Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une chute de vélo — Chapitre 61 · Pris au piège
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une chute de vélo
Chapitre 61 · Pris au piège
Vincent, Romain et Hervé joignirent leurs forces à celles de Christophe. Cependant, malgré leurs efforts communs, ils ne parvinrent pas à ouvrir la porte.
— Comment va-t-on sortir ? s'inquiéta Natacha.
— Restons calmes, on va trouver une solution, la rassura Hervé. En attendant, économisons la lumière, pas plus de deux torches allumées en même temps.
— Donc c'est grave, analysa Pascal. Nous risquons de finir comme ces pauvres types dans leur cachot.
— Oh non ! Je ne veux pas mourir ici ! s'écria Ludivine.
— Moi non plus, je suis trop jeune ! renchérit Lucie.
— Restons calmes, répéta Hervé, il ne faut pas paniquer.
— Tu suggères une partouze ? plaisanta Romain pour détendre l'atmosphère.
— Restons calmes, on va trouver une solution, la rassura Hervé. En attendant, économisons la lumière, pas plus de deux torches allumées en même temps.
— Donc c'est grave, analysa Pascal. Nous risquons de finir comme ces pauvres types dans leur cachot.
— Oh non ! Je ne veux pas mourir ici ! s'écria Ludivine.
— Moi non plus, je suis trop jeune ! renchérit Lucie.
— Restons calmes, répéta Hervé, il ne faut pas paniquer.
— Tu suggères une partouze ? plaisanta Romain pour détendre l'atmosphère.
Julie se cala contre Hervé et l'embrassa. Il perçut que son calme apparent dissimulait une crainte réelle. Il la rassura simplement par sa décontraction affichée et ses bras autour d'elle. Toutefois, la manœuvre de Julie n'avait pas pour but principal de chercher du réconfort contre son homme.
— Peu m'importe de mourir, si je peux le faire dans tes bras, lui chuchota-t-elle au creux de l'oreille afin que seul Hervé l'entende.
— C'est hors de question, je vais trouver le moyen de nous faire sortir, lui répondit-il de la même façon.
— C'est hors de question, je vais trouver le moyen de nous faire sortir, lui répondit-il de la même façon.
Hervé et Romain inspectèrent minutieusement la porte d'entrée sans trouver de moyen de l'ouvrir.
— Si un courant d'air a réussi à claquer cette porte, c'est qu'il doit y avoir une sortie quelque part pour ce vent, analysa-t-il.
— Notre situation me rappelle un bouquin que j'ai lu au lycée, se remémora Valérie. Voyage au centre de la Terre. Vous l'avez lu ? Une équipe est aussi bloquée dans les profondeurs de la terre.
— Et comment sortent-ils ? l'interrogea Vincent.
— Par la cheminée d'un volcan… en profitant d'une éruption.
— Désolé, nous n'avons pas cet article en stock, répondit Romain. Si on cherchait plutôt du côté des autres portes ?
— Celle-ci est un cachot qui ne contient que les squelettes. Aucune issue de ce côté, indiqua Hervé.
— J'ai déjà tenté d'ouvrir les autres lors de notre première venue. Elles sont toutes bloquées.
— Je sais, Vincent. Je vais essayer autrement.
— Et cette voix, Hervé ? rappela Ludivine. D'où venait-elle, puisque ce n'est pas Julien qui nous a fait une blague ?
— Notre situation me rappelle un bouquin que j'ai lu au lycée, se remémora Valérie. Voyage au centre de la Terre. Vous l'avez lu ? Une équipe est aussi bloquée dans les profondeurs de la terre.
— Et comment sortent-ils ? l'interrogea Vincent.
— Par la cheminée d'un volcan… en profitant d'une éruption.
— Désolé, nous n'avons pas cet article en stock, répondit Romain. Si on cherchait plutôt du côté des autres portes ?
— Celle-ci est un cachot qui ne contient que les squelettes. Aucune issue de ce côté, indiqua Hervé.
— J'ai déjà tenté d'ouvrir les autres lors de notre première venue. Elles sont toutes bloquées.
— Je sais, Vincent. Je vais essayer autrement.
— Et cette voix, Hervé ? rappela Ludivine. D'où venait-elle, puisque ce n'est pas Julien qui nous a fait une blague ?
Hervé ne répondit que par un haussement d'épaules et fouilla la zone qui contenait les outils utilisés par les bourreaux pour délier les langues de leurs « clients ». Il en choisit plusieurs, tous munis d'un crochet à une extrémité, et s'activa sur une des portes. Il renonça assez vite à s'attaquer à la porte d'entrée, car non seulement le bois lui semblait en bien meilleur état que celui des autres portes et qu'il ne disposait pas de chaines assez longues pour l'atteindre, mais surtout, parce que la porte s'ouvrait vers l'extérieur et non pas vers l'intérieur comme les autres.
Ses efforts répétés sur l'une des autres portes lui permirent de pratiquer un petit trou à travers le bois. Il demanda qu'on lui apporte la chaîne qu'il avait préparée et positionnée près du chevalet de torture. Il passa un autre crochet plus gros de l'autre côté de la porte, glissa la chaine dans l'anneau à l'autre extrémité de son instrument, puis arrima le tout à un des quatre treuils manuels de la table d'écartèlement.
Le cliquetis métallique du mécanisme rythma la rotation du treuil manœuvré précautionneusement par Christophe et Romain jusqu'à la tension complète de la chaîne. Bien que rouillés, les leviers métalliques du mécanisme transmirent alors leur force de traction au crochet passé dans la porte. L'instrument de torture devint un outil leur permettant de forcer la porte récalcitrante. Les madriers de bois avaient dû être très résistants lors de leur conception, mais le temps et l'humidité avaient entamé cette solidité. Après de nombreux grincements provenant à la fois de la porte et du treuil, la première charnière fut arrachée. Ils s'attaquèrent à la seconde de la même manière. Celle du haut ne résista pas mieux que celle du bas et la porte céda.
Leur enthousiasme ne dura que le temps nécessaire pour se rendre compte que ce n'était qu'un cachot de plus, heureusement, celui-ci ne contenait que d'autres objets hétéroclites et aucun squelette. La troisième porte céda encore plus rapidement que la précédente, car cette fois Hervé réussit à positionner le crochet au niveau de la serrure. Le craquement progressif du bois fut remplacé par le grincement sinistre des gonds rouillés. Derrière la porte, se trouvait un escalier de pierre.
— Eh ! Où monte cet escalier ? demanda Christophe.
— Au dessus ! répondit Romain.
— Au dessus ! répondit Romain.
Avant de s'engager dans la montée, Hervé prit le temps de bien observer les environs et testa la stabilité de chaque marche avant d'y prendre appui.
— Marchez sur les mêmes pierres que moi, on ne sait pas si ces marches sont solides. Il ne faudrait pas que l'on se retrouve tous comme Rémy hier.
— Si on se tenait par la main ? suggéra Julien.
— Comme les alpinistes ? demanda Véronique qui le précédait.
— Oui, donne-moi ton poignet.
— Et comment va-t-on tenir les lampes ?
— Je vais coincer la mienne dans ma ceinture.
— Bonne idée, Vincent ! Ceux qui n'ont pas de ceinture, mettez vos torches dans vos poches.
— Si on se tenait par la main ? suggéra Julien.
— Comme les alpinistes ? demanda Véronique qui le précédait.
— Oui, donne-moi ton poignet.
— Et comment va-t-on tenir les lampes ?
— Je vais coincer la mienne dans ma ceinture.
— Bonne idée, Vincent ! Ceux qui n'ont pas de ceinture, mettez vos torches dans vos poches.
Le groupe suivit Hervé dans cette ascension prudente jusqu'en haut où les marches. Julien ne voyait même plus le danger potentiel d'un sol qui pourrait se dérober sous ses pieds. La seule chose qui comptait pour lui à cet instant, c'était le contact avec Véronique d'une main et Julie de l'autre. Il ne lâchait pas du regard les jambes qui le précédaient. Eclairées par intermittence selon les mouvements des lumières, elles apparaissaient, repartaient dans une danse si agréable pour ses yeux qu'il aurait voulu que cet escalier soit long, très long.
Il se termina pourtant, laissant la place à un couloir en faible pente ascendante et au sol recouvert de pavés irréguliers. Ils progressèrent ainsi sur une cinquantaine de mètres, s'assurant les uns les autres. Le rêve éveillé de Julien s'arrêta en même temps que la procession, bloquée par une nouvelle porte.
Heureusement, celle-ci était visiblement bien plus récente et sa clé était encore dans la serrure. Hervé la déverrouilla et elle pivota silencieusement sans opposer la moindre résistance. La lumière du soleil inonda le couloir dont l'extrémité leur sembla alors encore plus sombre. Ils étaient à l'air libre dans la cour du château. La veille, ils avaient, sans succès, tenté d'ouvrir cette porte par laquelle ils venaient de sortir. Le soulagement ressenti par toute la troupe se manifesta par des accolades et des embrassades à tout-va. Julien jubila lorsque Véronique le serra dans ses bras et déposa un bisou sur sa joue.
— Merci de m'avoir assurée durant la sortie.
— Moi aussi, je te remercie, ajouta Julie tout en imitant sa sœur sur l'autre joue de Julien.
— Moi aussi, je te remercie, ajouta Julie tout en imitant sa sœur sur l'autre joue de Julien.
Ils regagnèrent le camp et découvrirent l'angoisse de Dominique et de Rémy qui se demandaient bien pourquoi l'expédition durait aussi longtemps.
— Et bien ! Vous avez pris votre temps !
— Nous avons fait aussi vite que possible ma puce, répondit Pascal.
— Allons nous laver les mains, ordonna Hervé. Nous ne savons pas trop ce que nous avons touché.
— Nous avons fait aussi vite que possible ma puce, répondit Pascal.
— Allons nous laver les mains, ordonna Hervé. Nous ne savons pas trop ce que nous avons touché.
Tandis qu'il s'affairait au bord de l'eau, Hervé demanda à Romain et Vincent leur avis sur la cause de la fermeture soudaine de la porte. Ils tombèrent d'accord pour y retourner vérifier cela de plus près en entrant par le trou qui s'était ouvert sous les pieds de Rémy. Sur place, ils constatèrent qu'un épais loquet de bois s'était rabattu dans un piton métallique, ce qui empêchait l'ouverture de la porte de l'intérieur. Ils entrèrent facilement et placèrent une pierre pour empêcher la fermeture de la porte, et après un ultime lavage de mains, retournèrent auprès de leurs amis qui avaient déjà attaqué le repas.
— On ne vous a pas attendus pour manger, on avait trop faim, indiqua Natacha.
— Mais pour me raconter, oui, se plaignit Rémy. Que s'est-il passé ? Pourquoi avez-vous mis plus de trois heures pour revenir ? Je parie que vous trois, vous y êtes retournés. Qu'y a-t-il donc de si important là-bas qui ne pouvait attendre ? Un trésor ? Un autre souterrain qui mène à une autre colline ?
— Mais pour me raconter, oui, se plaignit Rémy. Que s'est-il passé ? Pourquoi avez-vous mis plus de trois heures pour revenir ? Je parie que vous trois, vous y êtes retournés. Qu'y a-t-il donc de si important là-bas qui ne pouvait attendre ? Un trésor ? Un autre souterrain qui mène à une autre colline ?
Hervé prit place près de Julie qui lui avait déjà préparé un sandwich. Un baiser rapide, mais sincère la remercia pour cette attention.
— Il n'y a pas de trésor, Rémy, répondit Hervé entre deux bouchées.
— Et ce trou dans lequel je suis tombé, qui l'a creusé et pourquoi ?
— Je n'ai pas de réponses à ces questions.
— Des oubliettes ?
— Je l'ignore, répondit Hervé, nous n'avons pas réussi à déterminer la profondeur de la fosse qui t'a presque englouti, mais il est probable que ce soit un cul de basse fosse ou quelque chose de ce genre qui ait servi pour garder des prisonniers. Au fil du temps, il est possible que les infiltrations d'eau l'aient progressivement remplit. Si ma théorie est juste, la profondeur est généralement de cinq à six mètres.
— Il y avait, de l'autre côté, un passage conduisant à une pièce souterraine, précisa Romain.
— C'était une salle de torture, indiqua Julien.
— Lorsque nous y sommes entrés, la porte s'est brusquement refermée sur nous, poursuivit Christophe pour laisser Hervé se restaurer.
— Et ce trou dans lequel je suis tombé, qui l'a creusé et pourquoi ?
— Je n'ai pas de réponses à ces questions.
— Des oubliettes ?
— Je l'ignore, répondit Hervé, nous n'avons pas réussi à déterminer la profondeur de la fosse qui t'a presque englouti, mais il est probable que ce soit un cul de basse fosse ou quelque chose de ce genre qui ait servi pour garder des prisonniers. Au fil du temps, il est possible que les infiltrations d'eau l'aient progressivement remplit. Si ma théorie est juste, la profondeur est généralement de cinq à six mètres.
— Il y avait, de l'autre côté, un passage conduisant à une pièce souterraine, précisa Romain.
— C'était une salle de torture, indiqua Julien.
— Lorsque nous y sommes entrés, la porte s'est brusquement refermée sur nous, poursuivit Christophe pour laisser Hervé se restaurer.
A tour de rôle, ils racontèrent leur mésaventure, leur peur de rester bloqués et de subir le même sort que les malheureux enfermés dans le cachot ainsi que les efforts communs pour trouver une sortie.
— C'est extrêmement troublant ce que vous avez vécu là, affirma Rémy. Vous étiez douze visiteurs captifs, cela ne vous rappelle rien ?
— Si, les douze moines, bien sûr ! plaisanta Vincent. Mais c'est une légende !
— Et s'il y avait une part de vérité dedans ? interrogea Pascal. Douze squelettes, autant de moines disparus, cela est tout de même troublant ! Imaginez que leur disparition mystérieuse ait été orchestrée par l'église ou, au minimum, par une sorte de police interne qui soit un reste de l'inquisition. Il aurait été possible qu'ils aient été transférés secrètement ici pour dissuader d'autres religieux de suivre leur exemple.
— Possible, affirma Vincent. Mais que fais-tu des feux ?
— Inspecteurs à la solde des commanditaires, tout simplement. Un feu laisse fatalement des traces.
— Pas toujours, lâcha Hervé. Cette nuit, Julien a été témoin d'un phénomène très étrange. Il l'a signalé à Pascal.
— Mais moi, je n'ai rien vu ! Il a probablement déliré après s'être cogné la tête.
— Il n'a pas déliré, confirma Dominique. Je l'ai vu aussi.
— C'est vrai ? demanda Pascal.
— Tu as bien dû voir que je n'étais pas avec toi dans la tente quand tu es sorti ?
— Oui, bien sûr, mais j'ai pensé que tu avais eu envie de…
— Si, les douze moines, bien sûr ! plaisanta Vincent. Mais c'est une légende !
— Et s'il y avait une part de vérité dedans ? interrogea Pascal. Douze squelettes, autant de moines disparus, cela est tout de même troublant ! Imaginez que leur disparition mystérieuse ait été orchestrée par l'église ou, au minimum, par une sorte de police interne qui soit un reste de l'inquisition. Il aurait été possible qu'ils aient été transférés secrètement ici pour dissuader d'autres religieux de suivre leur exemple.
— Possible, affirma Vincent. Mais que fais-tu des feux ?
— Inspecteurs à la solde des commanditaires, tout simplement. Un feu laisse fatalement des traces.
— Pas toujours, lâcha Hervé. Cette nuit, Julien a été témoin d'un phénomène très étrange. Il l'a signalé à Pascal.
— Mais moi, je n'ai rien vu ! Il a probablement déliré après s'être cogné la tête.
— Il n'a pas déliré, confirma Dominique. Je l'ai vu aussi.
— C'est vrai ? demanda Pascal.
— Tu as bien dû voir que je n'étais pas avec toi dans la tente quand tu es sorti ?
— Oui, bien sûr, mais j'ai pensé que tu avais eu envie de…
Pascal s'interrompit juste à temps en croisant le regard de Véronique. Dans la nuit, il avait pensé que Dominique était allée assouvir un besoin qui n'avait rien à voir avec sa consommation importante d'infusion de menthe sauvage, comme elle le lui avait précisé en sortant au beau milieu de la nuit. Comme beaucoup d'autres campeurs, ils avaient gouté aux plaisirs charnels avant de s'endormir. Cependant, trop excité par la situation et la poitrine de Ludivine durant la partie de cache-cache, il n'avait pas résisté suffisamment longtemps pour satisfaire totalement Dominique. Il s'était mordu la langue tout juste à temps. Quelques mots de plus et Véronique aurait appris que dans les activités qu'ils pratiquaient en groupe, il n'y avait pas que le vélo et la randonnée.
— Je suis bien sortie pour un besoin naturel, mais c'est alors que je me suis aperçue que ce n'était pas la lueur de la Lune qui m'avait permis de me diriger sans la torche. J'ai regardé ce feu durant quelques minutes, jusqu'à ce que Julien sorte de sa tente. Lorsqu'il s'est pris les pieds dans la corde de la tente, les flammes se sont brutalement éteintes.
— Je suppose que tu l'as vu aussi, mon chou ?
— Oui, mon ange. Durant une petite minute seulement.
— Et tu n'as rien dit !
— Pour quoi faire ? Vous effrayer ?
— Qui d'autre a vu ce feu ? demanda Christophe.
— Je suppose que tu l'as vu aussi, mon chou ?
— Oui, mon ange. Durant une petite minute seulement.
— Et tu n'as rien dit !
— Pour quoi faire ? Vous effrayer ?
— Qui d'autre a vu ce feu ? demanda Christophe.
Personne ne se manifesta, et Romain relança la discussion.
— Moi, je voudrais bien comprendre comment la porte s'est refermée toute seule.
— Le courant d'air ? suggéra Julien.
— C'est possible, je m'en souviens parfaitement, la porte s'est d'abord refermée, et puis il y a eu cette voix si étrange…
— La voix ? Quelle voix ? demanda Dominique.
— Une histoire de tombeau. Une blague de collégien, répliqua Natacha. Bon ! Que le responsable se dénonce !
— Le courant d'air ? suggéra Julien.
— C'est possible, je m'en souviens parfaitement, la porte s'est d'abord refermée, et puis il y a eu cette voix si étrange…
— La voix ? Quelle voix ? demanda Dominique.
— Une histoire de tombeau. Une blague de collégien, répliqua Natacha. Bon ! Que le responsable se dénonce !
Personne ne s'accusa d'avoir prononcé ces quelques mots, ce qui exaspéra Natacha.
— Bien, c'est donc un fantôme, conclut Valérie. Probablement un de ces sbires qui ont trépassé dans leur cachot et que nous avons dérangé.
— Tant qui tu y es, c'est un des moines qui a refermé la porte !
— Vincent ! Je ne plaisante pas !
— Je dois dire que je suis de l'avis de Vincent, pas plus que ma sœur, je ne crois aux histoires de fantômes, affirma Véronique.
— Commencez à croire aux histoires de fantômes mesdemoiselles, vous en vivez une ! lui répondit Christophe.
— Alors selon toi, demanda Vincent, ce sont les esprits des moines qui nous ont emprisonnés ?
— Aucun d'entre nous n'a eu la possibilité de refermer aussi brusquement la porte de l'intérieur, affirma Christophe. J'étais le plus proche de l'entrée, et pourtant j'ai fait quatre bons pas pour arriver à la porte.
— Ok, pour la porte, mais pour la voix ?
— Ce n'était pas celle d'une femme, et je n'ai pas reconnu la voix de l'un d'entre nous. Qu'en penses-tu Hervé ?
— Qu'il y a beaucoup trop de mystères ici, Christophe. Mais je peux confirmer que cette nuit, le feu sur la tour n'a laissé aucune trace visible. Moi aussi, je l'ai vu. Je suis monté sur place et je n'en ai trouvé aucune trace. Je pense que l'on devrait ranger les tentes et le matériel dès que nous serons restaurés et rentrer. Rémy étant blessé, il faudra l'aider pour rejoindre la voiture. Pour le reste, je préviendrai les autorités de ce qu'il s'est passé ici. Il faut donner une sépulture à ceux qui ont péri dans ce cachot. Mais en attendant, personne ne doit en parler autour de lui, vous entendez ? Du moins, pas tant que les autorités n'auront pas décidé ce qu'il convient de faire.
— Tant qui tu y es, c'est un des moines qui a refermé la porte !
— Vincent ! Je ne plaisante pas !
— Je dois dire que je suis de l'avis de Vincent, pas plus que ma sœur, je ne crois aux histoires de fantômes, affirma Véronique.
— Commencez à croire aux histoires de fantômes mesdemoiselles, vous en vivez une ! lui répondit Christophe.
— Alors selon toi, demanda Vincent, ce sont les esprits des moines qui nous ont emprisonnés ?
— Aucun d'entre nous n'a eu la possibilité de refermer aussi brusquement la porte de l'intérieur, affirma Christophe. J'étais le plus proche de l'entrée, et pourtant j'ai fait quatre bons pas pour arriver à la porte.
— Ok, pour la porte, mais pour la voix ?
— Ce n'était pas celle d'une femme, et je n'ai pas reconnu la voix de l'un d'entre nous. Qu'en penses-tu Hervé ?
— Qu'il y a beaucoup trop de mystères ici, Christophe. Mais je peux confirmer que cette nuit, le feu sur la tour n'a laissé aucune trace visible. Moi aussi, je l'ai vu. Je suis monté sur place et je n'en ai trouvé aucune trace. Je pense que l'on devrait ranger les tentes et le matériel dès que nous serons restaurés et rentrer. Rémy étant blessé, il faudra l'aider pour rejoindre la voiture. Pour le reste, je préviendrai les autorités de ce qu'il s'est passé ici. Il faut donner une sépulture à ceux qui ont péri dans ce cachot. Mais en attendant, personne ne doit en parler autour de lui, vous entendez ? Du moins, pas tant que les autorités n'auront pas décidé ce qu'il convient de faire.
Le repas terminé, ils rangèrent les tentes et répartirent les charges dans les sacs à dos. En dépit de certains passages compliqués pour Rémy, il s'en sortit avec les honneurs, alternativement soutenu par Julie, Valérie et Véronique durant tout le trajet. Pour ménager sa cheville, ils s'accordèrent des pauses plus fréquentes. Ils retrouvèrent leurs vélos, ceux de Rémy et de Julien ainsi que les sacs à dos qui furent chargés dans la voiture d'Hervé. Véronique, au volant de l'ambulance improvisée avec les deux blessés, partit en premier, Julien assis à l'avant et Rémy derrière pour pouvoir allonger son pied. Les autres enfourchèrent leurs montures et, sur la route, discutèrent encore des mystérieux événements qu'ils avaient vécus.
Dans la voiture, le même sujet animait la conversation entre Véronique, Julien et Rémy. Bien qu'il en brûlât d'envie, il n'interrogea pas la conductrice sur sa visite dans la tente de sa sœur, mais à la place, il lui posa des questions sur Hervé. Malheureusement pour lui, il ne put tirer aucune conclusion de ses réponses.
— Tout va bien Rémy ? demanda Véronique à son passager arrière.
— Oui, pourquoi ?
— Je te trouve un peu trop silencieux. Ta cheville te fait souffrir ?
— Un peu, mais ça va.
— Tu es perturbé par cette légende ?
— Un peu Véronique, mais pas vraiment en réalité.
— Alors, qu'est-ce qui te tracasse, Rémy ?
— Rien… Je me sens seul, c'est tout.
— Je vais peut-être être indiscrète, mais tant pis, tu es célibataire, Rémy ?
— Oui... Je peux te parler franchement, Véronique ?
— Bien sûr !
— J'ai fantasmé sur ta sœur, tu sais ?
— Il n'y a pas de mal à ça, si cela reste au stade de fantasme ou de drague respectueuse.
— Je n'ai pas été le seul, d'ailleurs.
— J'imagine. Et maintenant, tu vas me dire que c'est sur moi que tu as jeté ton dévolu, tout comme ton ami assis à côté de moi ?
— Heu… Oui, un peu, avoua Rémy. Toutefois, je ne cherche pas à te draguer.
— Oui, pourquoi ?
— Je te trouve un peu trop silencieux. Ta cheville te fait souffrir ?
— Un peu, mais ça va.
— Tu es perturbé par cette légende ?
— Un peu Véronique, mais pas vraiment en réalité.
— Alors, qu'est-ce qui te tracasse, Rémy ?
— Rien… Je me sens seul, c'est tout.
— Je vais peut-être être indiscrète, mais tant pis, tu es célibataire, Rémy ?
— Oui... Je peux te parler franchement, Véronique ?
— Bien sûr !
— J'ai fantasmé sur ta sœur, tu sais ?
— Il n'y a pas de mal à ça, si cela reste au stade de fantasme ou de drague respectueuse.
— Je n'ai pas été le seul, d'ailleurs.
— J'imagine. Et maintenant, tu vas me dire que c'est sur moi que tu as jeté ton dévolu, tout comme ton ami assis à côté de moi ?
— Heu… Oui, un peu, avoua Rémy. Toutefois, je ne cherche pas à te draguer.
Julien qui s'était contenté de parler de leur week-end sans aller sur un registre plus personnel pour ne pas paraitre trop empressé auprès de Véronique, commençait à regretter son attitude. C'est avec soulagement qu'il entendit Rémy confirmer qu'il ne cherchait pas à se placer auprès de la conductrice.
— Ah bon ? J'aurais pourtant parié cher que tu le ferais.
— Je pense que je ne suis pas le genre de type qui te conviendrait.
— Tiens donc ! Explique-toi.
— Je ne connaissais pas Hervé avant qu'il ne rencontre ta sœur, mais je la connaissais, elle. Je l'ai vue se métamorphoser à son contact. Elle est bien plus radieuse à présent qu'elle est amoureuse.
— Je confirme que ce n'est plus la Julie que j'ai connue quand elle s'est mise au vélo, renchérit Julien. Tu es tout aussi jolie, et j'avoue que si l'on me disait que ce n'était pas Véronique au volant, mais sa jumelle, je ne pourrais pas faire la différence.
— Je suis bien Véronique.
— Et tu es aussi éblouissante que Julie, affirma Julien, décidé à tenter une manœuvre d'approche. Même après deux jours dans les bois, tu sens très bon.
— Merci les garçons, vous êtes très courtois, j'apprécie. Mais, dis-moi Rémy, pourquoi penses-tu que tu n'es pas le genre d'homme qui me conviendrait ?
— Je n'ai pas les épaules pour une femme de ton envergure, et puis…
— Et puis quoi, Rémy ?
— Je pense que je ne suis pas le genre de type qui te conviendrait.
— Tiens donc ! Explique-toi.
— Je ne connaissais pas Hervé avant qu'il ne rencontre ta sœur, mais je la connaissais, elle. Je l'ai vue se métamorphoser à son contact. Elle est bien plus radieuse à présent qu'elle est amoureuse.
— Je confirme que ce n'est plus la Julie que j'ai connue quand elle s'est mise au vélo, renchérit Julien. Tu es tout aussi jolie, et j'avoue que si l'on me disait que ce n'était pas Véronique au volant, mais sa jumelle, je ne pourrais pas faire la différence.
— Je suis bien Véronique.
— Et tu es aussi éblouissante que Julie, affirma Julien, décidé à tenter une manœuvre d'approche. Même après deux jours dans les bois, tu sens très bon.
— Merci les garçons, vous êtes très courtois, j'apprécie. Mais, dis-moi Rémy, pourquoi penses-tu que tu n'es pas le genre d'homme qui me conviendrait ?
— Je n'ai pas les épaules pour une femme de ton envergure, et puis…
— Et puis quoi, Rémy ?
Julien se raidit, redoutant d'apprendre que Véronique avait déjà un amoureux.
— Je ne suis pas prêt pour une vie à deux, Véronique.
— Parce que tu penses que je le suis, moi ?
— Je n'en sais rien, il faudrait pour cela te connaitre mieux, depuis plus longtemps.
— C'est juste, admit-elle.
— Et toi ? demanda Julien qui se jeta à l'eau. Tu es encore célibataire, ou ton cœur est déjà pris ?
— Tu es un vilain petit curieux, toi !
— Parce que tu penses que je le suis, moi ?
— Je n'en sais rien, il faudrait pour cela te connaitre mieux, depuis plus longtemps.
— C'est juste, admit-elle.
— Et toi ? demanda Julien qui se jeta à l'eau. Tu es encore célibataire, ou ton cœur est déjà pris ?
— Tu es un vilain petit curieux, toi !
Julien ne répondit pas immédiatement. Cette réponse le laissait dans le flou et ne l'aidait pas à se décider sur la suite de sa conduite envers Véronique.
— Il faudra tourner à droite à la prochaine intersection, indiqua Rémy. Heureusement que tu es venue faire cette sortie avec nous. Sans toi, ta sœur et Valérie, je serais mort dans ce trou. Mais grâce à toi, je suis sorti et tu me reconduis en voiture.
— Je n'ai pas été la seule à intervenir, Valérie est la plus méritante, je pense. C'est elle qui s'est portée la première à ton secours. Julien n'a pas été en reste. Il est parti si vite qu'il n'a pas vu qu'un arbre traversait devant lui. Il aurait pu se faire très mal aussi.
— Les copains auraient fait la même chose pour moi, non ?
— Evidemment Julien, confirma Rémy. Tout droit, Véronique, prends garde au prochain virage, il est assez serré.
— Je n'ai pas été la seule à intervenir, Valérie est la plus méritante, je pense. C'est elle qui s'est portée la première à ton secours. Julien n'a pas été en reste. Il est parti si vite qu'il n'a pas vu qu'un arbre traversait devant lui. Il aurait pu se faire très mal aussi.
— Les copains auraient fait la même chose pour moi, non ?
— Evidemment Julien, confirma Rémy. Tout droit, Véronique, prends garde au prochain virage, il est assez serré.
Le peloton de bicyclettes, assez compact au départ, s'étira progressivement au fil des kilomètres. Natacha et Romain étaient en tête et une fois de plus, Hervé fermait la marche quelques mètres derrière Valérie. A côté de lui, Julie pédalait tout en l'encourageant.
— Tu es fatigué, mon chou ?
— Un peu, mais ça ira.
— Pour te motiver, je vais rejoindre Valérie et tu vas pouvoir suivre nos fesses. Si tu arrives à me rattraper, tu feras de moi ton repas ce soir.
— Te manger ?
— Oui, pas avec un couteau et une fourchette, mais avec ta langue dans ma craquette. Pour une fois, tu pourras manger avec les doigts sans te faire gronder.
— Tu en as très envie ? Je ne sais pas si j'aurai encore suffisamment de forces.
— Pour me faire l'amour ? J'espère que si ! Tu sais que là, je suis déjà toute mouillée ?
— Ah bon ?
— Oui, tout en pédalant, je me frotte la moule sur la selle. Vivement que l'on arrive, que tu puisses éteindre ce feu qui me dévore l'entre-jambe depuis que j'ai enfourché mon vélo.
— Si c'est urgent à ce point, il serait peut-être préférable de faire une halte dans un fourré le long de la route.
— Tu veux me fourrer ? C'est une idée, malheureusement pas réalisable. Les autres vont s'apercevoir que nous nous sommes absentés, et ils vont nous rechercher. Tu imagines, mon chou, s'ils nous trouvent en plein coït ?
— Houlà ! Oui !
— De terribles images vont les hanter jusqu'à la fin de leurs jours !
— Ah ? J'aurais plutôt pensé qu'ils allaient nous rejoindre.
— Justement ! C'est là que cela devient effrayant.
— De quoi as-tu peur, Julie ?
— Moi ? De rien. Je pensais aux autres qui vont nous voir… Les passants, nos amis et surtout les automobilistes ! Comment vas-tu te débarrasser de tous les prétendants qui voudront se rouler avec moi dans les herbes hautes? Il n'y a pas de piscine dans le secteur...
— Effectivement, toutefois, ce n'est pas un problème, j'en creuserai une, voilà tout.
— J'adore ton humour mon chou !
— Ah ? Je pensais que tu restais avec moi pour d'autres raisons.
— Lesquelles ?
— Oh, la liste est longue, se vanta faussement Hervé, je dois garder le peu de forces qu'il me reste pour rentrer.
— Tu seras tellement fatigué que tu ne pourras même pas me faire l'amour ?
— Je dois avoir un reste d'énergie dans le frigo, il me semble.
— Je te préviens que si tu n'en as plus assez, je ferai appel à des amis ! J'ai trop envie là.
— Tu faisais comment avant de me connaitre ? Je veux dire, pour masquer ton état à la fin d'une balade à vélo ?
— Je te laisse deviner !
— Un peu, mais ça ira.
— Pour te motiver, je vais rejoindre Valérie et tu vas pouvoir suivre nos fesses. Si tu arrives à me rattraper, tu feras de moi ton repas ce soir.
— Te manger ?
— Oui, pas avec un couteau et une fourchette, mais avec ta langue dans ma craquette. Pour une fois, tu pourras manger avec les doigts sans te faire gronder.
— Tu en as très envie ? Je ne sais pas si j'aurai encore suffisamment de forces.
— Pour me faire l'amour ? J'espère que si ! Tu sais que là, je suis déjà toute mouillée ?
— Ah bon ?
— Oui, tout en pédalant, je me frotte la moule sur la selle. Vivement que l'on arrive, que tu puisses éteindre ce feu qui me dévore l'entre-jambe depuis que j'ai enfourché mon vélo.
— Si c'est urgent à ce point, il serait peut-être préférable de faire une halte dans un fourré le long de la route.
— Tu veux me fourrer ? C'est une idée, malheureusement pas réalisable. Les autres vont s'apercevoir que nous nous sommes absentés, et ils vont nous rechercher. Tu imagines, mon chou, s'ils nous trouvent en plein coït ?
— Houlà ! Oui !
— De terribles images vont les hanter jusqu'à la fin de leurs jours !
— Ah ? J'aurais plutôt pensé qu'ils allaient nous rejoindre.
— Justement ! C'est là que cela devient effrayant.
— De quoi as-tu peur, Julie ?
— Moi ? De rien. Je pensais aux autres qui vont nous voir… Les passants, nos amis et surtout les automobilistes ! Comment vas-tu te débarrasser de tous les prétendants qui voudront se rouler avec moi dans les herbes hautes? Il n'y a pas de piscine dans le secteur...
— Effectivement, toutefois, ce n'est pas un problème, j'en creuserai une, voilà tout.
— J'adore ton humour mon chou !
— Ah ? Je pensais que tu restais avec moi pour d'autres raisons.
— Lesquelles ?
— Oh, la liste est longue, se vanta faussement Hervé, je dois garder le peu de forces qu'il me reste pour rentrer.
— Tu seras tellement fatigué que tu ne pourras même pas me faire l'amour ?
— Je dois avoir un reste d'énergie dans le frigo, il me semble.
— Je te préviens que si tu n'en as plus assez, je ferai appel à des amis ! J'ai trop envie là.
— Tu faisais comment avant de me connaitre ? Je veux dire, pour masquer ton état à la fin d'une balade à vélo ?
— Je te laisse deviner !
Sur ces paroles, Julie accéléra et rattrapa les cyclistes qui la précédaient. Durant quelques instants, Hervé se demanda si ses dernières paroles étaient sincères ou toujours dans la plaisanterie. Il se décida alors à pousser sur les pédales pour ne pas se laisser distancer.
Véronique stoppa la voiture devant le domicile de Rémy. Avec Julien, ils sortirent son vélo du coffre. Elle se chargea de la bicyclette, tandis que Julien soutenait son ami. Le vélo rangé dans le garage du petit pavillon, elle admira les nombreuses photographies accrochées aux murs. Des paysages bucoliques, des levers ou des couchers de soleil dans la campagne, qu'elle admira le temps que Julien aide Rémy à entrer dans la douche. C'est Julien qui avait insisté, car il ne voulait pas que Rémy soit seul s'il venait à glisser sur le sol mouillé.
— Il fait de belles photos, hein ?
— Oui, Julien. Elles sont superbes. Il ne fait que des paysages ?
— Je ne devrais peut-être pas en parler, mais avant, il y avait de très beaux portraits de sa copine.
— Ah ? Où sont-ils ?
— Tous remplacés… Il n'a pas encore tourné la page de leur séparation.
— Comment ça ?
— Sa copine, enfin, on va l'appeler ainsi, s'est servie de lui, de ses talents de photographe, pour se faire faire à l'œil des portraits d'elle. Et quand, grâce à ces photos, elle a décroché un contrat de mannequin, elle a récupéré tous les négatifs, toutes les épreuves et l'a brutalement abandonné.
— Il y a longtemps ?
— Quelques années… Je n'ai que très peu connu cette femme, mais je sais que Rémy a conservé au moins une photo d'elle.
— Comment le sais-tu ?
— Je l'ai aperçue un jour lorsqu'il a ouvert son portefeuille pour payer une tournée dans un bar.
— Il l'aimait beaucoup ?
— Je crois qu'il l'aime encore. Je lui ai déjà dit qu'il se faisait du mal à penser encore à cette nana, de passer à autre chose, de refaire des portraits, il n'a jamais accepté. Quelques photos de groupe, oui, mais individuellement, il ne veut plus.
— Ils sont restés longtemps ensemble ?
— Je ne sais pas exactement, mais assez pour qu'il soit très amoureux.
— Tu sais où sont les toilettes ici ?
— Viens, c'est par là.
— Oui, Julien. Elles sont superbes. Il ne fait que des paysages ?
— Je ne devrais peut-être pas en parler, mais avant, il y avait de très beaux portraits de sa copine.
— Ah ? Où sont-ils ?
— Tous remplacés… Il n'a pas encore tourné la page de leur séparation.
— Comment ça ?
— Sa copine, enfin, on va l'appeler ainsi, s'est servie de lui, de ses talents de photographe, pour se faire faire à l'œil des portraits d'elle. Et quand, grâce à ces photos, elle a décroché un contrat de mannequin, elle a récupéré tous les négatifs, toutes les épreuves et l'a brutalement abandonné.
— Il y a longtemps ?
— Quelques années… Je n'ai que très peu connu cette femme, mais je sais que Rémy a conservé au moins une photo d'elle.
— Comment le sais-tu ?
— Je l'ai aperçue un jour lorsqu'il a ouvert son portefeuille pour payer une tournée dans un bar.
— Il l'aimait beaucoup ?
— Je crois qu'il l'aime encore. Je lui ai déjà dit qu'il se faisait du mal à penser encore à cette nana, de passer à autre chose, de refaire des portraits, il n'a jamais accepté. Quelques photos de groupe, oui, mais individuellement, il ne veut plus.
— Ils sont restés longtemps ensemble ?
— Je ne sais pas exactement, mais assez pour qu'il soit très amoureux.
— Tu sais où sont les toilettes ici ?
— Viens, c'est par là.
Lorsque Véronique regagna le salon, Rémy venait de terminer sa douche. Vêtu d'un peignoir blanc, il était appuyé sur le dossier d'une chaise.
— Comment va ta cheville ? demanda Véronique.
— Elle est un peu gonflée, mais j'espère que demain, ça ira mieux. Dans le cas contraire, j'irai consulter un médecin.
— Tu as besoin de quelque chose avant que je raccompagne Julien ?
— Merci, je vais me débrouiller.
— Tu fais de très belles photos. Félicitations. Celle-ci particulièrement. La montagne au loin, la fontaine en premier plan sur le côté et entre les deux, la vallée et ces quelques maisons isolées…
— Permets-moi de te l'offrir !
— Oh ! Je ne sais pas si je peux…
— Comment ? l'interrompit Rémy. Sans toi, ta sœur et Valérie, je ne serais sûrement plus de ce monde. Alors, fais-moi le plaisir de l'accepter…
— Vu comme ça…
— Julien, tu peux me la décrocher, s'il te plait ?
— Elle est un peu gonflée, mais j'espère que demain, ça ira mieux. Dans le cas contraire, j'irai consulter un médecin.
— Tu as besoin de quelque chose avant que je raccompagne Julien ?
— Merci, je vais me débrouiller.
— Tu fais de très belles photos. Félicitations. Celle-ci particulièrement. La montagne au loin, la fontaine en premier plan sur le côté et entre les deux, la vallée et ces quelques maisons isolées…
— Permets-moi de te l'offrir !
— Oh ! Je ne sais pas si je peux…
— Comment ? l'interrompit Rémy. Sans toi, ta sœur et Valérie, je ne serais sûrement plus de ce monde. Alors, fais-moi le plaisir de l'accepter…
— Vu comme ça…
— Julien, tu peux me la décrocher, s'il te plait ?
Julien remit le cadre à Rémy, qui l'offrit solennellement à Véronique. Elle le remercia encore d'une main sur la joue avant de prendre congé du photographe. Arrivé chez lui, Julien proposa un verre à Véronique qu'elle refusa poliment.
— Je suis fatiguée, et j'ai grand besoin d'une douche
— Tu peux la prendre ici si tu le veux, pendant ce temps, je te prépare un apéro ?
— Tu es gentil, Julien, je dois vraiment rentrer. Mais avant, je vais changer ton pansement sur le front.
— Tu peux la prendre ici si tu le veux, pendant ce temps, je te prépare un apéro ?
— Tu es gentil, Julien, je dois vraiment rentrer. Mais avant, je vais changer ton pansement sur le front.
Julien, trop heureux de se faire bichonner sans avoir à le demander, apporta sa trousse à pharmacie et se laissa faire. Durant tout ce temps qui lui sembla très court, il ne débanda pas. Véronique nettoya la plaie, la désinfecta et la recouvrit d'un pansement propre.
— Voilà, pas de risque d'infection. J'espère que je n'ai pas accroché trop de cheveux avec le sparadrap.
— Merci, c'est très aimable de ta part. J'aurais galéré tout seul devant la glace.
— Bonne soirée, je file.
— Merci, c'est très aimable de ta part. J'aurais galéré tout seul devant la glace.
— Bonne soirée, je file.
Véronique le gratifia d'une bise et monta dans la voiture sous le regard de Julien qui n'avait pas résisté au plaisir de l'accompagner. Il regarda le véhicule s'éloigner tout en saluant une dernière fois sa conductrice d'un petit geste de main. Il rentra chez lui, se dévêtit et entra dans la douche. Tandis que l'eau coulait sur son corps, il pensait à Véronique tout en se caressant le sexe, toujours dressé. Sa main accéléra la cadence et soupira à voix haute, inventant un dialogue imaginaire, les yeux mi-clos.
— Oh oui, ma beauté ! Encore !
— Tu es bien raide ! J'aime.
— Et tes seins… quel régal !
— Vas-y, tète-les. Tu peux y aller plus fort encore.
— Mais dis-moi, tu es déjà toute mouillée ?
— Oh oui, tu es trop excitant…
— Tu aimes ?
— Oui ! Je fonds. Donne-moi ta queue que je la goûte.
— Oh oui ! Suce-moi, j'adore ça.
— J'adore ta queue, Julien.
— Elle est toute à toi.
— Je me régale.
— Prends-la bien à fond !
— Comme ça ?
— Oui, tu es douée.
— Alors, mets-la-moi maintenant, j'en ai trop envie…
— Retourne-toi.
— Tu es bien raide ! J'aime.
— Et tes seins… quel régal !
— Vas-y, tète-les. Tu peux y aller plus fort encore.
— Mais dis-moi, tu es déjà toute mouillée ?
— Oh oui, tu es trop excitant…
— Tu aimes ?
— Oui ! Je fonds. Donne-moi ta queue que je la goûte.
— Oh oui ! Suce-moi, j'adore ça.
— J'adore ta queue, Julien.
— Elle est toute à toi.
— Je me régale.
— Prends-la bien à fond !
— Comme ça ?
— Oui, tu es douée.
— Alors, mets-la-moi maintenant, j'en ai trop envie…
— Retourne-toi.
Les yeux fermés, il se branla plus vite, plus fort, visualisa cette femme qu'il aurait tant aimé caresser. Il se la représenta devant lui, croupe offerte, ses lèvres intimes suintantes prêtes à embrasser son gland et à faciliter de leurs sécrétions le passage de sa tige brûlante. Malheureusement, il n'avait pas su la retenir cette fois, mais la prochaine… Ses bourses se contractèrent, son plaisir monta, et brusquement, il abandonna son sexe au dernier moment. Il aurait suffi de trois ou quatre mouvements de plus pour qu'il mette fin à cette masturbation compulsive par une explosion de sperme.
— Non ! Non ! se lamenta-t-il. Non… J'en ai assez ! Je ne veux plus me branler pour me faire jouir comme un forcené. Je veux trouver l'amour ! Moi aussi, j'en ai le droit !
Pour les lecteurs joueurs, il y a deux répliques tirées de films, disséminées dans ce chapitre. Saurez-vous les identifier ?
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Commentaires ()
Je suis très heureux de savoir que vous avez apprécié l'intégralité de cette histoire.
Le chapitre suivant est déjà disponible depuis quelques jours et le prochain est prévu dans 10 jours.
Bruno et Elsa vont revenir bientôt, et pour ce qui est de la fin, elle est prévue, en grande partie déjà écrite, mais pas pour tout de suite.
Et je complète mes remerciements car je viens de constater que vous m'avez réservé la primeur de votre 1er message sur ce site.
Merci a vous, j'attends votre prochain commentaire avec impatience.
Mandrakke
Il faudra bien viser 🏹 😇
Désolé de laisser un commentaire que maintenant car je suis assez occupé ces derniers semaines finalement pas de torture ni de séance de bdsm forcer comme je l'imaginer dans le précédent chapitre remarque c'est pas plus mal car se chapitre tel qu'il est et tout aussi plaisant .
Encore merci pour cette histoire et joyeux anniversaire au personnage.
Vivement le prochain chapitre.
Merci d'être une fois de plus au rendez vous et d'avoir lu ce chapitre.
J'avoue être assez fier de vous avoir laissé penser que cela allait tourner en BDSM pour faire exactement l'inverse, c'est mon seul côté sadique...
Et je suis très content que tu aies apprécié cet épisode.
Merci également à toutes celles et tous ceux qui apprécient même sans commenter.
Grâce à vous tous, cette histoire vient de monter sur le podium, et ça c'est le plus beau des cadeaux d'anniversaire.
Mandrakke
Merci @Iznogood,
Mais juste un panaché pour un anniversaire....
Faisons les choses avec panache !
🫴🎂🥂🍾
Voilà !
Trinquons ! À nos femmes, à nos chevaux, et à ceux qui les montent ! 😇
Pour vous récompenser de cette fidélité, soufflez sur une des bougies du gateau d'anniversaire de cette histoire, qui fêtera ses 5 ans de publication ici demain, prenez un bout de gateau, un verre et ... santé !