Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une chute de vélo — Chapitre 52 · Rapport de visite
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une chute de vélo
Chapitre 52 · Rapport de visite
Le professeur observa avec une grande attention les tracés que son interne lui désignait. Il vérifia entièrement la connectique depuis l'appareil jusqu'au patient, regarda à nouveau les tracés d'un air dubitatif et soupira en hochant la tête.
— C'est tout bonnement incroyable ! constata-t-il finalement.
— Cela signifie bien une amélioration de l'état du patient ? demanda Florence.
— Sur le principe, oui, mais gardons-nous bien de toute bouffée d'optimisme intempestif. Cela pourrait n'être que passager ou encore un signe annonciateur d'une imminente dégradation subite de son état. Vous n'avez pas appris cela au cours de vos études ?
— Si, bien sûr professeur, il faut analyser toutes les possibilités, cependant vous nous aviez dit être certain que celui-ci ne se réveillerait pas.
— Il est exact que j'ai dit cela, et jusqu'à preuve du contraire, il est loin être réveillé.
— Que devons-nous faire alors ? demanda Marie-Pierre.
— Dans un premier temps, ne pas donner de faux espoirs à ses amis. Dans un second, surveiller l'évolution de ses réactions. Voyons un peu, l'activité notée sur ce graphique date de … un peu plus de deux heures trente et n'a duré que … Ah ! Quarante-deux minutes quand même…
— Elle reprend ici, environ trente minutes après, précisa Florence en désignant une autre page. Mais l'activité semble bien différente malgré tout.
— Oui, vous avez raison, c'est très intéressant. Reprise pour presque une heure, tout aussi marquée, et même plus par endroits, bien que plus irrégulière. Très bonne observation Florence.
— Merci professeur.
— Malheureusement, elle n'est plus constatable actuellement. Poursuivons, mais en plus détaillé que prévu. Florence, surveillez l'encéphalo, Marie-Pierre, faites-moi un Glasgow.
— Avec plaisir, susurra-t-elle langoureusement. J'adore vous déshabiller.
— Pas à moi, mais à lui !
— Il est plâtré de presque partout, se plaignit l'étudiante. Je préférerais le faire sur vous.
— Marie-Pierre, vous n'êtes plus à la fac, soyez professionnelle.
— Vous n'avez pas toujours dit ça…
— Hé bien, je vous le dis : faites votre travail sur le patient et l'examen classique hein, pour le mien, nous verrons cela plus tard…
— Cela signifie bien une amélioration de l'état du patient ? demanda Florence.
— Sur le principe, oui, mais gardons-nous bien de toute bouffée d'optimisme intempestif. Cela pourrait n'être que passager ou encore un signe annonciateur d'une imminente dégradation subite de son état. Vous n'avez pas appris cela au cours de vos études ?
— Si, bien sûr professeur, il faut analyser toutes les possibilités, cependant vous nous aviez dit être certain que celui-ci ne se réveillerait pas.
— Il est exact que j'ai dit cela, et jusqu'à preuve du contraire, il est loin être réveillé.
— Que devons-nous faire alors ? demanda Marie-Pierre.
— Dans un premier temps, ne pas donner de faux espoirs à ses amis. Dans un second, surveiller l'évolution de ses réactions. Voyons un peu, l'activité notée sur ce graphique date de … un peu plus de deux heures trente et n'a duré que … Ah ! Quarante-deux minutes quand même…
— Elle reprend ici, environ trente minutes après, précisa Florence en désignant une autre page. Mais l'activité semble bien différente malgré tout.
— Oui, vous avez raison, c'est très intéressant. Reprise pour presque une heure, tout aussi marquée, et même plus par endroits, bien que plus irrégulière. Très bonne observation Florence.
— Merci professeur.
— Malheureusement, elle n'est plus constatable actuellement. Poursuivons, mais en plus détaillé que prévu. Florence, surveillez l'encéphalo, Marie-Pierre, faites-moi un Glasgow.
— Avec plaisir, susurra-t-elle langoureusement. J'adore vous déshabiller.
— Pas à moi, mais à lui !
— Il est plâtré de presque partout, se plaignit l'étudiante. Je préférerais le faire sur vous.
— Marie-Pierre, vous n'êtes plus à la fac, soyez professionnelle.
— Vous n'avez pas toujours dit ça…
— Hé bien, je vous le dis : faites votre travail sur le patient et l'examen classique hein, pour le mien, nous verrons cela plus tard…
De mauvaise grâce, elle effectua le test, contrôla les pupilles, appela le patient par son prénom, vérifia ses réflexes de différentes manières et rendit son verdict au professeur qui ne la corrigea que sur un seul point.
— Aucune réaction ici, constata d'une voix déçue Florence qui n'avait pas quitté des yeux la bande de papier qui sortait de l'appareil.
— Vous êtes jeunes toutes les deux, et bien que vous soyez mes élèves les plus douées, vous devez accepter que l'on ne peut malheureusement pas sauver tout le monde. C'est une chose que vous ne pourrez apprendre qu'avec la pratique et qui sera sûrement la plus douloureuse pour vous.
— Plus que la prise de ma température interne par votre thermomètre professeur ?
— Marie-Pierre, concentrez-vous et prenez exemple sur Florence, qui sait très bien séparer les visites des patients des leçons particulières que je suis amené à prodiguer. Si vous n'en êtes pas capable, je me verrai contraint de ne plus vous accepter dans mes cours individuels. Suis-je bien clair ?
— Parfaitement clair, répondit sobrement la jeune étudiante, un peu vexée.
— C'est heureux, car je ne me répéterai pas. Poursuivons l'examen, vérifiez les plaies. Florence, à vous le torse et les bras, Marie-Pierre se chargera du reste.
— Vous êtes jeunes toutes les deux, et bien que vous soyez mes élèves les plus douées, vous devez accepter que l'on ne peut malheureusement pas sauver tout le monde. C'est une chose que vous ne pourrez apprendre qu'avec la pratique et qui sera sûrement la plus douloureuse pour vous.
— Plus que la prise de ma température interne par votre thermomètre professeur ?
— Marie-Pierre, concentrez-vous et prenez exemple sur Florence, qui sait très bien séparer les visites des patients des leçons particulières que je suis amené à prodiguer. Si vous n'en êtes pas capable, je me verrai contraint de ne plus vous accepter dans mes cours individuels. Suis-je bien clair ?
— Parfaitement clair, répondit sobrement la jeune étudiante, un peu vexée.
— C'est heureux, car je ne me répéterai pas. Poursuivons l'examen, vérifiez les plaies. Florence, à vous le torse et les bras, Marie-Pierre se chargera du reste.
Les deux internes s'afférèrent sous l'œil attentif de leur enseignant.
— Mais ce cochon n'a plus sa bite dans le réservoir d'urine et, en plus, il s'est vidé les couilles !
— En termes médicaux, on dit plutôt les gonades, Marie-Pierre. Ce sont des choses qui arrivent fréquemment, surtout si le patient n'a pas eu de rapport sexuel récent. Le corps masculin expulse régulièrement le trop-plein produit, généralement durant le sommeil nocturne. C'est un réflexe naturel courant.
— Mais ce n'est pas la nuit !
— Quelle différence pour lui ?
— Et ça ne date pas de très longtemps, car ce n'est pas complètement sec, précisa Florence, qui était venue se rendre compte elle-même de la constatation de sa collègue. En plus, il y en a une grosse quantité.
— Son subconscient aura capté un signal de réserves au maximum, ce qui aura provoqué un rêve érotique, très probablement accentué par son manque d'acti… Mais bon sang !
— Qu'y a-t-il professeur ? s'alarma Florence.
— Cette jeune femme qui est sa petite amie, était-elle présente lors de l'activité relevée sur l'EEG ?
— Je n'en sais rien.
— Moi non plus.
— Très bien, Florence, laissez l'encéphalo en fonctionnement, je veux en avoir le cœur net.
— En termes médicaux, on dit plutôt les gonades, Marie-Pierre. Ce sont des choses qui arrivent fréquemment, surtout si le patient n'a pas eu de rapport sexuel récent. Le corps masculin expulse régulièrement le trop-plein produit, généralement durant le sommeil nocturne. C'est un réflexe naturel courant.
— Mais ce n'est pas la nuit !
— Quelle différence pour lui ?
— Et ça ne date pas de très longtemps, car ce n'est pas complètement sec, précisa Florence, qui était venue se rendre compte elle-même de la constatation de sa collègue. En plus, il y en a une grosse quantité.
— Son subconscient aura capté un signal de réserves au maximum, ce qui aura provoqué un rêve érotique, très probablement accentué par son manque d'acti… Mais bon sang !
— Qu'y a-t-il professeur ? s'alarma Florence.
— Cette jeune femme qui est sa petite amie, était-elle présente lors de l'activité relevée sur l'EEG ?
— Je n'en sais rien.
— Moi non plus.
— Très bien, Florence, laissez l'encéphalo en fonctionnement, je veux en avoir le cœur net.
L'équipe termina ses contrôles et tandis que les deux étudiantes remettaient en état le patient et son lit, le médecin sortit parler avec les visiteurs qui attendaient impatiemment dans le couloir.
— Monsieur, qui êtes-vous par rapport à ce patient ?
— C'est mon ami, un de mes meilleurs amis même.
— Et vous mademoiselle, vous m'avez bien dit être sa copine ?
— Oui, depuis peu, mais on ne peut pas se voir souvent, car je travaille très loin d'ici.
— Mademoiselle, à quand remonte la dernière fois que vous avez été ensemble avec votre ami ?
— Heu depuis … un mois et demi environ.
— Bien, et depuis quand êtes-vous auprès de lui aujourd'hui ?
— Je suis arrivée en train peu après quinze heures, je n'ai pas regardé précisément.
— Nous avons fait le trajet directement depuis la gare, précisa Jérémy. Nous sommes arrivés dans la chambre un peu après seize heures.
— Parfait. Vous êtes restés tous les deux auprès de lui ?
— Hum, non. Je suis assez vite sorti pour aller chercher des informations sur son état de santé. C'est là que je suis sorti téléphoner pour me faire passer pour votre confrère.
— Donc mademoiselle, vous êtes restée seule avec lui ?
— Oui, jusqu'à ce que votre personnel vienne me demander de partir, car les visites devaient se terminer à dix-sept heures et qu'en plus, nous avions dépassé le temps prévu.
— Hum… je vois.
— Comment va-t-il docteur ?
— Je vais être franc, il ne va pas bien, je suis désolé. Il est fort possible qu'il ne sorte jamais de son coma. S'il se réveillait, la probabilité est grande pour qu'il conserve des séquelles dont il est impossible à l'heure actuelle de prévoir la gravité, mais qui pourraient être lourdes, très lourdes.
— C'est mon ami, un de mes meilleurs amis même.
— Et vous mademoiselle, vous m'avez bien dit être sa copine ?
— Oui, depuis peu, mais on ne peut pas se voir souvent, car je travaille très loin d'ici.
— Mademoiselle, à quand remonte la dernière fois que vous avez été ensemble avec votre ami ?
— Heu depuis … un mois et demi environ.
— Bien, et depuis quand êtes-vous auprès de lui aujourd'hui ?
— Je suis arrivée en train peu après quinze heures, je n'ai pas regardé précisément.
— Nous avons fait le trajet directement depuis la gare, précisa Jérémy. Nous sommes arrivés dans la chambre un peu après seize heures.
— Parfait. Vous êtes restés tous les deux auprès de lui ?
— Hum, non. Je suis assez vite sorti pour aller chercher des informations sur son état de santé. C'est là que je suis sorti téléphoner pour me faire passer pour votre confrère.
— Donc mademoiselle, vous êtes restée seule avec lui ?
— Oui, jusqu'à ce que votre personnel vienne me demander de partir, car les visites devaient se terminer à dix-sept heures et qu'en plus, nous avions dépassé le temps prévu.
— Hum… je vois.
— Comment va-t-il docteur ?
— Je vais être franc, il ne va pas bien, je suis désolé. Il est fort possible qu'il ne sorte jamais de son coma. S'il se réveillait, la probabilité est grande pour qu'il conserve des séquelles dont il est impossible à l'heure actuelle de prévoir la gravité, mais qui pourraient être lourdes, très lourdes.
A ces mots, les yeux déjà bien rougis d'Elsa libérèrent de grosses larmes silencieuses.
— Je vais donner des instructions pour que vous puissiez rester ce soir auprès de votre amoureux, toutefois vous devez me promettre de partir au plus tard pour vingt-deux heures sans faire d'histoires.
— Oh merci docteur !
— Je vous en prie, je n'aime pas annoncer de mauvaises nouvelles et encore moins faire pleurer une femme. Attendez-moi quelques instants, je vais m'assurer que vous pouvez entrer.
— Oh merci docteur !
— Je vous en prie, je n'aime pas annoncer de mauvaises nouvelles et encore moins faire pleurer une femme. Attendez-moi quelques instants, je vais m'assurer que vous pouvez entrer.
Après quelques minutes, la porte se rouvrit et le professeur invita Elsa et Jérémy à reprendre leur place auprès de Bruno.
— Nous vous laissons, nous avons d'autres patients à voir. Je vous demande juste de me faire prévenir avant de partir. Je repasserai le voir avant votre départ.
— Entendu, merci, répondit Elsa qui avait déjà repris la main de Bruno dans la sienne.
— Entendu, merci, répondit Elsa qui avait déjà repris la main de Bruno dans la sienne.
Le médecin et les deux internes poursuivirent leur tournée du soir sans autres incidents. Lorsqu'ils repassèrent devant l'accueil, le chef du service tint sa parole. Nathalie, l'infirmière en chef, était présente et conversait avec sa collègue. Le professeur leur indiqua qu'une visite se prolongeait pour la chambre 216 et qu'il l'autorisait. Il ajouta qu'il tenait à revoir ce patient avant le départ de ses visiteurs au plus tard pour dix heures du soir.
— A présent, il est grand temps d'aller rédiger nos rapports de visite, décréta le médecin.
— Dans votre bureau ? demanda Marie-Pierre.
— Evidemment, pas dans le couloir…
— Dans votre bureau ? demanda Marie-Pierre.
— Evidemment, pas dans le couloir…
Les deux infirmières regardèrent d'un air dubitatif le trio s'éloigner avant de reprendre leur discussion. Arrivé devant la porte de son bureau, le professeur tira une clé de la poche de sa blouse, ouvrit la porte et s'effaça pour laisser entrer les deux jeunes femmes. Il referma la porte derrière lui et fit tourner la clé dans la serrure.
— Si ce n'est pas malheureux de voir ça, soupira la préposée à l'accueil après le départ du professeur et de ses deux internes. De si jeunes femmes se donner ainsi à leur supérieur, si âgé qu'il pourrait être leur père…
— Ne m'en parle pas Joséphine, répondit l'infirmière-chef.
— Je serai curieuse de lire ces « rapports ».
— Ils sont professionnels, je te l'assure.
— Tu es sûre Nathalie ?
— Absolument…
— Ne me dis pas qu'il ne se passe rien entre eux, tu as vu comment elles le dévorent des yeux !
— Je ne te le dis pas, toutefois, ne les blâme pas, je parie que tu voudrais bien être à leur place !
— Mais non !
— Alors pourquoi les regardes-tu avec ces yeux remplis de jalousie ?
— Parce que pour lui, je ne suis qu'une doudou, tout juste bonne à répondre au téléphone, à renseigner les visiteurs et à faire la paperasse ! Pourtant, toutes les deux, nous avons fait les mêmes études et nous avons le même diplôme. Mais quand tu regardes les plannings, c'est moi qui suis le plus souvent aux postes les moins intéressants. Regarde, j'ai fait le compte, termina Joséphine en tendant une feuille à sa supérieure hiérarchique.
— Effectivement, constata Nathalie. Ce n'est pas normal. Qui a le moins de présences à ce poste et qui est présent ici aujourd'hui ?
— C'est ce petit con de Didier, soupira Joséphine. Il est en salle de repos depuis plus d'une heure.
— Parfait, je vais lui dire de te remplacer ici tout de suite.
— Ne m'en parle pas Joséphine, répondit l'infirmière-chef.
— Je serai curieuse de lire ces « rapports ».
— Ils sont professionnels, je te l'assure.
— Tu es sûre Nathalie ?
— Absolument…
— Ne me dis pas qu'il ne se passe rien entre eux, tu as vu comment elles le dévorent des yeux !
— Je ne te le dis pas, toutefois, ne les blâme pas, je parie que tu voudrais bien être à leur place !
— Mais non !
— Alors pourquoi les regardes-tu avec ces yeux remplis de jalousie ?
— Parce que pour lui, je ne suis qu'une doudou, tout juste bonne à répondre au téléphone, à renseigner les visiteurs et à faire la paperasse ! Pourtant, toutes les deux, nous avons fait les mêmes études et nous avons le même diplôme. Mais quand tu regardes les plannings, c'est moi qui suis le plus souvent aux postes les moins intéressants. Regarde, j'ai fait le compte, termina Joséphine en tendant une feuille à sa supérieure hiérarchique.
— Effectivement, constata Nathalie. Ce n'est pas normal. Qui a le moins de présences à ce poste et qui est présent ici aujourd'hui ?
— C'est ce petit con de Didier, soupira Joséphine. Il est en salle de repos depuis plus d'une heure.
— Parfait, je vais lui dire de te remplacer ici tout de suite.
Nathalie revint quelques minutes plus tard avec le remplaçant qui filait droit après la remontrance que sa chef de service lui avait faite la veille et qui, de plus, n'était pas la première. Il s'installa sur la chaise de Joséphine qui lui transmit les consignes particulières, notamment celles concernant la chambre 216.
Les deux femmes se rendirent dans le bureau de la surveillance d'étage en discutant. Pendant ce temps, dans son bureau, le professeur Dupraz évaluait ses internes.
— Bien mesdemoiselles, laquelle de vous désire taper son rapport en premier ?
— Moi professeur ! cria presque Marie-Pierre.
— Je l'aurais parié. Votre gourmandise est sans égal. Cependant, vous avez commis par deux fois des fautes en mélangeant nos activités professionnelles avec celles qui doivent rester privées. Que diraient nos patients ou leurs familles s'ils apprenaient le détail de nos journées ? Vous serez donc punie et serez servie en second. Installez-vous à la machine, vous allez rédiger le rapport de visite complet que je vais vous dicter tandis que Florence m'auscultera pour parfaire sa pratique.
— Moi professeur ! cria presque Marie-Pierre.
— Je l'aurais parié. Votre gourmandise est sans égal. Cependant, vous avez commis par deux fois des fautes en mélangeant nos activités professionnelles avec celles qui doivent rester privées. Que diraient nos patients ou leurs familles s'ils apprenaient le détail de nos journées ? Vous serez donc punie et serez servie en second. Installez-vous à la machine, vous allez rédiger le rapport de visite complet que je vais vous dicter tandis que Florence m'auscultera pour parfaire sa pratique.
La jeune interne fit la moue, mais ne broncha pas. Sa collègue ne perdit pas une seconde et déboutonna la blouse de son enseignant. Elle la lui retira et la pendit au porte-manteau. Sans un mot, pour ne pas perturber le dialogue entre le professeur et Marie-Pierre, elle désigna la table d'examen contre laquelle son faux patient posa son séant, sans toutefois s'y assoir. Le crépitement des marteaux de la dactylographe rythma le déboutonnage, suivi du retrait de la chemise du professeur. Une fois le lacet qui faisait office de ceinture du pantalon de travail blanc dénoué, celui-ci s'affala au sol. Florence allongea alors le médecin sur la table d'auscultation, positionna son stéthoscope à ses oreilles et écouta attentivement le rythme cardiaque de son patient. Elle savait que cet homme appréciait une séance de sexe débutant par un examen classique qui dérapait. L'interne poursuivit par des gestes techniques classiques. Pour écouter sa respiration, elle posa un doigt léger sur les lèvres du professeur qui interrompit la dictée de ses observations. Marie-Pierre en profita pour se repositionner afin de pouvoir les observer tout en tapant à la machine.
Le contrôle de la respiration terminé, le professeur déposa un baiser délicat sur l'index de Florence et reprit la dictée de son rapport de visite. Il fit régulièrement des interruptions pour laisser à la dactylographe le temps nécessaire pour transcrire ses propos sur la machine. Florence avait libéré ses oreilles de son appareil et de ses deux mains jointes, palpait l'abdomen de plus en plus bas, tandis que le professeur lui flattait le fessier d'une main empressée. L'examinatrice glissa l'extrémité de ses doigts sous l'élastique du slip blanc qui glissa le long des jambes poilues du professeur. Le sexe n'était pas encore dressé, mais le gland pointait déjà à l'extrémité du prépuce. Florence passa sa main dans l'imposante toison pubienne et saisit à pleine main les deux énormes testicules de son enseignant. En l'apparence imperturbable, malgré un début d'érection qui s'installait progressivement, il poursuivait la dictée de mémoire, chambre après chambre, patient après patient, sans rien omettre.
Lorsque Florence goba le membre qui, bien que gonflé, ne s'était pas encore dressé, la concentration du faux patient fut mise à rude épreuve. Il glissa pourtant ses doigts sous la culotte de son examinatrice qui se contorsionna pour lui faciliter l'accès à son intimité. Bien sûr, le professeur maitrisait à la perfection l'anatomie féminine et trouva le chemin sans tarder. De son majeur, il écarta les lèvres qui n'en attendaient pas moins. Il ne tenta pas d'entrer dans cette vulve chaude afin de rester professionnel dans sa dictée. Florence ne s'en offusqua pas une seconde et laissa redescendre un peu la tension sexuelle, le temps que leur professeur en ait terminé avec les constatations du patient de la 216. Lorsque le dernier mot fut couché sur le papier, Marie-Pierre se leva, se plaça de l'autre côté de la table d'auscultation et fit la lecture complète du rapport alors qu'une main fureteuse se glissait entre ses jambes. La fellation, que Florence avait largement accentuée durant la phase de relecture, associée aux mains baladeuses, provoqua l'effet attendu. Le membre bien dressé, le professeur ordonna, dès la lecture validée à Marie-Pierre, de se charger de la pose d'une protection. Elle s'acquitta de cette tâche avec empressement et repassa plus qu'il n'était nécessaire sa main sur le sexe désormais gainé de latex pour s'assurer de la pose parfaite du préservatif.
— Florence, à vous… Grimpez !
— Merci professeur.
— Merci professeur.
La jeune interne monta sur la table d'auscultation, se positionna à califourchon au-dessus de son enseignant et descendit lentement sur son sexe raide jusqu'à la garde sans quitter un seul instant son regard. Tout en restant immobile et savourant ce sexe qui remplissait le sien, elle ouvrit sa blouse et libéra sa poitrine. Les mains poilues du professeur se posèrent sans hésiter sur les seins glabres, de taille modeste, mais bien fermes. A côté, Marie-Pierre patientait tant bien que mal. Depuis que la main qui lui avait bien chauffé l'entre-jambe l'avait délaissée, elle se sentait abandonnée et attendait que le professeur ordonne le changement de partenaire. En prévision, elle tenait déjà en main un second préservatif qu'il lui tardait de sortir de son étui. Elle dégustait par avance le fait de savoir que ce serait à Florence de le poser avant qu'elle ne profite, elle aussi, du sexe de son professeur en elle. Elle avait déjà imaginé la scène et sa position favorite : elle se coucherait en travers de la table, et debout derrière elle, son enseignant la besognerait profondément en la tenant par les hanches.
Tandis que le médecin et ses internes s'occupaient, les infirmières Nathalie et Joséphine, entre deux appels, échangeaient leurs avis sur l'état de leurs patients.
— Et les visiteurs du pauvre type agressé, demanda Nathalie, ils sont encore là ?
— Je crois. Tu veux que j'aille voir ?
— S'ils partent avant que Dupraz ne repasse, il va encore nous le reprocher.
— Ok, j'y vais.
— Je crois. Tu veux que j'aille voir ?
— S'ils partent avant que Dupraz ne repasse, il va encore nous le reprocher.
— Ok, j'y vais.
Sur le chemin de la chambre de Bruno, Joséphine pensa encore au motard de la 235 et douta subitement d'avoir correctement replacé le récipient lui permettant d'uriner tout en restant couché. Elle accéléra le pas, frappa à la porte de la chambre de Bruno, fit mine de vérifier quelques paramètres du patient, demanda à ses visiteurs si tout allait bien et ne s'attarda pas. Lorsqu'elle arriva dans la chambre de Joseph, elle le trouva endormi, s'assura discrètement de la présence correcte de l'urinal et retourna dans le local des infirmières.
Dans le bureau du chef de service, Florence prenait son pied et devait faire des efforts considérables pour ne pas crier le plaisir que lui procurait cette bite qui coulissait ainsi en elle. Heureusement, avec cette position, elle avait le contrôle presque total sur son amant. Elle pouvait définir la vitesse, l'angle et même la pression. Elle contracta ses muscles internes, emprisonna au mieux la queue qu'elle chevauchait en observant le visage du médecin. Très vite, la pression sur ses seins s'accentua, indication précieuse sur ce qui procurait le plus de sensations à son professeur, qu'elle s'appliqua à maximiser. Le professeur Dupraz, malgré ses efforts pour endiguer le puissant flux de plaisir que lui transmettait sa verge, ne put résister davantage à son interne et s'abandonna à son plaisir. Son sperme, violemment expulsé de ses testicules, remonta brutalement le conduit de son sexe et se retrouva bloqué par le préservatif. Cette jouissance fulgurante pour lui, et surtout si rapide, le surpris, démoralisa Marie-Pierre et remplit Florence d'une grande fierté qu'elle ne cacha pas quand elle descendit de la table d'auscultation.
— Wahou Florence ! s'exclama le professeur, vous avez fait des progrès indéniables ces dernières semaines…
— Merci Professeur.
— Désolé Marie-Pierre, votre tour sera pour la prochaine fois.
— Je vous promets de vous laisser profiter de moi plus longtemps…
— Je n'en doute pas un instant, et même si je suis impatient, je suis dans l'obligation de reporter ce rendez-vous à demain au plus tôt.
— Demain ? Oh non !
— Malheureusement jeune fille, je ne récupère plus aussi vite qu'à mes vingt ans, et je vous prie de croire que je le déplore fortement. Bien, rhabillons-nous, nous avons un jeune homme dans le coma à surveiller.
— Merci Professeur.
— Désolé Marie-Pierre, votre tour sera pour la prochaine fois.
— Je vous promets de vous laisser profiter de moi plus longtemps…
— Je n'en doute pas un instant, et même si je suis impatient, je suis dans l'obligation de reporter ce rendez-vous à demain au plus tôt.
— Demain ? Oh non !
— Malheureusement jeune fille, je ne récupère plus aussi vite qu'à mes vingt ans, et je vous prie de croire que je le déplore fortement. Bien, rhabillons-nous, nous avons un jeune homme dans le coma à surveiller.
Le professeur se releva, rassembla ses vêtements et se prépara pour sortir. Accompagné de ses deux internes, il se rendit dans la chambre 216. Elsa et Jérémy voulurent sortir, mais il leur demanda de rester. Il consulta très attentivement les tracés sans rien dire. Sur le graphique, l'activité remarquée plus tôt dans la journée était à nouveau visible et toujours active. Il écouta longuement le rythme cardiaque tout en observant le visage d'Elsa dont le regard ne le quittait pas. Il demanda finalement aux visiteurs quand ils comptaient revenir.
— Dès que possible, répondit Elsa sans hésiter.
— Parfait. Il vaut mieux le laisser se reposer. Attendez-moi dans le couloir.
— Merci docteur. Bonne nuit mon grand loup, je reviendrai demain. Repose-toi.
— Parfait. Il vaut mieux le laisser se reposer. Attendez-moi dans le couloir.
— Merci docteur. Bonne nuit mon grand loup, je reviendrai demain. Repose-toi.
Le professeur Dupraz regarda Elsa déposer très tendrement un baiser sur le front du blessé et attendit que la porte soit refermée pour vérifier une nouvelle fois les tracés.
— Alors professeur ? demanda Florence.
— Ce n'est pas évident… Mais il se passe un truc que je n'explique pas. Nous allons suivre ce patient de très près. Organisez des tours de garde entre vous deux. Je veux que vous passiez vérifier les tracés toutes les deux heures, de nuit comme de jour, en présence de visite ou pas. Vous m'avertirez immédiatement de tout changement dans les tracés ou de quoi que ce soit dans son évolution.
— Bien professeur, je prends le premier tour.
— Parfait Florence, en cas de besoin, vous savez où me trouver. Attendez-moi ici, je vais discuter un peu avec son amie.
— Ce n'est pas évident… Mais il se passe un truc que je n'explique pas. Nous allons suivre ce patient de très près. Organisez des tours de garde entre vous deux. Je veux que vous passiez vérifier les tracés toutes les deux heures, de nuit comme de jour, en présence de visite ou pas. Vous m'avertirez immédiatement de tout changement dans les tracés ou de quoi que ce soit dans son évolution.
— Bien professeur, je prends le premier tour.
— Parfait Florence, en cas de besoin, vous savez où me trouver. Attendez-moi ici, je vais discuter un peu avec son amie.
Le médecin referma soigneusement la porte de la chambre avant de s'adresser à Elsa.
— Mademoiselle, vous pourrez revenir demain à partir de quatorze heures, cependant, je vous demande de venir me voir avant. Je tiens à vous tenir personnellement informée de son état de santé.
— Merci docteur.
— Bonsoir, à demain.
— Merci docteur.
— Bonsoir, à demain.
Elsa et Jérémy s'éloignèrent sous le regard du médecin qui attendit qu'ils soient hors de sa vue pour retourner dans la chambre.
Le lendemain, Elsa se présenta seule à l'accueil et demanda à voir le professeur Dupraz. Il l'accompagna au chevet de son amoureux, resta même quelques instants avec eux avant de les laisser seuls. Les internes passèrent plusieurs fois pour surveiller le patient. A chaque fois, elles emportèrent les bandes de papier à leur mentor et analysèrent les tracés sous sa direction. En fin d'après-midi, le professeur pria Elsa de laisser Bruno se reposer un peu et prolongea la permission de visite pour Elsa pour le lendemain.
Durant les jours suivants, Elsa rendit visite à Bruno tous les après-midi. Chaque soir, avant son départ aux environs de dix-neuf heures, elle observait le médecin ausculter Bruno avant qu'il lui fasse part de son avis. Malheureusement pour elle, il ne faisait que lui confirmer l'état stationnaire de Bruno. Le dimanche, lorsque la vétérinaire arriva, au lieu de la conduire dans la chambre de Bruno, Dupraz l'emmena dans son bureau et l'invita à s'asseoir.
— Mademoiselle, je voudrais parler un peu avec vous de votre ami.
— Pourquoi ? s'alarma Elsa.
— Gardez votre calme, la rassura-t-il, son état ne s'est pas dégradé.
— Je vous écoute, qu'avez-vous à me dire ?
— Je pense que votre ami est très chanceux de vous avoir, vous me semblez très amoureuse de lui.
— Quel rapport avec son état ?
— Vous m'avez dit, si mes souvenirs sont exacts, que vous ne vous connaissez pas depuis très longtemps.
— Oui, c'est vrai.
— Et lui ? A quel point comptiez-vous pour lui ?
— Je ne saurais le dire à sa place.
— Vous éludez mes questions… Elles vous gênent ?
— Je ne vois pas quel rapport ont vos questions avec Bruno…
— Elles ont pourtant un rapport direct. Que serait-il capable de faire pour vous ?
— Pourquoi ? s'alarma Elsa.
— Gardez votre calme, la rassura-t-il, son état ne s'est pas dégradé.
— Je vous écoute, qu'avez-vous à me dire ?
— Je pense que votre ami est très chanceux de vous avoir, vous me semblez très amoureuse de lui.
— Quel rapport avec son état ?
— Vous m'avez dit, si mes souvenirs sont exacts, que vous ne vous connaissez pas depuis très longtemps.
— Oui, c'est vrai.
— Et lui ? A quel point comptiez-vous pour lui ?
— Je ne saurais le dire à sa place.
— Vous éludez mes questions… Elles vous gênent ?
— Je ne vois pas quel rapport ont vos questions avec Bruno…
— Elles ont pourtant un rapport direct. Que serait-il capable de faire pour vous ?
Elsa ne répondit pas immédiatement, elle savait que Bruno était très amoureux d'elle, bien plus qu'elle ne l'était de lui et surtout qu'elle ne voulait se l'admettre. Pour elle, Bruno aurait remué ciel et terre, elle en était persuadée, mais elle se refusait à l'accepter autant qu'à reconnaitre la situation.
— Trop… Beaucoup trop, lâcha finalement la vétérinaire.
— Ah… Ne me dites pas que vous vous étiez disputés avant qu'il ne soit dans cet état, ni même que vous aviez rompu…
— Nous vivons à cinq cents kilomètres l'un de l'autre, comment voulez-vous que nous soyons ensemble ?
— Vous m'avez pourtant affirmé être sa petite amie lorsque je vous ai surpris en dehors des heures de visites.
— Je le reconnais…
— Vous êtes donc sa copine sans vivre ensemble ?
— Voilà.
— Des amants occasionnels alors ?
— Exactement.
— Dans ce cas, je vous demande de pardonner ma méprise et je ne vous retiendrai pas plus longtemps. J'avais imaginé quelque chose de bien plus sérieux entre vous. Venez, je vous accompagne dans la chambre de votre ami.
— Ah… Ne me dites pas que vous vous étiez disputés avant qu'il ne soit dans cet état, ni même que vous aviez rompu…
— Nous vivons à cinq cents kilomètres l'un de l'autre, comment voulez-vous que nous soyons ensemble ?
— Vous m'avez pourtant affirmé être sa petite amie lorsque je vous ai surpris en dehors des heures de visites.
— Je le reconnais…
— Vous êtes donc sa copine sans vivre ensemble ?
— Voilà.
— Des amants occasionnels alors ?
— Exactement.
— Dans ce cas, je vous demande de pardonner ma méprise et je ne vous retiendrai pas plus longtemps. J'avais imaginé quelque chose de bien plus sérieux entre vous. Venez, je vous accompagne dans la chambre de votre ami.
Une fois arrivée dans la chambre, Elsa se précipita sur Bruno pour déposer un tendre baiser sur sa joue. Ce geste n'échappa pas au professeur, qui fit mine de ne rien avoir remarqué et observa avec attention les relevés fournis par l'électro-encéphalogramme. Très rapidement, les tracés changèrent de forme sous l'œil incrédule du médecin qui quitta la chambre quelques minutes plus tard.
Durant quatre jours consécutifs, Elsa rendit visite à Bruno sans rencontrer le professeur Dupraz. Régulièrement, lors de sa présence, du personnel venait relever les constantes du patient et repartait avec les feuilles de l'EEG qui étaient alors soigneusement analysées par le chef de service. Après le départ de la vétérinaire, les internes se chargeaient de contrôler l'état du patient et notèrent plusieurs éjaculations, même si elles n'étaient pas systématiques. A l'issue de ces constatations, le chef de service invita une nouvelle fois Elsa dans son bureau.
— Mademoiselle, je vous ai conviée pour vous donner des nouvelles de votre ami.
— Je vous en remercie. Comment va-t-il ?
— Pour être franc, sa situation est inédite et complexe.
— Que voulez-vous dire ? Qu'il ne va pas mieux ?
— La bonne nouvelle est que je n'ai pas constaté de dégradation de son état.
— Et la mauvaise ? demanda Elsa du bout des lèvres.
— Ce n'est pas exactement une mauvaise nouvelle, mais plutôt un phénomène étrange que je n'ai encore jamais constaté.
— Lequel docteur ?
— C'est assez délicat. Voyez-vous, nous avons constaté que votre ami présente une activité cérébrale différente lorsque vous êtes présente et …
— Alors, il va mieux ? s'écria Elsa.
— C'est justement la question qui me préoccupe. Je ne souhaite pas vous mettre mal à l'aise, cependant je dois vous poser quelques questions qui pourraient vous sembler indiscrètes.
— Si cela peut aider Bruno, je répondrai.
— Bien. Lorsque vous êtes près de lui dans sa chambre, que faites-vous ?
— Pas grand-chose, je lui tiens la main.
— C'est tout ?
— Je… je lui parle aussi, avoua-t-elle timidement.
— Ah ! Mais c'est très intéressant ça. Et que lui dites-vous ?
— Des choses personnelles.
— Puis-je les connaitre ?
— Non, cela ne concerne que lui et moi.
— Ah… C'est dommage, cela m'aurait peut-être permis de comprendre. J'imagine que ce monologue consiste en quelque chose qui lui ferait plaisir ?
— Je ne sais pas…
— Comment ça vous ne savez pas ?
— Je dis ce que j'ai sur le cœur, ce que j'aurais envie de lui dire s'il pouvait m'entendre.
— Et ces propos sont-ils associés à des … comment dire … caresses ?
— Oui, je lui caresse parfois la joue.
— Juste la joue ? Ou aussi ailleurs ?
— Qu'êtes-vous en train d'insinuer ?
— Mademoiselle, il m'a été rapporté que votre ami a éjaculé à plusieurs reprises, et je me demandais si ce n'était pas vous qui …
— Vous avez perdu la raison docteur ! Je ne veux qu'une chose : que Bruno se réveille !
— Mais je vous assure que moi aussi. Calmez-vous, je ne cherche qu'à identifier la cause de ces manifestations.
— Je vous assure que je n'ai rien fait pour cela !
— A présent que je sais que ce ne sont pas vos caresses précises qui ont provoqué ces expulsions, il est raisonnable de les attribuer à son désir pour vous.
— Je ne comprends pas en quoi cela peut vous aider.
— Nous avons occasionnellement des patients qui libèrent leur sperme inconsciemment après une longue période de coma ou de sommeil artificiel. Pour votre ami, c'est différent. Ces événements sont trop fréquents pour n'être qu'une activité biologique naturelle involontaire et de plus, ils correspondent systématiquement à votre présence auprès de lui.
— Qu'est-ce que cela signifie ?
— Que les lingères ont un surcroit de travail, répondit le professeur en haussant les sourcils avec un regard espiègle.
— Pourquoi ? Il n'est pas sondé ?
— Non. Vous ne l'avez pas remarqué ?
— Je vous répète que je n'ai pas été l'exciter sexuellement.
— Je vous crois mademoiselle.
— Et pourquoi n'est-il pas sondé ? Vous n'auriez pas eu ce genre d'ennui.
— Il ne l'était pas, car à son arrivée, il présentait un traumatisme sur la verge qui rendait risqué le passage de la sonde.
— Oh non !
— Rassurez-vous, la raison est désormais différente. Maintenant, c'est pour vérifier si vous lui avez fait de l'effet, qu'il ne l'est toujours pas. Et je vous garantis qu'il ne gardera pas de séquelles de ce côté. Enfin, s'il se réveille.
— Mais que peut-on faire docteur ?
— Continuez de lui parler, caressez-le, embrassez-le ! Allez même plus loin si vous le souhaitez, cela le fera peut-être réagir. Finalement, c'est probablement vous qui serez son meilleur traitement. Allez ! Filez le rejoindre, vous avez sûrement plus envie de sa compagnie que de la mienne.
— Je vous en remercie. Comment va-t-il ?
— Pour être franc, sa situation est inédite et complexe.
— Que voulez-vous dire ? Qu'il ne va pas mieux ?
— La bonne nouvelle est que je n'ai pas constaté de dégradation de son état.
— Et la mauvaise ? demanda Elsa du bout des lèvres.
— Ce n'est pas exactement une mauvaise nouvelle, mais plutôt un phénomène étrange que je n'ai encore jamais constaté.
— Lequel docteur ?
— C'est assez délicat. Voyez-vous, nous avons constaté que votre ami présente une activité cérébrale différente lorsque vous êtes présente et …
— Alors, il va mieux ? s'écria Elsa.
— C'est justement la question qui me préoccupe. Je ne souhaite pas vous mettre mal à l'aise, cependant je dois vous poser quelques questions qui pourraient vous sembler indiscrètes.
— Si cela peut aider Bruno, je répondrai.
— Bien. Lorsque vous êtes près de lui dans sa chambre, que faites-vous ?
— Pas grand-chose, je lui tiens la main.
— C'est tout ?
— Je… je lui parle aussi, avoua-t-elle timidement.
— Ah ! Mais c'est très intéressant ça. Et que lui dites-vous ?
— Des choses personnelles.
— Puis-je les connaitre ?
— Non, cela ne concerne que lui et moi.
— Ah… C'est dommage, cela m'aurait peut-être permis de comprendre. J'imagine que ce monologue consiste en quelque chose qui lui ferait plaisir ?
— Je ne sais pas…
— Comment ça vous ne savez pas ?
— Je dis ce que j'ai sur le cœur, ce que j'aurais envie de lui dire s'il pouvait m'entendre.
— Et ces propos sont-ils associés à des … comment dire … caresses ?
— Oui, je lui caresse parfois la joue.
— Juste la joue ? Ou aussi ailleurs ?
— Qu'êtes-vous en train d'insinuer ?
— Mademoiselle, il m'a été rapporté que votre ami a éjaculé à plusieurs reprises, et je me demandais si ce n'était pas vous qui …
— Vous avez perdu la raison docteur ! Je ne veux qu'une chose : que Bruno se réveille !
— Mais je vous assure que moi aussi. Calmez-vous, je ne cherche qu'à identifier la cause de ces manifestations.
— Je vous assure que je n'ai rien fait pour cela !
— A présent que je sais que ce ne sont pas vos caresses précises qui ont provoqué ces expulsions, il est raisonnable de les attribuer à son désir pour vous.
— Je ne comprends pas en quoi cela peut vous aider.
— Nous avons occasionnellement des patients qui libèrent leur sperme inconsciemment après une longue période de coma ou de sommeil artificiel. Pour votre ami, c'est différent. Ces événements sont trop fréquents pour n'être qu'une activité biologique naturelle involontaire et de plus, ils correspondent systématiquement à votre présence auprès de lui.
— Qu'est-ce que cela signifie ?
— Que les lingères ont un surcroit de travail, répondit le professeur en haussant les sourcils avec un regard espiègle.
— Pourquoi ? Il n'est pas sondé ?
— Non. Vous ne l'avez pas remarqué ?
— Je vous répète que je n'ai pas été l'exciter sexuellement.
— Je vous crois mademoiselle.
— Et pourquoi n'est-il pas sondé ? Vous n'auriez pas eu ce genre d'ennui.
— Il ne l'était pas, car à son arrivée, il présentait un traumatisme sur la verge qui rendait risqué le passage de la sonde.
— Oh non !
— Rassurez-vous, la raison est désormais différente. Maintenant, c'est pour vérifier si vous lui avez fait de l'effet, qu'il ne l'est toujours pas. Et je vous garantis qu'il ne gardera pas de séquelles de ce côté. Enfin, s'il se réveille.
— Mais que peut-on faire docteur ?
— Continuez de lui parler, caressez-le, embrassez-le ! Allez même plus loin si vous le souhaitez, cela le fera peut-être réagir. Finalement, c'est probablement vous qui serez son meilleur traitement. Allez ! Filez le rejoindre, vous avez sûrement plus envie de sa compagnie que de la mienne.
Elsa ne demanda pas son reste et quitta rapidement le bureau. Dans la chambre, après quelques minutes, elle souleva le drap et risqua un coup d'œil furtif sur l'entrejambe de Bruno et ne constata rien d'anormal. Les propos du médecin se bousculaient dans sa tête. Elle voulait tout tenter pour Bruno, et tandis qu'elle lui parlait, elle glissa sa main sur son torse qu'elle caressa. Après un temps d'hésitation, elle descendit progressivement vers le bassin jusqu'à effleurer la toison pubienne de son grand loup, sans toutefois oser aller plus loin dans son geste.
Trois jours plus tard, juste avant la fin de la visite d'Elsa, le professeur Dupraz entra dans la chambre et vérifia tous les signes du patient. Malheureusement, s'il constata bien une activité sur les feuillets de son appareil, les autres signes cliniques, eux, ne correspondaient pas et n'indiquaient aucune amélioration et il demanda une nouvelle entrevue avec Elsa. Aussitôt arrivés et la porte de son bureau refermée, il fit part de son diagnostic à la vétérinaire sans même lui proposer une chaise.
— Mademoiselle, il n'y a aucune amélioration dans l'état de votre ami. Je regrette profondément de vous avoir donné cet espoir fragile.
— Mais, il peut encore se réveiller, il faut attendre.
— Je suis désolé, c'était sa dernière chance.
— Quoi ?
— Il n'y a aucune amélioration notable. Je suis navré de vous apprendre cette triste nouvelle, mais il ne sortira pas de ce coma. Je suis contraint de le transférer dans un service de soins palliatifs, pour … attendre la fin.
— La fin de quoi ? Mais ce n'est pas possible !
— Mais, il peut encore se réveiller, il faut attendre.
— Je suis désolé, c'était sa dernière chance.
— Quoi ?
— Il n'y a aucune amélioration notable. Je suis navré de vous apprendre cette triste nouvelle, mais il ne sortira pas de ce coma. Je suis contraint de le transférer dans un service de soins palliatifs, pour … attendre la fin.
— La fin de quoi ? Mais ce n'est pas possible !
Elsa pâlit subitement, chancela, et prise d'un vertige, tomba en avant. Le professeur bondit et la rattrapa juste à temps. Alors qu'il la transportait sur sa table d'auscultation, accidentellement, il lui effleura un sein. Le contact de sa main avec la fermeté du téton le fit frissonner de désir. Tandis qu'il allongeait sa nouvelle patiente sur la table, il ressentit une nouvelle fois la sensation de cette poitrine ferme contre lui. Son émoi se traduisit instantanément dans son sexe qui répondit à ces improbables contacts aussi fugaces qu'agréables. Il décrocha son téléphone et appela les infirmières à la rescousse afin de stopper cette érection qu'il ne voulait pas laisser aller à son terme.
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Commentaires ()
Si vous êtes nombreux a rêver, je vais pouvoir faire concurence au célèbre hypnotiseur québécois :)
Merci d'avoir pris le temps de me laisser un commentaire.
Bonsoir @julien66000
Ca fait plaisir de voir que vous êtes plusieurs a soutenir Bruno et Elsa dans cette épreuve.
Merci à toi.
Merci pour ce nouveau chapitre et comme je l'ai dit dans un de mes précédents commentaire dans un des précédents chapitre, j'espère très sincèrement que le professeur se trompe dans son diagnostic concernant Bruno et que ce dernier se réveillera pour qu'enfin le couple puisse vivre la vie heureuse qu'il mérite tant, et il faudra m'expliquer pourquoi Bruno a une activité cérébrale en la présence d'Elsa si ce dernier est destiné à ne pas se réveiller un jour, c'est illogique pour moi, je pense plutôt que Bruno sens la présence d'Elsa à ses côtés et qu'il se bat pour sortir du coma mais n'a pas les armes pour y parvenir, bref pour moi le professeur en tant que professionnel de santé ne croit pas au miracle que la vie puisse offrir et pourtant beaucoup de personne on était diagnostiqué morte ou dans un coma éternel et ce sont réveiller du jour au lendemain.
En conclusion, je refuse de croire que Bruno ne se réveillera pas un jour pas avec toutes ces activités cérébrales en la présence d'Elsa, pourvu que son réveil arrive très rapidement, car émotionnellement ça devient insupportable.
C'est un plaisir de lire tes commentaires.
Merci.
Diantre, il semblerait que le lieutenant @Iznogood / Columbo ait découvert le pot aux roses...
- Il y a un petit détail qui ne colle pas dans votre histoire m'sieur Mandrakke, affirma Columbo la main sur le front, son cigare éteint entre les doigts... Comment ils appellent ça dans le cinéma déjà ? Ah oui ! Ca y est ! Je me rappelle : un anachronisme. C'est un mot bien compliqué qu'on aime pas avoir dans une dictée hein ? Vous savez ce que c'est ? Mais si ! C'est un de ces machins qui ne sont pas à leur place...
- Mais lieutenant, tenta de se justifier l'auteur.
- Ah ! Vous me faites de la peine m'sieur Mandrakke ! C'est ma femme qui va être déçue, car si je vous arrête, elle n'aura pas les suites de votre histoire...
- Lieutenant, revenez quand l'histoire sera terminée et je vous suivrai sans faire de difficultés, si toutefois d'ici là, vous n'avez pas changé d'avis...
- Ah vraiment, je suis bien embeté...
- Normal lieutenant, vous n'existez pas encore !
- Ah bin ça alors ! C'est ma femme qui va être surprise de l'apprendre...
Ce professeur ne me semble pas être non plus totalement fermé aux expériences inédites, ne serait-ce que la façon de faire les rapports de toutes sortes avec les internes…
Et puis, comme tu le sais, c’était une époque où tout était à faire, tout était possible…
Peut-être les soviétiques ont-ils essayé de leur côté (entre deux expériences de télépathie spatiale) cette suggestion de réanimation "parallèle" ?
Coller Bruno en soins palliatifs ?
L’auteur ne manquera pas de s’être renseigné sur la création du terme lui-même ;-)
Tu sèmes des petits cailloux que je tente maladroitement de relever. ^^
Une nouvelle avancée scientifique : la pipe anti-comateuse pour un réveil en fanfare.
(Ne fonctionne pas avec les patients mal embouchés) :)
Merci @Iznogood pour ta suggestion que je vais transmettre de ce pas au professeur Dupraz.
Je ne sais pas trop ce qu'il en fera, cela ne me parait pas très "scientifique" comme méthode...
J'espère malgré tout une fin heureuse pour eux deux, que Bruno puisse enfin vivre sa belle histoire avec la vétérinaire... Osera-t-elle s'avouer et avouer ses propres sentiments ?