Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Alpha — Chapitre 8 · L'accident.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Les Alpha
Chapitre 8 · L'accident.
Le lendemain Samedi 29 Septembre j'ai commencé par aller faire des commissions, puis je me suis mise aux fourneaux. Car si par rapport à d'habitude, cela ne représentait pas pour moi une charge de travail supplémentaire, je voulais quand-même que tout soit impeccable, pour la première venue de Maxence à la maison. Bien entendu j'avais prévenu mes enfants la veille, par conséquent ils n'étaient pas étonnés que je reste en robe à bretelles et talons aiguille, au lieu d'enfiler une tenue plus confortable que de coutume.
Ils avaient pris l'annonce de cette visite avec bonne humeur, après tout Damien était déjà venu même s'il n'y avait eu aucune continuité, et alors qu'Antoine restait zen autrement dit lui-même, Océane par contre est devenue de plus en plus fébrile au fur et à mesure que la matinée a avancé.
Probablement parce qu'il était rarissime que nous recevions un homme dans notre foyer, mis à part ceux qui appartenaient à notre famille. Le dernier avant cela et depuis mon divorce ayant été homosexuel, ce qui changeait sensiblement la donne, même si dans le cas présent il n'était absolument pas question de situation olé olé, mais uniquement de camaraderie.
χ χ χ
Quand le carillon de la porte d'entrée a joué sa mélodie vers 11 heures 30, car j'avais dit à Maxence de venir pour l'apéritif, Antoine s'est précipité vers une des fenêtres donnant sur notre cour, le portail permettant l'accès à notre propriété étant resté ouvert, afin que notre invité puisse se garer à l'intérieur.
Je savais que mon fils était allé voir la voiture de Mon Baroudeur, car lui ayant appris que ce dernier se trouvait être également le fils de notre patron, cela l'avait rendu curieux de savoir dans quoi il roulait. Questionnée à ce sujet je m'étais trouvée dans l'incapacité de lui répondre, pour la bonne raison que mon nouveau collègue arrivait toujours avant moi au travail, et repartait après. Mais en même temps, lui avait le statut de cadre et pas moi.
Océane quant à elle est restée sans bouger, attendant que j'aille ouvrir et revienne avec l'Homme, et si elle a rougi quand il lui a tendu la main, impressionnée bien qu'il soit dans une tenue décontractée, à savoir un polo, un pantalon à pinces ainsi que des mocassins, elle ne s'est pas dérobée à son regard franc et amical.
Tout s'est donc bien passé, mon équipier a eu le bon goût de paraître embarrassé quand je l'ai gourmandé, car en plus d'une bouteille de Chianti que je devinais de qualité supérieure, même si je ne connais rien aux vins italiens, il avait amené un bouquet de roses. Principalement jaunes et blanches, mais avec une rouge se trouvant en plein milieu. Sans que je sache si comme moi, il connaissait la signification d'offrir une seule de ces fleurs de cette teinte
Dans le langage des fleurs, une seule rose rouge symbolise le coup de foudre, et l'envie de débuter une relation.
. χ χ χ
Océane au départ effarouchée n'a pas tardé à se sentir à l'aise, ses rougeurs à répétitions en plus de sa blondeur, n'ayant certainement pas manqué de rappeler à Maxence que les biches ne font pas des louves, et il a réussi à l'apprivoiser grâce à son charme et sa douceur. Antoineheureusement pour lui n'a pas eu la mauvaise idée d'asticoter sa sœur, ce que je n'aurais pas permis le remettant à sa place, tout comme il a attendu patiemment le bon moment, pour parler de la luxueuse voiture parquée devant notre maison.
J'ai appris qu'il s'agissait d'une Aston Martin Vantage, et quand le sujet a été abordé son propriétaire loin de se rengorger, a précisé qu'il l'avait reçue en cadeau de la part de son père pour ses 18 ans. Autrement dit elle en avait 12, et il n'était pas question pour lui de la remplacer tant qu'elle serait en état de rouler. Il a expliqué ça en m'observant du coin de l'œil, afin de voir de quelle manière je réagissais, et je lui ai dédié un petit sourire indulgent qui a semblé le rasséréner.
Bref, ce repas s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse, mes enfants ayant adopté mon nouveau partenaire de travail, ce dernier restant tout du long charmant, et je n'ai vu son véhicule qu'en le raccompagnant. Un beau coupé cabriolet gris métallisé, et quand je lui ai fait remarquer sur un ton légèrement ironique :
―Vous avez un bel engin, James.
Il a rougi en même temps que moi, parce que je venais de le chambrer en laissant entendre qu'il se prenait pour l'agent 007, ce qui n'était pas sans rapport avec le fait qu'il appelait notre secrétaire Moneypenny, et moi j'avais réalisé que ma phrase pouvait avoir un double sens. Mais après nous être regardés quelques instants on a tous les deux éclaté de rire, puis deux bises sonores ont claqué sur mes joues, et il est monté dans son bolide pour repartir.
Une fois retournée dans la maison, Océane a déclaré :
― Il est trop top ce mec, je voudrais bien avoir le même quand je serai plus grande.
Puis Antoine a donné son point de vue sur la question :
― Pas de problème Sœurette, tu prendras le bonhomme et moi sa bagnole.
χ χ χ
Le Lundi suivant Maxence m'a remerciée pour cette invitation, sans éprouver le besoin de développer le sujet et moi non plus, pour la bonne raison que j'avais en tête une préoccupation et pas des moindres, vu que le lendemain aurait lieu mon rendez-vous pour me faire percer. Bien entendu je ne lui en avais pas parlé, n'ayant même pas eu besoin de trouver un prétexte pour m'absenter. Je devais en effet me rendre chez Sylvain à dix-sept heures, par conséquent il m'avait suffi de demander si je pouvais partir un peu plus tôt que d'habitude, départ anticipé accordé sans que je sois obligée de fournir un motif.
Malgré mon anxiété je dois avoir réussi à faire bonne figure, étant donné que mon collègue ne m'a lancé aucun regard inquiet, ce qui démontrait que je faisais des progrès au niveau de la dissimulation. Chose qui serait probablement moins évidente le mercredi, tout simplement à cause de la douleur que j'allais éprouver, et qui mettrait un certain temps pour disparaître. Quoi qu'il en soit je n'étais pas rassurée, et quand j'ai constaté le Mardi qu'Anaïs ne m'avait pas fait faux bond, vu qu'elle m'attendait devant ce qui avait toujours l'apparence d'une boutique, cela m'a mis un peu de baume au cœur.
Je ne vais pas non plus vous raconter ce qui s'est passé en détails, sauf peut-être pour mettre en évidence les différences, d'avec mon épilation encore toute récente. La première étant que bien évidemment, j'ai dû me retrouver nue devant un homme au lieu d'une femme, ce qui n'a égratigné que ma pudeur. Ensuite après diverses manipulations, comme la désinfection et le marquage destiné à pointer l'endroit à percer pour des raisons de précision, est venue la douleur.
χ χ χ
Si avec Anne-Lise il s'était agi de petites piqûres ne faisant vraiment mal qu'à cause de leurs répétitions, avec Sylvain cela m'a provoqué une souffrance très vive, qui s'est rapidement atténuée mais pour rester bien présente. Je n'ai pas pu me retenir de crier lors du premier perçage, serrant la main de ma copine comme si j'avais été en train d'accoucher. Ce qui ne m'a pas empêchée de vouloir continuer un peu pour qu'elle soit fière de moi, mais aussi parce qu'elle avait subi bravement le même tourment des années auparavant. Car on peut être réservée et avoir en même temps de l'amour-propre.
Si bien que mon deuxième téton n'a pas tardé à être lui aussi orné d'une barre en métal, terminée par de petites boules pas très différentes de celles que portait mon amie. Et bien que cela m'ait provoqué une plainte encore plus déchirante, on a terminé par le clitoris et là j'ai carrément hurlé, sauf que comme promis et pour en haut, la souffrance a rapidement reflué afin de devenir gérable.
Chose à laquelle je n'avais absolument pas pensé et qui n'était pas non plus entrée dans la discussion, mon tourmenteur a appliqué des pansements sur mes tétons, de manière à éviter le frottement d'avec du tissu, en me recommandant d'en changer régulièrement pendant quelques jours, après bien évidemment avoir nettoyé avec délicatesse, et m'être assurée qu'il n'y avait pas d'infection. Si par mésaventure cela se produisait, il m'a déclaré sans surprise de ma part que je devrais aller le plus rapidement possible consulter ma gynécologue, ajoutant après un sourire qui se voulait rassurant, que ce serait très improbable si je respectais les consignes d'hygiène.
En ce qui concernait mon zigouigoui cela allait être en même temps plus simple et plus compliqué, puisqu'il resterait dans son milieu ambiant, donc pas de sparadrap mais un risque plus élevé de germes pathogènes, toujours dans les premiers temps et si je ne faisais pas attention. Sauf que là encore il s'agirait d'une situation exceptionnelle, toutes les précautions ayant déjà été et devant dans un avenir proche être prises.
χ χ χ
Une fois rhabillée sans remettre ma culotte et la dernière douloureuse réglée
il s'agit bien entendu de payer les soins
, sorties de chez Sylvain Anaïs a proposé de me ramener chez moi, mais j'ai refusé me sentant parfaitement capable de conduire ma voiture. Ce qui l'a en même temps rassurée et inquiétée, par conséquent j'ai promis de lui envoyer un SMS dès que je serais rentrée. À la maison mes enfants ne se sont rendus compte de rien, ce qui se révélait de bon augure pour la suite, et si mon sommeil s'est trouvé perturbé cette nuit-là à cause de la souffrance, au matin j'ai constaté satisfaite que cette dernière avait diminué. Ou alors tout simplement je m'y habituais.
Quand je suis arrivée au travail Maxence s'est renseigné à cause de mes traits tirés, je lui ai expliqué que j'avais passé une mauvaise nuit ce qui n'était pas un mensonge, même si bien entendu je n'ai pas précisé pour quelle raison, et il s'est contenté de ma réponse en me lançant de temps à autres un regard compatissant.
La semaine s'est poursuivie tout comme ma formation, et les jours passant j'ai senti avec satisfaction que la douleur constante mais pas handicapante, refluait lentement mais sûrement, ce qui signifiait que la cicatrisation de mes chairs suivait un processus normal. D'autant qu'en observant ces dernières tout en prenant soin de ne pas y toucher, car cela m'avait été vivement déconseillé, les rougeurs dues aux perforations disparaissaient elles aussi progressivement, et aucune suppuration alarmante ne s'était manifestée. En parallèle je commençais à trouver naturel d'être nue sous mes petites robes à bretelles, par conséquent tout allait bien.
D'autant que la curiosité des autres employés suite à mon changement de statut professionnel, s'était émoussée seuls les hommes continuant de me regarder parfois avec insistance, chose à laquelle j'avais eu le temps de m'habituer depuis trois ans. Le phénomène n'étant pas nouveau, et même bien plus ancien que ça sur un plan privé.
χ χ χ
Le mois d'Octobre a continué sa lente avancée, l'automne après quelques hésitations a fini par s'installer, et il commençait sérieusement d'être question de notre premier déplacement, à Maxence et moi. Il aurait lieu au Japon, notre décollage étant prévu le Dimanche 04 Novembre de Marignane, puis transit par Roissy pour arriver à Tokyo. Toute une aventure à la fois excitante et affolante, mais j'avais tout de même le temps de m'y préparer.
Sauf que cela ne s'est absolument pas passé comme prévu, vu qu'Anaïs m'a contactée le 14 Octobre également un Dimanche, ce qui de prime abord ne m'a pas surprise car on se téléphonait régulièrement, nous étant même revues deux fois depuis mon opération esthétique. Sauf que là il n'était pas question de papoter, et elle a commencé par me dire après qu'on se soit saluées :
― Surtout pas de panique Ma Chérie, car la situation n'a rien de dramatique. Mais je dois quand même t'annoncer, que notre Mâle Alpha a eu un accident.
Aussitôt paniquée je me suis exclamée :
― C'est grave, qu'est-ce qu'il a ?!?
― Oui et non. Il s'agit d'une simple fracture mais au tibia, ce qui veut dire qu'il va rester invalide pendant quelques temps, mais il n'aura pas de séquelles.
― Oui et non. Il s'agit d'une simple fracture mais au tibia, ce qui veut dire qu'il va rester invalide pendant quelques temps, mais il n'aura pas de séquelles.
Tandis que je soupirais de soulagement, et que mon cœur qui s'était emballé retrouvait progressivement son rythme habituel, elle a ajouté :
― Sauf que cela remet sérieusement en question, vos voyages en amoureux.
C'était effectivement ennuyeux mais pas vital à mes yeux, par contre je venais de réaliser que je tenais vraiment à mon coéquipier. En tout cas plus que sur un plan strictement professionnel, et c'est la raison pour laquelle j'ai répondu :
― L'important c'est qu'il puisse s'en remettre. Mais ça c'est passé comment ?
― Ce matin au lieu d'aller à la messe, il a voulu faire le cacou
― Ce matin au lieu d'aller à la messe, il a voulu faire le cacou
faire le beau, se montrer
avec son VTT, oubliant qu'à 30 ans il y a des acrobaties qu'on ne peut plus se permettre, faute de souplesse. J'ai ri à son humour mais plus de manière nerveuse qu'autre chose, ce qui m'a permis d'évacuer les émotions négatives qui s'étaient accumulées en moi, ensuite elle a continué :
― Là il est à l'Hôpital De Provence, et si tu veux on ira le voir demain.
― Oui, en fin de journée.
― Ou même pendant les heures de boulots, car je ne pense pas que Dieu le Père ni son chien de garde la Douanière Rousseau, y verront une d'objection.
― Oui, en fin de journée.
― Ou même pendant les heures de boulots, car je ne pense pas que Dieu le Père ni son chien de garde la Douanière Rousseau, y verront une d'objection.
χ χ χ
J'ai noté au passage qu'Anaïs semblait ne pas apprécier la chef des ressources humaines de l'entreprise, mais c'était un sujet que nous développerions plus tard, et sur le coup je lui ai fait remarquer :
― C'est facile à dire pour toi, mais moi ils sont toujours mes supérieurs hiérarchiques, et ce sera à condition qu'ils me donnent l'autorisation.
― Sauf que tu ne sais pas tout Ma Chérie. Si j'ai été prévenue la première, ce n'est pas parce que tu comptes moins que moi à leurs yeux. Il se trouve juste qu'alors que Maxence devait encore se trouver dans le coaltar, parce que les toubibs l'ont certainement shooté afin qu'il souffre moins le pauvre, son père m'a téléphoné pour me proposer de le remplacer au pied levé. Mais seulement quelques temps, jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre le boulot.
― Pour de bon ?!
― Eh oui. Et avant que tu me dises que je suis inconsciente d'avoir accepté, parce que j'ai attrapé le ballon
― Mais... il va rester indisponible pendant combien de temps ?
― Eh bien, étant donné qu'il s'agit d'un os porteur, il faudra environ deux mois et demi avant qu'il puisse poser le pied par terre, et après ce sera les béquilles pour une durée indéterminée.
― Sauf que tu ne sais pas tout Ma Chérie. Si j'ai été prévenue la première, ce n'est pas parce que tu comptes moins que moi à leurs yeux. Il se trouve juste qu'alors que Maxence devait encore se trouver dans le coaltar, parce que les toubibs l'ont certainement shooté afin qu'il souffre moins le pauvre, son père m'a téléphoné pour me proposer de le remplacer au pied levé. Mais seulement quelques temps, jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre le boulot.
― Pour de bon ?!
― Eh oui. Et avant que tu me dises que je suis inconsciente d'avoir accepté, parce que j'ai attrapé le ballon
Se dit d'une femme enceinte
patin couffinEt cætera
, je te signale que Jonáš m'a passé un savon pendant une heure en visio. Et je précise aussi qu'il n'y aura pas de déplacements professionnels, jusqu'au retour du Mâle Alpha. Les contrats les plus urgents seront traités chez nous, et pour les autres on va faire traîner les choses. ― Mais... il va rester indisponible pendant combien de temps ?
― Eh bien, étant donné qu'il s'agit d'un os porteur, il faudra environ deux mois et demi avant qu'il puisse poser le pied par terre, et après ce sera les béquilles pour une durée indéterminée.
Je comprenais mieux pourquoi Monsieur Desmichel père avait appelé ma copine à la rescousse, et son fils allait trouver le temps terriblement long. C'était toutefois moins grave qu'une maladie orpheline, et comme j'hésitais entre le soulagement et la peine, car ce n'est jamais agréable de savoir qu'un être cher souffre, elle a ajouté sur un ton humoristique :
― En attendant, tu vas devoir me supporter.
J'ai ri cette fois de bon cœur, avant de préciser :
― Moi ça ne va pas me déranger mais il y en a qui vont faire une drôle de tête, en constatant que tu remplaces notre Mâle Alpha.
― Oui, surtout si on empoche des contrats en son absence.
― Oui, surtout si on empoche des contrats en son absence.
χ χ χ
Nous avons raccroché en nous disant à demain, j'ai tourné en rond chez moi durant environ une heure, puis constatant que c'était encore le milieu de l'après-midi j'ai prévenu mes enfants, avant de partir pour l'hôpital. Je ne savais pas si Anaïs m'en voudrait d'y être allée seule, cependant cela passait au second plan, car je voulais me rendre compte par moi-même de l'état de MonBaroudeur.
Ce n'est qu'en chemin conduisant ma voiture que j'ai réalisé que je tenais vraiment à lui, pour la bonne raison que j'avais pendant un bref instant éprouvé de la terreur à l'idée de le perdre, ce qui n'était pas démenti par le fait que je ressentais à présent, le besoin urgent de me rendre à son chevet.
Une fois arrivée à la réception dans le hall de l'établissement privé, je suis tombée sur une jeune femme à qui j'ai demandé :
― Bonjour, je m'appelle Mélanie Favre, et j'aimerais voir un patient du nom de Maxence Desmichel, qui a été admis ici aujourd'hui.
― Bonjour Madame, vous êtes de la famille ?
― Non, juste sa collègue de travail.
― Bonjour Madame, vous êtes de la famille ?
― Non, juste sa collègue de travail.
Elle a pianoté quelques instants sur le clavier de son ordinateur, puis m'a annoncé l'air contente d'elle :
― Je suis navrée Madame, mais seuls ses proches sont autorisés à lui rendre visite.
― Mais je viens de vous dire que j'en suis une, puisque lui et moi on se voit tous les jours dans le cadre professionnel. C'est mon coéquipier.
― Ce n'est pas suffisant et j'ai des consignes strictes à faire respecter, désolée.
― Et je peux savoir qui les a données, ces consignes ?
― Monsieur Jean-Henri Desmichel.
― Mais je viens de vous dire que j'en suis une, puisque lui et moi on se voit tous les jours dans le cadre professionnel. C'est mon coéquipier.
― Ce n'est pas suffisant et j'ai des consignes strictes à faire respecter, désolée.
― Et je peux savoir qui les a données, ces consignes ?
― Monsieur Jean-Henri Desmichel.
Le rouge m'est monté aux joues mais de colère ce qui m'arrivait très rarement, et j'hésitais entre insulter cette cagole
Femme ayant mauvais genre
maquillée comme un carré d'as, visiblement fière de pouvoir se mettre en travers de mon chemin, ou alors la menacer, et même sauter par dessus son guichet pour l'étrangler, bien que je m'en savais incapable n'ayant pas la condition physique pour ça. Puis soudain comme par miracle, la porte d'un des ascendeurs desservants les étages s'est ouverte, et Dieu Le Père en est sorti.
χ χ χ
Mon patron était habillé simplement d'un polo, d'un pantalon à pinces et de mocassins, ce qui m'a amusée et du coup fait retomber ma mauvaise humeur, car cette tenue était très semblable à celle de Mon Baroudeur quand il était venu à la maison. Le géniteur de ce dernier m'a souri quand il m'a vue, est venu vers moi, m'a serré chaleureusement la main, puis a déclaré tandis que je m'empourprais pour une toute autre raison :
― Bonjour Mélanie, c'est très gentil de vous être déplacée un dimanche afin de venir voir Maxence. C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne vous ai pas prévenue, je ne voulais pas gâcher votre week-end. Comme cet accident est très embêtant pour lui mais heureusement sans gravité, je me suis dit que vous auriez tout le loisir de venir ici, dans les jours qui viennent.
― Vous avez compté sans Anaïs, qui n'a pas pu s'empêcher de m'appeler pour m'annoncer qu'elle allait remplacer votre fils. Car sinon, je pense que tout comme vous elle aurait attendu demain, pour m'apprendre la mauvaise nouvelle.
― Eh bien pour être franc, j'ignorais que vous étiez proches toutes les deux.
― Elle m'a été d'une aide précieuse pour ce qui a été de m'acheter des tenues professionnelles, ce qui ne se voit pas forcément, parce que j'ai obtenu de Maxence la permission de ne les porter qu'en déplacements, ou quand des partenaires viendront nous rendre visite.
― Ce qui correspond à l'image que vous donnez de vous, et qui me plaît énormément. Car je préfère de loin les personnes qui sont, à celles qui veulent paraître. Même si bien entendu, dans certaines circonstances nous ne pouvons pas faire autrement. Quant à Anaïs, c'est également une bonne chose que vous vous entendiez toutes les deux, et surtout n'ayez aucune inquiétude, rien d'insurmontable ne vous sera demandé ni à l'une ni à l'autre.
― Vous avez compté sans Anaïs, qui n'a pas pu s'empêcher de m'appeler pour m'annoncer qu'elle allait remplacer votre fils. Car sinon, je pense que tout comme vous elle aurait attendu demain, pour m'apprendre la mauvaise nouvelle.
― Eh bien pour être franc, j'ignorais que vous étiez proches toutes les deux.
― Elle m'a été d'une aide précieuse pour ce qui a été de m'acheter des tenues professionnelles, ce qui ne se voit pas forcément, parce que j'ai obtenu de Maxence la permission de ne les porter qu'en déplacements, ou quand des partenaires viendront nous rendre visite.
― Ce qui correspond à l'image que vous donnez de vous, et qui me plaît énormément. Car je préfère de loin les personnes qui sont, à celles qui veulent paraître. Même si bien entendu, dans certaines circonstances nous ne pouvons pas faire autrement. Quant à Anaïs, c'est également une bonne chose que vous vous entendiez toutes les deux, et surtout n'ayez aucune inquiétude, rien d'insurmontable ne vous sera demandé ni à l'une ni à l'autre.
Il a ajouté après un court silence, parce que je ne savais pas quoi répondre :
― À présent je vais vous laisser car je dois aller réconforter mon épouse, qui n'a pas voulu venir voir son fils sur un lit d'hôpital. Elle est assez sensible la pauvrette, et quand vous la rencontrerez vous vous rendrez compte, que vous avez beaucoup de points communs. C'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que vous m'avez immédiatement parue sympathique, même si au départ j'ai accepté de vous embaucher pour faire plaisir à votre père.
Tandis que je devenais à nouveau écarlate, il a conclu :
― Vous trouverez mon fils chambre 212, et surtout ne vous inquiétez pas s'il n'est pas dans son état normal, car on lui a administré des drogues afin de lutter contre la douleur.
χ χ χ
On s'est dit au revoir et tandis qu'il s'éloignait, m'étant reprise j'ai jeté un regard à la réceptionniste en essayant de ne pas avoir l'air trop triomphante, ma rancœur s'étant dissipée pendant cette conversation. Mais elle baissait la tête matée, et avisant une boutique de fleurs dans le hall je m'y suis dirigée. La vendeuse m'a laissée jeter un œil, puis elle a souri quand je lui ai demandé en rougissant légèrement :
― Onze roses blanches avec une rouge au milieu, c'est possible ?
― Mais bien entendu, Madame.
― Mais bien entendu, Madame.
Comme il se devait j'ai payé ce bouquet avec ma carte bancaire personnelle, sinon il aurait perdu à mes yeux une grande partie de sa valeur, puis je suis allée en direction de l'ascendeur tout en observant la femme toujours derrière son guichet, juste pour voir si elle allait intervenir ce qu'elle n'a pas osé. Après tout, j'avais la bénédiction de celui qui avait décidé de filtrer les visiteurs de son fils.
Je n'ai eu aucun mal à trouver la chambre de ce dernier, et quand j'ai toqué à la porte une voix ensommeillée mais néanmoins familière a répondu :
― Entrez...
Après avoir refermé l'huis derrière moi je me suis retrouvée dans une chambre assez luxueuse, car nous étions dans un établissement privé, et Maxence reposait allongé sur un lit aux allures très confortables. Sauf que comme je m'y attendais, il avait une jambe dans le plâtre ce dernier s'arrêtant en dessous de son genoux, enrobant également son pied, sans doute afin d'éviter que ses muscles se contractent autour de son os s'il l'avait bougé. Son membre était maintenu en hauteur par un système de poulies, le reste de son corps habillé d'un pyjama à rayures le rajeunissant terriblement, car bien évidemment une jambe de pantalon avait été sacrifiée, inutile que je précise pourquoi.
La situation m'a attendrie parce que Mon Baroudeur m'apparaissait comme étant vulnérable, image très éloignée de celle qu'il donnait habituellement de lui, et me reconnaissant il s'est exprimé la langue pâteuse :
― Oh Mélanie... comme c'est gentil... de venir me voir...
Puis montrant qu'il gardait néanmoins toute sa lucidité, il a ajouté :
― Des roses blanches et une rouge... je ne sais pas trop comment l'interpréter... car si les premières rappellent la chanson de Berthe Sylva... la dernière en revanche...
Rougissant je ne me suis pas démontée pour autant, c'est pourquoi j'ai répondu :
― Et si je te dis qu'après avoir appris que tu avais eu un accident, j'ai tourné en rond chez moi pendant une heure, et qu'ensuite n'y tenant plus je suis venue ici, ça t'aidera à comprendre ?
― Oui... surtout qu'il aurait été plus facile de m'avouer... que tu connais toi aussi le langage des fleurs...
― Oui... surtout qu'il aurait été plus facile de m'avouer... que tu connais toi aussi le langage des fleurs...
Je n'étais pas convaincue qu'il ait raison au niveau de la facilité, du coup je me suis empourprée à nouveau, et tandis qu'il souriait bêtement mais en même temps il était shooté, je me suis mise en quête d'un vase. Que j'ai trouvé assez facilement dans un placard mural intégré au décor de la pièce, et placer les fleur à l'intérieur après les avoir déballées, puis faire le niveau d'eau dans la salle de bain, m'a donné le temps de me reprendre.
χ χ χ
Quand j'ai eu terminé Maxence a tapoté le plat de son lit de la main, du côté de sa jambe valide, et le message étant clair je m'y suis assise avec précautions. Puis prenant ma menotte dans sa grosse paluche, il a déclaré :
― À partir de maintenant... ça va être en même temps plus simple... et plus compliqué...
― Plus compliqué pour quelle raison ?
― Parce qu'il va falloir que je me retienne... de te sauter dessus...
― Plus compliqué pour quelle raison ?
― Parce qu'il va falloir que je me retienne... de te sauter dessus...
Tandis que redevenant écarlate je le regardais sans rien dire, ne sachant pas quoi répondre, il a précisé :
― Note bien que j'en avais déjà envie avant... sauf que je ne suis pas un sauvage... en plus, je ne savais pas comment tu allais réagir...
Après qu'on se soit fixés un petit moment en silence, mes yeux plongés dans les siens aujourd'hui à la fois bleus et verts, m'étant reprise je lui ai fait remarquer avec humour :
― À partir du moment-où tu as réussi à te retenir jusqu'à présent, je pense que tu pourras continuer. Tu es toujours si maître de toi.
― Sauf qu'en ta présence... j'ai énormément de mal.
― De toute façon après avoir joué l'acrobate sur ton vélo, tu ne seras pas en mesure de faire des galipettes avant un bon moment.
― Pour ça on va s'adapter et trouver des compensations... en attendant...
― Sauf qu'en ta présence... j'ai énormément de mal.
― De toute façon après avoir joué l'acrobate sur ton vélo, tu ne seras pas en mesure de faire des galipettes avant un bon moment.
― Pour ça on va s'adapter et trouver des compensations... en attendant...
Joignant le geste à la parole il a lâché ma main pour poser la sienne sur un de mes genoux, et ce contact m'a provoqué un frisson qui a parcouru ma colonne vertébrale. Tandis que sa paluche se déplaçait très lentement pour se placer entre mes jambes, puis allait en direction de mon sexe, me souvenant de mon état actuel même si la douleur m'avait progressivement quittée, j'ai attrapé vivement son poignet pour l'arrêter et ai crié :
― STOP !!!
Sur son visage aux traits virils se sont mêlées de la stupéfaction et une déception chargée de peine, alors prise de pitié je lui ai expliqué rapidement :
― J'en ai très envie et peut-être même plus que toi, sauf qu'il y a une dizaine de jour j'ai subi une opération esthétique, par conséquent c'est interdit de toucher.
Comprenant ce dont je parlais et du coup complètement rasséréné, il m'a demandé de l'espoir dans la voix :
― Tu me montres ?
Bien entendu et ne pensant même pas à rougir je lui ai procuré ce petit plaisir, en me mettant debout et en relevant le bas de ma robe, après avoir éloigné mes pieds l'un de l'autre, sans avoir besoin d'écarter mes grandes lèvres pour la bonne raison que mon piercing dépassait. Il l'a contemplé quelques instants comme fasciné, puis ne faisant aucun commentaire sur le fait que je ne portais pas de culotte, comme si c'était tout à fait normal, à la place il a déclaré :
― Je n'aurais jamais pu imaginer... que tu puisses être encore plus belle.
Et tandis que je me pâmais de plaisir en entendant ces paroles, il a ajouté :
― J'espère juste que tu n'es pas opposée... à l'idée de la sodomie parce que sinon... je vais me consumer à petit feu... en attendant de pouvoir lécher tes trésors... sans parler de les explorer d'une autre manière.
χ χ χ
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Commentaires ()
Je ne me suis à aucun moment sentie offensée, seulement il faut que vous essayiez de vous mettre à ma place.
Si un lecteur me dit un jour, vous devriez faire comme ceci ou lieu de faire comme cela.
Et qu'un autre me dit le lendemain, vous devriez faire comme cela au lieu de ceci.
Je suis sensée réagir comment ? 🤔
Je pourrais à la limite, essayer de faire plaisir à ceux qui suivent mes textes et les commentent depuis des années.
Mais vous vous débarquez en me disant je n'aime pas ça, d'un air de dire que je dois changer ma façon d'écrire, alors que rares sont les personnes qui s'en sont plaintes, depuis 6 ans que je publie sur XStory.
Sachez que je vous le dis sans aucune colère, 😇
Et je vous souhaite de passer un agréable dimanche.
Cordialement,
Conteuse.
Comme on le dit : Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas.
Enfin, comparer des piercings aux tétons à ceux dans le nez, comme en ont les bœufs, personnellement je trouve ça un peu bizarre.
Quoi qu'il en soit, merci pour votre message. :)
Malgré cela, je lirai volontiers vos autres œuvres.
Je suis navrée que mon histoire ne vous plaise pas, mais bon, chacun ses goûts.
En même temps, il est beaucoup plus facile de critiquer le travail d'es autres, que montrer de dont on est capable.
De plus, je constate que vous n'êtes inscrit que depuis une quinzaine de jours sur le site, alors de là à penser, que le compte que vous avez utilisé n'est pas le principal...
Maintenant, je vous suggère ne pas lire mes autres textes, surtout si c'est pour y laisser des commentaires de ce genre.
Car si vous ne les aimez pas, ce qui est votre droit, ce n'est une raison pour essayer d'en dégoûter les autres.
J'aime beaucoup aussi l'utilisation de "douloureuse" (à cette belle langue verte chère à Frédéric DARD) s'agissant de régler celui qui a fait souffrir Mélanie pour magnifier sa beauté.
Au passage seriez-vous admiratrice de Jacques DUTRONC ? Il me semble me souvenir d'un "Et moi, et moi, et moi ... " dans l'un de vos commentaires d'un précédent épisode que je rapproche du "J'y pense et puis j'oublie" ;) de votre réponse à smectaz.
Ou pas... :)
Pour ce qui est des expressions, non je ne suis pas spécialement fan de Jacques Dutronc, et même s'il en a rendues certaines populaires, je ne pense pas pour autant qu'il puisse en revendiquer la paternité. :) :)
Je me réjouis de découvrir les échanges qui ne manqueront pas entre Mélanie, Maxence et Anaïs... plus d'éventuelles autres surprises. La qualité de votre écriture, la description des situations, des ressentis laissent augurer d'un plaisir ardent à venir, en lisant les prochains chapitres.
Je ne manquerai pas de vous en parler.
Alors merci pour votre patience bale1984. :) :)
petite question
j'ai remarqué que vous avez écris deux fois ascendeur au lieu d'ascenseur
est ce que c'est une faute involontaire que l'on vous pardonne ou est ce que c'est un terme du sud pour désigner un ascenseur
PS même si je vous l'ai déjà demandé, j'aimerais vraiment une suite a votre histoire aube lointaine
Je ne suis pas allée vérifier mais je vous crois sur parole @smectaz. :)
Je ne connais pas ce mot et ne l'ai pas trouvé dans le dictionnaire, donc il s'agit tout simplement d'une faute de frappe, liée au fait que le D se trouve juste à côté du S sur mon clavier.
Le plus étonnant étant que ni Libre Office ni XStory, ne me l'ont signalée comme étant une faute.
Et en ce qui concerne Aube Lointaine, j'y pense et puis j'oublie, c'est la vie c'est la vie. :) :)
Ce que ça peut être douillet, un homme... :lol: :lol: :lol:
Ben non, Conteuse, j’ignorai ce que c’est. Du coup je me suis renseigné sur wiki et je me suis dis: “ Mince! Ça doit faire horriblement mal..”(il y en a un qui est parti se cacher. )
J’ai continué ma lecture et j’ai appris que la cicatrisation complète était entre 12 semaines à 9 mois, sans compter les risques de MST etc. Donc pas pour moi je nous préfère nature ( En bas on respire mieux)
Donc Merci Conteuse de m’avoir permis de connaître l'ampallang des tribus des Toraja de Célèbes .
Moi aussi j’aime bien jouer:) .
Bonne semaine Conteuse et à bientôt.