Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Alpha — Chapitre 21 · Une nouvelle perturbante.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Les Alpha
Chapitre 21 · Une nouvelle perturbante.
Bien entendu je ne pouvais pas laisser Maxence dans cet état et alors qu'il me regardait d'un air penaud, comme un enfant ayant fait une bêtise, au lieu de remonter sur le lit je me suis penchée en peu plus, afin que ma bouche atteigne son mât de cocagne. Tout en me mettant de biais, de manière à ce que mon arrière-train soit à portée de sa main.
La seule difficulté pour moi ne se situant pas au niveau de la souplesse, mais parce que ma tête se trouvait à présent plus basse que mon bassin, donc il me fallait conserver mon équilibre. J'ai résolu ce petit problème en posant ma menotte droite sur le bord du lit, afin de me servir de mon bras comme d'une béquille.
Mon amoureux a parfaitement interprété le message, que je lui avais envoyé en me plaçant de cette façon, puisqu'il a tendu son propre bras mais le gauche, dans le but de me caresser les fesses, tandis que mes lèvres décalottaient son gland et que je commençais à le sucer.
Pratique devenue en même temps familière et inédite, pour la bonne raison que c'était la première fois que je l'exécutais dans cette position. Si bien que je me suis sentie très cochonne, au sens figuré comme à celui plus propre du terme, vu que je ressentais de la chaleur se diffuser dans mon bas-ventre, quand j'ai entrepris d'avaler son membre en entier.
Exercice dans lequel je devenais bonne, tout simplement parce que je m'entraînais en alternance ici in vivo sur mon chéri, et à la maison avec le Double Dong
Rappel : Il s'agit d'un sex-toy
qu'Anaïs n'avait toujours pas récupéré. Quant à Mon Baroudeur lui aussi décidé à aller plus loin, il était à présent en train de me tripoter la vulve, ses doigts s'enfonçant entre mes grandes lèvres pour s'intéresser à leurs petites sœurs. Lorsque ma tête est arrivée aussi bas qu'elle le pouvait, comme si je faisais une pompe je l'ai remontée à la force de mon biceps, puis m'agrippant au matelas à travers le drap, je suis repartie dans l'autre sens et ainsi de suite. Prenant bien entendu le temps de respirer et satisfaite de constater, que je salivais de moins en moins d'une gorge profonde à la suivante.
χ χ χ
Maxence était en train de me prouver, qu'il pouvait faire montre d'une grande douceur avec ses phalanges, celles de son pouce en particulier, ce dernier caressant tendrement mon clitoris. Si bien qu'agacé, mon zigouigoui pulsait d'une manière régulière, comme pour réclamer : encore... encore... encore... Mon plaisir gagnait en intensité et je n'étais pas la seule, vu que j'ai continué jusqu'à ce que Mon Baroudeur me prévienne :
― Je ne vais pas tarder à jouir, Mon Amour.
Je me suis par conséquent immobilisée seul son gland restant dans ma bouche, que j'ai cajolé de ma langue jusqu'à ce que du sperme vienne à moi, l'avalant facilement au fur et à mesure qu'il giclait. D'autant qu'il était bien moins abondant que la première fois. Inutile je pense de préciser que je me suis régalée de sa saveur, mais également de sa texture à laquelle j'avais fini par m'habituer.
Je n'ai pas tardé à atteindre moi aussi l'orgasme, qui s'il s'est révélé moins puissant que celui ressenti un peu plus tôt, n'en était pas moins d'une magnitude des plus satisfaisantes. Et je l'ai manifesté d'une manière relativement sobre, alors que j'étais en train de lécher la baguette magique de mon homme, dans le but de récupérer mon écume.
Évidemment il m'a fallu repasser par la salle de bain, afin de me débarrasser de ma mouille perdue pour celui qui me l'avait provoquée, ce qui n'avait pas l'air d'avoir déprimé ce dernier quand je suis retournée vers lui, pour mélanger ma salive avec la sienne et ainsi lui dire au revoir. Il n'était d'ailleurs pas plus dérangé par le fait qu'alors que je m'étais rincée le bouche, il devait tout de même y rester un petit quelque chose de sa semence.
En même temps, ce n'était pas la première fois que nous procédions de cette manière et il n'avait jamais manifesté la moindre émotion, autre que la satisfaction de m'embrasser.
χ χ χ
Ensuite j'ai quitté Maxence pour aller retrouver ses parents, dans leur salon, essayant d'afficher un air aussi neutre que possible, car je savais plus que probable qu'ils m'avaient entendue râler mon contentement, à la fin de la sodomie prodiguée à leur fils. Toutefois je ne suis pas parvenue à cacher complètement mon trouble, légèrement rouge à ce souvenir, alors que Monsieur Desmichel restant assis dans son fauteuil demeurait impassible, tandis que sa femme se levait du canapé dans le but de m'accueillir.
Le rose à mes joues m'a cependant servi à masquer un regain d'émotions, quand ma très Belle-Maman que je n'avais pas encore vue me faisant face, j'ai remarqué un changement subtil au niveau de son anatomie. Un petit détail qui pourtant ne m'a pas échappé, puisque les petites lèvres de sa vulve très longues et ayant habituellement l'air chiffonnées, se trouvaient aujourd'hui écartées l'une de l'autre. Restant plaquées sur leurs grandes sœurs, probablement par un effet de ventouse.
En regardant ce sexe sans avoir l'air d'y toucher, du moins je l'espérais, j'ai aussitôt pensé à un grand papillon de nuit. Le brun de ses nymphes représentant ses ailes déployées, la fente rose fermant l'entrée du vagin son abdomen et le capuchon du clitoris sa tête.
Ce dernier pas très différent du mien dans sa morphologie bien que plus gros et plus long, habituellement enfoui dans la masse de chairs avait à présent la tête sortant de son manchon. L'anneau en or rose qui le transperçait horizontalement, se trouvant presque entièrement visible. Avec un peu d'imagination, on pouvait même penser que le lépidoptère portait un collier.
Stéphanie pas dupe de mon observation que j'avais pourtant voulue discrète, pour la bonne raison qu'il ne s'agissait pas là d'un déploiement naturel mais façonné de la main de l'homme, le sien en l'occurrence, s'est empourprée bien plus que moi. Ce qui ne l'a pas empêchée de s'approcher et ses gros seins se sont écrasés contre les miens, alors que nos joues se collaient les unes aux autres, des bises sonores sortant de nos deux bouches.
Cette fois l'odeur de l'amour, mélange subtil de sperme, de cyprine et de sueur fraîche m'a semblé bien plus présente chez elle, si bien que je me suis dit que cela devait aider sa vulve papillon à rester en vol. Et j'ai vu du coin de l'œil son mari nous regarder, affichant à présent un petit sourire satisfait, comme si le bilan de ses prévisions se révélait des plus positif.
Ensuite nous avons bu le thé, nous comportant tous trois de manière respectable, même si ma très belle-maman les fesses posées sur le bord de son sofa, gardait les cuisses bien plus ouvertes qu'elle ne le faisait en semaine. Son mari étant dans ces moment-là absent, car contrairement à moi encore au travail.
Cependant ce petit jeu de séduction ne me concernant pas je m'y habituais lentement, tout comme je m'accoutumais progressivement à la cérémonie des pieds qui a eu lieu un peu plus tard. Sans que la maîtresse de maison n'y assiste, alors qu'elle devait très certainement être au courant, au sujet du comportement de son mari vis à vis de moi. Mes beaux-parents j'en étais convaincue, ne devant pas avoir beaucoup de secrets l'un pour l'autre.
χ χ χ
Le lendemain-matin, une autre semaine de travail a débuté et une nouvelle perturbante directement liée à ma nouvelle fonction, est arrivée. Car dès mon entrée dans notre bureau après avoir échangé quelques mots avec Moneypenny, Anaïs m'a annoncé tandis qu'on se trouvait l'uneen face de l'autre et alors qu'on venait de se faire chastement la bise :
― Bon, je ne t'en ai pas parlé avant pour ne pas te mettre la pression, mais demain et mercredi on va avoir de la visite.
J'ai aussitôt senti en moi une poussée d'adrénaline, mélange d'excitation et de stress et je me suis renseignée, même si je n'avais guère de doutes :
― Euh... tu veux dire des clients ?
― Exactement Ma Toute Belle. Car si nos supérieurs estiment, que toi est moi on n'est pas assez bonnes pour aller seules au Japon, ce que soit dit en passant j'aurais adoré, par contre ils pensent que le Japon peut parfaitement venir à nous.
― Exactement Ma Toute Belle. Car si nos supérieurs estiment, que toi est moi on n'est pas assez bonnes pour aller seules au Japon, ce que soit dit en passant j'aurais adoré, par contre ils pensent que le Japon peut parfaitement venir à nous.
Il y avait un peu de rancœur dans sa voix, ce qu'elle m'avait également dissimulé jusqu'à présent. Puisque j'étais convaincue que cette rencontre, n'avait pas été organisée en l'espace de cinq minutes. Cependant je ne lui en voulais pas de m'avoir caché l'information, pour la bonne raison qu'elle avait très certainement reçu des directives. Du coup adoptant un ton humoristique, j'ai posé une autre question :
― Et qui d'autre, a trempé dans cette conspiration ?
― Dieu le Père, sa chienne de garde La Douanière Rousseau et bien entendu Magali, qui a dû tout préparer. Mais je précise que tout comme moi, elle a été réduite au silence. Car comme tu t'en doutes ils ne m'ont pas écoutée, alors que je leur ai clairement expliqué que plus tôt tu serais au courant, plus tu aurais de temps afin de te préparer. D'un point de vue psychologique bien sûr, vu que pour le reste je suis convaincue que tu es prête.
― Et... notre Mâle Alpha ?
― Il a été lui aussi mis à l'écart avec l'excuse qu'à cause de sa blessure, le mettre dans un état de tension a été déconseillé par le médecin qui le suit.
― Dieu le Père, sa chienne de garde La Douanière Rousseau et bien entendu Magali, qui a dû tout préparer. Mais je précise que tout comme moi, elle a été réduite au silence. Car comme tu t'en doutes ils ne m'ont pas écoutée, alors que je leur ai clairement expliqué que plus tôt tu serais au courant, plus tu aurais de temps afin de te préparer. D'un point de vue psychologique bien sûr, vu que pour le reste je suis convaincue que tu es prête.
― Et... notre Mâle Alpha ?
― Il a été lui aussi mis à l'écart avec l'excuse qu'à cause de sa blessure, le mettre dans un état de tension a été déconseillé par le médecin qui le suit.
Après une brève pensée amusée, pour le membre raide de Mon Baroudeur et l'excitation sexuelle qui en découlait, à moins que ce ne soit l'inverse, j'ai répliqué :
― Sauf que non seulement il est rodé à ce genre de combats, mais en plus cette fois ce n'est pas lui qui va aller à la bataille.
― C'est justement parce que c'est toi qui vas t'y coller, que Max risquait de stresser en l'apprenant. En plus il aurait pu vendre la mèche, pour la bonne raison que s'il est un très bon menteur, il semblerait qu'avec toi il perde tous ses moyens. Inutile que je précise pour quelle raison.
― C'est justement parce que c'est toi qui vas t'y coller, que Max risquait de stresser en l'apprenant. En plus il aurait pu vendre la mèche, pour la bonne raison que s'il est un très bon menteur, il semblerait qu'avec toi il perde tous ses moyens. Inutile que je précise pour quelle raison.
χ χ χ
J'ai eu une autre petite pensée mais cette fois attendrie pour Maxence, l'imaginant se tortiller sur sont lit comme a gamin qui a fait une bêtise, mais n'ose pas l'avouer ce qui m'a fait sourire. Et je me suis bien gardée de parler de nos galipettes, sachant parfaitement que nous prenions des risques lui et moi, car ce n'était ni le lieu ni le moment pour discuter de ça avec mon amie. À condition que ce le soit un jour, vu qu'il s'agissait de mon intimité et nous ne pouvions tout de même pas tout partager.
De plus j'étais soulagée que Mon Baroudeur, n'en ait pas su plus que moi et peut-être même moins à cet instant précis, pour la bonne raison que cela plaçait les non-dits uniquement sur un plan professionnel. Et puisqu'il était question de boulot je me suis assise dans mon fauteuil, j'ai actionné mon interphone car nous en avions chacune un, puis j'ai demandé en essayant d'adopter un ton aussi naturel que possible :
― Magali, je ne sais pas trop comment je suis sensée procéder, mais j'aimerais avoir un entretien privé avec Monsieur Desmichel Père. Et ce dès qu'il sera disponible.
― Eh bien il suffit que je contacte sa secrétaire, afin de demander un rendez-vous. Je vais m'en occuper immédiatement Mélanie.
― Merci beaucoup.
― Eh bien il suffit que je contacte sa secrétaire, afin de demander un rendez-vous. Je vais m'en occuper immédiatement Mélanie.
― Merci beaucoup.
Après que j'aie "raccroché" Anaïs m'a demandé :
― Tu vas faire quoi là ?
― Aller expliquer à notre patron ma façon de penser, car si effectivement au niveau de ma préparation ça ne change pas grand-chose, j'aurais quand-même préféré être mise au courant un peu plus tôt.
― OK mais... tu sais que normalement, tu dois passer par la DRH
― Mais... tu sais que même si ce n'est pas encore officiel, je suis la belle-fille de notre patron ? Alors je court-circuite qui je veux et quand je veux, ici. D'autant qu'elle est très certainement au courant de ma promotion fantôme, sinon elle se poserait des questions au sujet de mes absences répétées, et n'aurait pas manqué de me convoquer afin d'obtenir des explications. Car contrairement à toi je ne suis pas encore cadre, par conséquent je n'ai pas le droit d'entrer et sortir de l'entreprise quand bon me semble.
― Alors là tu m'épates Mel. Car je m'attendais à de la panique ou au mieux du stress, mais tu as l'air de très bien gérer la situation.
― Je suis une Femelle Alpha, ou pas ?
― Aller expliquer à notre patron ma façon de penser, car si effectivement au niveau de ma préparation ça ne change pas grand-chose, j'aurais quand-même préféré être mise au courant un peu plus tôt.
― OK mais... tu sais que normalement, tu dois passer par la DRH
Rappel : Il s'agit de la Directrice des Ressources Humaines, et dans le cas présent Nathalie Rousseau
? Elle ne va pas apprécier que tu la court-circuites. ― Mais... tu sais que même si ce n'est pas encore officiel, je suis la belle-fille de notre patron ? Alors je court-circuite qui je veux et quand je veux, ici. D'autant qu'elle est très certainement au courant de ma promotion fantôme, sinon elle se poserait des questions au sujet de mes absences répétées, et n'aurait pas manqué de me convoquer afin d'obtenir des explications. Car contrairement à toi je ne suis pas encore cadre, par conséquent je n'ai pas le droit d'entrer et sortir de l'entreprise quand bon me semble.
― Alors là tu m'épates Mel. Car je m'attendais à de la panique ou au mieux du stress, mais tu as l'air de très bien gérer la situation.
― Je suis une Femelle Alpha, ou pas ?
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En réalité j'étais dans mes petits escarpins à talons aiguille, quand un peu plus tard dans la matinée je me suis rendue dans le bureau de mon beau-père. D'autant que le voir dans son costume trois-pièces taillé sur mesure, m'a bizarrement impressionnée alors qu'en parallèle, je m'habituais lentement à sa nudité dans un cadre privé. Lui était comme de coutume affable et dès la porte refermée derrière moi, il s'est levée de son siège de pouvoir, dans le but de venir me faire chaleureusement la bise.
Après m'avoir invitée à m'asseoir dans un des deux fauteuils placés contre un mur mais de biais, qui permettaient de se regarder sans se tordre le cou et contrairement à celui qu'il avait occupé avant, là dans le but de mettre ses visiteurs sur le même pied d'égalité que lui, mon patron m'a questionnée :
― Qu'est-ce qui me vaut le plaisir Mélanie ? Il n'y a pas de problème, j'espère ?
À ma grande satisfaction, j'ai réussi à répondre sur un ton doux mais d'une voix ferme, et en rosissant à peine :
― Eh bien, tout dépend du sens que vous donnez au mot problème, Beau-Papa.
Il a souri en m'entendant l'appeler à nouveau de cette manière, puis convaincu que cela ne devait pas être bien grave, a enchaîné :
― Nous allons en discuter, je t'écoute.
― Voilà, j'aimerais savoir pourquoi je n'ai pas été prévenue avant ce matin, alors que je suis directement concernée, que des japonais doivent venir dès demain nous rendre visite ?
― Ah... c'est ça. Nous avons estimé Nathalie Rousseau et moi, que ce serait mieux pour toi, afin de t'éviter au maximum d'appréhender.
― Est-ce que je dois en déduire que si vous avez accepté que je prenne ce poste, c'était uniquement pour faire plaisir à votre fils ? Et qu'en réalité, vous ne me faites pas confiance pour gérer ? Que ce soit au niveau de mes émotions, ou pire d'accomplir ma tâche ?
― Pas du tout, nous avons juste pensé Nathalie et moi...
― Voilà, j'aimerais savoir pourquoi je n'ai pas été prévenue avant ce matin, alors que je suis directement concernée, que des japonais doivent venir dès demain nous rendre visite ?
― Ah... c'est ça. Nous avons estimé Nathalie Rousseau et moi, que ce serait mieux pour toi, afin de t'éviter au maximum d'appréhender.
― Est-ce que je dois en déduire que si vous avez accepté que je prenne ce poste, c'était uniquement pour faire plaisir à votre fils ? Et qu'en réalité, vous ne me faites pas confiance pour gérer ? Que ce soit au niveau de mes émotions, ou pire d'accomplir ma tâche ?
― Pas du tout, nous avons juste pensé Nathalie et moi...
Lui coupant la parole, j'ai demandé en réussissant à rester toujours aussi calme, ne pensant même pas à rougir davantage, alors que mon cœur battait à présent bien plus vite que la normale :
― Je n'ai aucun doute en ce qui concerne votre capacité à diriger cette entreprise, Jean-Henri, mais est-ce que cette femme serait en mesure de faire ce qu'on attend de moi ?
― Sans doute que non, mais elle est responsable des ressources humaines, et son travail consiste à jauger les gens.
― Sans avoir aucune connaissance sur leurs compétences réelles ?
― Eh bien... vu comme ça. J'en discuterai avec elle et je veillerai à ce qu'elle te présente des excuses, au sujet de cette erreur de jugement. En attendant, je te demande de bien vouloir accepter les miennes.
― Je les accepte et vous en remercie. Maintenant, si vous le permettez je vais retourner à ma place, car il ne me reste pas énormément de temps pour me préparer.
― Je... oui, bien sûr. Merci d'être passée Mélanie.
― Sans doute que non, mais elle est responsable des ressources humaines, et son travail consiste à jauger les gens.
― Sans avoir aucune connaissance sur leurs compétences réelles ?
― Eh bien... vu comme ça. J'en discuterai avec elle et je veillerai à ce qu'elle te présente des excuses, au sujet de cette erreur de jugement. En attendant, je te demande de bien vouloir accepter les miennes.
― Je les accepte et vous en remercie. Maintenant, si vous le permettez je vais retourner à ma place, car il ne me reste pas énormément de temps pour me préparer.
― Je... oui, bien sûr. Merci d'être passée Mélanie.
χ χ χ
Quand j'ai quitté le bureau de Monsieur Desmichel j'étais sur le point de défaillir, mon cœur battant à présent la chamade, néanmoins je me sentais très fière de moi. Car la bravade que je venais de réaliser, sans vraiment d'utilité pour la suite des évènements, prouvait qu'en dépit de mon caractère, je n'étais pas juste un pion qu'on pouvait déplacer sur l'échiquier. Mais au contraire une pièce maîtresse, pour ce qui serait d'empocher des contrats. Du moins je l'espérais.
Une fois de retour à ma place mon palpitant ayant retrouvé son rythme normal, Anaïs m'a demandé :
― Alors, ça s'est passé comment ?
― Pas trop mal, il s'est excusé pour ne pas m'avoir informée.
― Et tu te sens comment ?
― Plutôt bien, parce que si je flippais comme une malade en sa présence, je pense avoir réussi à le lui cacher. Même si j'y suis allée surtout parce que j'étais vexée qu'il ne me croit pas assez fiable, après coup je vois ça comme un crash test, dont je ne me suis pas trop mal tirée.
― Pas trop mal, il s'est excusé pour ne pas m'avoir informée.
― Et tu te sens comment ?
― Plutôt bien, parce que si je flippais comme une malade en sa présence, je pense avoir réussi à le lui cacher. Même si j'y suis allée surtout parce que j'étais vexée qu'il ne me croit pas assez fiable, après coup je vois ça comme un crash test, dont je ne me suis pas trop mal tirée.
Après avoir souri, elle m'a fait remarquer :
― Oui, effectivement, tu n'as pas l'air cabossée. Mais le plus important, c'est de savoir comment tu te sens par rapport à ce qui va se passer demain ?
― Pas trop mal, puisqu'il parait que je suis prête. Mon plus gros problème tu vois, là tout de suite, c'est Maxence. Car bien entendu il n'est pas question que je fasse l'école buissonnière cette après midi, ni demain ni mercredi, or je n'ai pas le droit de lui dire la vérité et je ne veux pas non plus lui mentir. Alors je devrais faire comment, d'après toi ?
― Eh bien si tu te sens capable de lui balancer l'info calmement, appelle-le. Parce que même si je ne suis pas médecin, je pense quand-même qu'au bout de deux semaines, son os a dû se ressouder. En tout cas en grande partie. C'est pour reprendre appui sur son pied que ça va prendre plusieurs mois, alors que là même si il flippe pour toi, il ne va pas se lever précipitamment pour venir ici, mais rester allongé. Et plus tu auras l'air zen au téléphone, et moins ça risquera de lui provoquer de l'émoi.
― Mais... il l'a avec lui son smartphone ? Parce que comme je lui rends visite tous les jours, je ne me suis pas posée la question. Sauf que je ne l'ai jamais vu dans sa chambre.
― Contrairement à toi moi c'est Max que je n'ai pas revu, depuis qu'on est allées ensemble à l'hôpital. Mais je lui ai tout de même parlé plusieurs fois. Son portable il l'a éteint parce qu'il était harcelé par ses nombreux amis, comme en ont tous les gosses de riches. Alors il faut passer par le standard, en appelant sa mère qui se fera un plaisir de lui amener le sien.
― Ah OK, alors je vais le faire vu qu'elle m'a donné son numéro.
― Pas trop mal, puisqu'il parait que je suis prête. Mon plus gros problème tu vois, là tout de suite, c'est Maxence. Car bien entendu il n'est pas question que je fasse l'école buissonnière cette après midi, ni demain ni mercredi, or je n'ai pas le droit de lui dire la vérité et je ne veux pas non plus lui mentir. Alors je devrais faire comment, d'après toi ?
― Eh bien si tu te sens capable de lui balancer l'info calmement, appelle-le. Parce que même si je ne suis pas médecin, je pense quand-même qu'au bout de deux semaines, son os a dû se ressouder. En tout cas en grande partie. C'est pour reprendre appui sur son pied que ça va prendre plusieurs mois, alors que là même si il flippe pour toi, il ne va pas se lever précipitamment pour venir ici, mais rester allongé. Et plus tu auras l'air zen au téléphone, et moins ça risquera de lui provoquer de l'émoi.
― Mais... il l'a avec lui son smartphone ? Parce que comme je lui rends visite tous les jours, je ne me suis pas posée la question. Sauf que je ne l'ai jamais vu dans sa chambre.
― Contrairement à toi moi c'est Max que je n'ai pas revu, depuis qu'on est allées ensemble à l'hôpital. Mais je lui ai tout de même parlé plusieurs fois. Son portable il l'a éteint parce qu'il était harcelé par ses nombreux amis, comme en ont tous les gosses de riches. Alors il faut passer par le standard, en appelant sa mère qui se fera un plaisir de lui amener le sien.
― Ah OK, alors je vais le faire vu qu'elle m'a donné son numéro.
χ χ χ
Il ne m'a pas fallu bien longtemps pour passer à l'action et j'ai d'abord discuté avec Stéphanie, enchantée de mon appel, mais qui a ensuite manifesté sa déception, quand je lui ai expliqué que je ne pourrais pas leur rendre visite à son fils et elle, avant le jeudi qui serait également le jour de la Toussaint.
Ensuite j'ai dû attendre qu'elle se déplace pour me passer Maxence, qui a je dois le dire assez bien pris la nouvelle. Le fait que je la lui annonce calmement, n'étant probablement pas étranger à la chose. Puis nous nous sommes quittés juste après qu'il m'ait dit "Merde Mon Amour", ce qui m'a à la fois touchée et amusée.
Après eh bien avec ma collègue on s'est mise au travail, établissant une stratégie et je lui ai expliqué, que si je comprenais assez bien le japonais je le parlais très mal, faute de pratique. J'avais d'ailleurs espéré que mon voyage là-bas m'aiderait à progresser, manque de bol, et nous avons décidé que cette information resterait cachée à nos hôtes.
Autrement dit j'allais les espionner en espérant découvrir une faille dans leurs plans, ce qui n'était pas très honnête mais terriblement excitant. Car en définitive nous avions pour mission d'empocher un contrat, donc tous les moyens seraient bons pour y arriver.
Nous avons par conséquent révisé les dossiers, des personnes qui allaient nous rendre visite. Il s'agissait de Ren Watanabe un homme d'affaires Tokyote
également appelés Tokyoïtes, c'est le nom des habitants de Tokyo
de 45 ans, ainsi que son interprète Sakura Kobayashi âgée de 25 ans. Cette jeune femme pour sa part eurasienne ayant grandi en Suisse, dans la ville de Genève, se trouvait du coup parfaitement bilingue. Sauf que d'après nos informations, elle avait été élevée dans la tradition du pays d'origine de son père. Inutile que je précise lequel, étant donné son nom de famille. Quant à la règle du jeu elle serait simple : un prix de base pour l'achat de composants électroniques avait déjà été fixé, par rapport à leur valeur estimée, et si après les négociations nous obtenions un rabais allant de 1 à 5% nous aurions gagné. Par contre si nous étions contraintes de les acheter plus cher, toujours dans la même fourchette, nous aurions perdu.
L'échec ne se présentant réellement que si la transaction échouait pour une raison X ou Y, ce qui restait très improbable, vu qu'il était dans l'intérêt des deux parties de conclure l'affaire. À moins qu'un concurrent sérieux se présente, ce qui restait dans le domaine des possibilités et pouvait éventuellement être un élément de bluff.
χ χ χ
C'est dans l'après-midi que Magali a frappé à la porte de notre bureau, chose étonnante pour la bonne raison qu'habituellement, quand elle avait une information à nous communiquer elle utilisait l'interphone. Une fois entrée elle m'a regardé d'un air désolé, avant d'annoncer :
―Madame Rousseau veut que vous alliez la voir immédiatement, Mélanie.
― C'est elle qui vous a contactée ?
― Non, sa secrétaire. Ce qui n'est pas mieux car c'est un vrai dragon.
― Et bien dans ce cas Moneypenny, vous allez répondre à cette personne que nous remettons cette entrevue à plus tard. Pour la bonne raison que comme je n'ai été informée que ce matin, de la visite de nos collègues japonais, il ne me reste que très peu de temps pour me préparer à leur venue.
― C'est elle qui vous a contactée ?
― Non, sa secrétaire. Ce qui n'est pas mieux car c'est un vrai dragon.
― Et bien dans ce cas Moneypenny, vous allez répondre à cette personne que nous remettons cette entrevue à plus tard. Pour la bonne raison que comme je n'ai été informée que ce matin, de la visite de nos collègues japonais, il ne me reste que très peu de temps pour me préparer à leur venue.
Tandis qu'elle me regardait en ouvrant de grands yeux et qu'Anaïs gloussait, j'ai précisé pour toutes les deux :
― À l'heure qu'il est, Monsieur Desmichel doit avoir prévenue notre DRH qu'elle doit s'excuser, pour vous avoir obligées à vous taire au sujet de ce qui va se passer demain, puis le jour suivant. Ce qui j'ai envie de le croire, vous a coûté. De plus j'estime que si elle a l'intention de le faire, c'est à elle de se déplacer et pas à moi. Et nous on a d'autres chats à fouetter, pas vrai les filles ?
Suite à ces explications j'ai vu de l'admiration dans le regard de Magali, qui a répondu avant de sortir :
― Je vais me faire un malin plaisir en rivant son clou à cette vielle bique, je vous le garantis.
Elle parlait bien sûr de son homologue et pas de Madame Rousseau, du moins je l'espérais et quand elle a été ressortie, ma collègue m'a fait remarquer :
― Je pense pouvoir dire sans trop m'avancer, que tu viens de devenir l'idole de notre secrétaire.
― Mais... elle est au courant pour Maxence et moi ? Parce que si elle sait que je suis la belle-fille de notre patron, ça doit tout de même minimiser mon attitude bravache à ses yeux.
― Officiellement non, mais bon, Max est quand même passé par elle pour obtenir des renseignements à ton sujet, avant que tu viennes travailler ici. Et si elle est discrète, qualité très appréciable par rapport à sa fonction, elle a des yeux et des oreilles. En plus quand notre Mâle Alpha parlait de toi, c'était toujours avec des tremolos
― Eh bien, j'espère lui en provoquer pendant encore des années, de nombreuses années.
― Tu as des doutes à ce sujet, Ma Toute Douce ?
― Disons que je manque d'expérience au sujet des hommes, et le seul que j'ai connu avant lui m'a trahie, alors...
― Tu sais, ce ne sont pas tous des salauds. Et Max je le connais depuis assez longtemps, pour savoir qu'il te considère différemment des autres femmes.
― Je te remercie pour ces précisions, Ma Chérie. Et si maintenant on se remettait au boulot ?
― Mais... elle est au courant pour Maxence et moi ? Parce que si elle sait que je suis la belle-fille de notre patron, ça doit tout de même minimiser mon attitude bravache à ses yeux.
― Officiellement non, mais bon, Max est quand même passé par elle pour obtenir des renseignements à ton sujet, avant que tu viennes travailler ici. Et si elle est discrète, qualité très appréciable par rapport à sa fonction, elle a des yeux et des oreilles. En plus quand notre Mâle Alpha parlait de toi, c'était toujours avec des tremolos
Tremblements, causés par l'émotion
dans la voix.― Eh bien, j'espère lui en provoquer pendant encore des années, de nombreuses années.
― Tu as des doutes à ce sujet, Ma Toute Douce ?
― Disons que je manque d'expérience au sujet des hommes, et le seul que j'ai connu avant lui m'a trahie, alors...
― Tu sais, ce ne sont pas tous des salauds. Et Max je le connais depuis assez longtemps, pour savoir qu'il te considère différemment des autres femmes.
― Je te remercie pour ces précisions, Ma Chérie. Et si maintenant on se remettait au boulot ?
C'est bien évidemment ce que nous avons fait, car si notre semaine de travail se trouverait écourtée en raison du pont de la Toussaint, les trois jours restants n'en seraient pas moins déterminants, pour démontrer les capacités du duo que par la force des choses, nous avions été amenées à former mon amie et moi.
Mais en même temps si le destin ne s'en était pas mêlé, nous n'aurions jamais appris à nous connaître et à nous apprécier.
χ χ χ
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Commentaires ()
Oui, c'est un peu le but, d'où le titre de l'histoire. :)
J'ai adoré la réaction de sa secrétaire quand Mélanie a refusé de se déplacer au bureau de la DRH :)
Mais c'est elle qui a voulu un poste tout simple pour simplement occuper ses journée. Elle va tout chambouler !
Comment va se passer la visite des japonais ? Nous le saurons au prochain épisode.
Mais à sa décharge, elle n'avait pas eu trop l'occasion de le faire avant. :)