Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une chute de vélo — Chapitre 45 · Qui perd gagne
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une chute de vélo
Chapitre 45 · Qui perd gagne
Le lendemain, Julie se réveilla la première. Elle constata que Véronique les avait rejoints dans la nuit, comme elle le lui avait annoncé quand Hervé avait décidé de changer de chambre. Elle se leva sans troubler le sommeil de son homme et le laissa avec sa sœur contre lui. Elle se rendit dans sa chambre et se vêtit d'un t-shirt, d'une culotte et d'un short. Dans la cuisine, elle s'affaira à préparer le petit déjeuner tout en pensant au cadeau qu'Hervé lui avait fait la veille. Elle cherchait une façon de lui montrer sa reconnaissance sans sous-entendu sexuel et imagina composer une mélodie, rien que pour lui. Elle fredonna quelques airs tout en terminant ses préparatifs, sans trouver quoi que ce soit qui lui convienne. Elle eut alors l'idée de sortir sa guitare de son étui pour stimuler sa créativité. Avec le silence qui régnait à ce moment-là dans la maison, elle décida de ne pas utiliser d'ampli pour laisser dormir le reste de ses occupants. Le faible son produit serait largement suffisant pour elle-même. Il ne correspondrait pas au rendu habituel, mais au moins, il ne réveillerait pas le reste de la maisonnée.
Ses doigts volaient sur les cordes depuis plusieurs minutes lorsqu'elle sentit une présence dans son dos. Elle se retourna et ne fut guère surprise de voir, côte à côte, sa sœur et Hervé qui l'observaient plus qu'ils ne l'écoutaient. D'un signe, Véronique l'encouragea à poursuivre tandis qu'elle se saisit d'un câble de l'ampli qu'elle inséra à l'emplacement prévu dans la guitare. Sitôt les branchements terminés, la mélodie se fit entendre dans toute la maison. Juste des groupes d'une douzaine de notes assez semblables, entrecoupés de quelques silences qui auraient pu laisser au néophyte l'impression d'un refrain rejoué en boucle.
Bien que légèrement mélancolique, le rythme imprimé par Julie devint rapidement entrainant et ne ressemblait à aucun style connu. Véronique saisit Hervé par la taille et sans lui demander son avis, ondula son corps de façon anarchique avec lui autour de la table du salon en fredonnant des borborygmes. Tandis qu'elle tournait dans cette danse improbable, elle demanda à sa sœur de reprendre sa mélodie au début et de la répéter en boucle plusieurs fois sans craindre de la modifier. Bien calée entre les bras de son cavalier, mais concentrée sur la musique, elle se mit à chanter quelques mots en anglais, presque distraitement.
— Je les tiens ! Continue ma Juju ! cria-t-elle. Joue la suite maintenant.
Abandonnant sans aucune formalité son partenaire improvisé, elle ouvrit une poche de son sac à main, en extirpa un bloc note et un crayon de papier. Sous le regard d'Hervé, les mots s'alignèrent rapidement sur la page. Sur un autre cahier dont les lignes étaient des partitions, elle transcrivit à une vitesse faramineuse les notes jouées par Julie, accompagnées de symboles bizarres auxquels Hervé ne comprit pas grand-chose.
— Un peu plus de pêche ici ! réclama Véronique. Donne-moi une impression de joie sur cette partie !
Julie modifia sa façon de jouer, et quelques lignes s'ajoutèrent sur les deux blocs.
— Utilise le vibrato sur cette section, ça renforce l'émotion.
— Comme ça ? lui répondit la guitariste en s'exécutant.
— Oui ! Recommence depuis le début, et surtout, pense à ton Jules, imagine que tu joues pour lui, pour le séduire ! Fait passer les sentiments que tu éprouves pour lui dans ta musique ! Parle-lui avec ta guitare pour lui chanter l'amour que tu as envie de lui donner.
— Comme ça ? lui répondit la guitariste en s'exécutant.
— Oui ! Recommence depuis le début, et surtout, pense à ton Jules, imagine que tu joues pour lui, pour le séduire ! Fait passer les sentiments que tu éprouves pour lui dans ta musique ! Parle-lui avec ta guitare pour lui chanter l'amour que tu as envie de lui donner.
Hervé se contenta de sourire à Véronique, ajouta un clin d'œil et un baiser aérien pour Julie, qui rejoua son morceau une nouvelle fois.
— C'est très beau, félicita Hervé.
— Quoi ? s'insurgeât Véronique, c'est excellent, oui !
— C'est une nouvelle composition ou une reprise ? demanda Hervé en ignorant la remarque.
— Une improvisation, je ne voulais pas vous réveiller et j'avais envie de voir si je pouvais faire aussi bien qu'hier.
— Tu joues merveilleusement bien mon ange.
— Pour le titre, que penses-tu de « Osmose Love » demanda Véronique.
— Oui, pourquoi pas, il faut voir ce que ça donne à la fin.
— Je dois encore travailler les paroles, mais je crois qu'on tient un bon truc là.
— Qu'est-ce que vous tenez ? demanda Hervé.
— Une très bonne chanson, mon petit père. Julie vient de renouer avec la composition. Elle a toujours été très douée pour cela. On ajoute une basse, quelques cœurs, une batterie discrète, une poignée de violons pour l'émotion…
— Et un solo de saxo ? suggéra Julie.
— Oui, pour la chaleur, un bon solo langoureux, parfait en introduction !
— Quoi ? s'insurgeât Véronique, c'est excellent, oui !
— C'est une nouvelle composition ou une reprise ? demanda Hervé en ignorant la remarque.
— Une improvisation, je ne voulais pas vous réveiller et j'avais envie de voir si je pouvais faire aussi bien qu'hier.
— Tu joues merveilleusement bien mon ange.
— Pour le titre, que penses-tu de « Osmose Love » demanda Véronique.
— Oui, pourquoi pas, il faut voir ce que ça donne à la fin.
— Je dois encore travailler les paroles, mais je crois qu'on tient un bon truc là.
— Qu'est-ce que vous tenez ? demanda Hervé.
— Une très bonne chanson, mon petit père. Julie vient de renouer avec la composition. Elle a toujours été très douée pour cela. On ajoute une basse, quelques cœurs, une batterie discrète, une poignée de violons pour l'émotion…
— Et un solo de saxo ? suggéra Julie.
— Oui, pour la chaleur, un bon solo langoureux, parfait en introduction !
Le petit déjeuner expédié, les jumelles reprirent leur travail autour de la composition de Julie tandis qu'Hervé se chargea des préparatifs pour le repas de midi. Il fut accompagné par des solos de guitare, de saxophone et parfois des duos. Durant l'après-midi, Hervé fut le témoin privilégié de l'évolution de la mélodie et du jeu de Julie qui maitrisait de mieux en mieux le cadeau qu'il lui avait fait. Elle testa les multiples possibilités offertes par les nombreux réglages possibles sur sa mélodie. Véronique l'accompagna souvent avec une autre de ses guitares ou un de ses deux saxophones.
— C'est de mieux en mieux, félicita Hervé.
— Avec quelques autres instruments, ce sera un tube, renchérit Véronique.
— Il nous faudra aussi un chanteur, compléta Julie.
— Ou une chanteuse ? Pourquoi tu ne chantes pas Véronique ? demanda Hervé.
— Et comment je m'accompagne au sax en même temps, gros malin ?
— Tu ne peux pas chanter quand tu ne joues pas ?
— Et mon souffle ? Je le récupère quand ? Tu crois qu'on peut tout faire juste parce que l'on est une femme ?
— C'était juste une idée… Enfin, tu es capable de jouer et de danser en même temps, c'est déjà ça. J'avoue que tu bouges bien et que te regarder était très…
— Je ne danse pas ! l'interrompit-elle ! Je joue du saxo.
— Ah bon ?
— Avec quelques autres instruments, ce sera un tube, renchérit Véronique.
— Il nous faudra aussi un chanteur, compléta Julie.
— Ou une chanteuse ? Pourquoi tu ne chantes pas Véronique ? demanda Hervé.
— Et comment je m'accompagne au sax en même temps, gros malin ?
— Tu ne peux pas chanter quand tu ne joues pas ?
— Et mon souffle ? Je le récupère quand ? Tu crois qu'on peut tout faire juste parce que l'on est une femme ?
— C'était juste une idée… Enfin, tu es capable de jouer et de danser en même temps, c'est déjà ça. J'avoue que tu bouges bien et que te regarder était très…
— Je ne danse pas ! l'interrompit-elle ! Je joue du saxo.
— Ah bon ?
Véronique expliqua, démonstration à l'appui, les différences entre l'alto polyvalent qu'elle louait et le ténor plus expressif qu'il lui avait offert et que les mouvements qu'elle faisait en jouant l'aidaient. Hervé lui fit remarquer qu'elle semblait souffler plus fort dans le second.
— Evidement ! s'exclama-t-elle. A ton avis, elle vient d'où sa puissance ?
— Je n'avais pas compris, s'excusa Hervé. Je pensais bêtement que c'était parce qu'il était plus gros. J'ignorais que la taille n'avait rien à voir là-dedans.
— Mais bien sûr que la taille, ça compte ! Sinon, à quoi bon en avoir un plus gros ? Mais cela ne fait pas tout.
— Tiens donc !
— Tu vois, l'air que j'insuffle entre ici, par le bec que je coince dans ma bouche. Il doit y entrer, mais pas trop profondément, juste ce qu'il faut. En dessous du bec, il y a l'anche, que j'ai au préalable bien humectée avec ma langue. Elle vibre sur le passage de l'air selon la pression de mes mâchoires. Cela crée une onde qui se propage tout le long du corps de l'instrument, à l'intérieur duquel elle va s'amplifier par effet de résonance jusqu'à ce qu'elle sorte. Mais on peut aussi jouer plus doux, plus sensuel. Toute la différence vient du musicien…
— Ou de la musicienne bien sûr, l'interrompit Hervé.
— Oui, mais ce n'est pas tout, il y a aussi sa capacité à tenir la distance, reprendre son souffle au bon moment, continuer de bien mouiller l'anche avec la langue et nuancer le rythme avec lequel il convient de...
— Je n'avais pas compris, s'excusa Hervé. Je pensais bêtement que c'était parce qu'il était plus gros. J'ignorais que la taille n'avait rien à voir là-dedans.
— Mais bien sûr que la taille, ça compte ! Sinon, à quoi bon en avoir un plus gros ? Mais cela ne fait pas tout.
— Tiens donc !
— Tu vois, l'air que j'insuffle entre ici, par le bec que je coince dans ma bouche. Il doit y entrer, mais pas trop profondément, juste ce qu'il faut. En dessous du bec, il y a l'anche, que j'ai au préalable bien humectée avec ma langue. Elle vibre sur le passage de l'air selon la pression de mes mâchoires. Cela crée une onde qui se propage tout le long du corps de l'instrument, à l'intérieur duquel elle va s'amplifier par effet de résonance jusqu'à ce qu'elle sorte. Mais on peut aussi jouer plus doux, plus sensuel. Toute la différence vient du musicien…
— Ou de la musicienne bien sûr, l'interrompit Hervé.
— Oui, mais ce n'est pas tout, il y a aussi sa capacité à tenir la distance, reprendre son souffle au bon moment, continuer de bien mouiller l'anche avec la langue et nuancer le rythme avec lequel il convient de...
Véronique interrompit son exposé lorsqu'elle vit le visage de Julie. En effet, elle retenait à grand-peine un fou rire devant le sérieux avec lequel sa sœur débitait ses explications. Lorsqu'elle comprit que Véronique avait involontairement utilisé tous ces termes prêtant à interprétation, elle ne put se contenir davantage et éclata de rire.
— Hé bien quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien, pouffa Julie, c'est juste une association d'idées, d'images…
— Donc, si j'ai bien compris, demanda Hervé qui tentait, lui aussi, de conserver son sérieux, c'est avant tout une histoire de lubrification, de contrôle du souffle et de capacité pulmonaire ?
— Vous deux, vous êtes en train de vous moquer de moi !
— Pas du tout, se dédouana Julie, c'est toi qui as dit que tu devais bien mouiller…
— Quand même un peu, avoua Hervé. Enfin, surtout des termes utilisés.
— Alors, essaie mon petit père, puisque tu es si malin! Fais-moi sortir quatre notes d'affilée et tu seras excusé, sinon…
— Sinon quoi ?
— Dans le cas, fort probable, d'un échec, tu seras à moi toute une nuit dont tu auras du mal à te remettre.
— Et dans l'hypothèse d'une réussite ?
— Je te ferai mes plus plates excuses et une pipe dont tu te souviendras encore dans l'au-delà, mais je doute que cela aille plus loin qu'une supposition.
— Les deux propositions sont alléchantes, je ne sais que choisir, mais je relève le défi.
— Attends ! s'écria soudain Véronique. Tu n'es pas musicien des fois ? Car dans ce cas, c'est de la triche !
— Un pari est un pari, je l'ai accepté, tu ne peux plus reculer… Ou alors, tu déclares forfait.
— Il sait en jouer ou bien il bluffe ? demanda-t-elle à sa sœur.
— C'est toi qui l'as défié et qui a fixé les enjeux, donc ne me demande pas de choisir un camp. Surtout pas entre vous deux !
— Tu bluffes ! affirma Véronique en regardant Hervé. Il bluffe ? tenta-t-elle de se convaincre en se tournant vers sa sœur.
— Pas sûr, répondit évasivement l'intéressée.
— Si, si ! Il bluffe là ! Ça se voit tout de suite ! se rassura Véronique.
— Il n'a pas l'air de bluffer là quand même.
— Alors ? Que décides-tu ? demanda Hervé. Tu renonces ?
— Rien, pouffa Julie, c'est juste une association d'idées, d'images…
— Donc, si j'ai bien compris, demanda Hervé qui tentait, lui aussi, de conserver son sérieux, c'est avant tout une histoire de lubrification, de contrôle du souffle et de capacité pulmonaire ?
— Vous deux, vous êtes en train de vous moquer de moi !
— Pas du tout, se dédouana Julie, c'est toi qui as dit que tu devais bien mouiller…
— Quand même un peu, avoua Hervé. Enfin, surtout des termes utilisés.
— Alors, essaie mon petit père, puisque tu es si malin! Fais-moi sortir quatre notes d'affilée et tu seras excusé, sinon…
— Sinon quoi ?
— Dans le cas, fort probable, d'un échec, tu seras à moi toute une nuit dont tu auras du mal à te remettre.
— Et dans l'hypothèse d'une réussite ?
— Je te ferai mes plus plates excuses et une pipe dont tu te souviendras encore dans l'au-delà, mais je doute que cela aille plus loin qu'une supposition.
— Les deux propositions sont alléchantes, je ne sais que choisir, mais je relève le défi.
— Attends ! s'écria soudain Véronique. Tu n'es pas musicien des fois ? Car dans ce cas, c'est de la triche !
— Un pari est un pari, je l'ai accepté, tu ne peux plus reculer… Ou alors, tu déclares forfait.
— Il sait en jouer ou bien il bluffe ? demanda-t-elle à sa sœur.
— C'est toi qui l'as défié et qui a fixé les enjeux, donc ne me demande pas de choisir un camp. Surtout pas entre vous deux !
— Tu bluffes ! affirma Véronique en regardant Hervé. Il bluffe ? tenta-t-elle de se convaincre en se tournant vers sa sœur.
— Pas sûr, répondit évasivement l'intéressée.
— Si, si ! Il bluffe là ! Ça se voit tout de suite ! se rassura Véronique.
— Il n'a pas l'air de bluffer là quand même.
— Alors ? Que décides-tu ? demanda Hervé. Tu renonces ?
Véronique se rappela la réponse qu'avait fournie Hervé quand Youri lui avait demandé s'il jouait de la musique. Elle respira plus calmement et savoura d'avance une victoire facile, arbora un large sourire et se sépara de son instrument fétiche.
— Moi, renoncer ? Tu rêves.
— Bon, explique-moi quand même comment je dois placer mes mains.
— La droite en bas, ici. L'autre plus haut.
— Ok, comme ça ? Et quelles notes je dois jouer ?
— Joue ce que tu veux, ou ce que tu peux.
— Comment je change de note ?
— Bon, explique-moi quand même comment je dois placer mes mains.
— La droite en bas, ici. L'autre plus haut.
— Ok, comme ça ? Et quelles notes je dois jouer ?
— Joue ce que tu veux, ou ce que tu peux.
— Comment je change de note ?
Véronique l'aida à régler la sangle autour de son cou et lui indiqua quatre variantes permettant de produire des notes différentes, qu'Hervé reproduisit plusieurs fois pour bien les mémoriser. Enfin, il positionna le bec devant sa bouche sous le regard satisfait de son professeur improvisé. Il ouvrit la bouche, prit une grande inspiration et referma ses lèvres sur l'embouchure, marqua une pause de quelques secondes et relâcha brusquement l'instrument.
— Tu ne peux pas être à la fois juge et partie. Il faut quelqu'un d'impartial pour rendre le verdict.
— Pourquoi ? De toutes manières, tu vas perdre ton pari.
— Possible, mais je demande à Julie d'arbitrer.
— Je t'ai bien entendu dire « impartial » ? J'en ris d'avance.
— Pourquoi ? De toutes manières, tu vas perdre ton pari.
— Possible, mais je demande à Julie d'arbitrer.
— Je t'ai bien entendu dire « impartial » ? J'en ris d'avance.
Sans lui laisser le temps de répliquer, Hervé stoppa net les espoirs de Véronique en produisant les quatre notes demandées. Le tempo et le rythme n'étaient absolument pas réguliers, cependant le résultat était là. Julie n'eut même pas besoin d'intervenir. La stupéfaction qui se lisait sur le visage de sa sœur n'avait pas besoin d'être soulignée par la moindre remarque supplémentaire.
— Punaise ! s'exclama Véronique.
— C'est si mauvais que ça ? s'inquiéta Hervé.
— Musicalement parlant, oui, c'est un désastre, cependant, je reconnais que tu as du souffle et que tu as fait ce que j'ai demandé.
— C'est si mauvais que ça ? s'inquiéta Hervé.
— Musicalement parlant, oui, c'est un désastre, cependant, je reconnais que tu as du souffle et que tu as fait ce que j'ai demandé.
Pour marquer sa victoire, Hervé rejoua deux fois de plus les quatre notes, ce qui attira l'attention de Julie.
— J'ai une impression de déjà entendu, affirma Julie.
— S'il avait joué en rythme, tu aurais déjà reconnu l'air.
— Ah ? C'est un air connu ? demanda Hervé.
— Je vais te faire entendre. Rends-moi ce sax !
— S'il avait joué en rythme, tu aurais déjà reconnu l'air.
— Ah ? C'est un air connu ? demanda Hervé.
— Je vais te faire entendre. Rends-moi ce sax !
Véronique reprit l'instrument et joua en boucle plusieurs fois ce qu'elle avait demandé à Hervé.
— Moi aussi, j'ai déjà entendu ça ! Et tu as raison Véronique, comparé à toi, ce que j'ai fait était lamentable…
— J'ai trouvé ! s'écria Julie. C'est « Hit the road, Jack ! »
— Exact ! confirma Véronique.
— Si on arrosait ça ? demanda Hervé.
— Bonne idée, il commence à faire chaud sous ce soleil, confirma Julie.
— Je m'occupe du ravitaillement, continuez de travailler, déclara Hervé.
— Non Hervé ! J'ai perdu mon pari, je dois m'acquitter de mon gage, déclara Véronique d'un ton ferme.
— Ce n'est pas nécessaire, tempéra Hervé. J'ai accepté par jeu, tu n'es pas tenue à quoi que ce soit Véronique.
— Quoi ? Je voudrais bien voir ça ! Si tu avais perdu, je t'aurais imposé de tenir ton engagement, alors il est normal que j'en fasse de même.
— Je ne suis pas pressé à ce point.
— Hé bien, moi si !
— Mon chou, Véro a perdu et doit remplir sa partie du gage qu'elle a elle-même fixé. Je m'occupe des boissons.
— Allez ! commanda Véronique. Tu vas te placer ici !
— J'ai trouvé ! s'écria Julie. C'est « Hit the road, Jack ! »
— Exact ! confirma Véronique.
— Si on arrosait ça ? demanda Hervé.
— Bonne idée, il commence à faire chaud sous ce soleil, confirma Julie.
— Je m'occupe du ravitaillement, continuez de travailler, déclara Hervé.
— Non Hervé ! J'ai perdu mon pari, je dois m'acquitter de mon gage, déclara Véronique d'un ton ferme.
— Ce n'est pas nécessaire, tempéra Hervé. J'ai accepté par jeu, tu n'es pas tenue à quoi que ce soit Véronique.
— Quoi ? Je voudrais bien voir ça ! Si tu avais perdu, je t'aurais imposé de tenir ton engagement, alors il est normal que j'en fasse de même.
— Je ne suis pas pressé à ce point.
— Hé bien, moi si !
— Mon chou, Véro a perdu et doit remplir sa partie du gage qu'elle a elle-même fixé. Je m'occupe des boissons.
— Allez ! commanda Véronique. Tu vas te placer ici !
Véronique joignit le geste à la parole, posa ses mains sur les fesses d'Hervé et le poussa devant la banquette extérieure sur laquelle elle grimpa pour s'y asseoir sur ses talons.
— Reste comme ça, debout devant moi. Tu ne fais absolument rien, tu me laisses faire et tu profites… Préviens-moi juste lorsque tu sentiras que ton crotale est prêt à cracher son venin.
— Si tu y tiens à ce point…
— Parfaitement ! Je n'ai qu'une parole.
— Si tu y tiens à ce point…
— Parfaitement ! Je n'ai qu'une parole.
Véronique caressa Hervé par-dessus son short de plage et sa chemisette et sans autre manœuvre d'approche, lui mit fermement la main au paquet, lequel était au repos. Dès que sa main fut posée, elle le sentit réagir et l'abandonna immédiatement. Ses mains gravirent la haute silhouette d'Hervé, lui saisirent le cou pour l'attirer vers elle afin d'être à la bonne hauteur pour l'embrasser à pleine bouche. Après un moment d'hésitation, Hervé répondit à ce baiser qui aurait cependant été bien moins mesuré s'il l'avait échangé avec Julie.
Tandis que leurs bouches se séparaient, les mains de Véronique descendirent le long des flancs d'Hervé, palpèrent ses fesses musclées et se glissèrent sous le tissu en remontant ses jambes. Julie déposa des verres et une bouteille de jus de fruits sur la table puis elle délesta sa sœur de son saxophone qu'elle n'avait même pas pris le temps de ranger. Véronique glissa ses doigts entre l'élastique du short d'Hervé et celui de son sous-vêtement. Elle le descendit à moitié, révélant une protubérance dans le boxer devant laquelle elle se figea.
— Je m'excuse pour le coup de genou, je n'aurais jamais dû faire ça, murmura-t-elle à l'attention de l'entrejambe d'Hervé. Je suis désolée, mais je vais me rattraper…
Elle déposa sur le tissu un baiser délicat, mais suffisamment appuyé pour exciter davantage son propriétaire. Le short termina sa course sur les chevilles d'Hervé alors que Véronique passait sa langue sur le boxer à l'intérieur duquel, le membre bloqué par la barrière de textile n'arrivait pas à se redresser. Julie se colla au dos de son homme pour lui caresser le ventre et le torse.
— Laisse-toi faire mon chou, j'ai très envie de te regarder en train de te faire sucer…
Hervé ne regardait déjà plus, il avait fermé les yeux et goûtait à la fois les passages répétés de la langue sur son sexe bloqué dans son caleçon ainsi que le double pelotage des fesses et de ses pectoraux. Les deux sœurs savaient s'y prendre autant pour lui procurer du plaisir charnel que pour leur douceur et la profondeur des sentiments qu'il éprouvait pour Julie, mais aussi dans une moindre mesure pour Véronique. Julie lui retira sa chemisette tandis que sa sœur caressait son boxer en l'embrassant juste au-dessus de l'élastique. Julie glissa une main secourable dans le carcan et redressa sa verge. Véronique en profita pour effectuer un massage en règle de ce sexe dont l'extrémité émergeait parfois selon l'ampleur de ses mouvements. Le boxer descendait progressivement, le gland frôlait de plus en plus souvent le visage qui lui faisait face. Les quatre mains qui couvraient son corps de caresses si sensuelles augmentaient considérablement son envie. Et s'il avait accepté du bout des lèvres que Véronique s'acquitte de son gage, à présent, il lui tardait qu'elle entre enfin dans le vif du sujet et qu'elle débute enfin la fellation promise. Il lâcha un soupir de soulagement lorsque, à son tour, le boxer rejoignit le short sur ses chevilles. Cependant, si son membre était bien droit, Véronique semblait prendre plaisir à le faire languir. Elle s'approchait si près qu'elle l'effleurait fréquemment, mais rompait immédiatement le contact dès qu'il était établi, comme si elle avait peur de le toucher maintenant qu'il n'était plus caché.
— Tu veux bien lui tenir les mains s'il te plaît ? demanda Véronique qui devinait l'impatience d'Hervé.
— Tu ne connais pas Hervé. Tu lui as demandé de se laisser faire, il suivra tes instructions, pas besoin de l'attacher.
— Tu ne connais pas Hervé. Tu lui as demandé de se laisser faire, il suivra tes instructions, pas besoin de l'attacher.
Cependant, Julie se colla contre son homme et frotta son ventre sur les paumes ouvertes d'Hervé qui avait croisé ses bras dans son dos. Véronique évitait toujours le contact direct avec le sexe d'Hervé, mais s'en approchait de plus en plus. Elle embrassait et lui léchait l'aine, laissant maintenant sa joue plus longtemps contre la verge animée de sursauts de plus en plus nombreux et amples. Les caresses que ses mains appliquaient sur l'intérieur des cuisses remontrèrent titiller les bourses pendantes. De la simple extrémité des doigts, Véronique parcourut les contours de chaque testicule. Cet effleurement, à peine marqué et si inattendu, sublima le ressenti d'Hervé qui grogna de contentement.
Elle saisit le membre dur et chaud d'une main, l'abaissa jusqu'à sa hauteur, déposa sur son extrémité plusieurs petits bisous puis lâcha la verge qui se redressa subitement. Véronique la lécha alors d'un trait depuis la base jusqu'à son extrémité et l'abandonna. Elle leva les yeux sur Hervé et constata qu'il la regardait faire. Sans quitter son regard, elle souffla sur la bite du haut jusqu'en bas comme elle l'aurait fait sur des braises pour raviver un feu et posa ses lèvres juste en dessous. Elle utilisa sa langue pour tâter le terrain, à la manière d'un serpent. Sa main enserra les bourses, les repoussant au fond de leur poche dont la peau se tendit. De l'autre main, elle gratta légèrement de ses ongles la surface allant du périnée jusqu'aux bijoux de famille qu'elle tenait fermement, mais sans leur causer la moindre douleur. Hervé ferma une nouvelle fois les yeux, ce qui fut interprété par Véronique comme une victoire et elle passa à l'étape suivante.
Sa langue remonta toute la longueur de la hampe, titilla le col et laissa la place à ses lèvres qui glissèrent sur le même chemin dans le sens inverse. Elle effectua ainsi plusieurs allers-retours sans jamais prendre en bouche ne serait-ce qu'une partie du gland ni s'approcher du méat. Elle alterna les passages sur différents côtés, descendit bien plus bas, lui lécha copieusement les noix qu'elle n'avait pas lâchées. Durant ce temps, Julie était restée collée contre le dos de son homme et le caressait doucement.
— Mais dis-moi, il mouille ce cochon ! s'écria soudain Véronique.
— Fais-moi voir !
— Fais-moi voir !
Julie observa la grosse goutte claire qui perlait à l'extrémité de la verge d'Hervé.
— Il a déjà fait ça avec moi, déclara Julie.
— Certains mecs le font plus que d'autres, et encore pas toujours.
— Mais bon, il ne le fait pas à chaque fois.
— C'est que tu es bien plus gentille que ta sœur, mon ange. Elle me fait languir…
— Tu apprécies ? demanda Véronique.
— Hé bien, c'est-à-dire que…
— Si elle est meilleure que moi, tu peux le dire, je ne t'en tiendrai pas rigueur mon chou.
— Ce n'est pas la question, c'est juste… différent.
— Et tu n'as encore rien vu mon petit père, je n'en suis qu'au début.
— Certains mecs le font plus que d'autres, et encore pas toujours.
— Mais bon, il ne le fait pas à chaque fois.
— C'est que tu es bien plus gentille que ta sœur, mon ange. Elle me fait languir…
— Tu apprécies ? demanda Véronique.
— Hé bien, c'est-à-dire que…
— Si elle est meilleure que moi, tu peux le dire, je ne t'en tiendrai pas rigueur mon chou.
— Ce n'est pas la question, c'est juste… différent.
— Et tu n'as encore rien vu mon petit père, je n'en suis qu'au début.
Le regard d'Hervé croisa celui de Véronique. Tout dans son attitude lui sembla différent, elle ne lui sembla plus du tout la jumelle de Julie, mais une autre femme, déterminée et revancharde. Son visage était un mélange d'envie, de désir, mais aussi de défi, comme si elle avait en elle un besoin de domination sur lui.
— J'aime pas ce regard, s'inquiéta Hervé.
— C'est le seul que j'ai, répliqua-t-elle sans sourciller.
— C'est le seul que j'ai, répliqua-t-elle sans sourciller.
Véronique lui entoura le sexe de sa main, remonta jusqu'à ce que son pouce soit en mesure d'étaler sur le gland le liquide légèrement visqueux qui s'en échappait puis branla Hervé. Un rythme plus soutenu remplaça celui plus lent des premiers instants. Parfois, elle ajoutait un mouvement de rotation ou un petit massage du frein par le pouce. Hervé n'osait plus regarder celle qui lui procurait toutes ces sensations à la fois si fermes et si agréables. Plusieurs fois déjà, il avait cru que son éjaculation était imminente, pourtant sans qu'il ne se retienne ni ne cherche à la retarder, elle ne s'était pas produite, comme si Véronique savait, ce qu'il ressentait : un partage des sens bien étrange, comme une fusion de deux corps, ou plutôt trois, car Julie ne cessait de promener ses mains au-dessus de son bassin. Les jumelles se seraient-elles partagées sa personne ? Les réflexions d'Hervé s'arrêtèrent lorsque Véronique stoppa son mouvement brusquement.
— Regarde ma Juju, ton mec ne peut plus se contenir. Il continue à couler.
Julie contourna Hervé, étala elle-même le liquide de son index qu'elle porta ensuite à sa bouche. Elle fit une seconde fois la même manœuvre, mais cette fois-ci déposa son doigt sur les lèvres de son homme qui lui suça le doigt docilement. Julie enjamba sa sœur sur la banquette et embrassa Hervé. Véronique retourna sur les couilles qu'elle lécha copieusement plusieurs fois, l'une après l'autre, avant de les gober chacune à leur tour. Lorsqu'elle engloutit les deux ensemble, Hervé ne put retenir un cri de surprise. Véronique les garda quelques instants prisonnières de sa bouche, juste le temps nécessaire pour les masser de sa langue.
Hervé accueillit leur libération avec un soupir de soulagement, mais n'eut guère le temps de souffler. La verge d'Hervé fut entourée d'un côté par la lèvre supérieure de Véronique, tandis que de l'autre, sa langue s'enroulait autour par le dessous. Sitôt en place, l'ensemble coulissa le long de la tige, délaissant toujours le gland qui attendait de plus en plus impatiemment. Une fois son sexe bien lubrifié de salive, Véronique utilisa sa main pour amener plus rapidement Hervé au plus proche de la jouissance. Elle le sentit se raidir un peu plus, tressaillir plus rapidement, signe évident de sa proche reddition. Elle marqua alors une courte pause, jeta un regard lubrique sur Hervé, jaugea son adversaire comme si elle menait un combat de boxe, guetta un signe de faiblesse, une faille dans sa défense pour mieux s'y engouffrer et remporter la victoire.
Elle décida de s'attaquer à la couronne du gland, nettement marquée par l'état d'excitation dans lequel elle avait conduit Hervé, et s'appliqua à lécher uniquement cette zone précise. Le résultat ne se fit pas attendre, l'extrémité du gland laissa échapper une nouvelle dose de liquide clair que Julie récolta d'un doigt. Véronique ressaisit les bourses d'une poigne ferme et amplifia son action qui déborda quelque peu sur le gland.
— Oh, je vais jouir ! prévint Hervé.
Véronique stoppa instantanément ses mouvements, mais conserva le contact avec le membre agité de spasmes et resserra son emprise autour des roupettes. Elle ne put empêcher la sortie d'une modique dose de sperme, juste quelques gouttes qui s'écoulèrent sagement le long de la verge dressée.
— Oh non… se plaignit Hervé.
— Tu n'as pas aimé ? demanda Véronique sur un ton un peu moqueur.
— Si… C'était très bien.
— Menteur ! Tu es frustré que je me sois arrêtée trop tôt.
— Non, ça va.
— Tu mens ! Tu mens ! Tu mens ! s'écria Véronique. Il ment, il ment ! ajouta-t-elle en regardant sa sœur.
— Tu n'as aucune preuve, répliqua Hervé.
— Je les tiens dans ma main, les preuves ! Regarde Julie, il n'a même pas débandé. Il a juste évacué le trop-plein !
— Tu n'as pas aimé ? demanda Véronique sur un ton un peu moqueur.
— Si… C'était très bien.
— Menteur ! Tu es frustré que je me sois arrêtée trop tôt.
— Non, ça va.
— Tu mens ! Tu mens ! Tu mens ! s'écria Véronique. Il ment, il ment ! ajouta-t-elle en regardant sa sœur.
— Tu n'as aucune preuve, répliqua Hervé.
— Je les tiens dans ma main, les preuves ! Regarde Julie, il n'a même pas débandé. Il a juste évacué le trop-plein !
Pour appuyer ses dires, Véronique étala tranquillement le maigre éjacula sur le chibre toujours raide et transforma peu à peu le geste en une masturbation de plus en plus énergique. En moins d'une minute, Hervé senti une autre éjaculation se préparer et en fit part à Véronique. Celle-ci débuta alors une fellation complète, sans retenue ni pause, se concentra sur le gland qu'elle avait soigneusement évité jusqu'ici. Pour lui, ces sensations tant attendues et pourtant décuplées, ne provoquèrent toutefois pas sa libération qu'il pensait pourtant rapide et inévitable. Malgré ses efforts pour relâcher le contenu de ses burnes et ainsi achever cette séance, rien ne se produisit, hormis une impression de plaisir si intense que son cerveau occulta tout le reste. Hervé était à la merci de Véronique qui le branlait sans répit, s'interrompant juste pour humidifier régulièrement son chibre d'une bonne dose de salive lorsque cela devenait nécessaire. Il n'arrivait plus à penser à autre chose que cette main qui coulissait autour de sa verge, de ces lèvres qui suçotaient son gland et du ressenti si puissant que cela lui procurait. Il aurait voulu abréger ou prolonger ce moment qu'il en aurait été bien incapable, tant il était envahi par cette impression de ne plus commander quoi que ce soit, comme si sa volonté, anesthésiée, ne lui était plus d'aucun secours. Il n'entendit même pas Véronique demander à sa sœur de se placer derrière lui pour le maintenir debout, pas plus qu'il ne sentit les douces mains de son ange le ceinturer.
— Regarde bien ma Juju, tout ce que ton mec va cracher !
Tout en le maintenant fermement contre elle, Julie passa la tête sur le côté. La main de sa sœur massait plus doucement sur toute sa longueur le sexe raide et agité de trépidations. Hervé ne put retenir un cri de plaisir lorsque, sans prévenir, ses burnes libérèrent enfin leur contenu. Le premier jet, copieux et puissant, s'écrasa dans le cou de Véronique qui massa plus délicatement les couilles qu'elle tenait en main depuis le début. D'autres giclées abondantes suivirent, toutes dirigées pratiquement au même endroit que la première. La puissance de l'expulsion diminua, Véronique engouffra le gland dans sa bouche, le stimula de sa langue tout en aspirant fortement dans le but de le vider de toute sa production. Elle le garda jusqu'à la dernière secousse sans cesser de lui astiquer le manche. Le plaisir ressenti par Hervé fut si intense que ses jambes tremblèrent et si Julie ne l'avait pas soutenu, il aurait vacillé.
Plus rien ne sortait de son sexe, mais Véronique poursuivait son action sans lui laisser le moindre répit. Il la supplia d'arrêter, mais elle n'écouta pas, ouvrit simplement la bouche et laissa s'écouler sur le sexe le mélange de sperme et de salive qu'elle utilisa comme lubrifiant et continua à le masturber des deux mains. Le délice d'Hervé se mua en torture, mais point de douleur, juste un excès de plaisir en provenance de son gland devenu ultrasensible.
— Stop ! Stop ! implora-t-il.
— Pas question, je vais au bout de mon gage !
— Tu as gagné ! Arrête !
— Pas encore. Laisse-toi aller, ne résiste pas.
— Pas question, je vais au bout de mon gage !
— Tu as gagné ! Arrête !
— Pas encore. Laisse-toi aller, ne résiste pas.
Effectivement, les sensations redevinrent un peu plus agréables et, à son grand étonnement, il resta bien raide. Véronique ne faiblit pas, changea de rythme plusieurs fois et cracha sur sa verge chaque fois qu'elle manqua de lubrifiant. De son pouce et de son index de la main gauche inversée, elle forma un anneau qui enserra la base du gland, sa paume et ses autres doigts emprisonnèrent entièrement le gland et exercèrent une série de rotations comme si elle cherchait à visser et dévisser un bouchon de bouteille récalcitrant. Sans cesser de pivoter cette couronne digitale, de sa main droite, elle masturba ce dard resté rigide sous son action. Quelques instants plus tard, le sexe d'Hervé expulsa plusieurs jets bien plus liquides que les précédents.
Julie et Véronique laissèrent à Hervé la banquette sur laquelle il se laissa presque tomber.
— Purée… Je n'ai plus de forces… murmura-t-il dans un souffle.
— Je t'avais prévenu : jusque dans l'au-delà… lui rappela Véronique. Je n'avais pas menti.
— Tu m'as épuisé…
— Et toi, tu m'en as mis partout ! Regarde-moi ce travail !
— Je t'avais prévenu : jusque dans l'au-delà… lui rappela Véronique. Je n'avais pas menti.
— Tu m'as épuisé…
— Et toi, tu m'en as mis partout ! Regarde-moi ce travail !
Hervé jeta un regard vide et fatigué sur Véronique. De longues traînées blanches, plus ou moins épaisses, coulaient sur elle, dans son cou, jusqu'entre ses seins et sur son petit chemisier blanc à présent recouvert de tâches.
— Je t'avais pourtant demandé de me prévenir ! Ce n'était pas si compliqué !
— Trop intense, s'excusa Hervé le souffle court. Perdu le contrôle. Shooté de plaisir, pire qu'une cuite.
— Bon ! Je vais aller me changer. Je ne peux pas rester dans cet état !
— Alors, mon chou ? Ça va ? demanda Julie.
— Ta sœur est redoutable… Je n'aurais pas dû la défier…
— Ça m'a excitée grave de vous regarder tous les deux…
— Je n'ai plus de forces… Tu vas devoir attendre si tu veux que je m'occupe de toi.
— Repose-toi, je saurai patienter. Tu veux boire quelque chose ? Un café peut-être ?
— Non, plutôt un grand jus de fruits bien frais…
— Trop intense, s'excusa Hervé le souffle court. Perdu le contrôle. Shooté de plaisir, pire qu'une cuite.
— Bon ! Je vais aller me changer. Je ne peux pas rester dans cet état !
— Alors, mon chou ? Ça va ? demanda Julie.
— Ta sœur est redoutable… Je n'aurais pas dû la défier…
— Ça m'a excitée grave de vous regarder tous les deux…
— Je n'ai plus de forces… Tu vas devoir attendre si tu veux que je m'occupe de toi.
— Repose-toi, je saurai patienter. Tu veux boire quelque chose ? Un café peut-être ?
— Non, plutôt un grand jus de fruits bien frais…
Julie embrassa son homme, se redressa et le regarda tendrement garder les yeux fermés pour retrouver ses esprits, allongé sur la banquette en osier, les bras ballants. Il n'avait pas remonté son short et sa verge, à présent molle, reposait tranquillement sur sa cuisse. Elle allait tourner les talons pour lui préparer son rafraichissement, lorsqu'un son caractéristique la fit sourire et la décida à rejoindre sa sœur sans s'occuper du jus de fruits réclamé.
— Tu n'as besoin de rien ? lui demanda-t-elle en poussant la porte de la salle de bain.
— Non ! Je suis une grande fille. Je finis vite, ton Jules pourra prendre la place dans cinq minutes.
— Ne te presse pas, il dort à poings fermés sur la terrasse.
— Déjà ?
— C'est ta faute, tu l'as rincé.
— Je l'avais prévenu. Et toi, tu pourrais quand même t'occuper de lui un peu mieux, il n'a pas tenu longtemps… Enfin, au moins, il ne t'embêtera pas ce soir.
— Et si j'avais eu envie qu'il m'embête comme tu dis ?
— Si tu as envie ce soir et qu'il ne peut pas, je lui montrerai comment il faut s'occuper d'une femme au lit.
— Non ! Je suis une grande fille. Je finis vite, ton Jules pourra prendre la place dans cinq minutes.
— Ne te presse pas, il dort à poings fermés sur la terrasse.
— Déjà ?
— C'est ta faute, tu l'as rincé.
— Je l'avais prévenu. Et toi, tu pourrais quand même t'occuper de lui un peu mieux, il n'a pas tenu longtemps… Enfin, au moins, il ne t'embêtera pas ce soir.
— Et si j'avais eu envie qu'il m'embête comme tu dis ?
— Si tu as envie ce soir et qu'il ne peut pas, je lui montrerai comment il faut s'occuper d'une femme au lit.
Julie éclata de rire en imaginant Hervé la regarder en pleine action avec sa sœur.
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Commentaires ()
Merci de m'avoir réservé votre 1er message sur le site.
Ecrire prend du temps, bien plus que de lire un chapitre d'une histoire, je vous demanderai donc de la patience. Pour occuper votre temps d'attente, n'hesitez pas a relire les chapitres déjà parus, mes autres récits ainsi que les textes des autres auteurs du site, il y en a pour tous les gouts...
Vraiment... un excellent auteur.
Pour les délais d'écriture, je comprends, j'ai moi même pris le temps de le faire récemment, mais non publiée...
Il faut l'avoir fait pour comprendre.
Quelle boulimie de lecture ! J'en suis flaté !
Merci pour la compréhension sur le délai de parution, pour avoir pris tout ce temps pour tout lire d'un coup et de m'avoir laissé ce commentaire très agréable.
Ecrire un chapitre me demande du temps, beaucoup de temps et j'en manque cruellement depuis plusieurs mois ce qui explique les délais de publication.
Merci brandu pour cette fidélité et aussi pour avoir pris le temps de me laisser un retour.
J'aime cette critique de mon histoire, si tu recherches un boulot (pas payé du tout) d'attaché de presse, je t'embauche !
Merci à toi pour le commentaire et le post scriptum !
Et ce n'est pas tricher que d'arriver en cours de route.
Du point de vue du lecteur, le point de départ de cette histoire est un chevreuil, mais du mien, c'est à cause d'un méchant virus qui nous a obligé à rester (presque) tous chez nous. Sans COVID, cette histoire (ni les autres d'ailleurs) n'aurait jamais vu le jour, car je n'aurais jamais eut le temps de la démarrer.
A présent que nos activités extra professionnelles ont repris, je continue d'écrire, avec le peu de temps disponible qu'il me reste. Cela explique en partie le délai entre chaque parution...
J'en suis désolé, mais écrire ne me rapporte que la satisfaction des lecteurs, enfin ceux qui prennent le temps de me laisser un retour.
Merci à toi pour avoir pris le temps de lire et de laisser ton avis.
Merci à toi de m'avoir laissé un commentaire
C'est aussi un plaisir pour moi de répondre a tous les commentaires.
Elle est quand même comique la Vero, elle croit qu'Hervé est un novice en matière de sexe alors qu'il a pas mal d'expérience dans la matière et puis la fellation qu'elle lui a administrée aucun homme normalement constituer et même les plus endurent n'aurait pas pu tenir très longtemps, les hommes ne sont pas des machines.
Vivement la suite que j'espère fortement arrivera rapidement.
Merci pour ta fidélité dans les commentaires de cette histoire.
J'aime cette histoire, ce quasi-roman en fait, qui sait faire la part aux sentiments, aux émotions, à l'imprévu et aux rebondissements... avec "quelques pincées de sexe amoureux".
Et lorsqu'il est amoureux, le sexe n'est pas péché, Seigneur !
;-)
PS : A tous ceux qui lisent cette histoire et qui l'apprécient, n'oubliez pas de cliquer sur le petit pouce pour montrer que vous avez passé un agréable moment.
Cela fait vraiment très très plaisir aux auteurs comme aux "supports de relecture".
Mieux: un gentil commentaire, même bref, amène un sourire et une motivation pour écrire.
Bien trop de récits restent inachevés. Soutenez nos auteurs favoris !
Merci pour eux ^^
'edit: ortho)
Décidément, la sœur jumelle de Julie est redoutable, c'est pas Hervé qui va dire le contraire :)
Merci OlivX pour ta fidélité à cette histoire et tes commentaires.