexe de collégienne m'excitaient tout autant que les rondeurs pulpeuses de Rosy, je bandais douloureusement.
Je me suis masturbé dans les draps, les yeux fermés, je voyais Rosy et Isabelle à mes genoux, recueillant ma semence et s'en délectant, leur langue engluée de sperme se mélangeant dans un baiser torride. La pression retombée, le désir en partie assouvi, j'ai privilégié la raison et changé la literie, même si l'envie de dormir encore une fois dans ces étoffes gorgées de senteurs merveilleuses ne m'aurait pas déplu.
Rosy travaillait tout le weekend, elle ne m'a donc pas appelé. Je me doutais bien qu'Isabelle avait dû l'inviter dans sa chambre pour des ébats partagés avant de repartir pour Paris. Bien que très ignorant des sentiments profonds entre hommes et femmes, j'avais compris que Rosy représentait pour Isabelle autre chose qu'une simple histoire de baise. Ses regards sur elle, sa manière de la serre contre son corps, de lui faire l'amour, tout montrait un attachement très fort, très profond. Avait-elle voulu que j'en prenne conscience en nous invitant au restaurant ? Isabelle et Rosy avaient le même âge, avaient de l'expérience, alors que moi, le gamin de dix-neuf ans, je débutais ma vie amoureuse.
Le lundi matin, après un dimanche un peu triste, Forézien, mon Compagnon formateur et Roland, mon patron, m'ont convoqué au bureau. Je n'étais pas tranquille. Avais-je fait une connerie ? Quelqu'un m'avait-il vu avec la voiture de la boîte hors des heures de boulot ? Rosy avait-elle été vue en ma compagnie par quelqu'un de l'hôtel ? 
-      Assieds-toi Fabrice. Tu veux un café ?
-      Euh…oui, merci…
-      Bon, on va faire court. Dès demain, tu vas commencer un chantier un peu spécial, d'une part parce que tu y seras tout seul les trois premières semaines, et d'autre part parce que c'est un bâtiment plutôt particulier, avec des règles strictes. Le boulot, c'est de remplacer toutes les garnitures de ventilations, avec parfois reprise des tuyaux en intérieur au niveau des salles de bains, les faux plafonds sont démontés. il y en a une trentaine. C'est échafaudé, il y a aussi des peintres et des maçons, pas besoin de s'attacher. Tu penses pouvoir faire ça ?
-      Oui oui, bien sûr, j'en ai déjà fait bien quelques-unes avec Forézien.
-      Ok. Ca me rassure. Le bâtiment, c'est un pensionnat de jeunes filles catho en difficulté, géré par des bonne-sœurs très protectrices de leurs pensionnaires, et qui ont des exigences.
-       Mais si je suis sur le toit, je ne vois personne, surtout si on accède par l'échafaudage ?
C'est Forézien qui a complété l'explication, sur son habituel ton paisible, clair et précis.
-       Attends, c'est pas si simple. La toiture comporte au moins vingt fenêtres de toit, qui presque toutes sont des salles de bain. Les ventilations que tu dois remplacer sont celles des salles de bain, et le matin les pensionnaires se douchent. Tu vois l'affaire ?
-       Un peu…ça veut dire qu'il y a des heures où je ne peux rien faire ?
-       Je ne l'aurais pas dit comme ça…Disons que tu vas devoir t'organiser pour ne pas te trouver au niveau de ces fenêtres et encore moins dans les salles de bain entre sept heures et huit heures trente, soit le moment où ces demoiselles font leur toilette. Le matin tu fabriques, tu prépares, mais tu ne mets pas un pied sur le toit ou dans les sanitaires avant huit heures trente. C'est un peu plus strict qu'au Grand Hôtel.
Je suis devenu rouge écrevisse, comprenant très bien à quoi il faisait allusion, et me suis senti très mal à l'aise. Forézien me regardait droit dans les yeux, un petit sourire au coin des lèvres.
-       Ah oui…oui…je comprends…Forézien…mais au Grand Hôtel…
-       …tu as fait un superbe boulot, tout le monde a été satisfait, nous n'avons reçu aucune remarque. Là-bas, tu seras un peu le coq qu'on lâche dans la bassecour, les bonne-sœurs n'étaient pas très emballées de notre proposition, à toi de leur prouver qu'elles avaient tort. La seule consigne que l'on a, c'est cette histoire de salles de bains le matin. Pour le reste de la journée pas de directives, tu es libre de circuler dans le bâtiment en fonction des travaux, et si une jeune fille souhaite en savoir plus sur le métier, tu as le devoir de lui répondre, la Coterie !
Son clin d'œil discret m'a rassuré, il était vraiment un super bonhomme, discret, fin, je me suis donc engagé à ne pas transgresser les oukases des Sœurs de la Vertu de machin-chose du Jésus, dont le véritable nom n'évoquait rien pour moi.
 
Rosy
Il n'y avait pas beaucoup à faire ce dimanche, l'hôtel était calme. Il y a eu un peu d'animation à l'heure du petit déjeuner, je m'attendais à croiser Isabelle descendant à la grande salle mais je ne l'ai pas vue. Elle devait préparer ses valises, je me suis sentie seule.
-       Rose-Marie, vous seriez un ange de m'aider à porter mes valises jusqu'à l'ascenseur !
Je ne l'avais pas entendue arriver, occupée à ranger des draps dans la lingerie. Elle devait me chercher, la lingerie n'étant pas du tout sur le chemin de l'ascenseur. J'ai jeté un rapide coup d'œil dans le corridor et l'ai attrapée par le bras pour la tirer brusquement dans la petite pièce, dont j'ai refermé la porte d'un coup de pied.
-       J'avais peur que tu partes sans me dire au revoir, ma masseuse préférée…J'aurais été vexée.
Sans lui laisser le temps de répondre, je l'ai saisie aux hanches pour la plaquer contre moi, ma langue a forcé sa bouche pour un baiser fougueux auquel elle a répondu sans hésiter.
-       Je t'ai dans la peau, toi, la fausse timide ! Qui pourrait croire, en te voyant, que tu te fais tringler par des clients sur ton lieu de travail, que tu dévergondes un gamin et que tu es à moitié lesbienne ?
-       A moitié… ? Pourquoi à moitié ? Pas si sûr…
Je me suis laissé tomber à ses pieds, ai glissé mes mains sous sa jupe et lui ai presque arraché sa délicate culotte que j'ai mise dans ma poche. D'un coup j'ai retroussé sa jupe et ma bouche a trouvé sa chatte moite, son parfum unique. Mes lèvres et ma langue se sont déchaînées sur ses muqueuses sensibles, ma main, glissée entre ses cuisses, la masturbait sans ménagement, mon pouce s'est enfoncé dans l'orifice interdit. Isabelle a rapidement joui en silence, ses mains cramponnées à la pile de serviettes contre laquelle elle était appuyée.
Sans un mot, je lui ai remis sa culotte, redescendu sa jupe et l'ai embrassée brièvement.
-       Bien sûr Madame, je vais vous aider. Suivez-moi.
Arrivées devant l'ascenseur, nos regards parlaient pour nous, les mots prononcés n'étaient pas ceux que nos yeux hurlaient.
-       Je vous souhaite un bon retour, Madame, en espérant vous revoir très bientôt.
Juste avant que la porte ne se referme, Isabelle m'a tendu une enveloppe, sans aucune inscription, un petit mouvement de ses lèvres m'a fait frémir. L'ascenseur est descendu.
J'ai un peu bâclé les deux autres chambres à faire pour me consacrer à la sienne. Son odeur y était encore partout, la tache sur la chaise aussi, les draps portaient encore les marques bien visibles de notre nuit d'amour, ils sentaient le sexe à plein nez. J'y ai plongé mon visage, humant ces senteurs féminines, passant mes doigts sur le tissu sali, encore humide à certains endroits, mélange de lubrifiant, de mouille et d'urine, sorte de cocktail d'amour.
Une fois la literie changée, la chaise un peu rafraîchie, je me suis posée dans le petit canapé et ai ouvert l'enveloppe, le cœur battant, le souffle court.
 
Ma Rosy,
Ce n'est plus un secret entre nous : je t'aime. Oui Rosy, oui, tu peuples mes jours et mes nuits, tu envahis mon quotidien, tu es LA femme que j'attendais, dont je finissais par croire qu'elle n'existait pas. Et puis je t'ai vue, dans ton affreuse blouse rose, j'ai croisé ton regard à la fois fier et candide, et là j'ai su. C'est elle. J'ai le même âge que toi, mais la chance n'a pas souvent été de mon côté. J'ai aimé, un peu, on m'a trahie, beaucoup, les hommes m'ont déçue, très souvent, et puis tu es apparue, Rose-Marie, ta beauté naturelle, ta spontanéité, tu ne triches pas, toi. Tout est vrai, chez toi. Tu donnes sans compter, tu sais partager, ton corps épanoui est aussi généreux que ton âme. La suite, tu la connais, elle s'est déroulée dans la chambre 28. Enfin, presque, parce que j'ai ajouté un chapitre, l'histoire ne pouvant s'arrêter là. Tu as vu que dans cette enveloppe, il y a de quoi acheter un billet de train aller-retour pour Paris. Oui Rosy, je veux que tu viennes chez moi quelques jours, que tu dormes dans mon lit, que je puisse t'aimer sans regarder ma montre, me réveiller contre ta peau tiède, m'offrir à toi sans retenue. La DRH de ton hôtel (que j'ai un peu enfumée en lui racontant des salades) m'a confirmé que tu as encore deux semaines de vacances à prendre. C'est parfait. Arrange-toi avec ton mari, dont j'ai cru comprendre qu'il te délaisse un peu, dépose une semaine de vacances et explique à Fabrice (il comprendra, je le sais) que je revendique la priorité sur lui. Il est jeune, des femmes il va en rencontrer d'autres, pas moi. Voici mes numéros de téléphone, maison et boulot, ainsi que mon adresse, appelle-moi quand tu auras décidé quelque chose.
Avec tout mon amour, Isabelle.
De toute ma vie, c'est la seule vraie lettre d'amour que j'ai reçue. La seule sur laquelle mes larmes ont un peu étalé l'encre, la seule que j'ai relue vingt fois, la seule qui m'ait fait me sentir femme aimée, désirée, qui ouvrait des portes sur l'inconnu, moi dont l'existence n'était que routine hormis quelques épisodes peu glorieux à passer sous silence. 
Seule dans ma petite chambre de bonne, je n'ai pas dormi de la nuit. Peu habituée à prendre de grandes décisions, j'étais en proie à autant d'excitation que de peur, sortir de mon train-train quotidien m'effrayait, mais Isabelle hantait aussi mes nuits, perturbant mes sens, déréglant mon corps, l'emportant sur tout le reste.
Le lundi, fébrile, tendue, j'ai expliqué à Robert, mon poivrot de mari, que l'hôtel nous proposait un stage de formation de quelques jours à Paris, payé, et que j'aimerais bien y aller. Il a râlé, me demandant comment il allait se débrouiller tout seul et ceci et cela…que je ne le soutenais pas…Comme je n'étais pas d'humeur à sacrifier une invitation d'Isabelle pour satisfaire les désirs de monsieur, j'ai explosé.
-       Mais bordel de merde, tu as bientôt cinquante balais, faudrait voir à te secouer un peu le cul ! Je fais déjà la bonniche toute la journée à l'hôtel, pour un salaire de merde et le soir en arrivant ici, je recommence pour pas un rond ! Tu penses pas que des fois j'en ai plein le cul ? T'en branles pas une à la maison, à part ouvrir tes boutanches. Alors écoute-moi bien : si tu m'empêches d'aller à Paris je me tire, et tu t'en trouveras une qui fais la bonne sans broncher pour les vingt-sept années à venir. 
Il a voulu la ramener mais j'ai coupé court.
-       Ta gueule ! Je t'ai assez entendu. Va plutôt faire la vaisselle au lieu de me faire chier avec tes théories de poivrot !
Les portes ont un peu claqué, il a dormi au salon, je n'en avais plus rien à foutre, je voulais vivre. Qu'il se démerde.
Le lendemain, mardi donc, après une nuit agitée, je suis allée voir la DRH, que je ne connaissais pas beaucoup puisque tout passait par cette vieille carne de gouvernante.
-       Bonjour Madame, je peux vous déranger quelques minutes ?
-       Oh Rose-Marie, j'attendais votre visite. Entrez ! Madame Isabelle***, avec qui vous avez fait preuve de beaucoup de patience et de gentillesse, est venue me dire combien elle avait apprécié votre travail, elle a d'ailleurs laissé une enveloppe pour vous, à vous remettre en main propre. Tenez.
Et puis son ton a changé, sa voix est devenue plus douce encore, presque embarrassée. 
-       Elle m'a raconté ce qui vous arrive, c'est difficile, alors si vous avez besoin de quelques jours de vacances, je vous les accorde bien volontiers d'autant que les réservations sont peu nombreuses pour la quinzaine à venir. Mais si vous avez des soucis, Rose-Marie, n'hésitez pas à venir m'en parler directement, je comprendrais que vous n'ayez pas envie de confier ce genre de choses à la gouvernante.
Sous le coup de l'émotion, alors que j'ignorais complètement ce qu'Isabelle avait bien pu lui raconter, j'ai fondu en larmes. Jamais personne ne s'était autant occupé de moi, n'avait manifesté une telle envie de me revoir, ne s'était engagé personnellement pour maintenir le lien avec moi, à part Fabrice tout récemment mais c'est quand même moi qui lui avais forcé la main, à ce gamin, et quand je dis la main…Mais pourquoi cela ne m'arrivait-il qu'à quarante-six ans ? C'était peut-être ça, l'amour ?
La DRH s'est levée de son bureau pour me consoler, m'a essuyé les yeux comme le ferait une mère et m'a prise dans ses bras.
-       Ne vous inquiétez pas Rose-Marie, les choses vont s'arranger. Partez tranquille, je m'occupe de vous faire remplacer, et votre gouvernante sera tenue en dehors de cette situation qui ne la regarde pas. Rentrez chez vous maintenant, prenez votre après-midi et tenez-moi au courant.
Un peu hagarde, encore secouée, épuisée et déstabilisée par cette succession d'événements imprévus, j'ai quitté l'hôtel et suis allée m'asseoir sur un banc au bord de la Loire. Il faisait beau. J'ai ouvert l'enveloppe.
Madame Rose-Marie,
Je me permets de m'adresser à vous par l'intermédiaire de Madame ***, votre DRH, afin de vous remercier et de vous féliciter. En effet, vous avez fait preuve lors de mon séjour dans votre établissement d'un dévouement et d'une patience exemplaire en m'aidant à ranger tout mon bazar, alors que je sais combien je suis une pénible. Tous ces échantillons de produits sont lourds, fragiles, mais vous avez une force herculéenne et tout a été mis en place très rapidement. J'ai apprécié notre conversation qui a suivi, et j'ai beaucoup été touchée par le récit de votre situation familiale. Si la situation le demande et que vous devez venir à Paris pour de bien tristes raisons, sachez que je vous héberge volontiers, mon appartement étant suffisamment vaste pour que y conserviez votre indépendance. Vous trouverez ci-joint un modeste petit cadeau, témoignage de ma gratitude à votre égard.
Cordiales salutations,
                                                                                                                                                                                                                              Isabelle ***
A la lettre était joint un bon cadeau pour un grand magasin du centre-ville. Incroyable…J'en étais bouche-bée. Elle avait tout prévu, même la possibilité que la vieille fouine de gouvernante ouvre la lettre si jamais la DRH ne me la remettait pas elle-même. J'étais couverte, blindée, la ceinture et les bretelles pour aller lui rendre visite à Paris, ville où je n'étais allée qu'une seule fois. Paris, avec Isabelle…le conte de fées semblait vouloir continuer…
Profitant de cet après-midi de congé je suis allée à la gare réserver mes billets de train, chose que je n'avais pas souvent dû faire. Le moins cher partait le jeudi, pour un retour le mercredi suivant. Une semaine sans ma blouse rose, sans mon branleur de mari, mais aussi sans mon Fabrice. Il fallait que je le prévienne. Mais d'abord Isabelle. J'ai utilisé son numéro professionnel, trop impatiente de lui annoncer ma décision. Une standardiste très affable m'a répondu.
-       Bonjour, entreprise *** division bien-être, que puis-je pour vous ?
-       Euh…bonjour madame, j'aimerais parler à Madame Isabelle ***
-       De la part de qui, s'il vous plait ?
-       De la part de Ros….de Madame Rose-Marie.
-       Notre directrice est en séance jusqu'à seize heures environ, Madame Rose-Marie. Dois-je lui dire de vous rappeler ? Souhaitez-vous lui laisser un message ?
-       Oui, merci de lui dire que Ros…que Madame Rose-Marie a appelé. J'essaierai de la joindre un peu plus tard. Merci
La directrice…Eh ben…Elle ne m'avait pas encore tout dit mon Isabelle, qu'allais-je découvrir à Paris ? J'étais comme un enfant la veille de Noël, impatient de recevoir ses cadeaux.
Fabrice
Le premier jour, Forézien m'a fait visiter le chantier et m'a présenté à la mère supérieure, pas très souriante, qui m'a rappelé qu'une partie de ses pensionnaires étaient encore mineures, mais que certaines avaient déjà « vécu de bien vilaines choses avec des hommes » et qu'elle me faisait confiance pour ne pas transgresser les interdits.
Les trois premiers jours se sont bien passés, je ne voyais les jeunes filles que de loin mais certaines m'avaient déjà repéré et me faisaient des petits signes, auxquels je répondais de la manière la plus neutre possible.
Un matin, vers dix heures, je démontais une ventilation, à moitié dans la salle de bain et à moitié sur le toit car il fallait remplacer le tuyau. Comme il était coincé, j'ai tapé, forcé, et laissé échapper deux ou trois jurons, l'étage étant désert à pareille heure.
-       Oh mon Dieu…Mais vous blasphémez, mon fils !
J'ai cru que mon cœur allait se décrocher de ma poitrine. J'étais certain que tous les dortoirs étaient vides, et là…Tournant la tête, prêt à me prendre une bordée de la part d'une bonne-sœur furibarde et de me faire virer du chantier, j'ai eu un moment de sidération. La voix émanait d'une pensionnaire, une ravissante métisse, à la peau caramel, à la chevelure frisée abondante et au sourire lumineux. Elle était encore en pyjama. La voix hésitante, j'ai bredouillé.
-       Je suis désolé mademoiselle, j'ai cru qu'il n'y avait personne alors…
La demoiselle a éclaté d'un rire franc, cristallin, et ses yeux bruns riaient aussi.
-       Oh là là…Mademoiselle…c'est pas souvent qu'on me donne du « Mademoiselle », ici. Moi c'est Laura. Et toi, « Monsieur » ?
-       Je…je m'appelle Fabrice. Mais pourquoi vous êtes là ? On m'avait dit que…
-       T'inquiètes pas, Fabrice, je vais pas te balancer à la vieille ! J'ai mes règles, plutôt douloureuses, alors je ne vais pas au boulot ce matin, et la sœur a oublié de venir me chercher. Pour moi, tu peux bien jurer toute ce que tu veux, les bondieuseries c'est pas mon truc, mais ici t'as pas droit à l'erreur, sinon punition ! Je te laisse, si jamais la sœur elle débarque ça va être le bordel. Salut !
Il m'a fallu un moment pour réaliser. Heureusement que personne ne nous avait vus, Forézien ne m'aurait pas pardonné ce dérapage. La journée s'est terminée normalement, j'ai vu Laura partir travailler en même temps que les autres l'après-midi. La semaine s'est terminée sans problème, plusieurs pensionnaires me gratifiaient d'un « Salut Fabrice » en entrant ou sortant du bâtiment. Apparemment, Laura avait dû leur raconter quelque chose.
En discutant un peu avec les compagnons des autres corps de métier, tous bien plus âgés que moi, j'avais appris qu'une partie de ces jeunes pensionnaires étaient apprenties dans des entreprises de la ville, que d'autres étaient encore scolarisées, mais que toutes étaient internes durant la semaine. Le weekend, une bonne partie d'entre elles rentrait dans leur famille, les autres, orphelines ou venant de trop loin, passaient le samedi et le dimanche au foyer. Leurs journées libres, pour autant qu'elles soient majeures, étaient donc le samedi et le dimanche, après avoir assisté à la messe, avec un retour obligatoire à dix-huit heures sous peine de sanction.
La semaine pareil, retour au foyer à dix-huit heures pour les majeures, les mineures directement au sortir de l'école. 
Le vendredi en fin d'après-midi, je chargeais dans la voiture tout le bordel que j'avais démonté afin de laisser le chantier propre lorsque l'on m'a appelé.
-       Fabrice ! Pssst, Fabrice !
C'était Laura, cachée derrière une haie, qui me faisait signe de m'approcher, ce que j'ai fait.
-       Tiens, faut pas que les sœurs me voient sinon je sors pas ce weekend. Je compte sur toi !
Elle a détalé en courant pour regagner le bâtiment, je suis resté planté comme un con, son petit bout de papier dans la main. Je l'ai mis dans ma poche et j'ai fini de remplir la camionnette, sous l'œil attentif de la mère supérieure qui faisait discrètement sa tournée, je ne l'avais ni entendue ni vue arriver, la vieille bique. Avait-elle vu Laura ? Je l'ai saluée, elle a continué sa ronde.
Avant de démarrer, j'ai lu le petit mot de la jolie métisse : Demain 2h entrée sud du château
Je ne savais pas quoi faire. Avec Rosy, c'était plus facile…mais là…Et puis, si j'y allais, ça voulait dire aussi que j'étais prêt à tromper Rosy…Bon, je savais bien que elle, de son côté, plutôt disons…ouverte aux relations, elle ne m'avait pas juré fidélité, et puis notre différence d'âge n'aidait pas à vivre notre idylle au grand jour…En plus il y avait Isabelle, et là j'avais bien compris qu'elle comptait beaucoup pour Rosy…surtout depuis que je savais que mon amante mature, ma professeure de sexe, partait une semaine à Paris chez sa maîtresse, comme elle me l'avait expliqué, un peu gênée, au téléphone. J'imaginais leurs ébats, l'odeur de leur chatte ruisselante, j'entendais leurs gémissements, le bruit de leur langue suçant les chairs offertes, les draps souillés de leur flux intimes…Après tout moi aussi j'avais le droit de vivre un peu ! 
 
 
Rosy
Le soir-même, j'ai réussi à joindre Isabelle, et lui ai dit, émue, que je venais à Paris le surlendemain, pour une semaine.
-       Oh Rosy…Tu ne peux pas savoir ce que je ressens…C'est immense, c'est grandiose, mon cœur est en surchauffe…Je viendrai te chercher à la gare, ce n'est pas loin de chez moi. A jeudi mon amour…Tu me manques Rosy, tout le temps…
Avec un peu de mise en scène j'ai annoncé mon congé à la DRH, qui m'a souhaité bon voyage et a fait preuve d'empathie, elle en savait plus que moi.. !
J'ai débarqué à la gare Montparnasse un peu avant midi, au milieu d'une foule pressée, dense, dont les valises s'entrechoquaient et bousculaient les voyageurs qui râlaient, sur fond d'annonces incompréhensibles dans les haut-parleurs. Un peu perdue je me suis laissé guider, fourmi égarée au sein de cette colonie gigantesque, jusqu'à la sortie de la fourmilière, soit l'extrémité du quai.
Tailleurs gris perle strict, chemisier blanc immaculé, collier de perles, lunettes et chignon, Isabelle m'attendait, le visage fermé, tenant son sac à main contre elle. Quand nos regards se sont enfin croisés, c'est comme si le soleil se levait une deuxième fois dans la journée. Son visage a pris vie, son sourire a déclenché en moi une formidable bouffée de chaleur, et je me suis jetée dans ses bras, les yeux noyés de larmes.
-       Isabelle…Isabelle…je n'y crois pas…Pince-moi, tire-moi les cheveux, que je sois sûre que ce n'est pas un rêve…
Ses doigts, fins et bagués, on discrètement pincé mon mamelon, avant de me tirer gentiment les cheveux, dans un éclat de rire.
-       Tu ne rêves pas ma chérie, je te l'assure ! Allez, viens, on va chez moi.
Il n'y avait que quelques stations de métro, monde souterrain hanté de zombies à la mine renfrognée, ne se parlant pas, Isabelle resplendissait au milieu de cette foule incolore, terne, sans émotions visibles. Ma première amante me souriait, caressait discrètement ma main, me glissait des mots doux au creux de l'oreille lorsque les secousses de la rame nous rapprochaient.
Son appartement était situé dans un magnifique immeuble parisien, niché dans une petite rue calme près de la Place d'Alésia. 
-       Entre ma chérie, entre chez toi ! Viens, je te montre ta chambre, et cette fois c'est moi qui porte ta valise !
L'appartement était superbe, haut de plafond, décoré avec goût, trois chambres, un bureau, deux salles de bain, un salon immense et de grandes fenêtres, des parquets qui craquent et un grand balcon plein de plantes en pots. On aurait dit un décor de cinéma, je n'avais pas assez d'yeux pour contempler l'endroit.
-       Je comprends pourquoi tu me dis que le Grand Hôtel n'est pas terrible, quand tu vis ici…Mais…c'est ton appartement ? A toi ? Tu…tu vis seule ici ? Dans tous ces mètres carrés ?
-       Oui Rosy, oui, c'est chez moi maintenant. Pendant un moment j'y ai vécu avec mon mari, mais il est parti et on s'est arrangés. Je m'y plais beaucoup, j'espère que toi aussi tu vas t'y plaire. Là, c'est ta chambre.
Une vaste pièce lumineuse, un grand lit au milieu, un petit cabinet de toilette, deux grandes armoires…
-       Tu as vu que je suis fringuée en bourgeoise coincée, c'est parce que j'avais une séance avec mes banquiers ce matin. Je vais me changer et je suis à toi, après-midi j'ai pris congé, je te veux pour moi, toute à moi…Installe-toi dans ta chambre !
Je finissais de ranger mes maigres effets vestimentaires quand Isabelle est réapparue, et que ma respiration s'est arrêtée. Mon amante était « vêtue » d'une sorte de body, ou de corset, je ne sais pas trop, fait de fines lanières savamment entrelacées, reliées par de petites chaînettes dorées. Deux minuscules pièces de dentelle recouvraient ses petits seins, une troisième dissimulait à peine son sexe. Une paire de bas assortis complétait sa tenue. Quand elle a tournoyé sur elle-même, j'ai admiré son ravissant petit cul, parcouru de quelques fines lanières, dont une qui lui rentrait entre les fesses et remontait jusqu'à son cou, qu'un fin collier de cuir entourait.
-       Tu aimes ? C'est le dernier modèle de la collection ! Je suis sûre qu'on va en vendre pas mal. J'en ai aussi un pour toi ! Tu veux l'essayer ?
-       Mais…Isabelle, je n'ai jamais mis un truc pareil, je ne sais même pas comment…
-       Laisse-toi faire ma timide, j'ai trop envie de te voir mouiller et de boire ton plaisir ! Approche-toi.
En un rien de temps elle m'a dévêtue entièrement, avant de m'aider à enfiler cet enchevêtrement de courroies, de chaînes et autres lanières, opération qui s'est révélée bien plus facile que je ne le croyais.
-       Regarde-nous dans le miroir ma chérie, les sœurs salope ! On ferait bander un pédé et mouiller la plus sage des lesbiennes !
Je ne me suis pas reconnue. Mes seins comprimés sous la dentelle, mon ventre zébré de cuir, et mon large fessier traversé par cette lanière, ce n'était plus moi, la femme de chambre invisible et docile. Je me sentais capable de rivaliser avec Isabelle, de me comporter comme la dernière des putes, de lui faire une confiance totale.
-       Tu m'excites Isabelle, j'ai déjà taché mon body…Mes seins me font un peu mal…
Je n'ai pas eu à insister pour qu'elle me pousse sur le lit et s'occupe de moi, ses lèvres, sa langue, ses doigts ont pris possession de mon corps pour m'amener à un orgasme délirant, me laissant écartelée, le sexe béant débordant de mouille et de salive, l'anus dilaté et luisant de lubrifiant et les seins douloureux.
-       Si tu me traites comme ça une semaine, ma beauté, je vais mourir ! Tu m'as ravagée, défoncée, tu t'es surpassée !
-       Pour toi ma Rosy, je ferais bien plus encore, tu verras ! Mais avant que je te donne le programme, tu me ferais une petite langue de velours comme tu sais si bien faire ? Ma chatte te réclame, et mon petit trou plissé me démange…Oh Rosy…Viens…Fais-moi du bien !
Elle était vraiment magnifique dans son harnachement de pute, son corps longiligne, ses petites fesse bien fermes, ses longues jambes…je l'ai fait se mettre à quatre pattes sur le lit et me suis agenouillée derrière elle, écartant délicatement la lanière noire qui me masquait son anneau fripé. J'ai honoré en profondeur ses orifices intimes, jusqu'à l'entendre crier son plaisir, me masturbant en même temps tellement la situation m'excitait, si bien que j'ai joui une deuxième fois.
-       Viens, on va boire à nos retrouvailles maintenant ! Ne te douche pas encore, j'adore sentir ton parfum de femme, c'est fort, sensuel, j'en rêve depuis des nuits…
Quelques minutes plus tard, toujours déguisées en putes, nous étions assises dans les confortables fauteuils de son salon, un verre de vin à la main. On aurait dit un film porno américain. 
-       Santé ma chérie !
-       Isabelle…Si ma DRH me voyait…Tu lui as raconté quoi ? J'ai un peu honte…
-       Oh ma cochonne, mais honte de quoi ? Ils t'exploitent depuis des années, à te laisser te briser le dos et les épaules, en te versant un salaire de misère, pas de pitié pour eux ! A ta DRH j'ai raconté que ta fille, qui vit à l'étranger depuis des années et avec qui tu n'as que très peu de contacts – tu es d'accord que c'est vrai ? -  est devenue toxicomane suite à son divorce et qu'elle est de retour en France, très mal en point et te réclame auprès d'elle. Elle a marché, je dois être bonne comédienne… 
-       Tu me fascines Isabelle, tu oses tout, tu n'as peur de rien…tout te réussit…
-       Si, j'ai peur d'une seule chose, c'est que tu me quittes pour un petit jeune avec une queue bien dure, qui t'explose la moule trois fois dans la nuit…
-       Isabelle ! Il est mignon mon Fabrice, oui il me baise comme un dieu, mais je me doute un peu que notre relation n'est pas très saine… Je ne suis pas très maligne, j'en suis consciente, mais là tu me blesses…
-       Alors excuse-moi ma Rosy, mais je t'ai tellement dans la peau que j'en deviens jalouse comme rarement je l'ai été. Et puis, je ne t'en ai encore rien dit, mais j'ai un projet fou pour toi, avec toi…
Là, j'ai compris que son invitation à Paris n'avait pas que pour but de se faire jouir mutuellement, mais je n'avais aucune idée des véritables raisons. J'ai attendu que ce soit elle qui m'en parle, je ne la quittais pas des yeux, je voulais qu'elle se sente sous pression.
 
-       Wouaouh…ma Rosy, tes yeux…Je fonds quand tu me reluques comme ça…Tu es encore plus belle quand tu te fais agressive ! Bon, je t'en ai trop dit, ou pas assez. Écoute-moi, et garde tes questions pour la fin.
Tu le sais, j'ai fait la masseuse avec « finition spéciale » pendant dix ans, j'ai appris à bien connaître le corps des femmes, que je préfère, et des hommes, auxquels j'offre parfois le mien. Un de ceux-là est devenu mon mari, un beau mec que j'ai sucé pendant plusieurs mois avant qu'il me drague et me séduise. Homme d'affaires, il bossait dans le domaine des cosmétiques et gagnait très bien sa vie, refusant que je continue à lécher des moules et du sperme autre que le sien. J'ai vendu mon affaire, très bien vendue même, grâce à ses conseils. Je n'avais pas de formation, suceuse/lécheuse c'est pas reconnu, il m'a poussé à devenir esthéticienne. Mon diplôme en poche j'ai trouvé du boulot, et suis tombée amoureuse de ma collègue, comme je te l'ai dit. Mon homme n'a pas apprécié de devoir partager, il m'a quittée mais comme nous étions mariés, il a dû me verser une somme non négligeable, qui s'est ajoutée au produit de la vente de mon salon de massage.
Grâce à un de ses amis, j'ai été engagée chez *** cosmétiques, comme représentante. Ça me plaisait, je savais comment parler aux femmes et aux hommes, je suis devenue la meilleure vendeuse de leurs produits. Ils m'ont alors proposé un poste au siège, comme responsable des ventes pour Paris et sa région. J'ai bossé comme une folle, j'ai pris des cours de comptabilité, de management, d'anglais, pendant trois ans je n'ai fait que bosser, la tête dans le guidon. Comme le boss m'appréciait, il m'a baisée plusieurs fois sur son bureau et m'a bien fait jouir, j'ai eu une promotion foutre.
 
Je me suis retrouvée nommée responsable des ventes pour toute la France, c'est pour ça que tu me voyais souvent dans ton hôtel, notre usine de production se trouvant dans la même ville.
 
-       Tu es incroyable, toi…Je me sens misérable quand je t'écoute, quand je te regarde…Qu'est-ce que tu fous avec une cruche comme moi ? A part le cul, il y a quoi entre nous ?
-       Plein de choses que tu ignores, mais qui font que tu es unique, crois-moi ! Laisse-moi finir, maintenant. Après trois ans à mon poste, j'ai demandé un entretien au nouveau directeur, qui m'a reçue sans me tringler sur son bureau. Ses pommades et autres crèmes de beauté se vendaient bien, mais moi, j'avais le souvenir que dans mon salon, les femmes comme les hommes demandaient autre chose. En bref, je lui ai proposé de créer un département « Bien-être » pour développer des produits destinés à la sphère intime, gels lubrifiants, huiles de massage, crèmes aphrodisiaques etc.
-       Mais il sait ce que tu faisais avant ?
-       Pas vraiment, mais il m'a fait confiance et ce département a été mis sur pied, sous ma direction comme tu le sais. Ça marche bien, mais il y a encore deux domaines que je voudrais y ajouter, sans savoir encore si je le fais à mon compte ou dans le cadre de mon département afin d'avoir du capital pour investir.
-       Deux domaines ? Tu veux dire quoi par-là ?
-       Le premier, ce sont les jouets sexuels, comme celui avec lequel tu m'as perforé le cul, et les tenues sexy, que maintenant tu connais aussi et qui ont l'air de bien te plaire en plus de t'aller merveilleusement bien !
-       Mais…tu sais comment que ça marche bien ? Tu en vends déjà ?
-       Oui, et je n'arrive plus à suivre la demande ! Tu sais, dans ma première activité, j'ai appris à observer les envies sexuelles des uns et des unes, leurs fantasmes, et je peux te garantir que c'est un marché prometteur.
-       Mais tu les vends où, à qui ?
-       Tu as entendu parler de cette entreprise américaine qui vend des boîtes en plastique par le biais de « conseillères » à domicile ?
-       Ah oui, je connais, une de mes collègues de l'hôtel fait ça pour arrondir ses fins de mois. Elle va chez des ménagères avec tout son bordel et essaie de leur vendre, mais c'est pas facile, je crois.
-       Les boîtes je ne sais pas, mais les godes et les vibros c'est facile. Moi ma chérie, j'organise des soirées « Fuckerware », chez une femme qui est d'accord et qui se charge d'inviter cinq à six copines. Je leur présente mes joujoux, et si tu voyais leurs yeux, si tu entendais leurs propos, tu serais choquée ! Lors de la dernière soirée, il y avait en tout six femmes, j'ai vendu dix-huit articles en moins de deux heures !
-       Eh ben…C'est des bonne-femmes qu'ont du pognon alors, parce que tes machins là, c'est pas donné j'imagine…
-       Bien vu ma Rosy, la clientèle idéale, en gros, c'est toi et moi. 
-       Oh Isabelle ! Oh… ! Moi j'ai pas besoin de…
-       Attends ! Laisse-moi finir ! Des femmes mûres, pas mal de leur personne, un peu délurées mais qui n'osent pas prendre un amant, alors que leur mari a une ou des maîtresses et ne regarde plus son épouse. Tu les verrais ma chérie, il y a des folles de sexe ! Certaines m'ont draguée, m'ont demandé une démonstration privée chez elle, c'est incroyable. Mais voilà, à côté de mon boulot, c'est trop, je ne peux pas organiser une vente tous les soirs, et je ne veux pas en parler à mon boss tant que l'affaire n'est pas mûre.
Elle a marqué une pause. Remuant légèrement son verre de vin, gracieuse dans sa tenue de de strip-teaseuse, elle a planté son regard dans le mien.
-       Tu vois, Rosy, maintenant il me faudrait une assistante, ou une associée, une femme de notre âge, des plus sensuelles, au corps épanoui, tout à fait crédible parce que vraie, sans détours, pas effarouchée quand on parle de sexe et qui sait donner du plaisir aux femmes comme aux hommes. Les clientes la dévoreraient des yeux, mouilleraient leur culotte en l'écoutant et en la regardant manipuler les bites en silicone, songeant déjà à leur orgasme dans la baignoire ou planquée dans les toilettes…
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 10 · Princesse Caramel
23 minutes
12k
192
2
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ charimarien Berlin, son histoire, ses vices XSTORY
Berlin, son histoire, ses vices
Chapitre 5
Par charimarien
10
2
5.7k
Lesbiennes
✦ DeuxD Douze années plus tard... XSTORY
Douze années plus tard...
Chapitre unique
Par DeuxD
174
8
9.7k
Hétéro
✦ yug0lit0 Ambitieuse petite Lisa XSTORY
Ambitieuse petite Lisa
Chapitre 2
Par yug0lit0
128
3
12.2k
Hétéro
✦ christ771 Le pompon XSTORY
Le pompon
Chapitre 2
Par christ771
2
1
1.3k
Hétéro
✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
Ma vie amoureuse
Chapitre 15
Par Exorium
153
4
3.9k
Hétéro
✦ Exorium Confidences conjugales XSTORY
Confidences conjugales
Chapitre 2
Par Exorium
244
8
13.9k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio