Les Alpha
Chapitre 5 · La suite du shopping entre copines.
Couverture de Les Alpha, par Conteuse Les Alpha Chapitre 1 · Au sortir d'un songe... Chapitre 2 · Secrétaire à plein temps ? Chapitre 3 · La négociation. Chapitre 4 · Shopping entre copines. Chapitre 5 · La suite du shopping entre copines. Chapitre 6 · It's up to you Chapitre 7 · L'épilation. Chapitre 8 · L'accident. Chapitre 9 · L'orgasme. Chapitre 10 · La permission Chapitre 11 · I Can Get Now Masturbation. Chapitre 12 · L'invitée. Chapitre 13 · Le jogging. Chapitre 14 · La visite à domicile. Chapitre 15 · Le serpent à deux têtes. Chapitre 16 · Le deuxième jogging. Chapitre 17 · Les confidences de Maxence. Chapitre 18 · Retours à la maison. Chapitre 19 · La squatteuse. Chapitre 20 · La sodomie. Chapitre 21 · Une nouvelle perturbante. Chapitre 22 · Konnichiwa, sayōnara. Chapitre 23 · Cul sec. Chapitre 24 · Le double-dong. Chapitre 25 Chapitre 26 · L'arbre de Noël. Chapitre 27 · Telle belle-mère, telle belle-fille. Chapitre 28 · Allers et retours. Chapitre 29 · Nouvel An en perspective. Chapitre 30 · Le réveillon. Chapitre 31 · Le ver dans le fruit. Chapitre 32 · Retour à Prague. Chapitre 33 · De voyeuse à exhibitionniste. Chapitre 34 · Je te suivrais jusqu'en enfer. Chapitre 35 · Mise en place. Chapitre 36 · Big Bang Pratique. Chapitre 37 · Retour à Aix. Chapitre 38 · De nudiste à naturiste. Chapitre 39 · On va chez nous ou chez vous ? Chapitre 40 · Mélange. Chapitre 41 · Grosse partie fine (1). Chapitre 42 · Grosse partie fine (2). Chapitre 43 · Tempus fugit, amor manet.
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les Alpha — Chapitre 5 · La suite du shopping entre copines.

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Les Alpha

Chapitre 5 · La suite du shopping entre copines.

Alors que nous prenions notre temps comme si j'étais en congés, car c'était le cas d'Anaïs mais pas le mien, cette dernière m'a questionnée :
 ― Malgré ce que tu à l'air d'en penser, ton corps est superbe Ma Chérie. Tu n'as jamais envisagé de te faire percer ?
 ― Me faire percer ???
 ― Oui, afin de pouvoir mettre des bijoux intimes.
 Bien entendu je connaissais ce procédé, qui s'il existait depuis des temps immémoriaux avait pris des allures de phénomène de société. Notamment depuis la démocratisation d'internet, qui avait permis entre autres aux personnes faisant de la pornographie, de sortir du ghetto dans lequel elles avaient auparavant été cantonnées. Exposant ainsi leurs corps avec leurs particularités à la masse populaire, tranquillement installée chez elle, et madame et monsieur tout le monde s'étaient progressivement mis à les singer. 
 Cela je le savais même si je n'étais pas friande de cette sorte de visionnages, n'ayant jamais réellement éprouvé le besoin de me caresser en solitaire. Seulement ce genre d'ornements tout comme les tatouages, dont certains se révèlent parfois être de véritables œuvres d'art, mais peuvent avoir un résultat catastrophique suivant où ils sont placés ou si on les collectionne, je les assimilais à des erreurs de jeunesse. C'est la raison pour laquelle, j'ai répondu en devenant écarlate une fois de plus :
 ― Ce n'est pas mon genre... 
 ― Si tu parles d'un point de vue esthétique, le fait qu'ils soient situés dans les endroits les moins exposés de nos corps, en tout cas dans un cadre public, implique qu'il n'est pas nécessaire d'appartenir à une catégorie précise pour en mettre. Et tu n'imagines pas le nombre de personnes qui ont l'air très propres sur elles, au cas ou tu considérerais la choses comme étant perverse, qui sont percées. 
 ― Mais, comment tu peux savoir ça ?
 ― Disons que je suis bien informée...
χ χ χ
 La conversation prenait une tournure des plus surprenante, d'autant qu'on ne se connaissait réellement Anaïs et moi que depuis le début de l'après-midi, et peut-être avant tout afin de parfaire ma culture générale, je me suis à mon tour renseignée :
 ― Mais quel intérêt car je crois savoir que c'est assez douloureux, de souffrir si ces ornements doivent rester confidentiels ?
 ― Je pourrais me contenter de te répondre que c'est jouissif, de faire bénéficier seulement de rares personnes de la vue de ces trésors, comme pour ceux qu'on possède de manière naturelle. Ce qui serait vrai mais incomplet, car ce n'est pas le plus important. 
 ― Mais c'est quoi alors, le plus important ?
 ― Déjà, il faut que tu saches que si la souffrance est bien réelle, elle est fulgurante et peut être comparée à un éclair dans un ciel nocturne, car bien que très vive elle ne dure pas. Enfin si un peu, mais elle baisse ensuite rapidement d'intensité pour devenir supportable, et encore après elle disparaît progressivement pour finir par ne plus être qu'un souvenir. 
 ― Ça sent le vécu. 
 ― Bien entendu, je ne t'en parlerais pas si je ne l'avais pas fait, ni n'en connaissais les avantages.
 ― Qui sont ?
 ― Il n'y en a qu'un en vérité, sauf qu'il peut être situé à plusieurs endroits en même temps. 
 ― Comme les deux tétons par exemple ?
 ―Exactement, car mis à part au nombril et bien entendu aux oreilles, mais dans ce dernier cas c'est tellement ancré dans nos habitudes qu'on ne pense même pas qu'il s'agit de piercings, ils sont en général placés sur les zones érogènes. Ce qui fait que leur fonction, n'est pas uniquement ornementale. 
 Alors que mon visage avait retrouvé une teinte normale, je me suis sentie m'empourprer à nouveau quand j'ai demandé :
 ― Tu veux dire que ça t'excite en permanence, d'être percée à ces endroits ?
 ― Pour être tout à fait franche, ne plus porter de soutien-gorge me stimulait déjà avant. Avec des variations notables suivant que je portais des tissus doux comme par exemple du satin, ou plus rugueux quand c'était du coton. Mais ces morceaux de métal m'ont apporté un plus qui n'est pas négligeable, en même temps au niveau de profondeur et de l'intensité.  
χ χ χ
 J'étais scotchée mais également curieuse alors que je me voyais mal tenter l'expérience, ne serait-ce qu'en me retrouvant nue sous mes chemisiers et surtout dans un cadre professionnel. Car savoir que cela pourrait me procurer des sensations physiques agréables, que j'aurais probablement du mal à dissimuler, sans parler que mes seins allaient swinguer allègrement ce que tout le monde remarquerait, avait plutôt tendance à me dissuader que m'inciter. 
 Cependant j'ai essayé de garder un air aussi neutre que possible, ni intéressé ni choqué, et Anaïs a continué ses explications :
 ― Et quand tu te fais percer le zigouigoui, là ça devient jouissif au sens propre du terme. 
 Toujours aussi rouge ou peut-être à peine moins, j'ai posé ma question vu que le terme manquait de précision :
 ― Par zigouigoui, tu entends... ?
 ― Le clito bien sûr. 
 ― Parce qu'on peut aussi se faire percer là ?!?!?
 Je venais de m'exclamer sous le coup de la surprise, ce qui n'a pas arrangé mon émoi en me rappelant qu'on se trouvait dans un lieu public, néanmoins jetant un coup d'œil paniqué à la ronde, je me suis rassérénée en constatant que personne ne faisait attention à nous. Ma nouvelle copine ayant bien choisi l'endroit, à l'abri des regards des hommes mais aussi de leurs oreilles, et amusée par mon comportement de nunuche, elle a poursuivi son exposé :
 ― Eh bien en pratique, cela dépend de la morphologie de ton petit matos. Car si comme le mien, ton appendice ressort assez pour avoir la forme d'un gland masculin, mais j'espère pour toi en miniature, c'est possible. Par contre d'autres sont obligées de se contenter des petites lèvres, ce qui paraît-il est bien aussi mais doit procurer moins de sensations. Pour la bonne raison que le centre névralgique, c'est le bouton magique. 
 ― Mais... ça ne va quand-même pas jusqu'à... ?
 ― Si ça peut. Mais avant toute chose, tu dois savoir que lors de cette opération chirurgicale très mineure, tu joues à quitte ou double. Car soit tu deviens beaucoup plus sensible soit c'est le contraire, et d'après ce qu'on m'a expliqué avant que je le fasse, dans le deuxième cas il suffit de retirer le bout de métal qui te transperce, pour que tout redevienne comme avant. Sauf que ça, je ne peux pas te l'affirmer personnellement, pour la bonne raison que j'ai toujours le mien.
 ― Parce que tu l'as fait aussi là ?!
 ― Dans le cas contraire, je ne pourrais pas t'en parler avec autant de précisions. 
 ― Mais... tu le gères comment ?
 ― Assez bien pour avoir joui une fois depuis qu'on est ensemble toi et moi, et que tu ne te sois rendue compte de rien. 
 ― Mais... quand ?
 ― Quand je ne te le dirai pas, car ça restera mon petit secret. Par contre, il faut aussi que tu saches que la plupart du temps, mon zigouigoui reste endormi comme le tien. Sauf que soudainement il se réveille tout excité, parfois sans cirer gare, et au final ce n'est pas un orgasme avec un grand O, mais un bien moins puissant tout de même très agréable. C'est pour ça je pense qu'on parvient à gérer ces petit pics de plaisir, sans avoir besoin de les exprimer, et avec un peu d'entraînement en restant impassible. Du coup, les autres ne sont pas au courant de ce qui nous arrive. 
χ χ χ
 Cette discussion pour moi qui je vous le rappelle, n'avais encore jamais grimpé aux rideaux pour atteindre le septième ciel, se révélait pour le moins hallucinante. Et encore plus quand j'ai senti mon propre clitoris s'éveiller, prendre du volume et se mettre à pulser, comme pour réclamer tel un enfant envieux : Et moi ? ... Et moi ? ... Et moi ? ... Etc. 
 Au point que j'étais excitée jusqu'à ressentir des picotements dans le bas ventre, comme quand mon mari me faisait l'amour dans un lointain passé, et mon slip attiré par la moiteur qui en a découlé, est venu se coller contre ma peau à travers mes poils, allant agacer la pointe de mon petit bout de chair, sorti de sa grotte protectrice comme un diable de sa boîte. Car si je ne le lui avais pas précisé, Anaïs et moi possédions une morphologie en même temps identique et différente. 
 En effet si nos zigouigouis pour reprendre un terme à elle devaient avoir une forme semblable, par contre d'après ce que j'avais pu constater dans la cabine d'essayage, le sien restait enfoui quand elle n'écartait pas les cuisses, alors que moi son capuchon protecteur était la seule chose qui dépassait de mes grandes lèvres, bien que ces dernières soient plus charnues que celles de ma copine.   
 Probablement par rapport à son vécu elle a compris ce qui m'arrivait, ou alors l'a lu sur mon visage et m'a fait remarquer :
 ― Ça tu vois, c'est un des avantages d'être épilée et de ne plus porter de dessous. Le matos est aéré en permanence, si bien qu'on n'a jamais l'impression d'avoir pissé dans sa culotte. 
 Je ne savais plus où me mettre et compatissante elle a tendu le bras afin de me caresser la joue, ce qui m'a procuré un sentiment ambigu alors qu'avant j'aurais juste pensé qu'elle voulait me réconforter, puis elle a ajouté :
 ― En même temps c'est une expérience assez positive pour toi, car ça te donne une idée de ce qui t'arrivera, si tu te fais percer. La seule difficulté comme tu peux le remarquer, étant d'arriver à donner le change. Mais c'est un peu comme le naturisme, au début on a l'impression que tout le monde nous regarde, et après on vit son petit quotidien sans plus faire attention aux autres.  
 Intriguée et contente de pouvoir changer de sujet, je me suis renseignée : 
 ― Parce que bien entendu, tu as fait ça aussi ?
 ― Oui, même que la première fois ça a été avec Max, et il m'y a incitée de manière à ce que ma peau prenne un ton uniforme. Le prétexte étant que dans le cas contraire, ça pourrait se révéler inesthétique suivant les vêtements que j'allais porter. Du coup si tu veux des renseignements à ce sujet, je pense qu'il sera ravi de te les fournir.
χ χ χ
 J'avais la ferme intention de ne jamais avoir ce genre de discussions avec mon nouveau collègue, en tout cas pas avant des années, même si pour moi la nudité n'était pas un tabou, mais ne pouvait avoir lieu que dans un cadre un cadre familial. Ce qui ne faisait pas de moi une nudiste pour autant, la chose restant occasionnelle. Anaïs m'a laissé le temps de me reprendre, avant de demander :
 ― On va voir mon esthéticienne, Ma Chérie ? 
 J'avais le sentiment que mes émotions étaient en dent de scie, depuis que je connaissais cette jeune femme. Car j'étais troublée par une situation toute nouvelle pour moi, puis retrouvais ma sérénité, pour redevenir ensuite troublée, et cette succession de changements d'humeurs me procurait un sentiment de fatigue, alors que mon corps paradoxalement était très peu sollicité. Cependant aller voir cette praticienne faisait partie des règles du jeu, si bien que j'ai répondu résignée :
 ― C'est ce qui était prévu, non ?
 Il ne nous a pas fallu marcher beaucoup pour y arriver, et en entrant dans ce qui avait l'apparence d'une boutique, avec une devanture remplie de produits cosmétiques, nous avons été accueillis par une superbe femme brune d'une trentaine d'années, à qui ma copine a immédiatement fait la bise avant de nous présenter. Ensuite elle m'a précisé :
 ― Anne-Lise est la propriétaire du salon Eh, pile-poil !, et elle a deux employées. Mais je gage que sachant que tu me remplaces auprès de Max, elle aura à cœur de s'occuper de toi personnellement.  
 Je n'étais pas vraiment étonnée que cette personne puisse connaître mon coéquipier, même si je le voyais mal se faire enlever des poils, et quand elle m'a demandé :
 ― Vous voudriez un rendez-vous pour quelle date, Mélanie ? 
 Je lui ai répondu sans réfléchir : 
 ― Quand ça vous arrange, car il paraît que comme ça a un rapport direct avec mon travail, je peux venir à n'importe quel moment. 
 Non, vous n'avez pas sauté un paragraphe chers lecteurs. C'est juste qu'ayant compris que je devrais y passer tôt ou tard, j'étais à présent résolue à ne pas laisser traîner les chose de manière à éviter de gamberger. Ce qui ne m'a pas empêchée de devenir écarlate, quand elle a précisé :
 ― Comme vous avez la chance d'être une vraie blonde, le duvet sur vos bras et vos jambes ajoute à votre charme, et ce serait dommage de vous en priver. Nous allons donc partir sur la base d'une épilation des aisselles, et de la vulve. 
 J'ai acquiescé piteusement, alors que du coin de l'œil je voyais ma copine ravie que je ne fasse aucune objection, et la femme a continué sur un ton professionnel :
 ― Le mieux si vous n'êtes pas enceinte sinon il y a contre-indication, serait de procéder au laser, ce qui ne sera pas plus douloureux qu'à la cire, et en principe définitif. But it's up to you
c'est à vous (toi) de décider
. 
 J'ai aussitôt regardé ma relookeuse, pour la bonne raison que si j'avais parfaitement compris que le choix m'appartenait, j'ignorais laquelle des deux méthodes était préférable, et cette dernière m'a expliqué :
 ― L'épilation au laser coûte plus cher sauf que non seulement ça sera payé par la boîte, mais en plus au bout de sept ou huit séances, tu seras tranquille pour le reste de tes jours. Car il y a peu de chances qu'à ton âge, des poils se mettent à pousser au delà de la zone dégagée. 
 C'est donc cette solution qui a été retenue, et toujours aussi rouge j'ai écouté notre esthéticienne me dire quand aurait lieu notre tête à tête, enfin façon de parler, ensuite nous lui avons dit au revoir et sommes ressorties de son salon. 
χ χ χ
 Sur le trottoir avec Anaïs on s'est fait la bise, après avoir décidé qu'on se retrouverait le lendemain, après le déjeuner au même endroit et à la même heure qu'aujourd'hui, dans le but de me dégoter des chaussures. Puis je l'ai quittée, et constatant quelle heure il était je suis rentrée directement chez moi. Pour la bonne raison que retourner au travail et y rester moins d'une demi-heure une fois arrivée sur place, n'aurait pas été productif. 
 Mes enfants n'ont pas semblé surpris que je rentre plus tôt que d'habitude, pour leur part ils n'avaient pas eu cours vu qu'on était mercredi après-midi, et comme j'étais chargée comme une mule portant des sacs contenant les habits que j'avais achetés, eux-mêmes rangés dans des boîtes en carton, Antoine s'est exclamé :
 ― C'est Noël avant l'heure, Mame ?!
 J'ai répondu après avoir soupiré :
 ― Ne t'emballe pas Mon Amour, car il s'agit juste de mes nouvelles tenues de travail. 
 Océane encore plus intéressée, a aussitôt demandé :
 ― Tu nous les montres ?
 Bien entendu je l'ai fait en leur expliquant que les jupes de mes tailleurs manquaient, car elles devaient être retouchées. Ensuite ma fille a voulu que je mette ma robe de cocktail bleu-canard, je me suis pliée à son caprice, et après que je l'aie enfilée n'oubliant pas de retirer avant mon soutien-gorge, afin de m'éviter toute critique, elle s'est exclamée :
 ― Trop top !! Tu me la fileras quand tu la voudras plus ?!
 Je lui ai souri, avant de répondre attendrie :
  ― Je te rappelle Mon Amour, que je vais en avoir besoin pour mon boulot. Et comme ces habits sont payés par mon entreprise, je n'aurai pas la possibilité d'en acheter toutes les semaines, ni même tous les mois. 
 En vérité j'ignorais à quel rythme j'aurais l'occasion de compléter ma garde-robe, mais je ne voulais surtout pas lui donner de faux espoirs, et elle a très bien su gérer sa déception en me disant après avoir soupiré :
 ― J'espère quand même que tu vas garder ce nouveau taf pendant des années, comme ça quand je serai plus grande, je pourrai t'en emprunter une de temps en temps. 
 Une fois mes vêtements rangés, eh bien comme j'étais épuisée de ne pas avoir fait grand-chose, on a commandé des pizzas pour notre repas du soir. 
χ χ χ
 Le lendemain matin j'étais décidée à faire des efforts, si bien que je suis partie travailler dans une petite robe à bretelles, sans rien dessous en haut mais tout de même un slip en bas. De plus, j'étais chaussée de sandales à talons aiguille de sept centimètres de haut. Car si habituellement je privilégiais mon confort je n'en restais pas moins une femme, par conséquent non seulement je possédais ce genre de chaussures, mais en plus j'arrivais à me déplacer sans trop de difficulté de cette manière. 
 Pour la bonne raison qu'à l'âge d'Océane je piquais en cachette celles de ma mère, dans le but de m'entraîner à faire comme le grandes. Je savais d'ailleurs, pour avoir remarqué que les miennes rangées dans leurs boites d'origine changeaient parfois de place, que même si je ne lui en avais jamais parlé ma fille reproduisait le schéma. Cet atavisme m'amusant plus qu'autre chose.
 Bien entendu une fois rendue sur mon lieu de travail, ce changement de tenue n'a échappé à personne surtout pas les hommes, et j'ai je pense plutôt bien réussi à feindre l'indifférence, ce qui me faisait un bon entraînement pour la suite. Plus pour qu'ils ne soient pas les derniers informés que dans le but de frimer, je suis allée voir mes anciens collègues avant de monter au quatrième. Damien en me voyant est resté la bouche ouverte, et Sandrine s'est moquée mais gentiment :
 ― On dirait que le vilain petit canard, a commencé à se transformer en cygne ?
 Bien évidement j'ai rougi mais là encore cela faisait partie de mon rodage, enfin je le voyais comme ça, et quand je me suis retrouvée devant ma secrétaire, que j'avais encore du mal à considérer comme telle, cette dernière a déclaré :
 ― Bonjour Mélanie, vous êtes très en beauté ce matin. 
 ― Bonjour Magali, et merci. Il y a encore du boulot pour que j'arrive au niveau d'Anaïs, mais j'y travaille. 
 ― Vous l'aviez déjà surclassée avant de changer quoi que ce soit, alors ne vous faites pas trop de mouron à ce sujet. 
χ χ χ
 C'est écarlate suite à ce compliment que je suis entrée dans notre bureau, dans lequel Maxence était déjà, et s'il n'a pas fait de commentaire se contentant de me saluer, ses yeux verts ce matin se sont mis à briller. Ce qui n'a pas arrangé mon émoi, et cela a été encore pire quand j'ai senti mes tétons durcir encore plus, sous mon vêtement relativement léger. Car s'ils s'étaient déjà érigés agacés par les frottements du fin tissu, j'avais réussi à gérer probablement parce mes seins étaient parfaitement soutenus, grâce aux bretelles de ma robe. 
 Alors que là, paranoïa ou réalité chose impossible à déterminer, pour la bonne raison que je n'osais pas baisser les yeux afin de vérifier, j'avais le sentiment que mes petits bouts de chair rose pointaient fièrement vers l'avant, et que ça se voyait comme mon nez au milieu de ma figure. Heureusement et alors qu'il avait promis de ne pas me ménager, mon coéquipier après avoir souri s'est détourné de moi, afin de se diriger vers le meuble à café. Ensuite, il m'a demandé sur le ton de la conversation :
 ― Tu veux un café, Mélanie ?  
 Il était passé tout naturellement au tutoiement donc j'ai décidé de faire pareil à partir de cet instant, et la matinée s'est écoulée paisiblement tandis qu'il s'occupait de ma formation, et que je m'habituais lentement à ses sourires parfois attendris, parfois amusés et toujours bienveillants. Mais aussi à ses regards sans que je sache ce qu'il éprouvait, car il se révélait un maître pour ce qui était de dissimuler ses émotions les plus profondes. Quant à moi mes tétons sont restés bien durs, mais cela aussi je m'y accoutumais progressivement. 
χ χ χ
 Quand est venue l'heure de la pause déjeuner Maxence a proposé qu'on aille aux 2G
Rappel : Le Gourmet Glouton ou 2G, est le restaurant de l'entreprise
, et je n'ai fait aucune objection même si ce serait pour moi une nouvelle épreuve, étant donné que ça allait être la première fois, que les autres employés nous verraient ensemble lui et moi. La petite louve timorée et le Mâle Alpha, vu que même s'il me traitait en égale, j'avais encore du chemin à parcourir avant de pouvoir me considérer comme telle. 
 Cependant tout s'est bien passé car si j'étais dans mes petits souliers, lui une fois qu'on a été assis seuls à une table de huit, avec nos plateaux contenant nos repas posés devant nous, a été souverain et j'ai vu une nouvelle facette de sa personnalité. En effet s'il gardait avec moi le naturel que je lui connaissais, en tout cas depuis qu'il avait été question qu'on travaille ensemble, discutant de tout et de rien par rapport aux oreilles qui traînaient notre situation n'ayant rien d'intime, il lançait parfois des regards durs et froids à la ronde. Défiant quiconque de faire le moindre commentaire à notre sujet. 
 Du coup tout le monde baissait la tête, même les femmes, puis il reportait son attention sur ma petite personne redevenant gentil et attentionné, passant d'une humeur à l'autre d'une manière si soudaine, que j'avais l'impression que comme par magie il changeait de masque. De ce fait le restaurant habituellement plus bruyant, se trouvait seulement animé de conversations à voix basses, parfois couvertes par les bruits ordinaires d'un repas alors qu'en principe c'était l'inverse. Moi je me sentais parfaitement protégée, et j'ai même réussi à oublier que mes tétons en permanence agacés, pointaient toujours sous ma robe. 
 La situation a évolué quand j'ai vu Damien son propre plateau à la main, débout et seul en bordure des tables. Il hésitait à venir vers nous de peur de nous déranger, alors que c'était légitime pour la bonne raison que lui et moi, on avait presque toujours mangé ensemble depuis trois ans. Quand je lui ai fait signe d'approcher mon ancien collègue s'est avancé à pas mesurés, et le nouveau s'étant rendu compte du manège, l'a accueilli d'un sourire engageant. 
 Ils se sont salués poliment puis nous avons pris notre repas tous les trois, alors que les autres autour de nous semblaient un peu plus détendus. On a même entendu quelques éclats de rires toutefois contenus, ce qui signifiait que la situation revenait lentement à la normale. D'autant que mes deux convives, discutaient à présent comme s'ils se connaissaient de longue date. 
χ χ χ
 Après le repas comme prévu je suis allée retrouver Anaïs, toujours avec ma voiture, et elle a souri en constatant que je portais une tenue un peu plus féminine, pas très différente de la sienne vu qu'elle avait troqué sa robe à bretelles vert-pomme contre une autre turquoise. Nous avons papoté un petit moment dans le bar, comme de vieilles copines, puis on s'est dirigées vers un magasin de chaussures vendant des marques réputées.
 Là ça s'est très bien passé, car il ne s'agissait que de montrer mes pieds ce que je faisais déjà avec mes sandales. Et si je me suis retrouvée systématiquement rehaussée de trois centimètres par rapport à ces dernières, dix en tout semblant être la taille standard pour les talons aiguille, en ce qui concernait ma nouvelle fonction, je n'en étais pas déstabilisée pour autant d'un point de vue physique. Pour la bonne raison que comme je l'ai déjà expliqué, j'avais déjà un certain entraînement dans ce domaine.  
 La seule chose qui me dérangeait vraiment étant le prix de ces Fuck Me Shoes
Chaussures incitant à la baise parce que sexy, mais expression bien évidemment à prendre au second degré, dans les pensées de Mélanie
, car gagnant en assurance j'avais cette fois regardé les étiquettes. Et quand j'ai fait part de mes doutes à ma relookeuse sous le regard ironique de la vendeuse, ma copine m'a expliqué :
 ―Je comprends parfaitement tes réticences, Ma Chérie. Mais il faut que tu gardes à l'esprit que ces pompes, tu vas les garder aux pieds pendant des heures. Et là ton patron ne va pas payer que la marque, mais aussi le confort qui va avec la qualité du produit. De toute façon comme pour les fringues, je suis déjà passée par là et je te garantis que personne ne te fera le moindre reproche. 
 J'étais par conséquent rassérénée, et je suis sortie de la boutique avec deux paires d'escarpins assortis à mes tailleurs, plus une troisième de sandales bleu-marine, toutes avec le dessous des semelles rouge. Ce dernier détail, n'ayant vraiment d'importance que pour les amateurs du genre...
χ χ χ
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Photo de profil de Monplaisir71
Monplaisir71
19 juin 2024 à 21:11
Je n'ai nullement été dérangé ; j'aurai peut être dû utilisé "intriguer" plutôt qu' "interroger". C'est donc plutôt à moi de demander pardon qu'à vous qui nous régalez de vos histoires.
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Photo de profil de Monplaisir71
Monplaisir71
19 juin 2024 à 13:48
L'intensité érotique monte tout en douceur et, comme dans le vélo (enfin pour ma part) une montée en pente douce est éminemment plus agréable qu'une abrupte élévation.
Je m'interroge sur l'épilation laser sans passer par une méthode moins radicale décidée bien vite par Mélanie qui était plutôt réticente à la mode du tout lisse ; mais cela reste son choix très personnel ... et celui de l'auteure bien sûr.
Modifié 19 juin 2024 à 13:50
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Docsevere
16 juin 2024 à 17:41
J'ai l'impression que la petite Mélanie si sage est tombée sur des libertins. Mais comme elle n'est plus si innocente elle va se laisser dévergonder.
On dirait un conte de fées (érotique.)
Toujours aussi bien écrit.
Modifié 16 juin 2024 à 17:41
Soyez respectueux
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Photo de profil de bale1984
bale1984
28 mai 2024 à 08:20
Chère Conteuse,

Je réitère mes compliments. Vous maîtrisez parfaitement l'art de faire patienter (cuire ?) vos lectrices et lecteurs.

J'espère, pépère, que Mélanie et Anaïs se rapprocheront... peut-être au dessert ?
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chantalinal
7 avril 2024 à 16:34
J’aime le côté sensuel et sexy des nouvelles tenue d’Anais.
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Christo74
4 avril 2024 à 13:56
De belles trouvailles dans les descriptions et les dialogues.
Bravo Conteuse!
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Photo de profil de Sestian
Sestian
1 avril 2024 à 16:29
Bonjour, très chère Conteuse,
Comment ne pas aimer cette suite !
Notre Mélanie continue sa métamorphose en compagnie d’Anaïs, laquelle lui dispense encore des informations sur son futur devenir. L’épilation est programmée et pour les piercings, je pense que c’est en bonne voie. Après le « vous », le « tu » tends à me faire croire que Maxence ne reste pas indifférent à la transformation, de sa nouvelle « Alpha femelle ».
Continuez à nous faire rêver, ma chère Conteuse, en nous écrivant une suite à cette histoire.
En attendant cette suite, merci encore très chère Conteuse. Au revèire ma poulido Countarello. SESTIAN
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Sussureur
1 avril 2024 à 07:17
Merci pour ce nouveau chapitre, mais trois pairs de Louboutin ......la CB a chauffé
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julien66000
31 mars 2024 à 22:49
Très intéressant ce nouveau chapitre et à mon avis Mélanie n'a pas fini d'être surprise avec Anais, après l'absence de sous-vêtement de manière permanent et les piercings à divers endroits, quelle est la suite pour faire rougir notre protagoniste féminin principal.

La réponse peut être aux prochains chapitre.
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
31 mars 2024 à 19:27
La tête de Mélanie lorsqu'Anais lui a dit qu'elle avait des piercings , surtout lorsqu'elle lui a parlé de son piercing sur le clitoris :)
J'ai comme l'impression qu'elle va progresser à grands pas dans sa confiance en elle. Elle a en tous les cas le soutien total de ses enfants.
J'ai bien aimé le petit mot sympa de sa secrétaire lorsqu'elle est venue au bureau.
Vivement la suite pour voir comment elle va vivre son épilation.
Soyez respectueux
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