Une chute de vélo
Chapitre 49 · Femmes aux commandes
Couverture de Une chute de vélo, par Mandrakke Une chute de vélo Chapitre 1 · La chute Chapitre 2 · Retour de l'hôpital Chapitre 3 · Première soirée Chapitre 4 · Première nuit Chapitre 5 · Chez Hervé Chapitre 6 · Retour avancé Chapitre 7 · Katia Chapitre 8 · Visite nocturne Chapitre 9 · La déclaration Chapitre 10 · L'explication Chapitre 11 · Epilation Chapitre 12 · La soirée Chapitre 13 · Le parcours 1/2 Chapitre 14 · Le parcours 2/2 Chapitre 15 · La surprise pour Hervé 1/3 Chapitre 16 · La surprise pour Hervé 2/3 Chapitre 17 · La surprise pour Hervé 3/3 Chapitre 18 · Doutes et certitudes Chapitre 19 · Le Grand Ordre Chapitre 20 · Les larmes d’Hervé Chapitre 21 · Gordon Chapitre 22 · Soirée électrique Chapitre 23 · Révélation orageuse Chapitre 24 · Une nuit agitée Chapitre 25 · Gaffes accidentelles Chapitre 26 · Enquête et interrogatoires Chapitre 27 · Reprises en main Chapitre 28 · Une réaction incontrôlée Chapitre 29 · In extrémis Chapitre 30 · Tracasseries Chapitre 31 · Le grand loup Chapitre 32 · Merveilleuses soirées Chapitre 33 · Encore un tour Chapitre 34 · Un bien mauvais sort Chapitre 35 · Dans la grotte d’Hervé Chapitre 36 · Déplacement professionnel Chapitre 37 · Cauchemar hôtelier Chapitre 38 · Retournement de situation Chapitre 39 · Jeux dangereux Chapitre 40 · Dualité trompeuse Chapitre 41 · Mise au point Chapitre 42 · Confidences Chapitre 43 · Sur la route du plaisir Chapitre 44 · Pris en flagrant délit Chapitre 45 · Qui perd gagne Chapitre 46 · Triple duel au soleil Chapitre 47 · Surprises croisées Chapitre 48 · Câlin du matin Chapitre 49 · Femmes aux commandes Chapitre 50 · Service de nuit Chapitre 51 · Alarmantes nouvelles Chapitre 52 · Rapport de visite Chapitre 53 · En quête d’espoir Chapitre 54 · Le feu de l’amour Chapitre 55 · Une charmante princesse Chapitre 56 · Les larmes du diable Chapitre 57 · Balade en forêt Chapitre 58 · La légende des douze moines Chapitre 59 · Trois drôles de dames Chapitre 60 · Une nuit enflammée Chapitre 61 · Pris au piège Chapitre 62 · Les amants enflammés Chapitre 63 · Le donjon du mystère Chapitre 64 · Nouveaux désirs Chapitre 65 · Disparition Chapitre 66 · Jeux de mains Chapitre 67 · Réactions en chaîne Chapitre 68 · Images subliminales Chapitre 69 · Piège aux Larmes Chapitre 70 · Le secret des larmes
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une chute de vélo — Chapitre 49 · Femmes aux commandes

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Une chute de vélo

Chapitre 49 · Femmes aux commandes

Véronique n'écouta pas Hervé et sortit dans le jardin pour calmer sa déception. Julie lui laissa quelques minutes et sortit à sa recherche. Elle n'était pas partie bien loin et s'était allongée sur un transat, exposant son dos et ses fesses nues au soleil matinal.
— Tu veux prendre un coup de soleil toi aussi ?
— Au moins, j'aurai pris quelque chose, répondit-elle d'un ton contrarié.
— Sur les fesses ? Tu ne pourras plus t'assoir et il te faudra te les tartiner de crème pour que ça guérisse.
— Je passerai une annonce dans le journal, avec une belle photo, je trouverai bien quelqu'un qui se dévouera.
— Tu ne vas pas me faire la tête ?
— Non, je te laisse ton mec… Il n'est pas si bien que ça finalement.
— Je suis certaine que tu ne penses pas un traitre mot de ce que tu dis.
— Qu'est-ce que tu en sais ?
— Je suis ta jumelle, alors je le sais…
— Tu sais quoi ?
— Que tu éprouves quelque chose pour Hervé. J'ai ressenti la même chose quand je l'ai connu. J'ai tout de suite été prise d'une irrésistible envie de baiser avec lui, et j'en suis très vite tombée amoureuse. Nous sommes semblables et nous fonctionnons de la même manière, alors...
— Oh ma Juju ! Je suis désolée…
— Ne le sois pas. Je sais que tu ne veux pas me piquer Hervé.
— Je ne voulais pas… Je ne peux pas m'en empêcher … Je l'aime aussi, mais je crois que lui, ne m'aime pas. Comment va-t-on faire ? Je ne veux pas te faire du mal, mais je le veux encore.
— On va lui en parler et en discu…
— Inutile, j'ai tout entendu, interrompit l'intéressé arrivé discrètement derrière elles.
— Ah ! Tu es là Hervé ? Je ne t'ai pas entendu arriver, s'excusa Véronique.
— Je ne voulais pas vous interrompre.
— On a besoin de parler entre nous, expliqua-t-elle en se relevant. Viens Juju, on va causer plus loin.
Elles s'éloignèrent dans l'intention de contourner la maison. En quelques enjambées souples et silencieuses, Hervé fit le tour par l'autre côté et utilisa ses techniques de commando pour s'approcher silencieusement au plus près des jumelles. Alors qu'elles marchaient lentement côte à côte, il bondit sur leur chemin au moment où elles contournaient l'angle. Il profita de l'effet de surprise pour les saisir et les charger chacune sur une épaule.
— Vous êtes mes prisonnières ! déclara-t-il sans s'interrompre.
D'un pas lent, il rapporta ses captives à l'intérieur, qui, stupéfaites par cette improbable situation, se laissèrent emporter sans protester. Il déposa délicatement son fardeau dans le salon devant le canapé.
— Je dois donc choisir ? Pourquoi ? Pour distribuer de la peine et du chagrin ? Pour le bonheur de l'une et la souffrance de l'autre ? Et que vous vous écharpiez à mon sujet jusqu'à la fin des temps au lieu de profiter de chaque instant ? C'est bien ça que vous désirez ?
— Non Hervé, balbutia Véronique encore sous la surprise de la manœuvre.
— J'ai entendu vos propos, pour vos ressentis, il y a un point commun avec moi, car moi aussi, je suis tombé amoureux de Julie sans comprendre pourquoi. C'est arrivé si vite que cela n'a pris qu'une soirée. Au départ, j'ai cru que c'était juste l'envie de rompre avec ma solitude affective, mais rapidement, cet amour a grandi. A présent, je n'ai plus aucun doute sur ce que j'éprouve pour elle, ni sur ce qu'elle ressent pour moi.
— Oh mon chou…
— Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, ni à vous deux. J'aime une femme magnifique, intelligente et je découvre qu'il en existe une copie tout aussi belle, certes avec un caractère bien différent quand même, alors que suis-je censé faire ? L'aimer aussi ? La rejeter ? J'avoue ne pas avoir réfléchi à tout ça, alors ne pouvons-nous pas attendre un peu avant de nous fâcher pour une simple relation sexuelle ?
— Ah bon ? Donc, tu aimes ma sœur juste pour son cul ? jeta Véronique. Tu as tiré ton coup ce matin, donc tout va pour le mieux ?
— Non, ce matin, comme toutes les autres fois, il m'a fait l'amour, tempéra Julie, c'est différent.
— C'est la même chose !
— Détrompe-toi Véro, il y a une énorme différence.
— Il a beau être bien équipé, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est énorme.
— Je ne parlais pas de dimensions, mais de son état d'esprit, de sa manière de le faire.
— Je ne demande qu'à voir, mais quand il ne vient pas de se vider, il se brûle la merguez au soleil. Ce n'est pas évident de trouver le bon créneau !
Hervé comprit que l'état d'énervement de Véronique ne lui permettrait pas d'être réceptive à une quelconque explication, alors il n'insista pas, s'assit au centre du canapé et l'appela à prendre place sur ses genoux. Il la câlina tandis que Julie s'éclipsa dans la douche après un clin d'œil à l'attention de son homme. Lorsqu'elle traversa le salon pour se rendre dans la cuisine, elle était habillée et Véronique, enfin calmée par le long câlin d'Hervé, se leva. Tandis qu'elle se douchait à son tour, Hervé s'habilla, apporta les viennoiseries dans la cuisine et prépara le petit déjeuner avec Julie.
— Tu es très gentil avec ma sœur, j'espère qu'elle ne te casse pas trop les pieds.
— Je ne veux pas être un motif de discorde entre vous deux. J'essaie de ne pas faire de bêtises avec elle comme avec toi.
— Tu n'en as pas fait pour moi. Pourquoi dis-tu cela ?
— Parce que je ne t'ai pas tout dit sur moi, que je t'ai forcé à sortir de tes gongs avant de te révéler mon passé. Je m'en veux de ne pas t'avoir accordé d'emblée la confiance que tu méritais.
— Ce n'est pas important. Ce qui compte, c'est que tu es là pour moi comme pour elle. Tu comptes beaucoup pour Véronique, même si elle ne l'avouera pas facilement, et moi, je sais que tu as fait énormément pour elle, bien plus que tu ne l'imagines.
— Et pour toi mon ange ? Que puis-je faire ? Je ne voudrais pas que tu penses que ta sœur compte plus pour moi que toi.
— Pour moi aussi, tu as fait des merveilles.
Julie enlaça Hervé pour un câlin qui ne fut interrompu que par l'arrivée de Véronique. Elle vérifia le gâteau pour se donner une contenance, se rendant bien compte que sa présence avait dérangé le couple.
— Hervé à été chercher des croissants, indiqua Julie. Tu peux te servir.
— Vous ne mangez pas vous deux ?
— Bien sûr que si, affirma Hervé. J'ai une faim de loup. Je dois récupérer mon énergie que vous avez toutes les deux mise à rude épreuve la nuit dernière.
Véronique lui adressa un sourire mi-narquois, mi-provocateur avant de prendre place autour de la table. Lorsqu'ils eurent terminé, Hervé débarrassa la table et Véronique se chargea de la vaisselle, tandis que Julie préparait les salades et les œufs mimosa prévus pour l'entrée. Peu avant midi, une voiture entra dans la cour. Hervé reconnut immédiatement le vrombissement caractéristique de l'Aston Martin de son ami.
— Gordon est arrivé, annonça-t-il aux sœurs.
— Nous sommes prêtes, répondit Véronique en s'éclipsant avec Julie.
Hervé sortit dans la cour accueillir Gordon qui extirpait précautionneusement de son bolide une énorme boite en provenance de sa pâtisserie favorite. A pas mesurés, il s'avança, portant son carton qu'il n'aurait pas manipulé plus précautionneusement s'il s'était agi d'un colis piégé et le confia à son ami.
— Bonjour Hervé ! Comment vas-tu ce matin ?
— Bonjour Gordon, très bien, et toi ?
— Je dois avouer que je me fais du souci pour toi, expliqua-t-il tout en sortant un énorme bouquet de fleurs de son véhicule.
— Ah ? Et pour quelle raison ?
— Hé bien, tu m'as demandé de venir seul. La dernière fois que tu m'as invité dans les mêmes circonstances, tu m'as présenté Julie. Qu'as-tu prévu de m'annoncer cette fois-ci ? Tu souhaites officialiser et régulariser ta situation ? Aurais-tu passé une commande particulière ?
— Une commande ? Qu'est-ce que tu insinues ?
— Ah… Le problème vient donc de Katia ? Tu lui en veux encore ?
— Tu aurais fait un très mauvais devin, s'amusa Hervé. Allez, entre !
Gordon offrit les fleurs à Julie tandis qu'Hervé rangeait le carton au frais. Une fois le vase garnit du bouquet, elle lui servit un verre et l'accompagna à l'extérieur auprès d'Hervé qui s'occupait du feu et retourna dans la cuisine. Gordon en profita pour cuisiner son ami sur le motif de cette invitation. Véronique qui avait revêtu la même tenue que sa jumelle quitta alors sa cachette pour déposer devant Gordon un bol de cacahuètes et une assiette contenant quelques rondelles de saucisson.
— Dites-moi Julie, demanda Gordon à Véronique, Hervé ne veut pas me communiquer la raison de sa sollicitation de ce jour. Aurez-vous la délicatesse de pallier ce manque de savoir-vivre de sa part ?
— S'il ne l'a pas fait, ne comptez pas sur moi pour vendre la mèche ! répondit-elle en repartant vers la cuisine.
— Tu vois Hervé, grâce à toi, je me fais remballer par ta copine.
— La curiosité est un vilain défaut. Tu me l'as assez répété, non ?
— Et pan ! Voilà que tu en remets une deuxième couche… Décidément, ce n'est pas mon jour.
Julie ressortit avec un bol d'olives en main qu'elle déposa devant Gordon tout en lui souriant.
— Je vois, vous vous soutenez mutuellement, analysa Gordon. C'est tout naturel, et je dirais même que c'est très sain pour votre couple.
— Je vais chercher les saucisses.
Julie resta dissimulée dans la cuisine tandis que Véronique apporta le plat contenant les brochettes et les merguez. Gordon continua de converser avec l'une ou l'autre jumelle au gré de leurs allées et venues régulières entre le barbecue et la maison, sans se rendre compte que son interlocutrice changeait à chaque fois. Hervé considéra que la supercherie avait assez duré et confia à Gordon le soin de surveiller le feu quelques instants, le temps pour lui de chercher les côtelettes. Dans la cuisine, il demanda aux jumelles de cesser leur jeu, car il était évident que leur invité ne détectait pas les inversions et retourna après du feu les mains vides.
— Tu n'as rien oublié ? demanda Gordon.
— Non, la viande et les accompagnements arrivent.
— Ah ! Tu me rassures, je pensais que ta mémoire commençait à défaillir et qu'il te …
Gordon ne termina pas sa phrase, la vision des jumelles arrivant côte à côte, les bras chargés de victuailles, le rendit aphone quelques secondes.
— Sapristi ! s'exclama-t-il une fois revenu de sa surprise. Je n'ai bu qu'un seul whisky et voilà que j'ai déjà des visions.
— Gordon, je te présente Véronique, la sœur jumelle de Julie.
— Je vois bien que ce sont des jumelles, mais cela ne me dit pas qui est l'une et laquelle est l'autre.
— Je suis Julie.
— Je suis Véronique.
— Je suis sidéré… Ça par exemple !
— Voulez-vous un autre verre Gordon ? demanda Julie.
— Je crois effectivement qu'il me faut un autre verre.
Lorsque Julie revint avec la boisson promise, elle avait changé de vêtements et libéré ses cheveux.
— Voilà Gordon, ainsi il vous sera plus facile de nous différencier. Moi, c'est Julie.
— Je vous en remercie, car la ressemblance est telle que j'aurais toujours eu un doute.
— Hervé est un des rares qui nous différentie bien, indiqua Julie.
— Il a l'immense avantage de bien connaitre l'une de vous deux.
— Il nous connait très bien toutes les deux, répliqua Véronique.
Gordon manqua d'avaler sa gorgée d'alcool de travers.
— Hervé est un veinard, doublé d'un cachotier de la pire espèce ! Me laisser arriver avec un seul bouquet de fleurs pour deux ! Je vous présente toutes mes excuses Véronique, je n'étais pas averti de votre présence.
— Vous êtes tout excusé, répondit-elle. Depuis très longtemps, nous évitions de nous montrer ensemble, mais c'est terminé, nous avons décidé de ne plus nous cacher. Qu'en pensez-vous ?
— J'avoue être pris de court et ne pas avoir réfléchi au sujet, toutefois, je ne vois pas de raisons de vous dissimuler.
Julie expliqua rapidement les raisons qui les avaient poussées à ne plus paraitre ensemble en public. Au cours du repas, la conversation resta focalisée sur les jumelles et leur parcours. Véronique précisa son métier de musicienne, ce qui intéressa Gordon qui révéla avoir appris à jouer de la cornemuse dans sa jeunesse.
— De la cornemuse ! s'écria Véronique. J'ai toujours rêvé de pouvoir essayer. Pourriez-vous m'apprendre ?
— Je ferai un piètre professeur, car d'après mes enseignants, j'étais plutôt médiocre.
— Je précise que Gordon est assez sévère avec lui-même.
— Ne te mêle pas de ça Hervé. Tu n'es pas musicien, tu ne peux pas être objectif.
— Quand pourrez-vous me jouer un petit air de cornemuse Gordon ? insista Véronique.
— Je suis un gentleman, et un gentleman est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse, mais qui n'en joue pas. Et vous ? Quel est votre niveau ?
— Et si on vous faisait écouter ? demanda Julie.
— Pourquoi ? Vous aussi ? Toutes les deux ?
— Bien sûr Gordon, confirma Julie.
— C'est incroyable !
— Oui Gordon. Elles jouent très bien, cependant, je me dois de te mettre en garde. Si d'aventure, Véronique te proposait de te jouer la flute enchantée, quoi que tu puisses penser ou imaginer, refuse !
Gordon regarda Hervé d'un air aussi curieux qu'étonné, ne releva pas la remarque, mais nota le sourire de satisfaction irradiant le visage de Véronique. Les jumelles installèrent leur matériel, tandis qu'Hervé et Gordon débarrassèrent la table. Elles jouèrent pendant plus de trente minutes, durant lesquelles Julie n'abandonna son instrument que sur un seul titre pour accompagner sa sœur avec la guitare sèche. Véronique, quant à elle, ne se priva pas de passer régulièrement d'un saxo à un autre, avant de reprendre la télécaster électrique, puis d'utiliser sa fender acoustique. Hervé constata que leur jeu s'était encore amélioré avec leurs nombreuses répétitions. Gordon les félicita chaleureusement après leur démonstration et souligna que Julie avait poussé le détail jusqu'à accorder la couleur de sa guitare à celle de ses yeux.
Les musiciennes déposèrent leurs instruments pour déguster les pâtisseries qu'elles avaient confectionnées ainsi que le gâteau aux pêches de Gordon. Hervé s'étonna que son ami n'ait pas choisi d'apporter le même dessert qu'à son habitude.
— J'ai eu comme un pressentiment, répondit l'intéressé tout en jetant un regard furtif en direction de Julie, et je constate qu'il était pertinent. Mais je suis ravi d'être venu, j'ai très bien mangé, j'ai eu droit à un concert privé, je déguste un succulent dessert en excellente compagnie. Franchement, que demander de plus ?
— Katia ne te manque pas ?
— Si, bien sûr, mais tu m'avais demandé de venir seul.
— Tu pourras revenir avec elle la prochaine fois, qu'en dites-vous les guitaristes ?
— Nous avons pris une décision, répondit Véronique. Nous ne pouvons plus rebrousser chemin.
— Et nous ne voulons plus nous cacher. Tu avais raison Hervé, je suis heureuse d'avoir pu jouer avec ma sœur pour vous deux.
— C'est même mieux que de s'envoyer en l'air ! ajouta Véronique. Enfin, je crois, je…
— Nous ne vous demandons pas de vous justifier, l'interrompit Gordon.
Ils discutèrent une bonne partie de l'après-midi, Julie raconta comment elle était entrée en possession de sa guitare et Véronique de son saxophone. Gordon félicita Hervé pour cette dépense, un placement judicieux, précisa-t-il en souriant.
L'après-midi, très agréable pour tous, passa vite, trop vite, et Gordon s'excusa de ne pouvoir rester plus longtemps, car il devait être le surlendemain à l'étranger pour ses affaires. Toutefois, il promit de revenir écouter de la musique plus longuement une autre fois. Hervé ne retint pas son ami et l'accompagna jusqu'à sa voiture après qu'il eut salué les jumelles.
— Tu as l'air fatigué, lui confia-t-il lorsqu'ils furent seuls. J'espère que cet épuisement n'est pas une conséquence des frasques sexuelles à répétition que la situation me permet d'imaginer.
— Non… Enfin si, en partie.
— C'est à peine croyable, il y a trois mois de cela, tu étais célibataire en pleine forme et te voilà accroché à deux femmes fatales et vidé de ton énergie.
— J'ai de l'énergie à revendre et Julie n'est pas une femme fatale. Je peux te l'assurer.
— Mais sa sœur ?
— Elles n'ont pas le même caractère, c'est certain.
— Sois prudent mon ami, j'ai vu ta façon de regarder Julie lorsque tu nous l'as présentée, et j'ai vu la même expression dans tes yeux lorsque tu regardais Véronique jouer du saxophone. Si d'une certaine façon, je suis ravi de te voir enfin t'éclater sexuellement, et très heureux que tu aies trouvé l'amour que tu attendais depuis si longtemps, je me fais aussi du souci pour toi. Cette situation pourrait très vite dégénérer et te mettre dans une position très inconfortable.
— J'ai résisté un moment, et puis j'ai cédé Gordon. Comment aurais-tu fait à ma place ?
— Je ne suis pas à ta place, aussi répondre à cette question est quasiment impossible. Toutefois, il est fort probable que je n'aurais pas rechigné indéfiniment à goûter à ces superbes corps et aux nuits que tu dois passer avec elles. Je prends même le pari que j'aurais tenu bien moins longtemps que toi.
— Véronique est musicienne professionnelle. Elle repartira prochainement en tournée, Julie m'a dit qu'elle avait déjà des contacts avec un groupe pour une tournée.
— Si tu as besoin d'un coup de pouce… Ou d'un sauvetage d'urgence…
— Je sais Gordon, merci pour ton soutien sans faille.
— Je dois partir, j'ai un avion très tôt demain matin. A bientôt.
— Bon voyage Gordon.
Hervé attendit que la voiture ait franchi le portail pour regagner sa maison. Le rangement était presque terminé. Véronique disparut quelques minutes dans la maison. Elle en ressortit entièrement nue et exhibait d'une main le gode de sa sœur et de l'autre le harnais pour l'attacher. Elle regarda fixement Hervé et, de l'index de sa main à plat dans laquelle reposaient les sangles, l'appela à la rejoindre, persuadée qu'il allait se dérober. Il échangea quelques mots à l'oreille de son ange qui valida ses propos d'un signe de tête. Ils se dévêtirent rapidement, puis il invita les sœurs à le suivre dans le salon, dans lequel il aida Julie à s'équiper, sans se priver de l'embrasser ni de la câliner.
En le regardant faire, Véronique se caressa d'envie. Elle avait enfin une possibilité de réaliser un de ses fantasmes et de prendre un mec si sa sœur lui donnait son attirail. Son caractère l'avait depuis toujours attirée vers la domination de ses partenaires, surtout masculins. Malheureusement, la vie avait fait d'elle une femme. Le monde n'acceptait guère celles donnant des ordres ni même désirant juste diriger une séance de baise. Il n'y avait qu'Hervé qui, une fois sa fidélité à sa jumelle dépassée, l'avait laissé faire.
Son ange équipée, Hervé installa Véronique sur le canapé, passa largement ses mains sur ses seins fermes, ses fesses rondes et douces, ce qui augmenta considérablement le niveau d'excitation de la saxophoniste. Elle encouragea de son mieux ce corps masculin qui la chérissait ainsi. Tout ce qui passa à portée de ses mains fut saisi, caressé et elle ne remarqua même pas l'absence momentanée de sa sœur.
Lorsque Julie revint, son homme vérifia le harnais sous le regard envieux de Véronique. Hervé repris alors les caresses interrompues sur cette dernière et entama un cunnilingus dont elle apprécia autant la fougue que la durée. Quand il fut satisfait de son action, Hervé se releva, positionna le bassin de Véronique au bord du canapé et laissa la place à son ange et son sexe artificiel. Il se positionna derrière elle et imprima la vitesse des premiers mouvements. D'un bisou dans le cou, il signifia à Julie qu'elle avait les commandes et s'éclipsa à son tour.
— Je savais que tu te dégonflerais ! cria Véronique à l'attention du fuyard.
— J'étais sûr que tu dirais ça ! répondit Hervé sans se retourner.
— Que crois-tu donc qu'il est parti faire ?
— Se planquer ma Juju ! Oh oui ! Encore ! Continue !
Julie ne répondit pas et accéléra le rythme, tenta de s'imaginer à la place d'Hervé, de reproduire les mouvements qui la faisaient frissonner de plaisir, pour le transmettre à Véronique. Elle ralentit sa vitesse, lui remonta les jambes sur elle, les cala du mieux possible pour passer à un pilonnage sur la plus grande longueur possible. Depuis la salle de bain, Hervé entendit parfaitement les cris de Véronique. Il se remémora les recommandations de son ange et de Natacha, le jour de sa première épilation. A cette occasion, il avait utilisé pour la première fois de sa vie une poire à lavement. Pour l'heure, il voulait avant tout faire plaisir à son ange qui avait une grande envie de reproduire sur lui ce qu'elle était en train de faire à Véronique. Même s'il ne pouvait chasser une pointe d'appréhension en lui, il était décidé à faire ce cadeau à Julie. Elle avait déjà fait tant pour lui qu'il ne se voyait pas une seconde refuser d'inverser les rôles.
Son retour fut l'occasion pour Julie d'intervertir sa place avec celle de sa sœur. Ainsi, elle se positionna pour pouvoir sucer Hervé lorsqu'il serait à sa portée et de tranquillement le calmer, car elle se doutait que cette nouvelle expérience pour lui, devait l'angoisser. Véronique foudroya du regard Hervé et se laissa pratiquement tomber sur le gode. Sans le quitter du regard, elle entama une série de mouvements du bassin afin de le narguer. Il rendit le regard, avança lentement vers elle, suffisamment près pour que Julie lui pose la main sur une fesse, se saisisse de son sexe et le guide sur ses lèvres. La langue s'agita sur le frein et cette bouche goba hâtivement la quasi-totalité de la verge en pleine ascension. Bien qu'elle se soit raidie en peu de temps, Julie prolongea la fellation pour son propre plaisir déjà bien avancé par la pression que le gode exerçait sur son pubis. Son clitoris tout proche, ainsi largement sollicité, n'en pouvait plus et un rien de plus l'aurait fait basculer. Sucer ainsi le sexe de son homme lui permettait de retarder ce moment pour le rendre encore plus intense.
Elle lui rendit finalement sa liberté en même temps qu'elle demanda à sa jumelle de se remettre sur le dos. Hervé se plaça entre les jambes largement ouvertes, positionna son sexe devant l'entrée de celui de Véronique. Tout en la regardant fixement dans les yeux, il la pénétra franchement, mais sans brutalité. Sans perdre une seconde, il débuta par un ramonage complet de sa partenaire de toute la longueur de son hérisson. Julie leur laissa quelques minutes, se positionna derrière Hervé qui se coucha sur Véronique en ralentissant à la fois la vitesse de ses mouvements, mais aussi leur amplitude. Julie lui embrassa plusieurs fois les fesses, puis lécha la rondelle que son homme lui exposait ainsi sans aucune pudeur ni crainte. Elle constata qu'elle se décontractait rapidement sous son action, ce qui lui permit d'aller plus profondément, d'autant plus qu'Hervé avait quasiment cessé tout mouvement.
Véronique devina ce qui se tramait et ne bougea pas pour ne pas casser la dynamique en cours, profita du corps décontracté d'Hervé, de ses bras autour d'elle et de sa verge toujours aussi raide en elle. Julie lubrifia généreusement l'anus détendu ainsi que le gode qu'elle pressa doucement contre la rosette de son homme. Les premiers centimètres passèrent facilement avant qu'une résistance ne freine son avancée. Elle n'insista pas, patienta quelques secondes et roula tout doucement les testicules de son homme entre ses doigts. Cette caresse supplémentaire détendit encore Hervé et son fondement. Lentement, sans que Julie accentue la pression, les sphincters se relâchèrent et le sexe artificiel entra progressivement jusqu'à ce que le passage s'ouvre de lui-même. Véronique devina que l'insertion était complète, car Hervé relâcha subitement la pression de ses bras autour d'elle.
Les mouvements de Julie, lents dans un premier temps, firent gémir son homme qui resserra alors son étreinte sur Véronique. Lorsque Julie fut certaine qu'Hervé était prêt, elle augmenta progressivement la cadence, ce qui généra des faibles mouvements de sa verge dans le sexe de Véronique qui encouragea sa sœur à amplifier son action pour accroitre ses propres sensations. Julie conserva sa vitesse, mais allongea la longueur de la pénétration et claqua de plus en plus fréquemment son bassin contre les fesses d'Hervé. Véronique, bien que ravie de se sentir dans les bras de cet homme tandis qu'il se faisait sodomiser, mourrait d'envie de voir l'action sous un angle différent. Elle patienta cependant un long moment pour profiter des sensations de la canne d'Hervé toujours aussi dure en elle. Mais peu à peu, elle douta de la véracité de la situation. Et si Julie et son mec se moquaient d'elle et lui jouaient la comédie ?
— A fond, ma Juju, mets-la-lui à fond, et ne bouge plus !
Dès le signal de sa sœur, Véronique se dégagea et constata qu'il n'y avait aucune supercherie. Elle observa avec envie, le chibre artificiel coulisser facilement entre les fesses d'Hervé qui ne semblait ni perturbé ni hostile à cette intrusion, bien au contraire. Elle se glissa alors à nouveau sous lui, mais cette fois de façon à pouvoir le prendre en bouche. Il apprécia fortement cette initiative qui décupla son plaisir, toutefois Julie s'interrompit assez rapidement. Elle se retira pour permettre à Hervé de se mettre sur le dos, car elle avait très envie de voir son visage pendant qu'elle le besognait. Il s'exécuta sans discuter et en profita même pour l'embrasser passionnément. Une fois bien installé comme elle le souhaitait, elle lui releva les jambes et le pénétra très lentement avec beaucoup de douceur sans le quitter des yeux. Hervé laissa les commandes à son ange et ne déroba pas son regard. Julie reprit les allers-retours tranquillement, resta attentive aux réactions de son homme, heureuse de lire dans son sourire et ses prunelles le plaisir qu'elle lui donnait.
— Dis, tu me laisseras la place dans un moment ? l'interrompit Véronique.
— Je ne sais pas. Je crains que tu ne sois trop brute avec lui.
— Moi, brute ?
— Tu me l'as déjà asséché, puis brûlé il n'y a pas très longtemps, je ne voudrais pas que ça se termine par un tassement de vertèbres ou une luxation du bassin !
— Ok, dans ce cas, on le met entre nous deux et c'est lui qui bouge. Ça te va ?
— Tu es d'accord mon chou ?
Hervé acquiesça, moins rassuré de savoir qu'il aurait les commandes que de savourer la douceur de son ange contre lui. La ceinture et son accessoire changèrent de monture sous l'œil attentif de celui qui allait l'accueillir bientôt. Dès que Julie fut allongée, son homme se pencha pour un cunni préparatoire et se rendit compte qu'il n'était absolument pas nécessaire de lubrifier davantage ce sexe débordant de mouille. Aussi, il enfourna directement sa chérie sans plus attendre. Il eut tout juste le temps de quelques mouvements amples et empreints de sensualité avant que Véronique ne pose une main pleine d'impatience dans son dos.
Hervé s'allongea sur Julie qui le ceintura de ses bras tandis que Véronique lui passait une nouvelle dose de lubrifiant sur la rondelle. Bien callé tout au fond de son ange, il laissa Véronique le pénétrer avec le gode. Une fois entièrement introduit, elle respecta sa parole et attendit qu'Hervé recule un peu. Ils durent se synchroniser et ajuster leurs mouvements, car à plusieurs reprises, le gode ou le sexe d'Hervé sortirent de leurs fourreaux respectifs. Une fois ces quelques réglages effectués, il profita de ce double effet en augmentant régulièrement ses ondulations. Les gémissements de plaisir de Julie qui le serrait de plus en plus fort dans ses bras guidèrent Hervé sur la voie qui allait emmener sa dulcinée vers la jouissance. Les sensations qu'il ressentait engendrèrent quelques difficultés pour se concentrer sur la façon de donner le plus de plaisir à son ange. Julie, très excitée par la situation, explosa rapidement dans un orgasme intense. Bien calé entre ces deux corps féminins, le sexe d'Hervé resta bien en place dans celui de Julie. Lorsque le corps de sa belle se fut calmé, il voulut se retirer, mais Véronique ne l'entendit pas de cette oreille.
— Reste bien au fond d'elle. Je vais te montrer que, moi aussi, je peux aussi être douce et attentionnée.
Elle lui saisit les hanches et le laboura fermement, mais sans brutalité. Elle savoura le fait que ce soit elle dans la position habituellement occupée par ses amants, que ce soit elle qui détermine la vitesse, la profondeur de la pénétration qu'elle devait la plupart du temps subir. Hervé constata très vite la différence avec l'action de Julie plus tôt. De plus, Véronique était très volubile et partageait sa joie d'imposer son rythme sur celui qui exprimait sa satisfaction bien plus discrètement qu'elle dans le cou de Julie.
Très vite, Véronique ressentit l'augmentation de la chaleur dans son bas ventre. La pression régulièrement inversée au gré de ses allées et venues stimulait son bouton de rose. Cependant, ce plaisir-là n'était rien à côté de la jouissance mentale de pénétrer un homme. Celui de lui tenir les hanches, d'être celle qui était aux commandes, qui décidait de tout, et surtout du plaisir intense qu'elle lui donnait. Hervé ressentit assez vite dans ses bourses l'imminence d'une éjaculation qu'il ne pensait pas être si rapide et qui se fit pourtant attendre alors qu'il s'attendait à jouir.
Par deux fois, Véronique s'interrompit le temps que son orgasme passe. Ils ne furent pas les plus intenses de sa vie, mais très spécifiques, tant le plaisir qu'elle ressentait était particulier. Elle se déchaina alors vocalement et Julie l'encouragea à prendre Hervé plus franchement. En quelques instants, cela déclencha chez lui une puissante libération de sperme qui le terrassa.
Elle resta en lui quelques instants, consciente qu'il venait de vivre quelque chose de nouveau, et lui laissa le temps de digérer cette expérience. Lorsqu'il se redressa, elle le ceintura à son tour.
— Félicitations Hervé, tu es le premier mec que je connais qui ose accepter ça avec une femme. Je suis ravie. J'espère que tu as aimé aussi.
— C'est particulier, mais oui, j'ai apprécié.
— J'aurais parié cher que tu te défilerais.
— Moi aussi, j'ai adoré mon chou. On recommencera ?
— Pourquoi pas, mais vous m'avez mis une fois de plus sur les genoux. Je vais aller me rincer et me reposer à l'intérieur pour ne pas chopper un autre coup de soleil.
Ils passèrent tous les trois sous la douche et s'allongèrent ensemble sur le lit pour une sieste salvatrice. Aucun d'entre eux n'entendit la sonnerie du téléphone ni même les ronflements d'Hervé. Véronique se réveilla la première. Elle se colla un peu plus contre le corps d'Hervé qui ne réagit pas le moins du monde aux caresses dont la saxophoniste gratifia sa cuisse tant il était profondément endormi. Elle cessa cependant ce jeu rapidement, préférant le laisser se reposer. Elle entendit bien retentir par trois fois la sonnerie du téléphone, mais ne réveilla personne, ferma les yeux pour mieux profiter du contact de son amant et se rendormit finalement sans même s'en rendre compte. Hervé ne quitta les bras de Morphée que tard dans la soirée, éveillé par une envie pressante. Il se leva, forçant ainsi les deux femmes partiellement couchées sur lui à revenir à la réalité. Le timbre du téléphone résonna à nouveau alors qu'il venait tout juste d'entrer dans les toilettes et ne se pressa pas, pensant que Julie ou Véronique se chargeraient de répondre.
— Qui était-ce au téléphone ? demanda-t-il en revenant dans sa chambre.
— Ah ? Je ne sais pas, j'ai pensé que tu avais répondu, je ne suis pas chez moi, s'excusa Véronique.
— Hum… Téléphone ? Pas entendu. Viens faire câlin, balbutia Julie encore partiellement endormie tout en lui ouvrant ses bras.
En souriant, Hervé se coucha près d'elle et l'enlaça tendrement. Julie glissa une jambe sur les siennes, comme pour mieux le retenir contre elle, et blottit sa tête dans le cou de son homme. Véronique imita sa jumelle et Hervé se retrouva comme emprisonné entre elles. Ils restèrent ainsi une dizaine de minutes, sans échanger la moindre parole, simplement à savourer l'instant, à partager la tiédeur de leurs corps, tout en déposant de temps à autre un bisou ici ou là au gré de leurs envies.
— Tu ne vas pas répondre ? demanda Véronique lorsqu'une nouvelle sonnerie crépita dans le salon.
— Je suis si bien entre vous deux…
— Tu pourras revenir après.
— J'en ai envie, mais encore plus de rester comme ça des heures, des jours entiers.
La sonnerie du téléphone se faisait insistante. Hervé se décida finalement à répondre, se rendit dans le salon et prit la communication. Lorsqu'il revint, Véronique se chamaillait gentiment avec sa sœur pour savoir laquelle bénéficierait en priorité de telle ou telle partie du corps de l'homme qu'elles se partageaient. Elles cessèrent leur joute amicale, alertées par le visage livide d'Hervé.
— Qu'y a-t-il ? s'écria Julie.
— C'était Jérémy, articula difficilement Hervé.
— Qui c'est ce Jérémy ? demanda Véronique. Et qu'est-ce qui lui arrive ?
— A lui, rien. C'est Bruno…

Note de l'auteur


Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu'ici, ceux qui votent pour, ceux qui m'ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m'avez donné envie de poursuivre l'écriture des suites.

Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là des conseils et tutoriels sur l'écriture, cela m'a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé une bonne dizaine de chapitres. Elle à ainsi contribué à améliorer mon écriture par ses explications et ses conseils pertinents.

Pour les lecteurs joueurs, il y a deux répliques tirées de films, dissimulées dans ce chapitre. Saurez-vous les identifier ?
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Iznogood
7 novembre 2024 à 11:21
ICal : 18/11 => CHUTE DE VELO #50.
;-)
Soyez respectueux
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Mandrakke
30 octobre 2024 à 13:22
Un vrai plaisir de lecture, par contre il va me falloir relire les épisodes précédents pour me rappeler qui est Bruno

Merci à toi @OlivX, tu fais partie des fidèles qui laissent un mot très régulièrement et qui suivent cette histoire.
Bonne idée de relire.
Un ou deux chapitres par jour et tu seras au top pour la suite.

J'ai relu un certain nombre de chapitres jusqu'à retrouver tracé de Bruno, mais je suis très inquiet, car c'est le copain encore puceau d'Hervé qui avait eu des pensées suicidaires...
Il devait faire une sortie ciné et un restaurant avec Elsa...

Tu as le bon personnage @OlivX...
Pour ceux qui voudraient se remettre dans l'ambiance, la 1ere apparition de Bruno est dans le chapitre 22.
Il est également présent dans les chapitres 23, 26, 28, 29, 35, 48, 49
Il est un des principaux personnages des chapitres 31, 32, 33

Le prochain chapitre sera disponible le 18/11
Modifié 2 janvier 2025 à 13:58
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
30 octobre 2024 à 09:34
Un vrai plaisir de lecture, par contre il va me falloir relire les épisodes précédents pour me rappeler qui est Bruno

Merci à toi @OlivX, tu fais partie des fidèles qui laissent un mot très régulièrement et qui suivent cette histoire.
Bonne idée de relire.
Un ou deux chapitres par jour et tu seras au top pour la suite.

J'ai relu un certain nombre de chapitres jusqu'à retrouver tracé de Bruno, mais je suis très inquiet, car c'est le copain encore puceau d'Hervé qui avait eu des pensées suicidaires...
Il devait faire une sortie ciné et un restaurant avec Elsa...
Modifié 30 octobre 2024 à 09:37
Soyez respectueux
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Photo de profil de solo13
solo13
18 octobre 2024 à 17:39
Bonjour Mandrakke (pseudo en rapport avec le personnage de BD ?). J'avais découvert ce texte il y a quelques temps. J'avais recommencé à lire depuis le début, lorsque le site m'a signalé le nouveau chapitre (j'en étais au n° 36). Je me suis aperçu que j'avais raté la parution des n° 47 et 48.... Je suis maintenant à jour de cette fantastique histoire. Si il y a parfois quelques coquilles (d'huitres ?), elles ne gênent en rien la compréhension. Tant de personnages si bien définis, tant de situations si bien décrites... C'est un plaisir de lire cette histoire et je crains pour Bruno (une mauvaise nouvelle d'Elsa ?). Et comment va évoluer la relation d'Hervé et des deux jumelles ? Son cœur est à Julie, mais l'amour se partage et ne se divise pas. Je vais attendre le prochain chapitre avec impatience.
Soyez respectueux
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skymanbat
18 octobre 2024 à 07:28
toujours aussi bonne la lecture de tes textes
Soyez respectueux
Répondre
skymanbat
18 octobre 2024 à 07:23
toujours aussi bonne la lecture de tes textes
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
18 octobre 2024 à 01:19
Un vrai plaisir de lecture, par contre il va me falloir relire les épisodes précédents pour me rappeler qui est Bruno
Soyez respectueux
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Iznogood
17 octobre 2024 à 23:38
Merci de me l'avoir signalé @Iznogood

Je suis abonné ;)
Au moins, c’est la preuve que quelqu’un te lit avec beaucoup d’attention.
C’est souvent un correcteur automatique qui décide de changer un mot comme un grand.
Ça m’arrive sans arrêt, surtout quand je suis en mode vocal sur le téléphone, ça écrit des fois des choses invraisemblables , parfois carrément bizarres… ^^
Soyez respectueux
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rtx42
17 octobre 2024 à 22:12
toujours un plaisir de retrouver ces personnages et leur évolution
Soyez respectueux
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gyon
17 octobre 2024 à 22:07
Toujours un plaisir de retrouver cette histoire et ces personnages. La relation entre Hervé et les 2 sœurs se complexifie et s'intensifie tandis qu'il découvre de nouvelles expériences... Mais qu'est-il arrivé à Bruno ?
Soyez respectueux
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