Une chute de vélo
Chapitre 47 · Surprises croisées
Couverture de Une chute de vélo, par Mandrakke Une chute de vélo Chapitre 1 · La chute Chapitre 2 · Retour de l'hôpital Chapitre 3 · Première soirée Chapitre 4 · Première nuit Chapitre 5 · Chez Hervé Chapitre 6 · Retour avancé Chapitre 7 · Katia Chapitre 8 · Visite nocturne Chapitre 9 · La déclaration Chapitre 10 · L'explication Chapitre 11 · Epilation Chapitre 12 · La soirée Chapitre 13 · Le parcours 1/2 Chapitre 14 · Le parcours 2/2 Chapitre 15 · La surprise pour Hervé 1/3 Chapitre 16 · La surprise pour Hervé 2/3 Chapitre 17 · La surprise pour Hervé 3/3 Chapitre 18 · Doutes et certitudes Chapitre 19 · Le Grand Ordre Chapitre 20 · Les larmes d’Hervé Chapitre 21 · Gordon Chapitre 22 · Soirée électrique Chapitre 23 · Révélation orageuse Chapitre 24 · Une nuit agitée Chapitre 25 · Gaffes accidentelles Chapitre 26 · Enquête et interrogatoires Chapitre 27 · Reprises en main Chapitre 28 · Une réaction incontrôlée Chapitre 29 · In extrémis Chapitre 30 · Tracasseries Chapitre 31 · Le grand loup Chapitre 32 · Merveilleuses soirées Chapitre 33 · Encore un tour Chapitre 34 · Un bien mauvais sort Chapitre 35 · Dans la grotte d’Hervé Chapitre 36 · Déplacement professionnel Chapitre 37 · Cauchemar hôtelier Chapitre 38 · Retournement de situation Chapitre 39 · Jeux dangereux Chapitre 40 · Dualité trompeuse Chapitre 41 · Mise au point Chapitre 42 · Confidences Chapitre 43 · Sur la route du plaisir Chapitre 44 · Pris en flagrant délit Chapitre 45 · Qui perd gagne Chapitre 46 · Triple duel au soleil Chapitre 47 · Surprises croisées Chapitre 48 · Câlin du matin Chapitre 49 · Femmes aux commandes Chapitre 50 · Service de nuit Chapitre 51 · Alarmantes nouvelles Chapitre 52 · Rapport de visite Chapitre 53 · En quête d’espoir Chapitre 54 · Le feu de l’amour Chapitre 55 · Une charmante princesse Chapitre 56 · Les larmes du diable Chapitre 57 · Balade en forêt Chapitre 58 · La légende des douze moines Chapitre 59 · Trois drôles de dames Chapitre 60 · Une nuit enflammée Chapitre 61 · Pris au piège Chapitre 62 · Les amants enflammés Chapitre 63 · Le donjon du mystère Chapitre 64 · Nouveaux désirs Chapitre 65 · Disparition Chapitre 66 · Jeux de mains Chapitre 67 · Réactions en chaîne Chapitre 68 · Images subliminales Chapitre 69 · Piège aux Larmes Chapitre 70 · Le secret des larmes
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une chute de vélo — Chapitre 47 · Surprises croisées

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Une chute de vélo

Chapitre 47 · Surprises croisées

Le mercredi soir, en sortant de son travail, Hervé se rendit dans l'ancien appartement de Julie. Il aida Véronique à charger son matériel dans la voiture, et ils prirent la direction de sa maison. Julie avait pris deux jours de congé, car elle souhaitait travailler sa chanson avec sa sœur. Alors qu'il préparait le repas, noyé sous un flot continu de propositions musicales et d'idées artistiques de la part de Véronique, Hervé s'étonna intérieurement que deux jumelles puissent avoir un tempérament aussi différent alors qu'elles se ressemblaient autant physiquement. Il fut sauvé par l'arrivée tardive de Julie qui avait effectué quelques heures supplémentaires pour préparer le travail du reste de la semaine à son boulot.
Les musiciennes étaient impatientes de jouer encore ensemble et pressèrent Hervé pour retarder ou avancer le repas. Il leur proposa de discuter de leur planning à venir dans le salon pour avoir de la place dans sa cuisine. Il ne se passa pas plus de cinq minutes avant qu'il n'entende les premières notes sur la guitare sèche de Véronique. Le souper fut expédié en vitesse par les jumelles qui se précipitèrent sur leurs instruments, ignorant le dessert. Hervé s'occupa de tout ranger, leur servit leur thé et s'installa dans son fauteuil pour les écouter, fasciné par leur capacité à jouer toutes sortes de mélodies dans des genres si différents les uns des autres, mais tous si agréables à ses oreilles. Cependant, l'heure avançait et sa fatigue augmentait.
— Je resterai bien des heures à vous écouter ainsi, mais je suis vanné. Je vais aller me coucher. Poursuivez, votre musique me bercera et qui sait, peut-être rêverai-je de vous ?
— Quoi ? Tu vas déjà au lit ? s'étonna Véronique.
— Je dois être au bureau au plus tard pour sept heures demain matin.
— Tu ne préférerais pas que l'on t'accompagne ? On pourrait s'occuper de toi toutes les deux avant que tu ne dormes.
— Inutile Véronique, j'imagine très bien comment se passerai la nuit, et demain je n'aurais plus la force d'ouvrir les yeux. De plus, je n'ai pas encore complètement récupéré de ta séance de dimanche.
— Je t'accompagne pour m'assurer que tu ne risques pas de faire une mauvaise rencontre dans ton lit mon chou. Je reviens vite, ajouta-t-elle à l'attention de sa sœur.
— Mouiiii, c'est cela, oui, dans une heure ou deux...
Hervé embrassa rapidement Véronique sans se préoccuper ni de sa moue ni de sa remarque et se rendit dans sa chambre avec son ange sur ses talons. Julie s'allongea près de lui quelques instants pour un câlin qu'elle prolongea d'un baiser passionné et retourna auprès de sa sœur. Hervé s'endormit si vite qu'il ne profita même pas de la reprise des répétitions.
Deux jours durant, la maison devint un véritable studio de musique, les deux femmes travaillèrent tantôt sur la composition de Julie, tantôt sur des reprises de chansons. Le vendredi soir, Hervé détecta une fébrilité inhabituelle dans l'attitude des sœurs. Immédiatement après le repas, il eut la confirmation qu'elles avaient préparé quelque chose lorsque Julie installa son homme en face d'elle dans son fauteuil. Sa belle guitare en main, elle lui annonça qu'elles avaient un cadeau pour lui. Véronique, équipée de sa télécaster, afficha un sourire entendu et, au signe de tête de sa sœur, lança les premiers accords. La mélodie imaginée quelques jours plus tôt par Julie était toujours identifiable, cependant, elle avait considérablement évolué, comme si elle avait profité de ce délai et de ce travail pour murir. Les deux instruments se complétaient parfaitement comme s'il s'agissait d'un dialogue musical entre les deux guitares.
Toutefois, à peine deux minutes après, le volume émis par Véronique baissa progressivement et elle laissa toute la place musicale à sa jumelle. Hervé détecta dans le regard de son ange une lueur particulière, un mélange de fierté, de joie et d'autre chose qu'il ne sut définir. Elle fit en sa direction un infime mouvement des lèvres mimant un baiser aérien qui marqua le tournant de son action. Le rythme se mua en un solo impressionnant d'harmonie, de beauté, de maitrise aussi. Débuté tout en douceur, il monta progressivement en puissance et en rapidité, à tel point qu'Hervé eut l'impression que plusieurs musiciens jouaient simultanément, tant il percevait de nuances dans le jeu de Julie. Il eut beau faire des efforts pour tenter de suivre des yeux les gestes de ses deux mains sur son instrument, il n'arriva pas à comprendre comment elles pouvaient produire toutes ces sonorités si esthétiques.
Lorsque la dernière note, qu'elle laissa lentement mourir jusqu'à son dernier décibel fut éteinte, Hervé lâcha une larme d'émotion et resta immobile quelques instants, sans pouvoir articuler le moindre mot, et cette attente sembla une éternité à Julie.
— Mon ange… C'est juste … magnifique, lâcha-t-il finalement, la voix encore mal assurée. Merci.
— C'est juste ma façon de te remercier pour ton cadeau.
— Et je ne regrette absolument pas de l'avoir fait, bien au contraire. Jamais je n'oublierai cet instant.
Julie déposa sa guitare sur le support prévu à cet effet pour s'asseoir sur les genoux de son homme qui la serra contre lui. Durant ce temps, Véronique troqua la sienne contre son saxo et s'approcha des amoureux.
— A mon tour de te remercier Hervé.
— Nous t'écoutons, répondit-il après avoir interrompu les embrassades de son ange.
— Pas exactement, mon chou. Tu nous écoutes, car cette fois, c'est moi qui l'accompagne.
Julie reprit sa guitare et, dès qu'elle fut prête, elle donna le signal. Sa sœur offrit, elle aussi, son cadeau à Hervé. Dans un style totalement différent de ce que Véronique lui avait déjà fait entendre, elle entama une mélodie langoureuse, qu'Hervé ne reconnut pas, mais qui pourtant, sembla familière à ses oreilles. Cette fois-ci, Julie se fit bien plus discrète et resta dans le rôle qu'elle avait annoncé : celui d'accompagnante. Ses notes calmes et nonchalantes soulignèrent la puissance du saxo que Véronique limita volontairement pour obtenir l'effet recherché. Hervé n'identifia la chanson que lorsque la guitariste abandonna son rôle d'accompagnement musical pour le troquer contre celui de chanteuse et prononça les premières paroles du titre « Petite Fleur » de Sydney Bechet :
J'ai caché
Mieux que partout ailleurs
Au jardin de mon cœur
Une petite fleur…
Hervé ne put retenir ses larmes en écoutant ce présent des musiciennes. Il ne chercha pas à les cacher non plus et les laissa couler sur ses joues sans les essuyer. Lorsqu'à la fin, le silence se fit, il se leva et applaudit longuement les jumelles tandis qu'elles déposaient leurs instruments.
— Je n'ai identifié la chanson que lorsque tu l'as chantée mon ange, et pourtant j'ai tout de suite senti qu'elle était très connue.
— C'est normal, expliqua Véronique tandis que Julie essuyait les joues d'Hervé, monsieur Bechet la joue avec un saxo soprano et je l'ai joué avec mon ténor. Le son est forcément différent.
— Ah ? Je pensais que l'original était joué à la clarinette.
— Oui, beaucoup de gens font la même erreur. Mais c'est excusable, car les sonorités sont assez proches. Mais je te confirme qu'il utilise bien un saxo pour ce titre.
— Je te fais confiance. Grâce à toi, je pourrai corriger tous ceux qui se tromperont en ma présence, plaisanta Hervé.
Il les remercia encore une fois de leur cadeau, les embrassa plusieurs fois à tour de rôle, souligna leur grand talent et reprit sa place dans son fauteuil. Julie se jucha sur son genou de droite et Véronique réquisitionna l'autre.
— Doucement, plaisanta Hervé, la place est normalement pour une seule personne sur ce siège.
— Dis tout de suite qu'on est en surpoids ! s'offusqua faussement Véronique.
— J'ai dit que nous étions à l'étroit, c'est différent.
— Dans ce cas, nous devrions aller dans un endroit plus spacieux…
— Toi, tu as une idée derrière la tête.
— Oui, j'ai bien une idée, cependant, elle est ailleurs.
— Une idée ou une envie ?
— Pas une envie Hervé, un besoin ! affirma Véronique.
— Et ce besoin est partagé, insista Julie.
— Après votre superbe démonstration musicale, je ne vois pas ce que je pourrai vous refuser.
— Ah non ! Tu as décliné notre proposition de sexe en échange des instruments que tu nous as offerts, alors nous aussi, déclara Véronique sur un ton déterminé.
— Toutefois, poursuivit Julie d'une voix bien plus calme, on ne serait pas opposées à un gros câlin, juste comme ça, par envie.
— Et si cela venait à déraper, précisa sa sœur, sache que nous ne t'en tiendrons pas rigueur.
— Oui, je vois… Mais sommes-nous obligés de déraper comme tu dis ?
— Hé bien, pour être tout à fait franche, j'espère fortement ce dérapage… Je l'attends même.
Hervé regarda alternativement les deux sœurs qui avaient déjà glissé leurs mains sur son torse. Il surprit un clin d'œil de Julie à destination de Véronique, et avec une parfaite synchronisation, elles embrassèrent Hervé dans le cou chacune de leur côté tandis qu'elles lui remontaient son t-shirt.
— On va au dodo ? demanda Julie.
— Dodo ? Ah non, pas tout de suite, corrigea Véronique.
— Heu, vous n'aviez pas parlé d'un câlin ? Vous avez oublié ?
— Bon, ça va, grommela Véronique, va pour les préliminaires, mais franchement, quelle perte de temps !
Après un passage rapide par la salle de bains, ils s'allongèrent dans le lit, nus, et conservèrent leurs places respectives. Chaque contact avec le sexe d'Hervé lui rappela la brûlure du soleil lors de sa sieste inopinée du dimanche précédent, aussi, il leur expliqua qu'elles allaient devoir patienter encore quelques jours.
— Tu ne supporteras même pas une petite pipe ? demanda Véronique.
— Tu ne vas pas pouvoir t'occuper de nous alors ? se lamenta Julie.
— Vous vouliez un câlin ? Vous allez l'avoir, mais pas comme prévu. Les préliminaires ne sont pas annulés, car mes lèvres et mes mains elles, n'ont pas souffert. J'irai jusqu'au bout de ma promesse.
— C'est dingue ! s'écria Véronique, ce coup de soleil est encore plus efficace que la pipe asséchante des couilles ! Tu vas nous faire jouir et tu accepteras de ne pas en retirer de plaisir ?
— Détrompe-toi, j'en prendrai beaucoup à vous en donner.
Hervé, joignant le geste à la parole, se leva et demanda aux jumelles de s'asseoir sur le lit, dos à dos. Il embrassa leurs épaules tandis que ses mains caressaient chacune une poitrine différente, mais si semblable physiquement. Ses baisers s'égarèrent rapidement sur leurs seins qu'il suça alternativement. Ses mains descendirent sur leurs cuisses qu'elles avaient croisées en tailleur sans qu'il le précise ni qu'elles se concertent. Lorsqu'elles furent bien échauffées, il laissa ses mains s'aventurer sur leur entrejambe. Il synchronisa ses actions manuelles afin que chacune reçoive le même traitement en même temps. Il observa leurs mains se nouer peu après ses premiers contacts avec leurs clitoris respectifs.
Hervé, conforté dans son action par leurs gazouillis de plaisir de plus en plus forts, passa alors la vitesse supérieure, fouilla leur intimité, attentif à leurs réactions afin de leur donner le meilleur de ce qu'il pouvait faire dans cette configuration des corps. De longues minutes se passèrent ainsi et il commença à douter de pouvoir les amener à la jouissance de cette façon. Véronique lâcha finalement la main de sa sœur et glissa sa main entre les jambes d'Hervé afin de la poser sur sa fesse et la caressa en rond, imitée par Julie quelques instants plus tard. Il eut alors l'idée de reproduire ce mouvement avec ses doigts.
Cela ne prit pas plus de trois minutes pour que Véronique crispe sa main sur la fesse, cambre son dos et jouisse dans une contorsion de bassin. Puis elle se laissa tomber sur le côté et entraina sa sœur avec elle. Il n'en fallut pas davantage pour qu'Hervé se penche entre les jambes de Julie et adjoigne l'action de sa bouche sur le bouton de son ange à celle de ses doigts en elle. Cet ajout eut raison d'elle en quelques minutes et sa jouissance marqua la fin des préliminaires promis.
Ils prient alors le temps d'un long câlin silencieux tout juste agrémenté de quelques bisous fugaces et de lentes caresses. Hervé, sur le dos, était bien calé entre elles qui se faisaient face, chacune au creux d'un de ses bras. Il les tint par les épaules, écouta leur respiration, savoura l'infime mouvement de leur poitrine contre ses côtes, les caressa sans retenue. Il mesura alors la chance qui était la sienne d'avoir la possibilité de ces douces soirées contre ces superbes corps. Il fut sorti de ses réflexions par Julie qui se leva et s'absenta quelques instants. Lorsqu'elle revint, elle exhiba un gode ceinture et un large sourire.
— Ah ! s'écria Véronique. Voilà de quoi passer à la suite.
— J'ai été le chercher, car je te connais, je sais que tu n'en as pas eu assez.
— Hé bien, puisque tu le proposes, je ne refuse pas, mais toi aussi, je suis sûre que tu en veux encore, n'est-ce-pas ?
— Je ne sais pas encore, répondit-elle évasivement.
— Depuis quand as-tu ça, interrogea Hervé ? Je n'ai jamais vu ce jouet ici.
— Pas très longtemps. Depuis ton déplacement professionnel, quand j'ai été chez Natacha, je l'ai acheté pour toi mon chou.
— Pour moi ? Mais j'en ai déjà un.
— Quoi ? Tu te gode ? s'exclama Véronique en ouvrant de grands yeux de surprise.
— Non, je voulais dire que j'ai déjà un phallus et naturel celui-là.
— Tu ne devrais pas trop t'en vanter, car ce soir il n'est pas en état de nous faire du bien, répliqua Véronique.
— En fait, poursuivit Julie, je pensais l'utiliser sur toi, tu semblais avoir apprécié le plug lors de la soirée chez Romain. Qu'en dis-tu ?
— Je n'y avais jamais songé.
— C'est une idée qui m'est venue lorsque nous avons regardé Katia et Alain, tu te rappelles ?
— Non, cela m'était sorti de l'esprit.
— Pas moi. J'ai même remarqué que tu avais observé attentivement.
— Regarder ne signifie pas avoir envie de tester…
— Tant pis pour toi ! affirma Véronique. Moi, j'ai toujours rêvé d'utiliser un de ces machins ! Je vais m'en servir puisque tu ne sembles pas te décider. Comment ça s'installe ?
— Je vais t'aider, la rassura Julie.
Sous le regard d'Hervé, Julie lui accrocha la ceinture à sa taille et l'ajusta avec les sangles prévues.
— Assied-toi ici mon chou, lui dit-elle en désignant la tête du lit.
Julie s'installa à quatre pattes au pied du lit, perpendiculairement à Hervé pour qu'il puisse en voir le maximum. Derrière elle, Véronique positionna son sexe artificiel bien en face de celui de Julie qui se cambra pour lui faciliter l'accès. La taille modeste de l'engin ne posa aucun problème et, sous l'action délicate de Véronique, il entra jusqu'à la garde. Les premiers sages va-et-vient laissèrent rapidement la place à une cadence de pilonnage plus élevée. Hervé en profita pour admirer le corps de son ange subissant ces assauts qu'il imagina être les siens. Véronique saisit les hanches de sa sœur, augmenta la puissance de ses coups de reins, désireuse de satisfaire sa partenaire tout autant que d'exciter Hervé. Il nota la courbure des fesses de Véronique sur lesquelles ses muscles dessinaient des reliefs éphémères au rythme de ses mouvements, la faible brillance de sa peau provoquée par la sueur naissante, preuve, s'il en faillait une, qu'elle ne ménageait pas ses efforts.
Le léger, mais délicat et régulier balancement des seins de son ange ne laissa pas Hervé indifférent très longtemps. Son sexe se gonfla lentement, toutefois, la douleur du coup de soleil empêcha sa levée complète. A l'inverse, l'envie qu'il avait en lui de rejoindre ces femmes grandit. Toutefois, il resta immobile, comme hypnotisé par le tableau vivant qu'il avait sous les yeux. Parfois, Julie tournait la tête en sa direction, le regardait fixement quelques secondes et s'abandonnait sous le plaisir que lui procurait sa partenaire.
Elle se coucha sur le dos lors d'une sortie inopinée du gode, lequel, dès le changement de position effectué, repris le chemin du même orifice pour y poursuivre son office. Les jambes largement écartées de Julie se balançaient au gré des impulsions de Véronique qui s'en trouvait parfois déséquilibrée. Ne pouvant résister davantage, Hervé s'approcha. Julie lui enlaça la cuisse, ravie qu'il participe enfin plus activement et ne reste plus un simple observateur. Hervé caressa longuement de haut en bas la guibole douce et satinée de son ange, l'embrassa, la lécha copieusement et la rendit finalement à Véronique, car il sentait une traction de plus en plus forte sur sa cuisse. Il embrassa rapidement le ventre luisant de sueur de son ange, tant l'invitation du bras de Julie se faisait pressante sur lui.
Ses lèvres se posèrent sur celles de Julie, toujours aussi fortement secouée par une Véronique déchainée. Son visage dégoulinait de transpiration et son bassin claquait contre les fesses de Julie. Hervé embrassa sa chérie, une main sous la nuque, l'autre sur le sein le plus éloigné, son avant-bras tâchant de stabiliser l'ensemble de sa poitrine ballotée sans ménagement dans ce rodéo. Julie ne perdit pas une seconde et, telle une pieuvre assurant son emprise sur une quelconque proie, ses bras le ceinturèrent fermement. Dans ce positionnement en équerre, leur baiser passionné, bien que rendu quelque peu délicat par les secousses imposées par son amante, la présence d'Hervé contre elle tandis que ce sexe de latex s'activait en elle la fit basculer. Julie se crispa, écrasa son homme entre ses bras et fut prise de plusieurs spasmes de plaisir intense.
Aussitôt, le corps de Julie retombé inerte sur le lit, Véronique se rendit dans la salle de bain pour se rincer, précisa-t-elle aux amants qui ne prêtèrent aucune attention à elle, tant ils étaient occupés à se cajoler. Elle prit tout son temps pour leur laisser un peu d'intimité et ne sortit que lorsqu'elle les entendit arriver. Leur passage sous la douche fut bien plus rapide et une fois de plus, ils s'endormirent dans le même lit, à la différence près que c'est Julie qui occupa la place centrale.
Le lendemain fut encore rythmé par les répétitions. Hervé, en parfait intendant, se rendit seul en ville chercher le ravitaillement et revint avec de quoi remplir le frigo et deux bouquets de fleurs. Il se chargea des repas, des boissons pour les musiciennes et du ménage. Le reste de sa journée bercée par la musique passa vite. Le soir venu, alors qu'ils terminaient le dessert, Véronique indiqua avoir adoré l'expérience de la veille et réclama le gode et sa ceinture pour l'utiliser une nouvelle fois sur Julie dès que possible.
— Je ne suis pas contre, déclara l'intéressée, toutefois j'aimerais un peu plus de variété dans les mouvements.
— Quelle variété ? s'étonna Véronique. En avant, en arrière, on a vite fait le tour, tu ne crois pas ?
— Non, je ne crois pas. Je suis même persuadée de l'inverse. Qu'en penses-tu mon chou ?
— Tu sais que je suis toujours de ton avis.
— Non, mais sérieusement ! l'interrompit Véronique. Tu fais comment toi ? Enfin, je veux dire quand tu n'es pas en incapacité après t'être endormi à poil en plein soleil ! J'aimerais bien te voir en pleine action et me rendre compte si tu tiens la distance.
— Que veux-tu insinuer sur Hervé ?
— Rien de particulier ma Juju, juste qu'hier, te pilonner aussi longtemps m'a vannée. Ton mec aurait été en état de me prendre après, je ne sais pas si j'aurai accepté de peur de m'endormir avant la fin. Je comprends pourquoi mon ex avait souvent mal au dos.
Hervé se contenta de sourire sans répondre aux sarcasmes qu'il devinait exagérés. Il ne souhaitait pas que la remarque de Julie soit prise comme un reproche et vexe Véronique. Cependant, cette dernière ne s'en laissa pas conter, joignit index et pouce d'une main et traversa plusieurs fois le cercle ainsi créé avec son autre index tout en levant des sourcils interrogateurs à Hervé.
— Alors, gros malin ? C'est bien comme ça que tu fais, non ? Comme tous les mecs le font, quoi.
— Non justement, précisa Julie. Il y a le mode gros bourrin, le mode délicat, attentionné, galant quand il te confie les commandes et te laisse choisir ton rythme… Bref, il existe une foule de variantes.
— Dans ce cas, je suis impatiente de les découvrir.
— Que dirais-tu d'essayer ce soir ?
— Tope-là ! Mais je suis loin d'être convaincue.
Une vingtaine de minutes plus tard, ils se retrouvèrent tous les trois nus sur le lit. Hervé se proposa d'offrir l'apéritif en faisant un cunni à son ange, mais Véronique le lui refusa sous prétexte qu'elle pouvait très bien le faire elle-même et plongea directement entre les jambes de Julie et coupa court ainsi à toute tentative de négociation.
Quelques minutes plus tard, elle positionna Julie en levrette et se positionna derrière elle toute équipée de son jouet. A la différence de la veille, Hervé resta debout au pied du lit et observa le début de l'action. Aux commandes, Véronique commença par une série assez lente pour assurer la lubrification complète de son engin artificiel. Elle le retira entièrement plusieurs fois pour s'assurer de son état et n'augmenta la vitesse que lorsqu'elle fut certaine qu'il était prêt à coulisser parfaitement. Hervé ne lui laissa pas plus de deux minutes avant de l'interrompre.
— Attends, Véronique, je vais t'aider.
— Quoi ? Ce n'est pas comme ça ?
— Si, si, tu peux faire ainsi, mais Julie t'a précisé qu'il y avait différentes façons.
— Ok, je t'écoute.
Perpendiculairement aux jumelles, Hervé plaça une main sur la fesse de Véronique et l'autre juste sous son nombril et lui indiqua ainsi la vitesse et l'amplitude des mouvements qu'il aurait lui-même effectués s'il en avait eu la possibilité. Comme à son habitude, il varia fréquemment le rythme, changea la profondeur, marqua des pauses. Toutefois, dès qu'il retirait ses mains, elle conservait la cadence imprimée sans la modifier d'elle-même. Hervé se risqua alors à faire une comparaison musicale pour mieux se faire comprendre de la saxophoniste.
— Quand tu joues de la musique, tu suis bien une partition ?
— Evidemment !
— Sur cette partition, il est précisé la vitesse à laquelle tu dois produire les notes, la longueur de chacune d'elles, et aussi les pauses éventuelles si je ne m'abuse.
— Bien sûr !
— Alors pourquoi joues-tu toujours la même note ? Varie, elle appréciera sûrement davantage ton action. Ton saxo n'enchanterait pas beaucoup tes spectateurs si tu en sortais toujours les deux mêmes sons…
— Mais on ne change pas de tempo dans une chanson !
— Et tu n'aurais pas plusieurs chansons dans ton répertoire par hasard ?
Véronique se figea subitement, un regard étonné jeté fixement sur cet homme comme si elle venait de faire une découverte, et appliqua les conseils enfin compris. Ayant constaté qu'elle n'avait plus besoin de ses suggestions, Hervé embrassa Julie fugacement, puis se plaça derrière Véronique, se colla contre son dos et caressa ses seins. Il ne put maintenir cette position très longtemps, car en reculant, elle appuyait sur son coup de soleil. Il se décala et, cuisse contre cuisse, il poursuivit son pelotage, visitant régulièrement les fesses, lesquelles se contractaient selon l'ardeur commandée par leur propriétaire.
Cependant, il se devait de ne pas négliger sa Julie, aussi, il se coucha sur le dos et se glissa sous elle pour une étreinte passionnelle. Ses murmures de plaisir devinrent des marmonnements. En quelques instants, le torse de Julie frémit de plaisir, signe qu'Hervé reconnut instantanément. Il la serra plus fort dans ses bras, posa sa bouche ouverte à la base de son cou et lécha toute la surface possible jusqu'à la fin de sa jouissance. Véronique se retira, laissant les deux amants rouler et inverser leur position. L'étau de leurs bras se desserra progressivement, leurs regards se croisèrent. C'est le moment qu'attendait Hervé pour lui donner, lui aussi, le cadeau immatériel qu'il lui avait préparé dans la journée. Il laissa ses doigts vagabonder sur son ange tandis qu'il récita à son oreille son poème que lui avait inspiré une chanson de Félix Leclerc.

C'était un p'tit bonheur,
Que j'avais ramassé,
Il était tout en pleurs,
Son vélo tout cassé,
Et ses yeux qui me suppliaient.

Monsieur, emmenez-moi,
Je ne peux plus pédaler,
Ces idiots de chevreuils,
Sur la chaussée,
M'ont renversée.
Monsieur, je vous en prie,
S'il vous plaît, aidez-moi.

J'ai pris le p'tit bonheur,
L'ai mis dans ma voiture,
Et pour ne pas qu'il pleure,
Conduit dans ma demeure.

Alors le p'tit bonheur,
Egayant ma maison,
A fait sa guérison,
Et comble de bonheur,
Il m'a soigné en douceur,
Dispersant toutes mes peurs,
Mes doutes et mes frayeurs.

Mes jours et mes nuits,
Mes peines et mes deuils,
Pour ce brouillard dissipé,
Pour tout mon mal évaporé,
Je ne le remercierai jamais assez.

Toute ma vie monotone,
Le p'tit bonheur l'a transformée,
Alors de lui,
Je ne veux me séparer,
Aussi pour lui,
Je pourrais tout donner…
Julie posa ses mains sur les joues d'Hervé et lui releva la tête, observa longuement son regard qui ne se déroba nullement. Très lentement, elle le guida jusqu'à ce que leurs bouches se soudent pour un interminable baiser. Véronique, de retour, n'avait rien perçu du poème, se saisit des cheveux courts d'Hervé et lui souleva la tête, les interrompant sans scrupules.
— Que veux-tu ? lui demanda-t-il légèrement agacé de sa façon de faire.
— Renifle-moi ça. C'est le plaisir que nous avons donné à Julie.
— Je connais, lâche mes cheveux.
— Pas celui de ce soir, nous étions deux, son plaisir fut différent, le gout le sera aussi, ajouta-t-elle en approchant du nez d'Hervé l'objet toujours attaché à sa ceinture.
Hervé s'exécuta, il connaissait parfaitement l'odeur de son ange pour s'en être maintes fois délecté, il l'avait même détecté sa présence alors qu'il avait les yeux bandés. Il huma profondément sans remarquer de différence notable. Véronique ayant libéré ses cheveux, il reporta son attention sur Julie.
— Alors ? l'interpella Véronique.
— Aucune différence, répondit-il sans relever la tête.
— Bon, tu as peut-être le nez bouché. Alors goute vite avec ta langue avant que ça ne sèche.
— Ça doit te manquer, non ? demanda doucement Julie. Je sais que tu adores me boire et elle ne t'a pas laissé me faire mon cunni d'apéro, alors prends-le en dessert.
— Vas-y, c'est la jouissance de ta nana, tu ne risques rien, insista Véronique.
Hervé accepta sans discuter ni prononcer une parole, juste en se redressant. Véronique lui présenta son jouet encore tout humide devant la bouche. Sans hésiter, il le lécha sur toute sa longueur. Il s'attendait à un reste d'odeur de latex ou de plastique, mais non, il ne décela que celui tant apprécié de l'intimité de Julie. Après les deux côtés, il s'occupa de la face inférieure, et alors qu'il venait de terminer, Véronique lui conseilla de ne pas perdre autant de temps et de le sucer comme Julie l'aurait fait sur lui. Hervé prit le membre en bouche, mais seulement sur une partie de sa longueur pour un unique aller-retour, et retourna terminer le câlin interrompu.
— Alors là ! Je suis scotchée, murmura Véronique. J'ai proposé ça, juste pour te provoquer. J'aurais parié que tu refuserais même de respirer le gode, et toi tu va jusqu'à la fellation… Ma Juju, ton mec est fou… Je vais me doucher.
— Tu ne veux pas que je te fasse jouir ? demanda Julie.
— Non. Hervé avait raison, j'ai pris beaucoup de plaisir à t'en donner, et il m'en a donné aussi suffisamment ce soir.
— Ah bon ? interrogea l'intéressé.
— Tes mains sur moi, ton corps contre moi pendant que je besognais Julie, la pression du gode sur mon bas ventre, je n'avais encore jamais joui de cette manière.
Enfin seuls, les amoureux s'embrassèrent encore et encore, jusqu'au retour de Véronique. A leur tour, ils passèrent dans la salle de bain.
— Tu as été un bon professeur pour Véronique, lui murmura Julie, et ton poème, il était magnifique. Tu m'as surprise par ton talent lyrique.
— Toi aussi, tu m'as surprise avec ce jouet.
— J'ai envie de te faire découvrir toutes les sensations que tu me procures.
— Tu crois que ce sera vraiment pareil ?
— Je ne sais pas, mais si tu ne veux pas, tu l'utiliseras sur moi quand tu ne seras plus brûlé, comme ça, tu pourras me faire une double à toi tout seul !
— Mais dis-donc toi ! Tu deviens de plus en plus coquine !

Note de l'auteur


Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu'ici, ceux qui votent pour, ceux qui m'ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m'avez donné envie de poursuivre l'écriture des suites.

Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là des conseils et tutoriels sur l'écriture, cela m'a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé une bonne dizaine de chapitres. Elle à ainsi contribué à améliorer mon écriture par ses explications et ses conseils pertinents.

Pour les lecteurs joueurs, il y a une réplique tirée d'un film, dissimulée dans ce chapitre. Saurez-vous l'identifier ?
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Plmichel
29 juin 2024 à 10:11
Magnifique, simplement magnifique !
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espritlibre
10 juin 2024 à 08:46
Toujours autant de plaisir à chaque nouvel épisode, et d'impatience avant la parution du prochain
Soyez respectueux
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vberyd
9 juin 2024 à 12:08
Toujours aussi sublime
Soyez respectueux
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Photo de profil de julien66000
julien66000
9 juin 2024 à 11:52
Bonjour a toi mandrakke,

Merci à toi pour cette histoire et pour ce chapitre riche en émotions et donc certains personnages sont très attachant au point d'être heureux de les revoir à chaque nouveau chapitre.

Il est inutile de préciser que j'attends la suite avec impatience.

Bonne fin de weekend à toi.
Soyez respectueux
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gyon
9 juin 2024 à 01:10
Merci de continuer à partager cette si jolie histoire.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Dickfer
Dickfer
9 juin 2024 à 01:08
Bravo tu réussis à conter une magnifique histoire et nous faire ressentir toutes les émotions que les protagonistes vivent et ressentent.un pure et grand moment à lire et relire sans modération
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
9 juin 2024 à 00:53
Quel plaisir de retrouver les protagonistes si touchants de cette histoire .
Soyez respectueux
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Photo de profil de jolijardinier34700
jolijardinier34700
8 juin 2024 à 23:54
merci et encore merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de Iznogood
Iznogood
8 juin 2024 à 22:27
C'est toujours un plaisir de suivre ce quasi-roman dont on attend la parution des épisodes comme "dans le bon vieux temps" :)
Merci d'avoir l'élégance de continuer avec talent le développement de cette histoire. ;)
Soyez respectueux
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