Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une chute de vélo — Chapitre 63 · Le donjon du mystère
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une chute de vélo
Chapitre 63 · Le donjon du mystère
Arrivés en haut de la tour, Hervé se positionna derrière Julie et l'enlaça tendrement. Les personnages qu'ils avaient endossés pour entrer dans le jeu de Gordon avaient été abandonnés bien avant qu'ils franchissent le mur d'enceinte. Ils observèrent la campagne environnante à la lueur du couchant et Julie se remémora l'observation des nuages qu'ils avaient faite tous les deux lorsqu'Hervé lui avait fait visiter la grotte dans laquelle il avait évoqué ses douloureux souvenirs. Le vent était plus fort et plus frais que lors de leur première visite et Julie demanda à être réchauffée. Hervé resserra donc son emprise autour de son ange tout en lui embrassant le cou. Tandis qu'ils se câlinaient tendrement, de tous petits crépitements se produisirent tout autour d'eux. Cependant, Hervé, trop occupé à embrasser le cou de Julie, ne les entendit pas, ou tout du moins, n'y prêta pas la moindre attention.
— Tu entends ce bruit, mon chou ? demanda Julie.
— Lequel ?
— On dirait des abeilles ou des centaines d'insectes qui grignotent des biscuits secs ou des feuilles d'arbres très sèches.
— Ah oui, je l'entends, je ne l'avais pas remarqué.
— Et sens-tu cette odeur bizarre ?
Tout en écoutant attentivement ce son étrange, Hervé renifla l'air ambiant sans en identifier les parfums si peu agréables qu'aucune maison de parfumerie sérieuse n'aurait tenté de les ajouter dans son catalogue. Il se figea lorsqu'il remarqua que les cheveux de Julie s'écartaient les uns des autres et se dressaient progressivement sur sa tête. Il flaira un danger inconnu, ses réflexes de protection s'activèrent et, tous les sens en alerte, s'éloigna de la muraille en entrainant Julie avec lui.
— C'est de l'électricité statique ! Il va sûrement y avoir un orage. Nous ferions mieux de redescendre sans tarder.
Il avait tout juste prononcé deux mots, que le pourtour de la tour s'enflammait. Par réflexe, tous deux s'accroupirent afin de se protéger. En bas, Gordon et Katia qui les observaient, pensant qu'ils étaient peut-être au début d'un acte amoureux, virent le feu les engloutir en un instant. Au mépris de la plus élémentaire prudence, Gordon bondit sur ses pieds et se précipita vers le château, suivi par Katia qui ne cessait de répéter : « Oh non, non, non ! ».
Tout en haut de la tour, Hervé observait cette couronne de feu tout en rampant à reculons vers l'ouverture au centre de la tour. Julie le précéda dans la descente, toutefois, plusieurs questions intriguaient Hervé : pourquoi ce feu était-il circulaire et limité au pourtour de la structure ? Pourquoi la température qu'un tel foyer devait dégager ne les rôtissait-ils pas, car il n'en ressentait que très peu la chaleur ? Il s'arrêta juste avant que l'escalier en colimaçon lui masque totalement la vue pour jeter un dernier regard en direction du foyer. Il vit alors les flammes s'évaporer comme un nuage de vapeur libéré par la soupape d'une cocotte-minute se serait dissous dans l'air ambiant.
— Que fais-tu, Hervé ? Tu viens ? demanda Julie.
— Les flammes se sont dissipées…
— Quoi ?
— Il n'y a plus de feu, tout semble normal.
Hervé remonta prudemment pour confirmer son observation partielle faite depuis l'escalier. Julie l'ayant rejoint, se lova contre lui.
— Tout va bien, mon chou ?
— Oui… Redescendons, cela pourrait recommencer.
Il ne leur restait qu'une poignée de marches à descendre lorsqu'ils rencontrèrent Gordon et Katia qui accouraient à leur secours.
— Hervé ? Tu n'es pas blessé ? Et Julie ?
— Tout va bien, Gordon, nous sommes sains et saufs.
— J'ai bien cru que nous allions vous retrouver brûlés, s'exclama Katia. Quelle peur j'ai eue !
— Gordon, je crois avoir un début d'explications sur ces feux autonomes.
— Je suis impatient de les entendre. Viens me raconter cela au campement.
Ils reprirent chacun la place qu'ils occupaient juste avant que les amants ne partent, à une différence près : Julie s'était blottie dans les bras d'Hervé qui put alors partager ses constatations. Pour lui, ces flammes n'étaient que des feux follets d'une taille un peu plus imposante que ceux généralement observés. Une poche de gaz souterraine devait probablement libérer un surplus de production qui remontait alors le long de la muraille. Si la plupart du temps, cette bouffée de gaz devait se disperser dans l'atmosphère sans être visible, une décharge d'électricité statique pouvait parfois l'enflammer.
— Mais, Hervé, dans ce cas Julie et toi vous auriez pu être brûlés vifs ! s'écria Katia.
— Comme tu peux le constater, cela ne s'est heureusement pas produit.
— Je ne sais pas ce que j'aurais fait si vous aviez été…
— Si ces vapeurs étaient remontées par l'intérieur de la tour, nous aurions effectivement rencontré de gros problèmes.
— Tu veux dire, que dans ce cas, vous seriez … morts ?
— Je ne le pense pas, cela n'a pas duré suffisamment longtemps. Toutefois, nous aurions été très gravement brûlés, à la fois par le feu lui-même, mais aussi par les vêtements que nous portons et qui auraient continué de brûler plus longtemps …
— Arrête, Hervé, se plaignit Katia, c'est trop horrible de t'imaginer défiguré.
— Oh, nous ne le serions pas restés très longtemps. Nos chances de survie n'auraient pas excédé quelques jours ou semaines, même avec les meilleurs soins médicaux.
— C'est terrible ! hurla Katia.
— Calme-toi, ma puce, viens contre moi, tout va bien.
Gordon tranquillisa Katia et relança la discussion.
— Et comment une telle masse de pierre peut-elle générer une décharge électrique ?
— C'est Julie qui m'a permis de le comprendre. Elle a entendu les claquements caractéristiques des arcs électriques, ce que je n'ai pas identifié immédiatement. Et même lorsque j'ai vu ses cheveux se dresser, j'ai cru à l'imminence d'un orage. Le vent soufflait entre les créneaux, peut-être que la composition de la roche, ou alors leur disposition provoque ce phénomène, je n'en sais rien. Mais ce dont je suis sûr, c'est que ces mini arcs électriques sont bien la cause de l'inflammation des gaz.
— Et cette odeur désagréable ? demanda Julie, c'était quoi ? Tu as une explication ?
— Un composant volatile issu d'une décomposition quelconque, mais je ne peux pas te dire lequel, mon ange.
— Un … quoi ? demanda Katia.
— Un gaz, ma chère, expliqua Gordon, Hervé parlait d'un élément gazeux. Et cette poche qui le, ou les contient, elle se situerait à quel endroit selon toi, Hervé ?
— Difficile à dire, a priori très proche de la tour, peut-être même dessous, qui nous dit que le souterrain que nous avons découvert par hasard est le seul sous ce château ? Les émanations peuvent très bien suivre une des galeries plus ou moins naturelle ou un système d'aération quelconque jusqu'à leur point de sortie.
— Si c'est bien la raison de ces feux mystérieux, je comprends mieux comment cette légende est née. J'ai quelques contacts qui ont des connaissances dans ce domaine, ils pourront probablement nous apprendre quelque chose de plus sur ce phénomène. Toutefois, si ces souterrains sont parcourus par des gaz, il n'est pas prudent d'y retourner, nous pourrions y être asphyxiés.
— Je ne crois pas, Gordon, car dans ce cas, nous y serions déjà morts lors de nos premières visites. Cependant, tu as raison, et nous devrons rester prudents.
— Oh oui ! Soyez prudents ! Hervé, je voudrais te dire à quel point j'ai été soulagée de te voir descendre les marches avec Julie, tous deux sains et saufs, déclara Katia. Je n'ai pas toujours été très gentille envers vous deux, mais j'aurais très mal supporté votre disparition. Je voulais vous le dire.
— Merci, Katia, répondit Julie.
— Malgré les différents qui subsistent entre nous, ma porte vous sera toujours ouverte. Je voudrais que nous reprenions une vie plus… comment dire… enfin, je souhaite que nos relations soient moins tendues.
— C'est la peur de nous savoir brûlés vifs qui déclenche cette prise de conscience ?
— Oui, Hervé, lâcha Katia en baissant les yeux. Parfois, j'ai un peu honte de moi, quand le lendemain, je vois ce que j'ai été capable de faire ou de dire, et pourtant je ne bois pas au point de perdre la raison.
Hervé regarda Gordon qui lui fit un clin d'œil discret.
— Katia, pour la première fois depuis que tu es venue me réveiller, je te crois sincère et j'accepte tes excuses.
— Merci, Hervé. Cela me libère d'un poids, tu sais.
— Tout comme je l'avais expliqué à Julien quand il t'avait poussée à l'eau.
— Oui, je m'en souviens. Tu as été le seul à prendre ma défense ce soir-là et cela a décuplé ma jalousie envers Julie. J'ai agi comme une petite sotte. Et toi, Julie ? Acceptes-tu de redevenir mon amie ? Je ne chercherai plus à te piquer Hervé, même si j'ai toujours envie de batifoler avec vous deux…
— Je n'ai pas cessé de l'être, nous nous sommes juste éloignées. Je veux bien revenir vers toi, mais garde bien en tête que si tu ne tiens pas ta parole, tu n'auras pas de seconde chance.
— Merci, Julie, je comprends…
— Je veillerai sur elle, conclut Gordon. Elle tiendra sa parole. N'est-ce pas, ma puce ?
— Oui, j'ai eu trop peur quand j'ai vu les flammes… Quand je vous ai cru…
— Allez, n'y pense plus, c'est fini. Viens contre moi me faire un câlin.
Katia n'attendit pas que Gordon le lui demande deux fois et se blottit encore plus dans ses bras grands ouverts. Elle glissa habilement sa main sous le polo de son chéri et lui caressa discrètement les tétons tandis qu'il reprenait la discussion.
— Comme les ouvriers ont changé la porte, ils ont fatalement dû visiter la partie enterrée, non ?
— Je n'en sais rien, Gordon.
— Pourquoi, à ce moment-là, n'ont-ils rien dit ? Ont-ils été témoins d'un de ces feux soudains et inexpliqués pour eux, ce qui aurait pu les effrayer ?
— C'est une possibilité.
— Grâce à toi, Hervé, nous avons maintenant une explication très plausible.
— Elle reste à prouver scientifiquement, mais je ne suis pas certain que cela soit une bonne idée, cela attirerait les curieux.
— Une fois de plus, Hervé, tu as raison. Toutefois, je pense que ce château existait bien avant la période dans laquelle cette légende situe sa construction. Un tel édifice n'a pas pu se faire en quelques mois. Même à notre époque, il faudrait au moins deux ou trois ans.
— Tu dois être dans le vrai, Gordon.
— Même avec toute une armée en guise d'ouvriers, cela ne me semble pas réalisable dans un délai si court.
— Et si vous preniez le problème dans l'autre sens, Gordon ?
— Comment cela, Julie ?
— Et si la légende avait servi à couvrir ou justifier cette construction, et surtout les souterrains ? Les soldats auraient très bien pu empêcher les curieux d'approcher durant la construction sous prétexte de rechercher les moines qui étaient déjà secrètement enfermés quelque part.
— Mais, ce n'est pas bête ! s'exclama Gordon.
— Oui, ajouta Hervé, et une fois les souterrains construits et leurs entrées masquées, le reste du château a pu être terminé tranquillement. Ceux qui sont morts ici sont peut-être même des constructeurs ou même les architectes ?
— Non, affirma Gordon, je ne pense pas. Ce sont bien des religieux, car tous portaient des croix de bois avec leur prénom gravé au dos. Des travailleurs, même pieux, n'auraient pas tous été ainsi équipés, et ils auraient été bien plus nombreux.
— Donc, interrogea Julie, il s'agit bien des moines de la légende, Gordon ?
— Ce n'est qu'une supposition, je suis persuadé que ce sont bien des religieux, quant à affirmer qu'ils sont à l'origine de la légende, c'est une toute autre affaire.
— Qu'allez-vous faire ?
— Bloquer les entrées, expliqua Hervé. Comme cela personne ne viendra les importuner.
— Et vous allez les laisser attachés au mur ?
Gordon regarda fixement Hervé durant quelques instants pendant lesquels rien ne troubla le silence.
— Tu as raison, mon ange, nous devons les libérer.
— Quoi ? Mais vous n'allez pas toucher ces… morts ? s'étrangla Katia. Ce sera sans moi !
— Ce ne sera pas facile, les fers sont très abimés par la rouille, précisa Gordon.
— Je peux retourner chez moi chercher une pince monseigneur, si je pars tout de suite, je serai de retour dans trois heures ou à peine plus.
— Je viens avec toi, mon chou.
— Heu, non, je préférerais que tu restes ici, car je vais devoir courir une bonne partie du trajet.
— Mais il fait presque nuit !
— J'ai une lampe, tout se passera bien, tu es avec Katia et Gordon.
— Dans ce cas, je pourrais très bien succomber à son charme.
— Tu es une grande fille, tu ne m'as pas empêché de voir d'autres femmes, il n'y a pas de raisons que je t'impose le contraire de ce que tu m'as permis.
Hervé se leva et, tandis qu'il se préparait, Katia s'éloigna pour satisfaire un besoin naturel. Alors que Julie enlaçait et couvrait Hervé de baisers torrides pour lui donner envie de revenir sans traîner, ils entendirent un cri de douleur. Hervé braqua sa torche électrique dans sa direction. Katia sortait des fourrés avec son pantalon de jogging descendu à mi-cuisse et se frottait énergiquement les fesses.
— Que se passe-t-il, ma chère ?
— Je me suis accroupie dans des orties, j'ai les fesses en feu, déclara-t-elle tout en exhibant son postérieur qu'elle frottait énergiquement.
— Tu ne t'es pas loupée ! Surtout ne gratte pas, cela accentue les démangeaisons, conseilla Gordon après un examen visuel.
— Je voudrais t'y voir !
— Peux-tu rapporter un peu de vinaigre Hervé ?
— Oui Gordon, c'est entendu, j'y cours.
Après une dernière embrassade, Hervé ajusta son sac à dos et partit au petit trot vers le sentier.
— Venez Gordon, nous allons aider Katia à se rincer les fesses dans le ruisseau, l'eau fraiche devrait lui faire du bien.
— Bonne idée, Julie.
Katia retira ses vêtements et ne conserva que ses chaussures. Au-dessus du ruisseau, elle écarta bien les jambes, soutenue d'un côté par Gordon et depuis l'autre rive par Julie, elle descendit progressivement jusqu'à plonger une partie de son séant dans l'eau. Dans un premier temps, si la fraicheur calma un peu les démangeaisons, elle lui glaça rapidement le postérieur, ce qui mit fin prématurément au traitement. Katia se réfugia dans la tente et Gordon lui tamponna délicatement les fesses avec une serviette, mais cela raviva les brûlures.
— Ma pauvre, tu es bien arrangée, constata Julie. Tu n'avais pas vu les orties ?
— Dans la pénombre, je les ai confondues avec de la menthe. Comme j'aime bien l'odeur, j'y suis allée direct.
— Arrête de te gratter, ma puce, tu ne fais qu'empirer le problème.
— Rahh ! C'est horrible comme ça me démange !
Plus Katia se grattait, plus les démangeaisons la taraudaient, et plus elle se frottait toute la partie touchée qui rougissait de plus belle. Gordon menaça de prendre les mesures nécessaires si elle ne cessait pas, mais rien n'y fit.
Deux heures et trente-cinq minutes après son départ, Hervé approcha de la tente depuis laquelle il percevait des gémissements étouffés. Il supposa que Katia prenait du bon temps avec Gordon et n'avait plus besoin du vinaigre qui était dans son sac à dos. Il entra dans sa tente et constata qu'elle était vide. Il s'annonça alors devant la tente de Gordon et patienta à l'extérieur, ne voulant pas surprendre les occupants en pleine copulation. Julie ouvrit immédiatement la fermeture et sauta au cou d'Hervé.
— Tu as fait vite ! Tu as pensé au vinaigre ?
— Oui. Que se passe-t-il ?
— On a été contraints de l'attacher pour qu'elle ne se gratte pas au sang.
— Vous l'avez … quoi ?
— Entre, Hervé ! appela Gordon depuis l'intérieur.
La scène aurait fait sourire beaucoup de monde, et choquer les autres. Dans la grande tente familiale de Gordon, Katia était allongée sur le dos, ligotée dans une position qui ne devait pas être la plus utilisée par le personnel soignant professionnel, mais bien plus par les adeptes du sexe contraint. Ses poignets étaient maintenus au niveau de ses genoux qui remontaient presque sur sa poitrine par tout un réseau de cordes qui passaient sous son dos afin de l'empêcher de resserrer ses jambes. Ses fesses ainsi exposées ainsi que ses cuisses étaient recouvertes de nombreuses boursouflures, pour la plupart pas très étendues ni importantes, mais parsemées de nombreuses traces de griffures. Dans sa bouche, un bâillon improvisé constitué d'un simple t-shirt limitait les cris de souffrance et probablement de rage de Katia.
— Ne bouge pas et tiens-toi tranquille, lui dit Hervé, j'ai de quoi calmer ces démangeaisons. Gordon, redonne-lui l'usage de la parole.
— Je n'en pouvais plus de l'entendre hurler et je ne pouvais pas la laisser se lacérer ses si belles fesses sans rien faire…
— Hervé ! hurla Katia sitôt son bâillon retiré, détache-moi ! C'est horrible ce que ça me démange !
— Laisse-toi faire sans remuer. Tu sauras ?
— Tu te moques de moi ! Comment veux-tu que je bouge ? Ils m'ont ficelée comme une dinde de noël !
— Je trouve que cela te va plutôt bien…
— Détache-moi !
— Ecoute, j'ai rapporté la pince pour couper les fers des squelettes, mais si tu ne cesses pas de me crier dessus, je te promets de te couper la langue avec ! Gordon, veux-tu être assez aimable pour aller me remplir ce bol avec de l'eau bien froide ?
La menace lancée avec un sérieux suffisant et le contraste de ton utilisé pour parler à son ami douchèrent les espoirs de Katia qui se résigna. Hervé imbiba une compresse avec le vinaigre et la déposa délicatement sur une fesse. Il répéta la manœuvre avec une autre compresse pour la fesse voisine. Il patienta quelques secondes avant de les retirer pour les repositionner sur toute la zone des cuisses qui avaient été touchées. Il s'appliqua ensuite à rincer soigneusement toute la zone touchée avec l'eau froide fournie par le ruisseau. Dans cette dernière tâche, il fut habilement secondé par Gordon tandis que Julie essuyait les larmes de Katia.
— Cela va mieux ? demanda enfin Hervé.
— Oui, ça me démange encore, mais moins. Tu peux me détacher maintenant.
— Non, c'est bien trop tôt, je n'ai pas terminé.
Il tamponna délicatement toute la zone atteinte avec une serviette pour en retirer l'eau et versa dans le creux de sa main une bonne quantité d'une crème assez liquide d'une bouteille qu'il avait rapportée.
— C'est pour calmer les brûlures, expliqua calmement Hervé. Aide-moi, Gordon, ajouta-t-il en garnissant largement l'autre cuisse avec la lotion apaisante.
Gordon étala délicatement le produit sur la zone touchée par les boutons et les rougeurs de la jambe qu'il traitait tandis qu'Hervé en faisait de même sur l'autre. Assez rapidement, Katia se détendit sous l'effet conjugué des compresses de vinaigre, du produit, et des mains qui couraient sur ses cuisses et ses fesses nues.
— Oui, c'est bon, encore de la crème…
— Elle a l'air d'aimer ça, constata Julie.
— Oui, c'est très bon… Merci, les garçons.
— Tu vois, Gordon, pas besoin de la museler pour la calmer.
— Si nous ne l'avions pas attachée avec Julie, elle se serait écorchée les fesses et c'est avec du mercurochrome que nous serions en train de la badigeonner.
— L'effet aurait été franchement différent et bien moins esthétique.
— Je te l'accorde, Hervé. Merci d'avoir pensé à prendre cette… c'est quoi au fait ?
— Du lait hydratant. C'est très efficace pour les brûlures.
— Comme pour les coups de soleil ? demanda malicieusement Julie.
— Parfaitement ! Sans cela j'aurais récupéré beaucoup moins vite.
— Qu'as-tu récupéré ? interrogea Gordon, qui avait flairé un message à double sens.
— Rien de très important, Gordon…
— Tu apprends vite, mon chou, répondit Julie, volant au secours d'Hervé. Je n'avais pas songé non plus que cela pouvait soulager Katia.
— C'est mes démangeaisons que ça calme. Cependant, cette application est loin de me calmer le reste.
— Nous l'avons constaté, ma chère, expliqua Gordon, toutefois, comme Hervé et moi-même sommes des personnes équipées d'un minimum de savoir-vivre, nous n'avons pas relevé cette information.
— J'ai très envie de vous, les hommes, lâcha Katia sur un ton implorant.
— Ma foi, répondit Gordon, je ne sais pas trop. Qu'en penses-tu Hervé ?
— J'en pense qu'il faut ajouter un peu de crème ici et là aussi.
— Tu as parfaitement raison, il reste encore quelques rougeurs, mais je me demande si cela ne risque pas d'augmenter son envie.
— Le traitement est prioritaire, Gordon. Si je peux me permettre, Katia, tu aurais eu moins mal si tu avais conservé ta toison. Mais, c'est très bien fait, tout est très doux.
— J'ai voulu imiter ton ange… J'ai de plus en plus envie de vous, les garçons. Finissez vite et détachez-moi que je puisse vous remercier de vous être occupés de moi. Tu veux bien, Julie ?
— Je n'ai jamais empêché Hervé de voir ni même de batifoler avec d'autres femmes. Tu le sais…
— Mon chéri, tu veux bien t'occuper de moi avec Hervé ? Enfin, s'il veut bien lui aussi, ajouta-t-elle précipitamment deux secondes plus tard, comme si elle venait de réaliser qu'elle avait omis de demander son assentiment à l'intéressé.
— Hervé, demanda Gordon, qu'en dis-tu ? Katia semble repentante de ses fautes, non ?
— L'offre est tentante, toutefois, je ne voudrais pas abuser de la situation. Une autre fois peut-être.
— Mais pourquoi, Hervé ? implora Katia. Tu en as envie, je le vois dans ton regard.
— Il y a tant de choses que j'ai eu envie de faire dans ma vie, et que pourtant, je n'ai pas faites. Je n'en suis pas mort, et grâce à cela, je mesure mieux le prix des choses qui arrivent, surtout celles que l'on ne peut acheter avec de l'argent ou autre chose. Je voudrais que tu penses à ce que tu as fait subir aux hommes qui sont passés dans tes filets ou qui n'en sont pas passés très loin : le pauvre Sylvain que tu as harcelé le lendemain de l'orage chez moi par exemple. Je n'étais pas présent, mais j'ai été informé de ton attitude. Julien, que tu utilises sans vergogne quand tu n'as personne d'autre pour assouvir tes envies, Gordon, auquel tu t'agrippes comme une moule à son rocher, et enfin, moi. Je n'ai pas oublié, je te devais une punition, la voici. Bonne nuit, Katia, je laisse à Gordon le soin d'assouvir tes pulsions.
Hervé s'essuya soigneusement les mains et quitta tranquillement la tente sur ces paroles prononcées très calmement, sans aucune rancœur. Julie souhaita à son tour bonne nuit aux occupants de la tente et embrassa fougueusement Hervé qu'elle rattrapa alors qu'il s'apprêtait à entrer dans sa tente.
— Oh mon chou, lui glissa-t-elle à l'oreille comme si elle voulait que personne ne l'entende, que c'était excitant de vous voir, Gordon et toi, masser les fesses de Katia, de voir vos doigts passer et repasser si près de ses grandes lèvres, je sentais son envie monter vite, très vite, et la mienne aussi.
— Alors, comme ça, me voir lui appliquer cette crème t'a excitée ?
— Oh oui !
— Mais plutôt moi ou Gordon ?
— Surtout toi, cela m'a donné envie de te voir prendre une autre femme devant moi.
— Nous l'avons déjà fait, et avec Katia en plus.
— Oui, mais à ce moment-là, tu ne m'avais pas encore avoué que tu m'aimais…
— Donc, si je lis bien entre les lignes, tu voudrais que je retourne faire son affaire à Katia pendant que tu nous regardes ?
— Oui mon chou, je crois que ça va bien me chauffer. Tu veux bien ? Et ensuite tu me feras mon affaire à mon tour. Ce n'en sera que plus torride…
— Puis-je suggérer une autre idée ? demanda Gordon, qui avait quitté sa tente sans que le couple, trop occupé par cette conversation, ne l'ait entendu approcher.
— Laquelle Gordon ?
— Voyez-vous Julie, malgré leurs propos à tous les deux, je devine, je pressens un reliquat de tension entre Hervé et Katia. Je m'empresse de dire que cette situation est entièrement de son fait et qu'Hervé de son côté a fait preuve de beaucoup de patience et de diplomatie avec elle.
— Cesse de tourner autour du sujet, Gordon ! Tu veux toi aussi que je rejoigne Katia pour la satisfaire ?
— Heu… Pas exactement, Hervé. Tu lui avais promis une punition pour s'être introduite de nuit et sans y avoir été invitée, dans l'appartement de Julie pour te sucer durant la nuit. Mais je trouve qu'elle n'a pas compris et que ta décision de te refuser à elle n'est pas assez marquante.
— Explique-toi clairement, Gordon.
— Katia est une tigresse, elle a besoin de se faire dompter. Il lui faut un maitre qui a de la poigne. Tu es respectueux, et c'est une très bonne chose, mais parfois, il faut aussi savoir être ferme, montrer qui est le maître, et je pense que tu ne sauras pas le faire.
— Tu sous-entends que je suis trop gentil ?
— Tu as saisi le sens de mon idée, en voici les détails…
Dans sa tente, Katia commençait à s'impatienter. En sortant, Gordon lui avait promis de revenir vite pour lui faire sa fête. Elle avait même refusé qu'il la libère des liens qui lui maintenaient les poignets aux genoux afin qu'il ne traine pas trop. L'application de la lotion apaisante avait rempli sa fonction. Mais si elle ne ressentait presque plus les terribles démangeaisons des orties, cette application très douce avait éveillé une énorme envie de sexe. Les mouvements qu'elle pouvait cependant faire, bien que limités par les liens, ne faisaient qu'accroitre cette envie. Au bout d'un temps qu'elle ne sut estimer précisément, elle entendit un sifflement d'admiration dehors. En tendant l'oreille, elle devina d'abord faiblement, puis, de plus en plus nettement, des murmures de satisfaction dont elle reconnut immédiatement l'origine : Julie.
Les liens un peu lâches lui permettaient de remuer un peu, toutefois les bruits du matelas gonflable sur lequel elle était allongée couvraient tous ceux de l'extérieur qu'elle tentait de capter. Elle resta alors la plus immobile possible et devina très vite que Julie était au centre des attentions conjointes des deux hommes. Ceux-ci d'ailleurs, exprimaient de plus en plus nettement leur satisfaction par des exclamations de joie qui furent remplacées quelques instants plus tard par un silence qui progressivement l'inquiéta. S'étaient-ils déplacés et l'avaient-ils oubliée et abandonnée ? Par moments, elle bloqua même sa respiration pour mieux percevoir un bruit ou quoi que ce soit qui puisse indiquer une présence humaine, mais ne capta rien d'autre que le bruit du vent dans les arbres.
Après avoir fait patienter Katia quelques minutes, Julie se cala dans les bras d'Hervé à quelque distance de la tente de Gordon, qui entra rassurer la prisonnière. Il lui demanda si tout allait bien pour elle, et qu'il la libérerait si elle était capable de s'empêcher de se défigurer son derrière somptueux avec ses ongles. Elle lui répondit qu'elle était très bien comme cela et qu'elle attendait juste de se faire prendre par les deux hommes du campement tout en étant attachée.
— Je suis très excitée, mon chéri !
— Moi aussi j'ai très envie de toi ! Mais aurais-tu oublié que je suis le seigneur de ce château ?
— Tu veux poursuivre le jeu ?
— Finalement, je trouve ton idée intéressante.
— Alors, donne-moi vite ta queue !
— Si je suis le maître de ce lieu, je le situe en Ecosse, et il serait plus convenable pour toi de m'appeler « Mister » et de me vouvoyer.
— Bien, Mister. Donnez-moi vite votre dard, j'en ai très envie. Et s'il était possible d'y ajouter celui de votre ami le Comte, ce serai formidable.
— Je demande encore un peu de patience, Sire Hervé n'est pas encore décidé… Je reviens vite, conclut-il en l'embrassant.
— Décidez-le, j'ai trop envie de le satisfaire aussi…
Avant de sortir, Gordon gratifia Katia d'une tétée rapide, mais efficace sur chacun de ses seins, ce qui provoqua un frisson de plaisir aussi bien sur elle que sur lui. Peu de temps après le départ de Gordon, Katia entendit d'abord faiblement, puis de plus en plus distinctement les petits soupirs de satisfaction poussés par Julie, entrecoupés de quelques grognements de plaisir des hommes.
— Hé ! Ne m'oubliez pas !
Son appel resta sans réponse directe, toutefois, les bruits de plus en plus nets et précis qui effleuraient ses oreilles ne lui laissaient plus le moindre doute sur les activités pratiquées dehors. Cette constatation lui causa une double peine, car elle comprit que sa demande ne serait pas satisfaite et que Gordon ne pourrait plus la besogner une fois que Julie lui aurait pompé le dard et toute son énergie. Mais rapidement, son envie d'avoir un chibre en elle grandit si vite et si fortement qu'elle ne put résister à cet appel et se contorsionna le bassin. La friction, même minime, entre ses grandes lèvres lui rappela le plaisir qu'elle ressentait lorsqu'elle enfourchait sa bicyclette. Elle aussi, exprima librement son excitation. Après tout, si elle les entendait, eux aussi pouvaient l'entendre sans s'en offusquer. Elle n'attendit que quelques instants avant que Gordon ne revienne vers elle.
— Tout va bien, chère courtisane ?
— Non !
— Je m'en doutais, tu veux que je te libère, c'est normal, je vais retirer ces cordes, tu n'en as plus besoin à présent.
— Non ! Laissez-les, Mister, et baisez-moi ! J'en ai trop envie !
— Tu ne veux plus qu'Hervé participe ?
— Si !
— Il n'a pas encore accepté, mais il n'est plus totalement opposé.
— Venez tous les deux… S'il vous plait ! Je vous entends, je sais que vous sautez Julie…
— Je t'assure, Katia, qu'il ne se passe rien de tout cela dehors.
— Ok, vous êtes dans leur tente, mais je vous entends, et cela me chauffe grave.
— Tu te fais des idées. Nous sommes dehors à discuter tout en observant les étoiles.
— Et tu observes toujours les étoiles le pantalon baissé ? Ta chemise dépasse de ta braguette qui est restée ouverte ! Ne me raconte pas d'histoires, et donne-moi ta sucette.
— Premièrement, je te rappelle qu'on ne tutoie pas un souverain ! Deuxièmement, je suis navré de cette confusion, je revenais juste d'aller arroser les orties qui ont si cruellement enflammé ton séant, lorsque tu m'as hélé.
— Rien d'autre ?
— Rien d'autre. Je t'accorde que Julie est désirable, mais je ne convoite pas la femme de mon frère… Ce n'est pas moral.
— Votre frère ?
— Oui, mon frère, adoptif soit, mais je le considère comme tel et cette différence administrative ne compte pas réellement. Pour moi, c'est mon frère, point. Nous ne l'affichons pas pour ne pas avoir à nous justifier systématiquement, c'est tout.
— Peu m'importe, répliqua Katia, ignorant que Gordon parlait de la réalité et non des personnages de leur jeu, allez le chercher et baisez-moi…
— Hum… L'application de cette lotion apaisante n'était peut-être pas une si bonne idée.
— Si au contraire, une excellente idée.
Gordon caressa les cuisses et les fesses de Katia pour vérifier leur état.
— Cela ne te démange plus ?
— Les orties, non, mais ta main oui !
— Gordon ! Nous t'attendons !
— J'arrive, Hervé !
— Oh non, ne repartez pas, supplia Katia…
— Je reviendrai, mais avant…
Gordon se jeta sur un sein qu'il dévora tout en caressant une jambe d'une main. Il passa ensuite son majeur sur la fente détrempée de Katia et sollicita quelques secondes le bouton qui la surmontait. Cette dernière caresse fit fondre la prisonnière qui ne protesta que lorsque le traitement fut stoppé. Gordon embrassa Katia et sortit non sans avoir déposé un baiser très doux sur le sommet du clitoris stimulé. Cet effleurement plongea Katia dans un état d'extase qu'elle n'aurait jamais soupçonné et qui malheureusement se dissipa trop vite.
Dehors, l'observation des étoiles reprit dès que Gordon eut rejoint Julie et Hervé. Et cette fois-ci les oreilles de Katia ne furent pas effleurées, mais bel et bien emplies de marmonnements des plaisirs qu'ils se donnaient apparemment l'un l'autre sans compter. En guère plus de temps qu'il n'en faut pour le dire, Julie exprima son plaisir à voix haute, imitée par les hommes, bien que plus faiblement, puis le calme s'installa. Chacun à leur tour, ils entrèrent dans la tente et s'assirent tout autour de Katia. Hervé était placé à sa droite, Gordon à sa gauche et Julie face à elle. Tous trois l'observaient sans parler et supportaient sans ciller son regard incrédule.
— Qu'attendez-vous pour me prendre ? Que je vous supplie ? Alors, c'est entendu, je vous en supplie : s'il vous plait, sautez-moi tous les deux…
— Impossible, Katia, je ne peux pas rebander aussi vite, il faut un peu de temps.
— Tout comme Hervé, je ne suis pas un surhomme.
— Quant à moi, je n'ai pas de verge, je ne pourrai rien faire.
Katia regarda alternativement plusieurs fois Gordon et Hervé avant de prendre la parole.
— Vos pantalons m'ont l'air suffisamment gonflés pour que vous puissiez me satisfaire. Si mes mains étaient libres, vos queues seraient déjà dressées !
— Dans ce cas, je crois qu'il serait prudent de la laisser saucissonnée. Qu'en dis-tu Gordon ?
— Je lui ai proposé plusieurs fois de la libérer, mais elle a refusé.
— Oui ! J'ai très envie de vous maintenant et comme ça ! Mais seulement si vous en avez envie aussi. Si vous ne voulez pas de moi, détachez-moi et allez dormir.
Hervé s'approcha des cordages et fut immédiatement stoppé par Katia qui n'était plus du tout dans le jeu qu'elle avait initié.
— Hervé, attends ! Je ne pensais pas qu'un mec puisse dire non à une femme qui avait envie de sexe avec lui. Je me rends compte à présent de ce qu'est l'amour que tu as pour Julie. Il est si fort que même si elle t'autorise à aller voir ailleurs, tu ne le fais pas. Pourtant j'aurais aimé baiser avec vous dehors…
— Katia, répondit Hervé, je suis heureux que tu comprennes…
Les liens qui limitaient partiellement ses mouvements enfin desserrés, Katia se redressa en soupirant. Gordon lui massa délicatement les endroits qui étaient marqués par la corde, et déborda rapidement pour passer ses mains sur sa poitrine bien qu'elle ne portât aucune marque de son immobilisation.
— Attendez, restez un peu s'il vous plait, demanda Gordon alors que Julie et Hervé s'apprêtaient à prendre congé.
— Qu'y a-t-il, Gordon ?
— Nous devons déterminer le programme de demain, répondit-il sans cesser de caresser les seins de Katia.
— Tu sembles plutôt occupé pour l'instant.
— Hervé, je pense que tu vas apprendre une chose sur Katia…
— De quel ordre ?
— Regarde-nous.
Gordon allongea Katia sur le dos et l'embrassa sans cesser de jouer avec ses seins et surtout leurs pointes. Il abandonna ensuite sa bouche, pivota pour se mettre tête bêche avec elle. Dès qu'elle eut libéré la virilité de son homme, Katia pressa ses seins l'un contre l'autre et Gordon put alors prendre en bouche les deux tétons simultanément. Hervé resta dubitatif en écoutant les suppliques de plaisir provoquées par cette double caresse, tandis que Julie se collait contre lui pour lui faire un câlin.
— Ça, c'est un truc que je ne peux pas faire, mon chou, ma poitrine n'est pas assez grosse.
— Pourtant, je la trouve parfaite, moi.
— Tu n'es pas drôle, tu ne me trouves aucun défaut…
— Oh, mais je vais chercher, je finirai bien par en trouver un… Même un tout petit.
Julie descendit sa main au niveau de l'entrejambe d'Hervé et constata que même s'il ne montrait aucun signe extérieur d'excitation, son sexe lui, était déjà presque prêt. Tandis que la langue de Gordon poursuivait son action, ses mains avaient glissé le long du corps de Katia et avaient entrepris un massage très précis de l'intérieur des cuisses qui s'étaient largement ouvertes sous leur action, exposant ainsi à la vue du couple enlacé une vulve légèrement entrouverte de laquelle suintait un liquide clair et assez épais. Plus les mains se rapprochaient de cette ouverture, plus elle semblait vivante, se refermant régulièrement et s'entrouvrant ensuite de plus en plus. Cette vision était un appel à la pénétration des plus attirants, mais la seule réaction d'Hervé fut de caresser plus franchement la fesse de Julie.
Lorsque les doigts de Gordon effleurèrent le clitoris de Katia, ses gémissements s'accentuèrent en même temps que la fréquence de contraction et de relâchement de son sexe augmentait, à la fois en amplitude et en fréquence, ce qui intensifia les épanchements destinés à lubrifier le passage de ce sexe masculin qu'elle attendait et qui n'était pas là. Lorsque deux phalanges s'y aventurèrent, elles n'eurent besoin que d'une trentaine de secondes pour déclencher un orgasme, qui cette fois-ci ne fut ni simulé, ni exagéré…
Katia relâcha ses seins et Gordon se positionna juste à côté d'elle. Il patienta quelques instants, afin que sa courtisane soit en état de l'écouter.
— Tu vois, Katia, il n'y avait nul besoin de verge pour te faire jouir. La privation de mouvements, amplifiée par une simulation de baise entre nous trois dehors, a été suffisamment intense pour te mettre en conditions.
— Attends ! Tu veux dire que … vous n'avez rien fait dehors ?
— Oh si ! Nous avons simulé… Nous aussi pouvons le faire…
— Alors, mon chéri, tu m'as roulée ?
— Non, je t'ai excitée avec une légère stimulation digitale associée à la simple présence immobile d'Hervé, que tu désires comme ce n'est pas permis et qui nous regardait. Tout cela à été suffisant pour t'amener à l'extase. J'espère que tu as apprécié ce moment.
— Oh oui Gordon chéri, c'était fort, très fort… Je suis épuisée…
— A présent, nous allons pouvoir dormir.
— Vous ne voulez pas poursuivre ?
— Il est tard, Katia, expliqua Julie. J'ai envie de sexe aussi, mais je m'abstiendrai cette nuit. Je veux juste profiter du corps d'Hervé contre moi, et surtout de son amour. Je te souhaite de connaitre avec Gordon ce que je vis avec Hervé. Un orgasme ça fait du bien, c'est très bon, mais son amour c'est complètement différent, et surtout ça dure bien plus longtemps.
— Hervé ! Quelle déclaration, le félicita Gordon. Je suppose que tu vas passer une très bonne nuit seul avec Julie, ou souhaites-tu la passer ici avec nous deux ?
— Je dois y réfléchir…
— Prends ton temps, Hervé, déclara Katia, et quelle que soit ta réponse, je ne la discuterai pas.
— Qu'en dis-tu, mon chou ?
— J'ai trouvé ! s'exclama-t-il pour toute réponse. Un défaut énorme chez toi, mon ange.
— Lequel ?
— Tu es trop parfaite, tu n'as aucun défaut, tu es trop bien assortie à moi. Tout cela ne saurait être que le résultat d'une énorme supercherie dont je suis la victime…
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Commentaires ()
Pour certains chapitres, ce processus peut prendre quelques semaines, pour d'autres, plusieurs mois...
Merci a toi @Messerlin Christophe , pour cette envie de connaitre la suite.
Que ce soit l'explication, même incomplète, de ces feux étranges que du changement d'attitude de Katia qui a fini par s'auto-évaluer. Ce serait merveilleux pour elle si elle pouvait partager avec Gordon le même genre d'amour qui lie Julie et Hervé.
Encore et toujours des rebondissements dans cette somptueuse histoire, merci.
Merci à toi pour ta fidélité à mes personnages et pour tes retours réguliers.
Merci a toi pour ta fidélité @julien66000. Te voici rassuré pour certains personnages qui te tiennent à cœur.
Pour la suite, elle arrive...
La suite arrive, encore un peu de patience.
Finalement le mystère de la tour qui s'enflamme n'a rien de magique ni de sorcellerie mais plutôt scientifique voir géologique en tout cas je suis content et rassuré de voir que Julie et Hervé non rien eu dans ce cours embrasement.
Pour Katia reste elle reste toujours à mes yeux une femme très étrange , je commence même à la soupçonner d'être une nymphomane à vouloir se faire baiser par toutes les queues qui lui passe sous la main et à être jamais satisfait par contre ce qui est sûr c'est que entre elle et Hervé la hache de guerre a été enterré, hervé a fini par accepter ses excuses, elle a mis du temps mais elle a fini par comprendre qu'un homme puisse se refuser à elle par amour pour une autre, on peut que lui souhaiter qu'elle tombe amoureuse de Gordon au lieu qu'elle le voit comme un sextoy sur pied pour qu'enfin elle puisse comprendre et ressentir ce que Hervé et Julie vive et ressent.
Merci pour ce nouveau chapitre et vivement le suivant.