Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une chute de vélo — Chapitre 55 · Une charmante princesse
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une chute de vélo
Chapitre 55 · Une charmante princesse
Au fil des jours suivant ses premiers mots, Bruno se rétablit rapidement grâce aux soins de l'équipe médicale et à la présence quotidienne d'Elsa. Ses blessures physiques n'inspiraient plus d'inquiétude. De son agression, il ne semblait conserver que des douleurs permanentes qui, selon le professeur Dupraz et ses confrères, disparaitraient avec le temps et des troubles d'élocution importants. Il cherchait ses mots, parlait lentement et avec énormément de difficultés. Elsa s'occupait de Bruno, lui apportait des petits plats, des desserts et de la lecture. Quand ils étaient seuls, elle le couvrait fréquemment de caresses et de baisers. Le personnel lui avait appris à faire la toilette de son homme sans endommager ses plâtres et elle s'en chargeait avec amour. Un soir, lors d'une visite, tandis que le professeur Dupraz écoutait son rythme cardiaque, Bruno déclara qu'il sentait son cœur proche de l'explosion tant il ressentait d'amour pour Elsa, son infirmière particulière. Le médecin sourit, déclara que c'était la plus belle maladie au monde, la seule que ses confrères et lui ne tenteraient jamais d'éradiquer et félicita les amoureux.
Les deux inspecteurs de police chargés de l'enquête sur l'agression de Bruno passèrent, eux aussi, lui rendre visite. Malgré ses difficultés pour s'exprimer, il confirma que Richard et quelques-uns de ses collègues l'avaient d'abord malmené verbalement, puis giflé, avant de le rouer de coups.
— Ces coups, demanda Prosper, dites-nous qui les a portés.
— Le premier, c'est Richard, articula difficilement Bruno. Mais autres aussi ont frappé.
— Vous en êtes certain ?
— Oui. Il a regardé, a dit : un gars comme toi devrait pas avoir droit sortir avec belle fille comme elle. On voir si elle garde, quand aura démoli ton portrait.
— C'est à ce moment-là qu'il vous a frappé ?
— Laurent Dupuis et Luis Garcia tenaient mes bras. Richard d'abord frappé mes... parties avec pied et genou.
— Quelle bande de lâches ! s'énerva Elsa. Voilà donc la cause de ces traumatismes à cet endroit, mon grand loup. Inspecteur, vous avez demandé le rapport médical de ses blessures ? demanda-t-elle à l'inspecteur.
— Oui mademoiselle, confirma David, il est déjà dans le dossier, mais nous voulons établir précisément qui a provoqué quelles blessures, afin de confondre les auteurs de cette agression ignoble. Ils se rejettent tous la faute et aucun n'assume ses actes.
— Avez-vous reconnu d'autres personnes ? demanda Prosper.
— Aussi José Martinez et Daniel Benari, eux, avaient grosses clés dans mains.
— Quand vous dites des clés, vous parlez bien d'outils ?
— Oui. Mais pas celles utilisées atelier. Plus grosses, pour camions. Ils lâchent moi quand donner coup de pied.
— Vous leur avez donné un coup de pied ? C'est bien cela ? Et qui avez-vous touché ?
— Personne. Pris coup clé sur ma jambe. Douleur énorme. Tibia cassé.
Les deux policiers prirent le temps nécessaire pour entendre Bruno et le laissèrent parler à son rythme, sans le brusquer. Une fois jeté au sol, il reçut de nombreux coups et perdit connaissance très vite et ne pouvait pas en dire plus. Les enquêteurs posèrent encore quelques questions, mais pour eux, l'affaire était entendue. Ils remercièrent Bruno et confirmèrent que grâce à Jérémy, toute la bande était identifiée et provisoirement sous les verrous pour le double motif d'agression et de vol en bande organisée. Ils allaient à présent rencontrer le juge qui, informé du réveil de Bruno, avait repoussé l'audience de quelques jours. Le magistrat voulait que la victime puisse être auditionnée et que son témoignage soit pris en compte avant de rendre une décision.
Dès qu'il fut transportable, le professeur Dupraz autorisa Elsa à repartir avec Bruno chez elle pour la durée de la convalescence. Une ambulance les conduisit à la gare et ils furent installés dans un wagon dont un compartiment avait été spécialement réservé pour eux. A leur arrivée, une autre ambulance assura le reste du trajet. Une camionnette qui apportait un lit médicalisé attendait déjà devant le domicile d'Elsa. Une fois un emplacement dégagé dans le salon et le lit installé, Bruno entra pour la première fois dans la maison de celle qu'il appelait désormais sa charmante princesse, porté par deux brancardiers.
En fin de semaine, le couple reçut la visite des associés d'Elsa à la clinique vétérinaire. Ils furent ravis d'apprendre ce que leur collègue avait fait pour Bruno, autant que de la voir s'occuper si affectueusement de son ami dont elle ne lâchait guère la main. Ils les assurèrent de leur soutien moral et décidèrent que le planning d'Elsa serait adapté en conséquence afin qu'elle puisse être le plus souvent possible auprès de lui. Bruno remercia chaleureusement ces hommes de leur compréhension, mais surtout d'avoir libéré sa princesse afin qu'elle puisse venir le tirer de son sommeil avant qu'il ne soit trop tard.
— Comment ça, trop tard ? demanda Marcel.
— Le tunnel, expliqua Bruno sobrement.
— Quel tunnel ?
— Permet passer dans autre monde. Vu immense tube lumière. Irrésistiblement attiré vers lui. Entendu voix princesse Elsa qui disait rester près elle, car elle besoin de moi.
Elsa se figea en écoutant la confession de Bruno. Il cherchait toujours ses mots, mais sa voix tremblotait cette fois pour une toute autre raison : celle d'une émotion sincère. Elle ne l'avait pas interrogé sur les souvenirs qu'il pouvait avoir conservés de son coma, et réalisa subitement qu'il avait pu mémoriser tout ou partie des confidences qu'elle lui avait faites dans cette chambre d'hôpital.
— Et c'est sa seule voix qui vous a décidé à ne pas aller vers cette lumière ? demanda Robert.
— Oui, avoua Bruno en baissant le regard. Avais retrouvé espoir la revoir.
— J'avais bien deviné, soupira Marcel en regardant Elsa. Tu aurais dû nous en parler plus tôt, nous t'aurions laissé aller le réveiller tout de suite.
— Je…Je ne…
— Tu ne quoi ? demanda Jules.
— Je ne savais pas.
— Elsa, affirma Jules, nous sommes collègues et associés, mais avant tout des amis. Tu as sauvé Marcel d'une mort certaine et cela compte énormément pour nous tous.
— Et pour moi, bien plus encore, confirma l'intéressé.
— Alors, plus de cachotteries ! ajouta Robert. C'est bien compris ? Jeune homme, je vous charge de faire entendre raison à cette tête de bois. Vous aurez sûrement plus de poids que nous tous réunis.
— La changerai pas. Princesse réveille moi endormi. Rien au monde mérite demander la changer. Elle pas déjà merveilleuse comme elle est ?
Elsa rosit en écoutant ce compliment, exprimé dans le phrasé haché de Bruno, toujours allongé sur son lit médicalisé. En réponse, elle déposa un baiser sur le front du convalescent.
— Encore bisou, réclama Bruno. Aime quand moins sage …
La jeune femme déposa alors ses lèvres sur celles de son invité alité, prouvant par ce geste qu'il n'était pas un simple ami, mais bien plus que cela. Les associés d'Elsa ne s'attardèrent pas et repartirent après avoir assuré une nouvelle fois le couple de leur soutien.
Tous les matins, une infirmière de la région, dépêchée par le professeur Dupraz passait assurer les soins de Bruno. Elsa attendait son passage et allait ensuite travailler. Elle revenait à midi, s'occupait de Bruno, retournait au travail et rentrait parfois assez tard le soir.
Les jours passèrent, Bruno perdit progressivement ses plâtres, mais conservait toujours cette difficulté à s'exprimer en plus des douleurs persistantes sur toutes les zones blessées. Le professeur Dupraz prenait régulièrement des nouvelles de son patient si particulier. Il précisa à Elsa, qui se faisait insistante pour trouver un traitement ou une solution pour qu'il retrouve l'usage normal de la parole, que Bruno avait beaucoup de chance. Il aurait pu ne jamais parler, ne pas la reconnaitre ou pire encore. Il précisa que la guérison de Bruno lui semblait totalement improbable et que de nombreux aspects, notamment la rapidité de son réveil, ne suivaient aucun principe médical connu.
Bruno se rendait régulièrement chez un kiné qui l'aidait à remarcher correctement. Sa démarche était encore hésitante, ses réflexes diminués, mais il pouvait depuis une semaine dormir dans le même lit qu'Elsa. Pratiquement chaque soir, elle lui imposait d'aller marcher un peu dehors quand la météo le permettait. Ils allaient donc dans la rue, prendre l'air, sur environ cinquante mètres avant de faire demi-tour, car Bruno se fatiguait vite et surtout, il souffrait. Il n'en parlait pas, mais son visage crispé le trahissait. Cependant, sa motivation était à la hauteur de sa récompense. Une fois rentré, il passait sous la douche, tendrement surveillé et savonné par Elsa qui se chargeait aussi de l'essuyer avant de se coucher contre lui. La plupart du temps, leurs nuits restaient sages, mais quelques fois, au matin, les petits yeux d'Elsa trahissaient leurs activités nocturnes intenses.
C'était systématiquement Elsa qui prenait les commandes une fois Bruno allongé dans le lit. Elle commençait par le caresser, puis elle posait des petits baisers sur son visage, descendait progressivement sur son torse, lequel était alors recouvert de ses lèvres qu'elle faisait les plus douces possible. Lorsqu'elle s'approchait du bassin, le sexe de son grand loup était dressé depuis longtemps et palpitait d'avance. Son envie n'avait d'égal que sa patience qui n'était alors satisfaite que lorsque la bouche de la vétérinaire engloutissait l'intégralité de cette verge qui n'attendait que cela. Lors de ces jeux amoureux, Elsa avait découvert qu'elle appréciait au plus haut point de faire languir son homme en le suçant longuement. Lors de leurs premiers ébats, ils n'allèrent pas plus loin qu'une fellation complète, car elle craignait de raviver les douleurs qui étaient le quotidien de Bruno. Il avait rapidement réclamé la possibilité de lui faire un cunnilingus, pratique qui le ravissait. Elle lui donna alors son minou tout chaud à dévorer, tantôt face à lui, tantôt en lui tournant le dos pour lui montrer ses fesses rondes qu'il caressait longuement, ce qui ajoutait encore au plaisir d'Elsa.
Ces jeux buccaux, réalisés parfois simultanément, parfois à tour de rôle, les contentèrent un temps. Toutefois, les amoureux étaient tous deux impatients de reprendre une vie sexuelle complète et un soir, Bruno proposa à sa princesse de lui faire l'amour comme lorsqu'elle l'avait chevauché lors de leur deuxième nuit ensemble. Avec d'infinies précautions, mais une envie décuplée, Elsa se positionna face à Bruno, guida la verge raidie et recula lentement jusqu'à l'avoir entièrement en elle. Elle se rendit compte à ce moment à quel point cette sensation de la première entrée lui avait manquée. Elle en frissonna si fort de plaisir que Bruno le ressentit et s'en inquiéta. Rapidement rassuré, il laissa Elsa lui faire l'amour très lentement, si lentement qu'il chavira bientôt dans une semi-léthargie tant il était submergé de bonheur. Les bras refermés sur Elsa, il sentait ses tétons pointus lui frotter le torse durant ses allers-retours contenus. Elle s'était appuyée sur ses coudes et ses genoux afin que son poids ne provoque pas de douleurs supplémentaires à Bruno. Il la serra cependant assez fort contre lui, afin qu'elle ressente tout l'amour qu'il éprouvait pour elle et que plus jamais elle ne le quitte.
Tout ce plaisir qu'ils échangèrent dans leurs gestes lents emporta Elsa dans une longue jouissance que sublima l'étreinte de son grand loup qui ne résista pas plus longtemps et libéra toutes ses réserves. Ce soir-là, ils restèrent longuement l'un sur l'autre dans cette position pour un très long câlin, juste interrompu par quelques bisous, sans échanger la moindre parole, mais tout en se comprenant parfaitement. Ils s'endormirent enlacés sans même s'en rendre compte, malgré la pression du corps d'Elsa sur celui de Bruno.
Le soir, durant leurs discussions, Bruno évoquait régulièrement de poursuivre cette vie à deux. Il ne parlait de rentrer chez lui que lorsqu'il serait parfaitement remis, et ce, uniquement afin de terminer les travaux de sa maison pour mieux la vendre et revenir s'installer avec la femme de sa vie. Elsa bottait systématiquement en touche ou réorientait la discussion sur un autre sujet. Le sage Bruno n'insistait pas directement et revenait plus tard sur le sujet. Un soir, alors qu'ils rentraient de leur balade, il décida brusquement de changer de tactique et d'affronter le problème de face.
— Elsa, pourquoi veux pas vivre avec moi ?
— Je n'ai pas dit ça.
— Non, tu dis pas, mais évites si bien en parler que devenu clair pour moi. Crains avoir compris.
— Et qu'as-tu compris ?
— Que quand guéri, devrai repartir loin. Veux pas. Si voulais pas me garder, pas la peine me sauver deuxième fois, affirma-t-il d'un ton grave en la regardant fixement.
— Tu ne vas pas me faire une dépression maintenant que tu peux marcher ?
— Elsa, en prie, réponds franc.
— Mais que veux-tu que je te réponde ?
— Princesse, lui dit-il en l'enlaçant aussi lentement qu'il pouvait parler, avais besoin de secours soirée Hervé. Tu venue, m'as sauvé. Puis dans hôpital, plus grave. Encore besoin beaucoup aide. Présence, propos, voix et mains douces, m'a rappelé à vie. Difficile parler mais tout mémorisé, veux pas vous abandonner.
— Mais, je le sais bien que tu ne veux pas m'abandonner mon grand loup.
— Alors, pourquoi refuser mon aide ? Tout que tu as dit dans chambre quand je pouvais pas répondre dans coma…
— J'ai exprimé bien trop de choses durant ton long sommeil…
— Oh non ! Veux dissiper craintes. Assumerai tout auprès toi.
— Tu te souviens de tout ce que je t'ai dit ?
— Je sais pas trop. Mais entendais ta voix, comprenais, enrageais de pas pouvoir répondre. Impossible te rassurer, exprimer sentiments, fait beaucoup souffrir moi. Me rappelle phrase. Tu dis : sois fort. Sois fort pour nous deux. Tu as dit ou moi délire ?
— Je te l'ai dit. C'est vrai, murmura Elsa dans un souffle.
— Explique quoi tu as peur, je dissipe craintes. T'ai trop attendue, me défilerai pas, mais imposerai pas présence. Si tu veux pas moi… partirai, triste, mais partirai.
La vétérinaire soupira, incapable de se décider à lui ouvrir son cœur comme elle l'avait fait à l'hôpital. Bruno l'attira doucement dans la chambre, s'assit sur le bord du lit et progressivement s'y allongea et ferma les yeux.
— Voilà, suis retombé dans coma. Prends ma main, parle-moi, dis-moi ce qui tracasse, je promets rien faire et pas répondre avant demain matin.
Même si les mots ne sortaient pas en rythme, le ton et la conviction étaient perceptibles. Elsa contourna le lit et se coucha à côté de son grand loup qui ouvrit ses bras pour qu'elle s'y réfugie. Le long silence qui s'ensuivit n'entama pas la détermination de Bruno qui resta parfaitement immobile et silencieux.
— Mon grand loup, lâcha-t-elle finalement, je suis heureuse que tu sois revenu, que tu aies écouté ma voix. J'aime t'avoir près de moi et pouvoir dormir contre toi…
Bruno resta impassible, hormis sa main qui caressait doucement le bras d'Elsa. Comme il l'avait promis, il la laissa parler sans réagir. Après un autre long câlin silencieux, elle évoqua son premier amour avec un étudiant de sa promo qui l'avait séduite dès les premières semaines de cours. Leur idylle dura jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive qu'il tirait parti de ses connaissances et de son travail pour remonter un peu sa moyenne. Comme si cela ne suffisait pas, ce malotru profitait d'elle pour assouvir ses besoins sexuels le plus souvent possible et s'en vanter ensuite auprès de ses copains. Plusieurs étudiants tentèrent alors de prendre la place devenue vacante, mais Elsa les repoussa tous, certains sagement, d'autres plus insistants, furent éconduits plus fermement.
Au cours d'un été, pendant qu'elle travaillait pour financer ses études, elle rencontra un homme de cinq ans son aîné. Par rapport aux autres dragueurs qui lui tournaient autour, sa patience à lui la rassura. Employés dans le même service d'un grand magasin, ils se croisaient quotidiennement. Un soir, elle accepta qu'il la raccompagne chez elle pour ne pas rentrer à pied sous une grosse pluie d'orage. Sa trop longue solitude affective hurla en elle, et la jeune femme céda à l'appel de la chair. Ils s'embrassèrent dans la voiture et terminèrent la soirée chez elle. C'est ainsi que commença leur relation faite de sexe intense et fréquent après leur travail. Pas une fois, il ne resta la nuit entière avec elle, bien qu'il affirmât en avoir très envie. Un jour, alors qu'elle se rendait à son travail, une femme l'aborda. Elle attendait un bébé et se présenta comme l'épouse de son amant et la pria de préciser quelles étaient ses intentions avec son mari.
En comprenant la situation, Elsa se mit à pleurer et le soir même, à la fin de leur service, elle demanda des explications à cet homme. Sans difficulté, il confirma être marié et prochainement père de famille, situation qu'il n'avait pas souhaitée et qui, selon lui, ne lui convenait pas, mais qu'il supportait tant bien que mal jusqu'à rencontrer Elsa. Cependant, il n'envisageait pas de quitter sa femme pour elle et pensait pouvoir continuer ainsi. Ce soir-là, Elsa rentra chez elle à pied, et dès le lendemain, son amant évincé évita soigneusement de la croiser, ne serait-ce que du regard. Les deux semaines restantes furent difficiles pour elle, forcée de voir quotidiennement cet homme qui s'était moqué d'elle et de sa femme. Le besoin d'argent lui fit serrer les dents et elle se concentra sur ses études jusqu'à l'obtention de son diplôme. Elle s'était promis de ne jamais plus céder aux avances d'un homme, et pourtant elle craqua plusieurs fois, juste pour se sentir une femme désirée et se reprochant le lendemain de s'être abandonnée à des instincts primaires, de se mentir à elle-même juste pour le plaisir fugace d'une verge la pénétrant bestialement. Progressivement, elle se rendit compte qu'aucun de ses amants ne lui accordait de sentiments, ils ne la considéraient que comme une femme d'un soir, qu'ils prenaient et abandonnaient l'instant suivant. Aucun d'entre eux ne tenta de prendre de ses nouvelles, sauf pour une autre séance de sexe sans aucun sentiment.
— Tu comprends mon grand loup ? lui demanda-t-elle en gardant la tête posée sur l'épaule de Bruno. La confiance, le sexe et l'amour sont des choses différentes. Je sais que je t'aime et que toi aussi, bien plus que moi. J'ai envie de te faire confiance, mais c'est compliqué pour moi… Tu es arrivé dans ma vie, alors que je relevais la tête pour souffler un peu après de longues études et deux années de travail, pratiquement sans repos. Je n'étais pas préparée à tomber amoureuse, et encore moins…
Elsa laissa passer un long moment de silence que seuls, leurs respirations et le tic-tac régulier de l'horloge du salon troublèrent.
— J'ai encore peur que tu me laisses aussi à ton tour… Tu comprends ? Dis ? Réponds-moi s'il te plait.
— Oui princesse, répondit mot à mot un Bruno soulagé. Je comprends. Je sais que paroles rassureront pas, alors comment prouver envie vivre restant mes jours avec toi ?
— Sois patient, s'il te plaît…
Bruno acquiesça et décida de ne plus parler de vie commune avec Elsa. Il ne voulait pas la brusquer et il attendrait qu'elle soit prête. Il n'était pas si pressé, car indirectement, il avait eu sa réponse. Il câlina et caressa longuement Elsa qui s'endormit ainsi sur lui. Il n'osa pas la réveiller et la laissa se reposer. Il se doutait qu'elle cumulait fatigue nerveuse et physique avec sa présence chez elle en plus de son emploi. Il ne pouvait pas encore beaucoup l'aider, mais il contribuait comme il pouvait à la préparation du repas et un peu pour le ménage. Elsa se réveilla en sursaut dans la nuit. Ils se dévêtirent et se recouchèrent rapidement.
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Commentaires ()
Déjà merci a l'auteur pour cette histoire fascinante. Comme d'autre je suis frustré les dernières parutions sont très espacées je ne sais pas si c'est le site qui est long ou l'auteur (et ça se comprends).
Je ne comprends pas la fin de ce chapître ça donne l'impression d'inachevé ou couper au mauvais endroit. Hâte d'avoir la suite.
Déçu que les agresseurs soient aux mains de la justice j'aurais sûrement aimé de voir Hervé s'en occuper avec Gordon en complice..
Je comprends la frustration que vous pouvez avoir lorsque le chapitre est terminé, car croyez bien que je la partage avec vous depuis l'autre côté : celui de l'auteur qui aimerai publier plus souvent.
Le site n'est en rien responsable du délai de parution que vous pouvez percevoir. Il est composé :
1- du temps nécessaire pour écrire un chapitre, de le corriger : fautes, tournures, ponctuation... pour ma part, j'estime que 70% du temps d'écriture est en fait de la relecture/correction/amélioration.
2- Du délai de publication une fois que j'ai transmis mon texte, il tourne aux environs de 20-30 jours selon les périodes et les productions des autres auteurs.
Cette frustration que vous décrivez est finalement un très beau compliment pour moi.
Pour ce qui concerne la suite, elle est déjà planifiée. La longue attente entre les chapitres 54 et 55 est due à une reprise du chapitre 57. Je n'ai pas transmis les suites en attendant de valider que leur contenu ne viendrai pas contredire le reste.
Merci encore @Kaldjinn, je vous donne rendez-vous le 27 de ce mois pour la suite.
J'attends impatiemment votre retour pour savoir si ma fin de chapitre était pertinente.
Merci Mandrakke de poursuivre cette histoire et bravo.
Le tien @gyon, ne fait pas exception.
Je vois que mes personnages sont perçus exactement comme je les ai modelés, c'est réjouissant pour un auteur, et moi en particulier.
Merci gyon, je peux te rassurer, j'ai encore plein d'idées...
Tu as un style très immersif aussi bien au niveau de la trame du scénario que des personnages attachants. C’est ce que j’aime outre les détails croustillants bien évidemment, nous sommes sur Xstory, mais même sans ça l’histoire serait intéressante. Cela prouve tes compétences en tant qu’auteur et le plaisir pour nous lecteurs à lire tes aventures.
Tu es patient, tu l'as déjà effectivement précisé, de plus, tu n'ignores pas le temps qu'il faut pour produire un chapitre.
Pour ma part, je n'aime pas lire un texte ou les personnages se sautent dessus au bout de 4 lignes, j'ai l'impression d'être dans un porno. Alors, du sexe, oui, mais avec les formes, l'art et les bonnes manières...
C'était à prévoir que Bruno allait avoir des séquelles avec une telle agression et tout ça uniquement par jalousie, mais seront-elles partielles ou pour toute la vie, vu que l'histoire n'est loin d'être terminée peut-être nous le saurons dans un éventuel futur chapitre.
C'est triste pour Elsa de savoir qu'elle n'a pas eu du tout de chance avec ses ex petit ami , c'est donc compréhensible malgré qu'elle soit amoureuse de Bruno qu'elle n'arrive pas à lui accorder toute sa confiance et donc évidemment de vivre avec lui en permanence, mais bon je suis persuadé que Bruno n'est pas du tout comme les ex petit ami d'Elsa et qu'il va lui prouver et montrer qu'il est vraiment amoureuse d'elle et qu'il est tout là pour elle et non pour profiter d'elle et assouvir ses besoins personnels.
En tout cas Bruno devra se montrer très patient avec Elsa si il tient vraiment à elle, il ne devra absolument pas la brusquer et lui laisser le temps qu'il faudra pour qu'elle s'aperçoive que ces intentions envers elle sont vraiment sincères.
En tout cas merci encore pour cette histoire et pour tous ces personnages attachants et vivement le 27 pour la suite.
Merci pour ton retour détaillé. Oui Bruno devra être presque aussi patient que vous tous l'avez été pour attendre ce chapitre. :)
Tu as très bien capté le fonctionnement de ces deux personnages et la suite logique, mais en matière de suite, je peux être très imaginatif !
A bientôt.
Je suis très content de savoir a quel point tu apprécies cette histoire.
C'est très cool d'avoir ce genre de retours.
Très beau texte et histoire très prenante, tous les personnages ont une vie bien décrite, c'est très agréable à suivre.
Comme je suis gourmand, j'aimerais juste connaitre la suite de l'histoire entre l'infirmière et le motard (sans développer car il ne font pas vraiment partie de l'histoire).
Merci.
Il est prévu que le motard revoie son infirmière préférée. Une partie est déjà écrite. Il te faudra juste patienter un peu
vous êtes plusieurs a me laisser un mot a chaque chapitre et c'est hyper motivant.
J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur et que vous continuerez à lire ... et à commenter, car cette histroire est loin d'être terminée.
Mandrakke
Je suis très content que ce chapitre soit à ton goût malgré l'attente nécessaire.
On découvre que ses agresseurs l'ont lachement massacré à 4 ou 5 par jalousie pour Elsa, et qu'Elsa n'a vraiment pas eu de chance avec ses ex petit amis.
Merci @OlivX pour ta fidélité et tes commentaires réguliers, comme déjà dit, c'est très motivant. Je me répète, mais c'est ce qui permet aux auteurs de poursuivre.
22h20, on n’a pas idée 😑 heureusement j’ai pu déguster en douceur ce joli moment de douceur.🫠
C’est toujours aussi bien écrit, agréable et sentimental, j’aime bien quand c’est sentimental, même sur un site d’histoires cochonnes 🙂
Une NDE… oui, c’est quelque chose qui vous change.😶
Bruno et Elsa auront pris beaucoup d’importance dans cette histoire, non point qu’ils soient trop présents 🤕 mais… retour aux principaux protagonistes 🚴🏻🦵🩼 💕 un de ces jours ?
Bien des points restent à développer : que sont-ils devenus ? Que deviennent-ils ? Que deviendront-ils ? 🤔❓
Rdv le 27 mai (2025 ouf 😮💨)
22h20, ce n'a pas été très facile à négocier. Au départ l'algorithme voulait me faire passer à 34h85 :)
Une NDE, peut changer beaucoup de choses effectivement. Est-ce que cela affecter ces deux-là ? Et si oui dans quelles proportions ? Avec quels effets ? Réponse : dans le chapitre 67 en cours de relecture.
Et pour ce qui concerne les autres personnages que tu cites, n'aie aucune crainte, ils reviendront dans le chapitre 57, prévu pour juin.
Merci à toi pour cette fidélité à cette histoire et pour tes nombreux commentaires. Ils sont très motivants pour les suites.
Mandrakke